vendredi, octobre 22

Marshall fait de la politique

Eminem offre à tous les acheteurs de son nouvel album (Encore) la possibilité de gagner de super-cadeaux, dont des 'plaques en platine' (si c'est bien là le sens de platinum plaques, je suppose que ça pourrait aussi être des disques de platine), des chaussures griffées Eminem et la possibilité de travailler sur sa prochaine vidéo.

En voilà une bonne idée pour contrer les vilains pirates qui ne font rien qu'à lui voler ses sous : prévoir de vendre 10 millions d'exemplaires de son album et dire aux acheteurs qu'ils ont une chance sur 100.000 de gagner un lot minable et une chance sur 1.000.000 de gagner un super prix de la mort qui tue. C'est sûr que les acheteurs vont se ruer sur le disque avec une ferveur retrouvée.

Sauf que pas du tout, évidemment.

En revanche, s'il se décarcasse pour proposer un beau livret et un prix de vente pas trop élevé, il obtiendra de meilleurs résultats. De très nombreuses nouveautés sont maintenant en vente à moins de 15€ (même le formidable double album de Nick Cave), ce qui aurait été inimaginable il y a à peine deux ans. Dans mon souvenir, The Eminem Show était lors de sa sortie en vente au prix délirant de 22€, avec un DVD bonus de.... TZADAM !, 10 minutes. L'affaire du siècle en d'autres termes. Je ne suis pas sûr que les gens prêts à mettre une telle somme pour un disque soient encore très nombreux. D'autant que, si The Eminem Show tenait encore à peu près la route, je me permets, après avoir entendu Just Lose It et Mosh, d'avoir des doutes sue ce nouvel album.

Mosh est sa chanson anti-Bush. On nous annonçait depuis quelques semaines un album très politique, ce qui pouvait surprendre de la part d'Eminem, qui semblait se complaire dans l'apolitisme depuis le début de sa carrière. Dans ce contexte, sans doute l'apparition sur le Net de ce titre à quelques jours des élections (et de la sortie de l'album) est-elle une pernicieuse manoeuvre politico-publicitaire.

A première vue, il ne faut néanmoins pas s'attendre à voir Eminem écrire l'édito du prochain Monde Diplomatique. En effet, la chanson contient apparemment des analyses géo-politiques aussi finement ciselées que
They tell us ‘no’, we say ‘yeah,’ they tell us ‘stop’, we say ‘go’ / Rebel with a rebel yell, raise hell, we gonna let him know / Stomp, push, shove, mush, fuck Bush / Until they bring our troops home / Come on
ou
Maybe we can reach al Qaeda through my speech / Let the president answer on higher anarchy / Strap him with an AK-47, let him go fight his own war / Let him impress Daddy that way / …no more blood for oil.

Ceci dit, peut-être le reste de la chanson est-il plus intéressant. Musicalement, c'est assez plan-plan mais, ayant beaucoup de mal à comprendre ce qu'il raconte sans avoir les paroles sous les yeux, peut-être le reste des paroles est-il d'une clairvoyance redoutable. Qui sait ?

Et puis, tout ce qui peut contribuer à la non-réélection de Bush est bon à prendre.

jeudi, octobre 21

(Mr et Mme Gallagher) Savent-ils que c'est Noël (qui a cassé le vase de Tante Martha ? Parce que bon.. c'est toujours Liam qui se fait engueuler)

La chanson "Do they know it's Christmas?" va être prochainement enregistrée pour la troisième fois. Tout le monde se souvient de la version originale en 1985, avec tout ce que la new-wave britannique contenait de gominé(e)s. La deuxième sortie, en 1989, est passée tout à fait inaperçue, en tout cas par moi. Si j'ai tout bien compris, il s'agissait d'une initiative des redoutables Stock, Aitken et Waterman, ce qui expliquerait sans doute qu'elle ne m'ait laissé aucun souvenir. La liste des participants (Kylie Minogue, Jason Donovan, Bros, Big Fun, Wet Wet Wet, Cliff Richard et Chris Rea) est une autre explication possible.
Aujourd'hui, quinze ans plus tard, Midge "Dancing with tears in his eyes" Ure est en train de mettre sur pied un nouveau projet. On parle déjà de la participation de Coldplay (Chris Martin est le Bono du XXIème siècle apparemment, le pauvre), Jamelia, The Darkness, Noel Gallagher et Robbie Williams. Ca va être top délire.

Ceci dit, comme moyen de jauger le niveau moyen de la musique populaire en Angleterre, c'est assez efficace :
1985 : La pop anglaise est en plein boum. Bonne version.
1989 : La pop anglaise gît à terre dans un tas de boue pendant que Madchester danse sur son cadavre en ricanant. La version disparait dans l'oubli.
2004 : On va enfin savoir comment va la pop anglaise. A priori, je parierais sur "moyennement bien".

NB : J'ai vérifié dans la charte. J'ai droit à un intitulé de post vaseux tous les mois.

Tiré du Sun...

...donc, c'est sûrement vrai.
"Jarvis Cocker has been signed to write the soundtrack to the new Harry Potter film. He has already chosen Franz Ferdinand to appear and write a track."
Tout cela me parait assez improbable. Y a-t-il une scène du livre dans laquelle on puisse faire intervenir un groupe de rock ? Je suis perplexe.

Et Jeunet serait en pourparlers pour réaliser le cinquième film.

mercredi, octobre 20

Et pendant ce temps, David McAlmont pousse des hurlements de désespoir

Brett et Bernard se haïss(ai)ent. Brett et Bernard ont pourtant décidé de retravailler ensemble, en souvenir du bon vieux temps, lorsque Suede était encore un groupe excitant. Une telle entreprise ne pouvait finir que dans les larmes.

Ils prétendent avoir trouvé le nom de leur nouveau groupe ('The Tears' donc. Je précise pour ceux qui seraient trop paresseux pour cliquer sur un lien) dans un poème plus ou moins obscur de Philip Larkin. Ils récoltent donc un 10/10 en snobisme tête-à-claques mais, fondamentalement, ce choix est tellement bateau que je suis prêt à parier qu'il y a, au moment où j'écris ces mots, 885 groupes qui répètent sous ce nom dans les caves humides d'Angleterre, et je veux bien être pendus s'ils ont tous lu le même poème.

Le comptoir des Indés.

Voici le groupe en 'The' de la semaine, 'The' Dead 60s, qui remettent 'The' Clash et 'The' Specials à l'honneur avec quelques hurlements parfaitement à propos. La vidéo de Riot Radio est visible ici.

Vous aimez les chansons en duo pendant lesquelles les deux interprètes semblent s'ignorer royalement ? Vous allez adorer David Bowie chantant Fashion avec le lutin Franky Blacky. Attention, ce document contient des poses de rock-star ridicule(s).

Sinon, un rédacteur du NME, journal qui n'en est plus à une bonne blague près, à écrit dans un article sur Interpol il y a deux semaines.
...Interpol qui, avec la sortie de Antics, devrait rejoindre The Music parmi les plus grands groupes de rock au monde.
Je dois avouer ne pas avoir compris exactement ce qu'il voulait dire par là. Que "grand" se rapporte au succès commercial ou à la valeur intrinsèque du groupe, la phrase n'accepte aucune interprétation plausible. C'est un peu comme si, au détour d'une phrase dans Marie-Claire, on tombait sur
...Virigine Ledoyen, dont la beauté rivaliserait sans peine avec celle de la sublime Alice Sapritch.
On reste un instant interloqué, puis l'étonnement laisse la place à un curieux malaise, comme si on venait soudainement de basculer dans une dimension parallèle.

lundi, octobre 18

Admirez-moi ce coup droit

Bien que mon billet précédent ne m'incite guère à la rigolade, je me suis dit que ce serait dommage que vous passiez à côté de ça.

EDIT : Je crois que je préfère l'intitulé du billet comme ça.

Mauvaise nouvelle

Marc Almond a été grièvement blessé dans un accident de la route. Bien que la news ne donne aucun détail sur l'étendue exacte des blessures, le ton employé me fait craindre le pire.

Je suis triste.

Un peu de douceur dans ce monde de brutes ne peut faire de mal.

En cette époque où les artistes semblent tétanisés par la peur de ne pas en faire assez et en rajoutent toujours plus pour être sûrs de faire passer clairement leurs intentions, il est rassurant de voir débarquer sur sa platine un disque pour lequel les mots légèreté, délicatesse et suggestion ont gardé tous leur sens.

L'album commence par la chanson qui lui donne son titre, "Voyage voyage" (je traduis), et ce disque est effectivement une invitation à l'errance sans but, à la contemplation flemmarde de ce qui nous entoure ou de ce qui, au contraire, se trouve là-bas, dans des contrées plus ou moins lointaines. Le petit solo d'accordéon malingre qui conclut cette première plage plante ainsi un état d'esprit qui ne variera plus tout au long des onze vignettes qui constituent cet album, même si la langue utilisée et les lieux évoqués varient au gré des chansons, passant par exemple de Moscou à l'Amérique, via le Tibet.

N'en déduisez pas qu'il s'agit d'un de ces disques gentiment chiants, où une joliesse foutraque ne parvient que rarement à excuser le caractère inabouti des mélodies. L'album est beaucoup plus ambitieux et fait preuve d'une large palette de rythmes et d'atmosphères et de tempos. Des chansons lentes (dont le bouleversant 'Amour') côtoie ainsi des morceaux plus rapides. Il est aussi étonnamment divers dans son instrumentation : choeurs célestes, orchestres à cordes, guitares, harmonica, piano, accordéon et percussions se relaient pour tresser une tapisserie sonore particulièrement riche. De plus, le disque ne manque pas d'humour et, par des citations tous azimuts, s'inscrit sans avoir l'air d'y toucher dans son époque. Le Dalaï-Lama, auquel une chanson est consacrée, est ainsi évoqué par quelques notes rêveuses au piano, et Moscou par un pastiche de Tatu qui réjouira ceux qui, comme moi, n'ont pu ou voulu résister à 'All the things she said' ou 'Not gonna get us'.

Comme on le voit, le disque ne se contente donc pas de décliner son parti-pris déambulatoire comme un écrivain à la mode étire péniblement la demi-idée de son nouveau best-seller sur des centaines de pages. Toute sa richesse provient au contraire de son inventivité permanente, de la multitude de points de vue et de genres qu'il convoque. Pourtant, si certains morceaux bifurquent parfois vers un incongru boogie-rock à l'ancienne, d'autres vers de la musique de danse ou encore un sorte de rock pesant, ils restent fidèles au projet global du disque : la découverte du monde et l'évocation de sa diversité.

La chanson consacrée à l'Amérique est particulièrement emblématique de ce qu'est ce disque. Elle commence par une mélodie a cappella qui n'est pas sans rappeler les Beatles dans leur veine la plus sautillante ou encore un James Brown tardif. Vient ensuite un long récitatif où le chanteur décrit ce que lui évoque l'Amérique, de manière apparemment assez critique (le propos du disque est de ce point de vue ancré dans son époque, pour le meilleur et pour le pire). De manière quasiment impressionniste, il égrène ainsi quelques mots qui en sont venus à représenter l'Amérique dans le monde (Coca-Cola, Mickey Mouse, Wonderbra même). Le morceau bifurque ensuite vers une amusante citation du 'This is not a love song' de Public Image Limited, avec un petit solo hardeux incongru. Sans jamais verser dans la caricature grossière que ce sujet aurait de nos jours tendance à inspirer, le tout reflète à merveille l'ambivalence de l'Amérique et celle du monde envers elle.

Rarement album aura aussi bien porté son titre. Des voyages comme ceux-là, on en redemande. Merci Messieurs Rammstein.

La vidéo de Amerika est visible ici.

dimanche, octobre 17

La comédie musicale la plus improbable de l'année

Là où les producteurs français se contentent de monter à la chaîne des spectacles sur des sujets aussi convenus que Notre-Dame de Paris, Le Petit Prince, Ali Baba ou Roméo et Juliette, espérant sans doute ainsi couvrir leurs monstuosités sonores d'une couche de vernis culturel, les Germanophones ont droit à une comédie musicale sur Falco, le roi du rap BCBG autrichien. Les plus de 25 ans se souviendront peut-être de 'Rock me Amadeus', entre autres pépites.

L'idée n'est pas neuve. Des comédies musicales du même type, centrées autour d'un artiste pop-rock, pullulent à Londres. Le principe est simple : écrire une vague histoire permettant aux chansons les plus connues d'être insérées dans le spectacle et la mettre en scène à la va-vite, histoire de forcer le fan à payer de nouveau pour entendre dans un nouvel environnement des chansons qu'il connait déjà par coeur, et cela sans que les artistes aient à quitter leur fauteuil pour encaisser leurs droits d'auteur (Abba, Madness, Queen se sont tous récemment pliés à l'exercice). C'est un peu le réalisation du vieux rêve de Michael Jackson qui aurait voulu (et l'a fait si les rumeurs sont vraies) rester chez lui pendant ses propres concerts et laisser faire le boulot à ses doublures.

Dans le cas de Falco, le résultat de cette odieuse course au profit passe en ce moment de ville allemande en ville autrichienne et possède même son propre site Web. Je ne saurais trop vous conseiller les extraits sonores disponibles ici, rien que pour entendre comment l'acteur tente de reproduire le débit (a priori inimitable) de Falco, et y arrive somme toute assez bien.

Il ne fait aucun doute dans mon esprit que le spectacle est très mauvais, mais le fait qu'il existe me met d'excellente humeur et me donne envie de parler prochainement de Falco ici.

vendredi, octobre 15

Ca fait peur

On dit souvent que Bowie est un caméléon. Ca lui a pas mal servi au cours de sa carrière, mais je ne suis pas sûr que sa nouvelle apparence va lui rapporter des hordes de fans.



Brrrr.

jeudi, octobre 14

Parce que les meilleures choses ont une fin

Les trois dernières infos indispensables du NME :

N°790 - En 1989, le bassiste des Rolling Stones, Bill Wyman (52 ans), a épousé Mandy Smith (19 ans). Ils "se connaissaient" depuis que Mandy avait 13 ans. Ces longues fiançailles ne les ont pourtant pas empêchés de divorcer peu après. Plus tard, le fils Wyman épousa la mère de Mandy Smith, ce qui en fit le beau-père de son ex-belle mère.

N°795 - L'année dernière, l'Etat de l'Oregon a assimilé le fait de changer le nom d'un fichier MP3 à un acte terroriste.

N°797 - Lors d'un procès pour rupture de contrat relatif à un concert pour lequel il n'était jamais venu chanter, Michael Jackson a expliqué qu'il ne pouvait être tenu de se souvenir de petits détails de la vie quotidienne tels que les horaires et les contrats car il était un "visionnaire".

Et, parce qu'elle le vaut bien, une info sur B-Kay :

Il est interdit aux photographes de presse de prendre des clichés de Destiny's Child avec Beyoncé au centre. Elle doit être sur les côtés et laisser la place centrale à une des deux autres. Elle a peur sinon que la renommée acquise durant sa carrière solo ne transforme le groupe en "Beyoncé et les deux autres". Cette humilité n'est-elle pas admirable ? D'autres devraient en prendre de la graine.

mardi, octobre 12

Robinet à clips

La vidéo d'Eminem pour 'Just lose it' est apparue sur le Net (et sans doute à la télévision aussi, même si je ne suis pas encore tombé dessus). Elle ne tient pas ses promesses. Michael Jackson est une proie facile en ce moment, et s'y attaquer démontre au mieux un manque d'inspiration. De plus, un type de 32 ans qui s'amuse encore à faire des blagues pipi-caca mériterait quand même de se poser des questions sur son métier. Ceci dit, le "Boy shake that ass. Oops, I mean girl. Girl girl girl" m'a fait sourire. Je commence à me lasser de la règle qui veut que, pour annoncer tous ses albums, il nous sorte une chanson bas du front avec un clip rigolo(My name is, The Real Slim Shady, Without me dans le désordre). Ceci dit, le "Boy shake that ass. Oops, I mean girls. Girls girls girls" m'a fait sourire. L'album serait quant à lui une diatribe anti-Bush, que ce grand timide ne sortira que la semaine après les élections.

Plus intéressante est la vidéo du nouveau single de Gwen Stefani, que certains présentent déjà comme la chanson de l'année. Certes, mêler une rythmique dance à la Kylie Minogue avec les tics vocaux de Cyndi Lauper est une idée tellement évidente qu'on s'étonne que personne n'y ait pensé auparavant. La production est parfaite et le refrain imparable. Quel dommage dès lors qu'après le premier enchaînement couplet-refrain, tout soit déjà dit. Je suis un peu déçu, mais comme j'ai toujours trouvé Gwen Stefani très énervante, je ne suis sans doute pas objectif. Ceci dit, les fans ont intérêt à aller voir la vidéo sur le Net car il n'est pas sûr que la longue intro sans musique passera souvent à la téloche.

Tout cela ici.

Quelques faits

N°468 - Quand Alan McGee a vu les Super Furry Animals en concert pour la première fois, il leur a dit : "Vous êtes formidables mais vous devriez chanter en anglais." (sous-entendu "pas en gallois"). Le chanteur Gruff Rhys lui aurait alors répondu : "C'était de l'anglais".

N°758 - John Denver est mort dans un accident d'avion en 1997. Il avait construit lui-même l'appareil. Les mouettes arrivèrent sur le lieu de l'accident avant les secours. En 20 minutes, elles avaient emporté son cerveau, ses dents, ses yeux (en fait, les trois-quarts de sa tête) et ses poumons.

N°766 - Terry Kaith, le guitariste de Chicago (le groupe, pas la ville), a commis un suicide accidentel en jouant à la roulette russe. Ses derniers mots furent "T'inquiète, il n'est pas chargé".

Et une petite dernière sur Morrissey :

N°776 - Quand on demanda à Morrissey en 1984 pourquoi les Smiths n'avaient pas encore fait de vidéos pour promouvoir leurs chansons, il répondit qu'il pensait que les clips n'étaient qu'un phénomène de mode qui s'estomperait très vite.

lundi, octobre 11

Trop beau pour être vrai.

C'eût été une formidable manière de brouiller les frontières entre bon et mauvais goût, rock et pop, pitoyable et sublime mais ce n'est sans doute qu'une parodie intelligente et bien faite. Ce n'est déjà pas si mal.

Breakstuff hears the new Trail of Dead album...
...is going to be called Worlds Apart. It's a concept album plotting the career highs and lows of the terrible 90s boy band which Trail of Dead feel closely mirrors their own career. As everyone knows, Worlds Apart were put together by a management company through auditions of crazy looking boys bent on destruction. They then got a stylist in to help the boys with their image of dyed black hair, eyeliner and nice jumpers and put them into intensive classes on media relations and dance routines. After a couple of records on cool indie labels to gain some dedicated obsessive fans, the boy band were then picked up by a major and spent the next few years travelling the world, being chased by screaming girls and not really selling that many records. All excellent inspiration for an album, I'm sure you'll agree. We also have an exclusive picture of the cover art which has been handpainted by Conrad and will feature liner notes by Nathan Moore, ex-member of the excellent Brother Beyond as well as Worlds Apart, who also contributes additional backing vocals to a number of tracks. The album has been delayed until the end of January so that the band can be given a strict talking to by Interscope heavies and convinced to think of a better idea. Can't wait.


Pauvre Trail of Dead. Portés aux nues à leurs débuts comme les fers de lance d'un renouveau du rock'n'roll tant vanté à l'époque, ils sont arrivés juste un peu trop tôt et laissèrent leur place sous les projecteurs à une armada de Vines, Strokes, Datsuns et White Stripes, pas franchement plus doués. 'Madonna', leur deuxième album, fut à l'époque une excellente surprise, tout comme leur EP sorti en 2003 (The secret of Elena's tomb). Ceci dit, "Worlds Apart" est vraiment un très mauvais titre (et ils jouent beaucoup trop fort en concert, ai-je entendu dire, ce qui est extrêmement vilain).

Merci à Arnaud.

dimanche, octobre 10

La solution de facilité.

Quand on travaille au NME et qu'on manque d'articles pour remplir son canard, on monte vite fait bien fait un numéro spécial '1OO1 awesome rock facts' (voir le numéro du 18/09/2004), soit 1001 informations consciencieusement numérotées et plus ou moins passionnantes sur le petit monde de la musique qui fait transpirer les jeunes. Un petit aperçu aujourd'hui, avec deux infos totalement indispensables sur Morrissey.

N°198 - En 1987, un fan de Morrissey a forcé sous la menace d'un pistolet une station de radio de Denver à passer des disques de Smiths pendant plus de 5 heures, avant que la police ne se décide à intervenir.

N°201 - En 2001, Moz le végétarien a déclaré que le meilleur moment selon lui des 15 dernières années fut l'épidémie de fièvre aphteuse dans les îles Britanniques.

Quand on y réfléchit, c'est amusant de se dire qu'un ami des animaux, végétarien par conviction, puisse se réjouir de la mort de centaines de millers de bêtes, mais je suppose que je peux comprendre le raisonnement sous-jacent.

Je vous donnerai encore quelques exemples dans les prochains jours si je ne trouve rien de plus intéressant à écrire.

samedi, octobre 9

Pourquoi les popstars feraient mieux de se contenter de chanter

Après avoir ouvert un restaurant qui a fait faillite en quelques mois, Britney Spears s'est improvisée décoratrice d'intérieur et a donné son nom à une suite dans un hôtel à Boston. Je vous invite à aller lire l'amusant compte-rendu par un journaliste américain d'une nuit dans un environnement entièrement conçu par Britney Spears. La bible en "peau de veau" rose qu'elle a fait placer dans la table de nuit me plait particulièrement. C'est la deuxième fois en quelques semaines que son raffinement et son bon goût ont été remis en question. Souvenez-vous du menu et du code vestimentaire de son mariage.

Dans le même ordre d'idée, Busted se lance dans la politique. Les trois membres du groupe ont avoué leurs honteux penchants Conservateurs (Tory en anglais). La raison invoquée par l'un des membres du groupe est hilarante :
"Yeah, actually, you know what, I am not going to be ripped off any more. From the financial position I am in now, I am a fucking Tory boy too."
Ils ont depuis publié un communiqué disant laconiquement que leurs propos ont été retirés du contexte, comme c'est la règle dans ce genre de situations. Toujours est-il que ça ne pouvait tomber à un plus mauvais moment. Je venais juste de trouver une chanson de Busted que j'aimais bien. Cette déclaration d'amour à l'argent et à l'establishment n'empêchera toutefois pas le nouveau groupe de Charlie Simpson de signer un contrat chez le label férocement indé Fierce Panda (si j'en crois Popbitch, ce qui n'est jamais sans risques).

jeudi, octobre 7

L'humanité va mal.

Les classements des meilleurs groupes du monde sont souvent sources de consternation, mais lorsqu'en plus ils sont compilés par un magazine en perdition et basés sur des critères de type économique, ils en deviennent franchement pitoyables.

Voici à titre d'exemple le classement des 50 plus grands groupes de tous les temps compilé par Q (dans leur numéro de novembre 2004) sur base des ventes d'albums mondiales, de la taille de leur plus grand concert et de leur longévité dans les classements des meilleurs ventes d'albums au Royaume-Uni.

1) Pink Floyd
2) Led Zeppelin
3) Rolling Stones
4) U2
5) Queen
6) Dire Straits
7) Bruce Springsteen and the E Street Band
8) The Beatles
9) Bob Marley and the Wailers
10) Fleetwood Mac
11) The Eagles
12) The Beach Boys
13) Oasis
14) Bon Jovi
15) Guns N' Roses
16) Nirvana
17) Genesis
18) Bee Gees
19) Metallica
20) Boston
21) R.E.M.
22) Backstreet Boys
23) Red Hot Chili Peppers
24) AC/DC
25) The Police
26) Steve Miller Band
27) ABBA
28) Santana
29) Simply Red
30) Supertramp
31) The Carpenters
32) Journey
33) Spice Girls
34) Def Leppard
35) Deep Purple
36) UB40
37) Aerosmith
38) Wham!
39) Pearl Jam
40) Hootie & the Blowfish
41) Status Quo
42) Simple Minds
43) Wet Wet Wet
44) 'N Sync
45) Eurythmics
46) Duran Duran
47) Erasure
48) The Shadows
49) Boyz II Men
50) Van Halen

Bon, évidemment, tout n'y est pas à jeter mais on y trouve tout de même une belle brochette de tocards (Boston ? Journey ?? Wet Wet Wet ??? Boyz II Men ????). En tout état de cause, sur les 50, un seul dont je pourrais honnêtement me dire fan (non je ne vous dirai pas lequel). Pourtant, j'ai confusément l'impression que les gens susceptibles de maugréer contre la médiocrité de la musique commerciale ne citeraient pas spontanément la plupart de ces groupes pour appuyer leur thèse. Allez comprendre.

mardi, octobre 5

Yes they can.

Je n'ai rien contre le fait que les mauvais groupes sortent des coffrets pour satisfaire leurs hordes de fans. Après tout, il n'y a pas de raisons que seuls les gens de bon goût se retrouvent avec des disques qui ne rentrent pas dans leurs étagères. Ils pourraient néanmoins éviter d'apporter du même coup toute l'eau du Mississippi au moulin de leurs détracteurs. Franchement. Comment ne pas éclater de rire face à ça ?

D'autant que l'affirmation du titre semble curieusement interrogative, et on croit entendre en écho Jon et Richie murmurer d'une petite voix plaintive "...can they?". Ils ont ensuite le bon goût de répondre sans ambiguïté à cette question à peine formulée avec des photos que même Freddie Mercury aurait trouvées embarrassantes.

On vient d'ailleurs de me signaler que le titre et les costumes s'inspirent de la pochette d'un disque d'Elvis Presley, avec une pointe de surenchère assez savoureuse. Ceci dit, je vous avoue que, même pour Elvis, l'idée est passablement ridicule.

Merci à Popbitch pour le lien, et à Terant pour m'avoir signalé l'original.

Souvenons-nous...

... de la chanson enregistrée par Carl Lewis peu après les Jeux Olympiques de Los Angeles. Je me garde bien d'être plus précis car l'année de parution est 1985 ou 1987 selon les sources consultées.

A quand la chanson de Michael Phelps ?