Parce que la musique est une chose trop importante pour être laissée à ceux qui la prennent au sérieux.
jeudi, juillet 24
Le chaînon manquant...
...entre Björk, Liz Fraser et Ryan Teague est Tagaq, qui a d'ailleurs déjà collaboré avec la première, si on en croit le texte de présentation de Obscure Sounds.
dimanche, juillet 20
Les Ardentes, Liège, 12 et 13 juillet 2008
Il fut un temps où sur une demi-journée de festival, je pouvais écrire dix pages. Ce temps est révolu j'en ai peur. Néanmoins, voici un rapide compte-rendu de ce que j'ai retenu des deux dernières soirées :
Samedi :
- Spiritualized ne semblait pas intéresser grand-monde (à tout casser deux cents personnes dans les dix mètres près de la scène) et Jason Pierce semble n'avoir aucune envie de faire quoi que ce soit pour que ça change, se contentant d'aligner les morceaux sans piper mot. Cela dit, Come Together reste assez classieux dans le genre, et les dix dernières minutes ressemblent exactement à l'idée que je me faisais de ce à quoi les dix dernière minutes d'un concert de Spiritualized devaient ressembler.
- Est-ce parce que The Kills n'est plus un couple à la ville (s'il l'a jamais été) que les interactions sur scène entre VV et Hotel sont devenues plus distantes ? Je n'ai pas du tout retrouvé ici l'énergie des deux précédents concerts que j'ai vus d'eux. Dommage parce que j'aime beaucoup leur dernier album.
- J'ai trouvé le concert de Dizzee Rascal sensiblement meilleur que celui du Pukkelpop l'année dernière, en grande partie parce que j'entendais nettement mieux la bande sonore, qui est essentiellement pour moi ce qui distingue Dizzee des 10.000 rappeurs qui l'entourent.
- Calvin Harris prétend avoir inventé la disco alors qu'il a juste inventé le concept du Richard X écossais (ou du Fischerspooner produit blanc, ou des deux à la fois). Cela dit, il le fait plutôt bien, pour peu que l'on accepte de passer outre un certain simplisme mélodique (Colours) et de tirer son plaisir d'une ligne de synthé délicieusement cheap (la basse de Industry, les tapis numan(umay)iens de I created Disco) et d'une exubérance scénique gentiment forcée. Le public semble en tout cas réceptif et manifeste un enthousiasme que je n'ai retrouvé pour aucun des autres concerts du weekend. Un très bon moment en ce qui me concerne.
- J'ai entraperçu en passant d'une scène à l'autre 15 secondes de The Mars Volta, qui m'ont tétanisé d'horreur : voix de teletubbies sous hélium, grosses guitares qui fachent, gros plan d'un Omar tout suant sur l'écran géant. Tout se combinait pour suggérer que Liège allait gagner le douteux privilège d'avoir accueilli le pire concert de tous les temps. Cela dit, je suis certainement injuste. Les organisateurs avaient donné 2h15 au groupe en début de soirée (je n'ai jamais vu dans aucun festival une telle plage horaire en début de soirée) et je suis sûr qu'assister au concert dans sa durée aurait permis à leur musique de faire (un peu plus) sens. Après tout, leurs disques sont écoutables, même si ce n'est pas a priori le genre de choses qui me fait crier Euréka dans mon bain.
- Il est sympa, Mike Skinner, vraiment, mais chaque nouvel album de The Streets est sensiblement moins bon que le précédent et sa musique passe très mal l'épreuve du concert. Une déception.
Dimanche :
- Nada Surf a connu un succès énorme au milieu des années 90 avec Popular, qu'ils ont d'ailleurs jouée en avant-dernier morceau. Le programme du festival prétend que c'est parce qu'il n'en a plus jamais connu depuis que le groupe toujours là aujourd'hui. Je ne suis pas sûr d'être convaincu par ce genre de paradoxe, d'autant que la "power-pop" m'a toujours semblé être un oxymoron. La pop est mauviette et délicate, ou n'est pas. Cela dit, ils remportent haut la main le prix du meilleur contact avec le public, même si parfois leur côté GO pour coin du feu peut irriter. Je leur remettrai aussi, ex-aequo, le prix "lien avec l'actualité" pour le commentaire selon lequel ils regrettaient de n'avoir pas appris le flamand lors de leur enfance à Bruxelles. Bravo à eux.
- The Cinematic Orchestra fait de l'électro-jazz. J'ai mangé une crêpe à la mozzarella. Si, si, il y a un lien.
- Cela faisait plus de dix ans que je n'avais pas vu Arno en concert et j'avais oublié que son répertoire convenait aussi bien à un festival. Bon, certes, il a commencé par ue poignée de chansons blues dont je n'avais pas grand-chose à faire mais après il a déroulé Putain, Putain, Oh La La La, Les Yeux de ma Mère et Les filles du bord de mer (ne manquaient que Dans mon lit, que je ne me rappelle pas avoir entendue, et Elle Adore Le Noir pour que mon bonheur soit complet). Il reçoit également, ex-aequo, le prix "lien avec l'actualité" pour avoir chanté "une chanson belge" (apparemment un vieux titre de TC Matic) et avoir cité Yves Leterme. Bravo à lui. Cela dit, les nombreux flamands présents à Liège ce week-end semblaient bizarrement assez peu réceptifs.
- Je souffre d'une sorte de snobisme inversé (à moins que ce ne soit du snobisme à l'endroit, cela mériterait que l'on en débatte) qui me fait juger avec beaucoup de circonspection tout ce qui vient de Belgique (j'ai malheureusement raté Freaky Age pour me faire une idée). Alors que tout le monde chante les louanges de Girls In Hawaii, je reste complètement de marbre. A part une chanson qui commence plus lentement et parvient à installer une certaine atmosphère, tout le set m'est passé par-dessus la tête, sans que j'en retire quoi que ce soit..... Rendez-nous Eté 67, au moins ils chantent mon quartier.
- Pour être bien placé au concert suivant, j'ai laissé tomber Dionysos, suis allé acheter un jus d'oranges frais à 3€ (!!!, et après on s'étonne que certains taxent les Ardentes de festival bourgeois et d'anti-Dour) et ai fait le pied de de grue devant la scène intérieure.
- En effet, Alain Bashung est venu clôturer la soirée par un concert de 1h30. J'ai avec Bashung une relation bizarre faite d'admiration sincère mais un peu distante. Ainsi, j'ai trouvé il y a trois ou quatre ans son coffret intégral "Les Hauts de Bashung" dans une liquidation, mais n'en ai encore écouté que deux CD récents, de peur sans doute de ne pas aimer autant ses premiers albums que ses derniers, souvent imparables. Cela dit, ne pas connaître sur le bout des doigts son répertoire passé n'est pas ici vraiment un problème puisque, sauf erreur de ma part, l'écrasante majorité du set va puiser dans le dernier album (presque tout sauf, bizarrement, Résidents de la République et, heureusement, les deux reprises ratées), sur Osez Joséphine (le morceau-titre, Madame Rêve, Happe et, en dernier rappel, sa reprise déceptive de Nights In White Satin des Moody Blues) et Fantaisies Militaires (La Nuit Je Mens et Malaxe), la seule véritable vieillerie étant Vertige de l'Amour. Il y a sans doute quelque chose d'admirable à ce qu'un chanteur ayant 30 ans de carrière puisse ainsi faire l'impasse sur toute la première partie de sa carrière tout en donnant l'impression de faire un concert-best-of. Il ne doit pas y avoir beaucoup d'autres exemples de groupes ou de chanteurs qui ont ainsi toujours semblé s'améliorer avec le temps.
Bashung, chapeau, costume et lunettes noirs, monte sur scène, accompagné d'un guitariste, d'un bassiste et d'un violoncelliste, sous des applaudissements nourris qui semblent le mettre mal à l'aise (je suppose que, sur le longueur d'une tournée, ces ovations à répétition pourraient parfois lui laisser croire qu'il est déjà mort) et il demande vite "On peut y aller ?". Pour faire comprendre d'emblée aux curieux venus seulement pour les tubes qu'ils allaient être déçus, il commence par une version allongée de Comme Un Légo qui a bien duré huit ou neuf minutes. Tout le concert sera d'ailleurs à l'avenant, fait d'atmosphères plutôt lentes qui se dévoilent lentement sur un tapis de guitare et de violoncelle. Certains ont reproché au guitariste d'en faire un peu trop, de prendre des poses de rock-star et de se laisser aller parfois à des solis hors de propos, mais j'ai au contraire trouvé que son jeu se mariait parfaitement avec l'ambiance générale du concert, très uniforme (il n'y a guère que Je Tuerai la Pianiste et Osez Joséphine qui accélèrent quelque peu le tempo). Ils forment également un contrepoint bienvenu aux mouvements très lents de Bashung, pour qui chaque geste est à la limite de la pose (boire dans son verre d'eau, prendre ou reposer son harmonica, tendre les mains vers le haut). Tout cela fait qu'il se dégage du concert une impression de très grande solennité qui m'a beaucoup impressionné. Je suis content d'avoir pu ainsi le voir au moins une fois en concert. Bashung rentre ainsi dans le cercle très fermé des chanteurs français que j'ai vus en live (Sheller, Dominique A et lui).
LIEN : Photos et setlist du concert (histoire de constater par vous-mêmes que je dis plein de bêtises quand je chronique de mémoire)
Un bon festival donc, dans l'ensemble, même si je ne trouve jamais tout à fait mon compte dans la programmation.
Samedi :
- Spiritualized ne semblait pas intéresser grand-monde (à tout casser deux cents personnes dans les dix mètres près de la scène) et Jason Pierce semble n'avoir aucune envie de faire quoi que ce soit pour que ça change, se contentant d'aligner les morceaux sans piper mot. Cela dit, Come Together reste assez classieux dans le genre, et les dix dernières minutes ressemblent exactement à l'idée que je me faisais de ce à quoi les dix dernière minutes d'un concert de Spiritualized devaient ressembler.
- Est-ce parce que The Kills n'est plus un couple à la ville (s'il l'a jamais été) que les interactions sur scène entre VV et Hotel sont devenues plus distantes ? Je n'ai pas du tout retrouvé ici l'énergie des deux précédents concerts que j'ai vus d'eux. Dommage parce que j'aime beaucoup leur dernier album.
- J'ai trouvé le concert de Dizzee Rascal sensiblement meilleur que celui du Pukkelpop l'année dernière, en grande partie parce que j'entendais nettement mieux la bande sonore, qui est essentiellement pour moi ce qui distingue Dizzee des 10.000 rappeurs qui l'entourent.
- Calvin Harris prétend avoir inventé la disco alors qu'il a juste inventé le concept du Richard X écossais (ou du Fischerspooner produit blanc, ou des deux à la fois). Cela dit, il le fait plutôt bien, pour peu que l'on accepte de passer outre un certain simplisme mélodique (Colours) et de tirer son plaisir d'une ligne de synthé délicieusement cheap (la basse de Industry, les tapis numan(umay)iens de I created Disco) et d'une exubérance scénique gentiment forcée. Le public semble en tout cas réceptif et manifeste un enthousiasme que je n'ai retrouvé pour aucun des autres concerts du weekend. Un très bon moment en ce qui me concerne.
- J'ai entraperçu en passant d'une scène à l'autre 15 secondes de The Mars Volta, qui m'ont tétanisé d'horreur : voix de teletubbies sous hélium, grosses guitares qui fachent, gros plan d'un Omar tout suant sur l'écran géant. Tout se combinait pour suggérer que Liège allait gagner le douteux privilège d'avoir accueilli le pire concert de tous les temps. Cela dit, je suis certainement injuste. Les organisateurs avaient donné 2h15 au groupe en début de soirée (je n'ai jamais vu dans aucun festival une telle plage horaire en début de soirée) et je suis sûr qu'assister au concert dans sa durée aurait permis à leur musique de faire (un peu plus) sens. Après tout, leurs disques sont écoutables, même si ce n'est pas a priori le genre de choses qui me fait crier Euréka dans mon bain.
- Il est sympa, Mike Skinner, vraiment, mais chaque nouvel album de The Streets est sensiblement moins bon que le précédent et sa musique passe très mal l'épreuve du concert. Une déception.
Dimanche :
- Nada Surf a connu un succès énorme au milieu des années 90 avec Popular, qu'ils ont d'ailleurs jouée en avant-dernier morceau. Le programme du festival prétend que c'est parce qu'il n'en a plus jamais connu depuis que le groupe toujours là aujourd'hui. Je ne suis pas sûr d'être convaincu par ce genre de paradoxe, d'autant que la "power-pop" m'a toujours semblé être un oxymoron. La pop est mauviette et délicate, ou n'est pas. Cela dit, ils remportent haut la main le prix du meilleur contact avec le public, même si parfois leur côté GO pour coin du feu peut irriter. Je leur remettrai aussi, ex-aequo, le prix "lien avec l'actualité" pour le commentaire selon lequel ils regrettaient de n'avoir pas appris le flamand lors de leur enfance à Bruxelles. Bravo à eux.
- The Cinematic Orchestra fait de l'électro-jazz. J'ai mangé une crêpe à la mozzarella. Si, si, il y a un lien.
- Cela faisait plus de dix ans que je n'avais pas vu Arno en concert et j'avais oublié que son répertoire convenait aussi bien à un festival. Bon, certes, il a commencé par ue poignée de chansons blues dont je n'avais pas grand-chose à faire mais après il a déroulé Putain, Putain, Oh La La La, Les Yeux de ma Mère et Les filles du bord de mer (ne manquaient que Dans mon lit, que je ne me rappelle pas avoir entendue, et Elle Adore Le Noir pour que mon bonheur soit complet). Il reçoit également, ex-aequo, le prix "lien avec l'actualité" pour avoir chanté "une chanson belge" (apparemment un vieux titre de TC Matic) et avoir cité Yves Leterme. Bravo à lui. Cela dit, les nombreux flamands présents à Liège ce week-end semblaient bizarrement assez peu réceptifs.
- Je souffre d'une sorte de snobisme inversé (à moins que ce ne soit du snobisme à l'endroit, cela mériterait que l'on en débatte) qui me fait juger avec beaucoup de circonspection tout ce qui vient de Belgique (j'ai malheureusement raté Freaky Age pour me faire une idée). Alors que tout le monde chante les louanges de Girls In Hawaii, je reste complètement de marbre. A part une chanson qui commence plus lentement et parvient à installer une certaine atmosphère, tout le set m'est passé par-dessus la tête, sans que j'en retire quoi que ce soit..... Rendez-nous Eté 67, au moins ils chantent mon quartier.
- Pour être bien placé au concert suivant, j'ai laissé tomber Dionysos, suis allé acheter un jus d'oranges frais à 3€ (!!!, et après on s'étonne que certains taxent les Ardentes de festival bourgeois et d'anti-Dour) et ai fait le pied de de grue devant la scène intérieure.
- En effet, Alain Bashung est venu clôturer la soirée par un concert de 1h30. J'ai avec Bashung une relation bizarre faite d'admiration sincère mais un peu distante. Ainsi, j'ai trouvé il y a trois ou quatre ans son coffret intégral "Les Hauts de Bashung" dans une liquidation, mais n'en ai encore écouté que deux CD récents, de peur sans doute de ne pas aimer autant ses premiers albums que ses derniers, souvent imparables. Cela dit, ne pas connaître sur le bout des doigts son répertoire passé n'est pas ici vraiment un problème puisque, sauf erreur de ma part, l'écrasante majorité du set va puiser dans le dernier album (presque tout sauf, bizarrement, Résidents de la République et, heureusement, les deux reprises ratées), sur Osez Joséphine (le morceau-titre, Madame Rêve, Happe et, en dernier rappel, sa reprise déceptive de Nights In White Satin des Moody Blues) et Fantaisies Militaires (La Nuit Je Mens et Malaxe), la seule véritable vieillerie étant Vertige de l'Amour. Il y a sans doute quelque chose d'admirable à ce qu'un chanteur ayant 30 ans de carrière puisse ainsi faire l'impasse sur toute la première partie de sa carrière tout en donnant l'impression de faire un concert-best-of. Il ne doit pas y avoir beaucoup d'autres exemples de groupes ou de chanteurs qui ont ainsi toujours semblé s'améliorer avec le temps.
Bashung, chapeau, costume et lunettes noirs, monte sur scène, accompagné d'un guitariste, d'un bassiste et d'un violoncelliste, sous des applaudissements nourris qui semblent le mettre mal à l'aise (je suppose que, sur le longueur d'une tournée, ces ovations à répétition pourraient parfois lui laisser croire qu'il est déjà mort) et il demande vite "On peut y aller ?". Pour faire comprendre d'emblée aux curieux venus seulement pour les tubes qu'ils allaient être déçus, il commence par une version allongée de Comme Un Légo qui a bien duré huit ou neuf minutes. Tout le concert sera d'ailleurs à l'avenant, fait d'atmosphères plutôt lentes qui se dévoilent lentement sur un tapis de guitare et de violoncelle. Certains ont reproché au guitariste d'en faire un peu trop, de prendre des poses de rock-star et de se laisser aller parfois à des solis hors de propos, mais j'ai au contraire trouvé que son jeu se mariait parfaitement avec l'ambiance générale du concert, très uniforme (il n'y a guère que Je Tuerai la Pianiste et Osez Joséphine qui accélèrent quelque peu le tempo). Ils forment également un contrepoint bienvenu aux mouvements très lents de Bashung, pour qui chaque geste est à la limite de la pose (boire dans son verre d'eau, prendre ou reposer son harmonica, tendre les mains vers le haut). Tout cela fait qu'il se dégage du concert une impression de très grande solennité qui m'a beaucoup impressionné. Je suis content d'avoir pu ainsi le voir au moins une fois en concert. Bashung rentre ainsi dans le cercle très fermé des chanteurs français que j'ai vus en live (Sheller, Dominique A et lui).
LIEN : Photos et setlist du concert (histoire de constater par vous-mêmes que je dis plein de bêtises quand je chronique de mémoire)
Un bon festival donc, dans l'ensemble, même si je ne trouve jamais tout à fait mon compte dans la programmation.
mardi, juillet 15
Publicité mensongère
Après avoir lu deux ou trois commentaires enthousiastes sur la diffusion d'une soirée hommage à Leonard Cohen ce soir sur Arte, je décide en fin de soirée de jeter un oeil sur la chose.
Horrifié, je tombe sur Garou massacrant Everybody knows. J'ai rarement zappé aussi vite. On ne m'y reprendra plus. Brrrr.
Horrifié, je tombe sur Garou massacrant Everybody knows. J'ai rarement zappé aussi vite. On ne m'y reprendra plus. Brrrr.
mardi, juillet 8
Deux retours improbables
- Grace Jones va bientôt sortir un nouvel album. Pour son grand retour, elle semble avoir choisi l'option "expérimental tout bizarre". Ca a plutôt bien marché pour Scott Walker avec Tilt il y a 10 ans. Je ne suis pas sûr que ça fonctionnera aussi bien ici mais attendons d'en entendre plus.
- Qui aurait cru que The Vines seraient encore là après s'être fait lourder par Capitol ? Peut-être après tout le groupe n'était-il pas seulement une construction commerciale montée de toutes pièces par une major sans scrupules ? En tout cas, je suis toujours aussi fasciné par la voix de Craig Nicholls et vais donc certainement acheter le nouvel album, s'il daigne sortir à prix raisonnable en Europe.
(en à peine moins improbable, The Music reviennent avec un troisième album)
- Qui aurait cru que The Vines seraient encore là après s'être fait lourder par Capitol ? Peut-être après tout le groupe n'était-il pas seulement une construction commerciale montée de toutes pièces par une major sans scrupules ? En tout cas, je suis toujours aussi fasciné par la voix de Craig Nicholls et vais donc certainement acheter le nouvel album, s'il daigne sortir à prix raisonnable en Europe.
(en à peine moins improbable, The Music reviennent avec un troisième album)
jeudi, juillet 3
Annie fait sa Rachel
Je dois bien avouer être resté assez sceptique face à Anniemal, le précédent album d'Annie, mais il semble bien que Richard X ait retrouvé la "Rachel-touch". Songs Remind Me Of You aurait tout à fait eu sa place sur le deuxième album de Rachel Stevens.
A lire : l'avis de Popjustice, que je ne suis pas loin de partager et qui est exprimé comme d'habitude, plus efficacement que je ne pourrais le faire
A écouter : la chanson
A lire : l'avis de Popjustice, que je ne suis pas loin de partager et qui est exprimé comme d'habitude, plus efficacement que je ne pourrais le faire
A écouter : la chanson
samedi, juin 21
Coup dur pour l'industrie du disque
I was made for conning you baby
You were made for paying me.
(je me demande ce que Lil' Chris pense de cette déclaration de son mentor)
lundi, juin 9
Comme tout le monde
La vidéo en première page de tous les blogs musicaux pour l'instant est :
Et je ne vois pas pourquoi je ne ferais pas pareil. Une excellente chanson, tirée d'un excellent album que l'on n'espérait plus, et interprétée par un groupe au sommet de son art.
(je n'ai pas encore d'avis très clair sur In Rainbows, mais il faudra un jour que je comprenne pourquoi tout le monde considère Hail To The Thief comme un ratage. Certains jours, c'est mon album de Radiohead préféré.)
Sinon, vous serez ravis d'apprendre que mes examens sont presque finis et que mon année d'étude touche donc à son terme. C'est dans les jours/semaines qui viennent que je...et vous...donc nous saurons si le goût de l'écriture sur ce blog va me revenir ou si "Je dis ça, je dis rien" devra être renommé pour la postérité "Je disais ça, je ne dis plus rien".
Et je ne vois pas pourquoi je ne ferais pas pareil. Une excellente chanson, tirée d'un excellent album que l'on n'espérait plus, et interprétée par un groupe au sommet de son art.
(je n'ai pas encore d'avis très clair sur In Rainbows, mais il faudra un jour que je comprenne pourquoi tout le monde considère Hail To The Thief comme un ratage. Certains jours, c'est mon album de Radiohead préféré.)
Sinon, vous serez ravis d'apprendre que mes examens sont presque finis et que mon année d'étude touche donc à son terme. C'est dans les jours/semaines qui viennent que je...et vous...donc nous saurons si le goût de l'écriture sur ce blog va me revenir ou si "Je dis ça, je dis rien" devra être renommé pour la postérité "Je disais ça, je ne dis plus rien".
mardi, mai 27
Changement de style
Même après deux écoutes, j'ai du mal à croire que le nouveau single de Sigur Ros est du Sigur Ros, on dirait plutôt du Tunng avec Jonsi en invité vocal.
La chanson est d'ailleurs téléchargeable gratuitement sur le site du groupe.
EDIT : Tout l'album est écoutable ici.
La chanson est d'ailleurs téléchargeable gratuitement sur le site du groupe.
EDIT : Tout l'album est écoutable ici.
jeudi, mai 22
(Ouf) Tia Hellebaut (au Bota)
Je viens de voir qu'Elbow était en concert au Botanique en juin.... mais c'est déjà complet. La vie est décidément trop injuste. Ca aurait été une si belle fin pour ma longue et pénible session d'examens.
EDIT : Le groupe sera le samedi au Pukkelpop.... en espérant qu'il reste des tickets pour le samedi.
EDIT : Le groupe sera le samedi au Pukkelpop.... en espérant qu'il reste des tickets pour le samedi.
mercredi, avril 30
Justin Bridou
L'éclat de rire du mois est à mettre à l'actif de M. Pokora dont je découvre à l'instant le single avec Timbaland. Je crois m'être déjà étonné ici de l'annonce de cette collaboration et la réalité dépasse tout ce que j'avais pu imaginer. Il semble bien que la maison de disques ait casqué, pas seulement pour une chute de studio de Timba qu'il aurait envoyée par mail entre deux séances de fitness, mais pour le package complet "je-produis-et-je-rappe-dans-le-clip-en-dansant-comme-si-on-était-les-meilleurs-amis-du-monde".
0:00 - L'intro de My Love avec les effets visuels du clip de LoveStoned - check
0:12 - Un plan du clip de Try Again - check
0:19 - Il le fait aussi, ça, Justin. De dos aussi. Dans je ne sais plus quel clip - check.
0:28 - Coiffure de Justin Timberlake circa Cry Me A River - check
0:34 - La salle aux miroirs du clip de Try Again - check
0:55 - Chante dans la même langue que Justin Timberlake - check
1:05 - Un fond en néon blanc, comme dans My love - check
1:23 - Ils ont même piqué les chorégraphies de Nsync, celles dont même Justin Timberlake a honte. Mais bon, Justin Timberlake - check
2:21 - La danseuse a le feu au cul, littéralement - bitches'n'hos - check
2:53 - C'est quand même pas le même rappeur que dans Like I Love You, si ? Ouf, non, c'est le petit frère à Timba. On reste en famille - check
...
et ainsi de suite, avec quelques citations de Michael Jackson dans le tas, jusque :
4:27 - Timbaland - chèque
C'est totalement consternant après deux écoutes et je doute fort d'en tenter une autre. Mais le fan au premier degré de Justin Timberlake qui est en moi est bien content de voir que le clône n'arrive pas à la cheville de l'original, ce qui laisse tout de même penser que l'ami Justin n'est pas pour rien dans la qualité des chansons qu'il chante... Déjà, il sait chanter, ça aide tout de même un peu.
Dans le même genre, le morceau des deux Timba avec Madonna est frachement pas bon. Il m'est d'avis qu'il est grand temps que Mister Mosley (pas celui des vroum-vroum, hein !) prenne une pause-carrière. Cela devient vraiment n'importe quoi.
Sinon, je pense plutôt du bien du nouveau Portishead et du nouveau Tindersticks, même si je n'ai pas pour l'instant le temps ni le courage de développer... mais un jour, je remettrai ce blog à jour, promis.
0:00 - L'intro de My Love avec les effets visuels du clip de LoveStoned - check
0:12 - Un plan du clip de Try Again - check
0:19 - Il le fait aussi, ça, Justin. De dos aussi. Dans je ne sais plus quel clip - check.
0:28 - Coiffure de Justin Timberlake circa Cry Me A River - check
0:34 - La salle aux miroirs du clip de Try Again - check
0:55 - Chante dans la même langue que Justin Timberlake - check
1:05 - Un fond en néon blanc, comme dans My love - check
1:23 - Ils ont même piqué les chorégraphies de Nsync, celles dont même Justin Timberlake a honte. Mais bon, Justin Timberlake - check
2:21 - La danseuse a le feu au cul, littéralement - bitches'n'hos - check
2:53 - C'est quand même pas le même rappeur que dans Like I Love You, si ? Ouf, non, c'est le petit frère à Timba. On reste en famille - check
...
et ainsi de suite, avec quelques citations de Michael Jackson dans le tas, jusque :
4:27 - Timbaland - chèque
C'est totalement consternant après deux écoutes et je doute fort d'en tenter une autre. Mais le fan au premier degré de Justin Timberlake qui est en moi est bien content de voir que le clône n'arrive pas à la cheville de l'original, ce qui laisse tout de même penser que l'ami Justin n'est pas pour rien dans la qualité des chansons qu'il chante... Déjà, il sait chanter, ça aide tout de même un peu.
Dans le même genre, le morceau des deux Timba avec Madonna est frachement pas bon. Il m'est d'avis qu'il est grand temps que Mister Mosley (pas celui des vroum-vroum, hein !) prenne une pause-carrière. Cela devient vraiment n'importe quoi.
Sinon, je pense plutôt du bien du nouveau Portishead et du nouveau Tindersticks, même si je n'ai pas pour l'instant le temps ni le courage de développer... mais un jour, je remettrai ce blog à jour, promis.
jeudi, avril 10
Si Barack et Hillary continuent à se crêper le chignon
John McCain va gagner. Qui pourrait résister à de pareilles militantes ?
(cela dit, si vous êtes américains, votez démocrate, hein !)
(cela dit, si vous êtes américains, votez démocrate, hein !)
mardi, avril 1
Je suis tellement hors du coup...
mercredi, mars 26
Les Inrockuptibles : organe officiel des grands de ce monde
Bien que j'hésite chaque année avant de renouveler mon abonnement, je reçois toujours les Inrocks chaque semaine dans ma boîte aux lettres. Aujourd'hui, j'ai reçu avec mon exemplaire les feuilles d'envoi de quatre autres abonnés de la région liégeoise, avec noms, adresses et numéros d'abonné. C'est franchement édifiant.
En effet, ceux qui pensent encore que les Inrockuptibles sont un magazine-phare de le contre-culture, destiné aux sans-voix et aux sans-grades, un magazine de la marge pour les gens en marge, seront sans doute surpris d'apprendre que dans un échantillon aléatoire de quatre abonnés belges, on trouve :
- le service des périodiques d'une bibliothèque publique (les Inrocks sont donc devenus un magazine que les pouvoirs publics se doivent d'archiver, ce qui prouve leur statut)
- un producteur de longs-métrages (dont au moins un lauréat du festival de Cannes)
- un responsable de salles de concert et organisateur d'un grand festival d'été
et
- un ministre (la Belgique en est pleine, certes, mais quand même, d'autant que ce n'est pas le plus petit).
A vrai dire, j'ai maintenant la distincte impression d'être abonné au-dessus de ma condition.
PS : Je ne sais pas si ce problème signifie que les quatre abonnés risquent d'être privés de leur numéro de la semaine. Dans le doute, j'ai néanmoins transmis par mail aux Inrocks leurs numéros d'abonné... Ne suis-je pas adorable ?
En effet, ceux qui pensent encore que les Inrockuptibles sont un magazine-phare de le contre-culture, destiné aux sans-voix et aux sans-grades, un magazine de la marge pour les gens en marge, seront sans doute surpris d'apprendre que dans un échantillon aléatoire de quatre abonnés belges, on trouve :
- le service des périodiques d'une bibliothèque publique (les Inrocks sont donc devenus un magazine que les pouvoirs publics se doivent d'archiver, ce qui prouve leur statut)
- un producteur de longs-métrages (dont au moins un lauréat du festival de Cannes)
- un responsable de salles de concert et organisateur d'un grand festival d'été
et
- un ministre (la Belgique en est pleine, certes, mais quand même, d'autant que ce n'est pas le plus petit).
A vrai dire, j'ai maintenant la distincte impression d'être abonné au-dessus de ma condition.
PS : Je ne sais pas si ce problème signifie que les quatre abonnés risquent d'être privés de leur numéro de la semaine. Dans le doute, j'ai néanmoins transmis par mail aux Inrocks leurs numéros d'abonné... Ne suis-je pas adorable ?
mardi, mars 25
Quand un groupe est bon....
....tout ce qu'il fait est formidable.
La preuve, je viens de passer 10 minutes à jouer sur la page d'accueil du site officiel de Elbow.
La preuve, je viens de passer 10 minutes à jouer sur la page d'accueil du site officiel de Elbow.
lundi, mars 10
Nous n'y échapperons pas
Un tout mignon lapinou aime d'amour tendre sa petite carotte. Numéro 1 des charts en Allemagne grâce aux sonneries de portable.
jeudi, février 28
Le nouveau Patrick Wolf
Je ne sais plus si j'en ai déjà parlé ici, mais certains présentent Fryars comme un possible successeur à Patrick Wolf. Personnellement, je crois que j'aime bien le peu que j'en connais, mais je vous laisse juge :
mardi, février 26
La goutte d'eau
Je crois vous avoir déjà dit que mon lecteur CD (qui a tout de même presque quinze ans) présentait de nombreux signes de fatigue : difficultés à lire les CD trop longs (retours en arrières, interruptions du son, etc.) et refus de lire les CD gravés. Cela fait presque un an que ça dure mais, mes revenus actuels étant ce qu'ils sont, je m'en accommodais assez bien....
....jusqu'à aujourd'hui, où il a eu l'outrecuidance de refuser de lire The Mirror Pool de Lisa Gerrard, alors que je me faisais une joie d'écouter Labas et Largo à tue-tête.
Luxman modèle trucmuche, tu passeras le printemps chez le ferrailleur, et tu n'auras qu'à t'en prendre à toi-même. Non mais.
PS : Vous auriez un conseil pour un lecteur CD "élément séparé" qui lise les mp3 et ne soit pas hors de prix ?
....jusqu'à aujourd'hui, où il a eu l'outrecuidance de refuser de lire The Mirror Pool de Lisa Gerrard, alors que je me faisais une joie d'écouter Labas et Largo à tue-tête.
Luxman modèle trucmuche, tu passeras le printemps chez le ferrailleur, et tu n'auras qu'à t'en prendre à toi-même. Non mais.
PS : Vous auriez un conseil pour un lecteur CD "élément séparé" qui lise les mp3 et ne soit pas hors de prix ?
mardi, février 19
Jacob Golden
J'ai découvert samedi dernier Jacob Golden dans Later With Jools Holland sur BBC Two. Sa voix m'avait rappelé de manière assez sidérante celle de Tom Rapp (Pearls Before Swine). La prise de son de cette vidéo Youtube est un peu approximative mais j'y retrouve ce même sentiment de familiarité.
Bizarrement, la ressemblance me semble moins forte dans les versions studio. Vous pouvez d'ailleurs écouter deux chansons sur My Old Kentucky Blog.
Bizarrement, la ressemblance me semble moins forte dans les versions studio. Vous pouvez d'ailleurs écouter deux chansons sur My Old Kentucky Blog.
C'est toujours rassurant de savoir...
...qu'il y en a des encore plus malades que moi.
Je serais quand même curieux de savoir s'il va trouver preneur. Le prix est tout de même totalement prohibitif.
Je serais quand même curieux de savoir s'il va trouver preneur. Le prix est tout de même totalement prohibitif.
lundi, février 11
Stuart Staples parle de la reformation des Tindersticks
Tiré du forum officiel, qui n'est pas acessible aux non-inscrits. Je copie-colle donc pour information :
L'album commence à pointer le bout de son nez sur les sites qui vont bien. Je vous en dirai donc plus bientôt, histoire de voir si Stuart y retrouve toute son inspiration ou si, comme Paula Frazer, il nous refait un nouvel album solo sous un nom plus vendeur. Si je lis bien, la moitié seulement des membres du groupe serait de l'aventure. Je suppose que ça me fait en gros une chance sur deux de retrouver les Tindersticks que j'avais tant aimés il y a dix ans.
Hello everyone, thought I'd venture in here and say a few words.
At first, I hated this board, found it very intrusive. Gradually I have come to understand that this little dysfunctional community has come together to not just gossip, but to make friends, exchange ideas and express opinions - they are all valid, even if the view from the outside seems very strange at times to me.
So here's a small view from the interior.
During the making and touring of 'Waiting for the moon', somehow we lost something - a desire between us to move forward. We were in a dead space.
'So complicated with 6 people to know what's going on when you are in the middle of it, and for the first time I didn't want to try and sort things out.
I retreated into my studio. It became clear that I had 2 definite things I needed to do: one was to finish of the collection of fragments and moments I had been escaping to for a while and the other was to make a 'singer/songwriter' album about a very specific time and place I was in - something I would never tie the band down with. They became 'Lucky Dog Recordings' and 'Leaving Songs'.
I never invisaged playing these songs live, but went with the enthusiasm of the people who helped me make them. It was tentative at first, but gradually grew into something strong and by the time we reached the final concerts in Istanbul and Prague in January 07, they were very special and alive. Then it was over and done for me.
In my mind, I always knew there was going to be a next tindersticks album, though I didn?t know how or when. In September 06 the band played a wonderful concert at the Barbican, London - songs we made together from a time when the creativity between us was effortless. It gave us chance to be together for a while, get a feeling of where we were all at and, as it turns out, a place to move on from.
The Hungry Saw
This album is about now. About the music being alive. All decisions were made to this effect. It was made quickly with a great feeling in the room. Everyone pushed
at these songs. The 'others' involved we don?t see as 'guests', they are musicians we have come to trust, respect and be inspired by. We feel as though we have broadened, opened our doors, and I hope this feeling continues to grow, and for us to keep changing in the future. Fresh air.
For myself, working in the band environment again is like coming home. We have made a big airy studio to work in, full of possibilities - maybe the strange, confused times are over and we can just get on...
If there comes a time when it is right for us to make great music again with Al, Dickon or Mark, I am sure we would be delighted, and maybe, we will always secretly look forward (and back) to.
But for now we wish them luck and myself, David and Neil (and Lucy, Calina, Sarah, Andy, Terry, Dan, Thomas, Suzanne.....) are looking forward to everyone hearing what we have made.
Hope you get to enjoy it.
Stuart
L'album commence à pointer le bout de son nez sur les sites qui vont bien. Je vous en dirai donc plus bientôt, histoire de voir si Stuart y retrouve toute son inspiration ou si, comme Paula Frazer, il nous refait un nouvel album solo sous un nom plus vendeur. Si je lis bien, la moitié seulement des membres du groupe serait de l'aventure. Je suppose que ça me fait en gros une chance sur deux de retrouver les Tindersticks que j'avais tant aimés il y a dix ans.
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