Outre évidemment l'album des Pet Shop Boys, dont un extrait devrait être diffusé à la radio anglaise la semaine prochaine, quelques liens pour se faire une idée de ce que 2009 nous réserve :
- un nouvel album de Marissa Nadler : 2 extraits chez Obscure Sound
- un nouvel album de Junior Boys : un morceau en écoute chez Stereogum (et deux autres chez Obscure Sound)
- Owen Pallett, plus connu sous le nom de Final Fantasy, semble décidé à ne sortir que des disques introuvables en magasin. Tant pis pour lui. Cela ne m'empêchera pas d'aller, toujours chez Stereogum écouter deux morceaux et regarder une vidéo. (Pour information, il a collaboré à l'album des Pet Shop Boys en etant qu'arrangeur).
- Battle, le quatrième album de Patrick Wolf devrait sortir dans quelques semaines et Patriiiick semble déterminé à jouer à fond la carte de la promotion on-line, d'où, notamment, un canal Youtube et le financement via Bandstocks (dont j'ai déjà dit un mot ici, et qui est à présent ouvert aux non-britanniques)
Parce que la musique est une chose trop importante pour être laissée à ceux qui la prennent au sérieux.
samedi, janvier 31
mercredi, janvier 28
Le pire et le meilleur
Je pensais vraiment que la mode des reprises de tubes anglo-saxons par des chanteurs français avait cessé avec les années 70 (Johnny Hallyday, les Martin Circus, Joe Dassin et tous les autres). D'où ma stupéfaction de tomber sur ce truc absolument incroyable sur I Was There
Les mots me manquent.
En beaucoup moins lourd et plus aérien, un récent billet de Les passions de Fab permet d'écouter quatre extraits de la nouvelle édition des compiles Pop Ambient du label Kompakt. Je n'ai pas écouté car je compte bien l'acheter un de ces jours, mais de confiance, je peux déjà vous dire que ce sera bien.
Les mots me manquent.
En beaucoup moins lourd et plus aérien, un récent billet de Les passions de Fab permet d'écouter quatre extraits de la nouvelle édition des compiles Pop Ambient du label Kompakt. Je n'ai pas écouté car je compte bien l'acheter un de ces jours, mais de confiance, je peux déjà vous dire que ce sera bien.
samedi, janvier 24
A storm in a C-cup
Soit mon accent américain laisse fort à désirer, soit les médias US sont encore en train de se monter le bourrichon pour rien. Apparemment, le titre du nouveau single de Britney Spears (If You Seek Amy) ressemble trop à 'Fuck me!' pour que la chanson puisse être diffusée à la radio. Je viens de passer 5 minutes à essayer de dire ces quatre mots sur tous les tons possibles et imaginables, et franchement, je ne vois pas comment la confusion serait possible. Je suis perplexe.
EDIT : Tilt ! Il faut épeler.
EDIT : Tilt ! Il faut épeler.
mardi, janvier 20
Miam Miam
Des éditions DeLuxe des trois premiers albums de Radiohead vont sortir en mars.
Vu le tracklisting et le fait que je n'ai les EP de Radiohead que depuis Amnesiac, je ne vais pas me faire prier... et tant pis si Thom n'est pas content. Regardez-moi ça comme c'est beau :
The bonus disc of the Pablo Honey reissue will feature:
'Drill EP':
'Prove Yourself (Demo)'
'Stupid Car (Demo)'
'You (Demo)'
'Thinking About You (Demo)'
'Creep':
'Inside My Head'
'Million Dollar Question'
'Yes I Am'
'Blow Out (Remix)'
'Inside My Head (Live)'
'Creep (Acoustic)'
'Vegetable (Live)'
'Killer Cars (Live)'
'Anyone Can Play Guitar':
'Faithless, The Wonderboy'
'Coke Babies'
'Pop Is Dead':
'Pop Is Dead'
'Banana Co. (Acoustic)'
'Ripchord (Live)'
'Stop Whispering'
'Stop Whispering (US Version)'
BBC Radio One Session - 22/06/92:
'Prove Yourself'
'Creep'
'I Can't'
'Nothing Touches Me'
'Pablo Honey' DVD:
Promo videos: 'Creep'
'Anyone Can Play Guitar'
'Pop Is Dead'
'Stop Whispering'
'Top Of The Pops' - 16/09/93: 'Creep'
The Astoria, London - Live: 27/05/94: 'You'
'Ripcord'
'Creep'
'Prove Yourself'
'Vegetable'
'Stop Whispering'
'Anyone Can Play Guitar'
'Pop Is Dead'
'Blow Out'
The bonus disc of the The Bends reissue will feature:
'My Iron Lung':
'The Trickster'
'Punchdrunk Lovesick Singalong'
'Lozenge Of Love'
'Lewis (Mistreated)'
'Permanent Daylight'
'You Never Wash Up After Yourself'
'High And Dry/Planet Telex':
'Maquiladora'
'Killer Cars'
'Fake Plastic Trees':
'India Rubber'
'How Can You Be Sure?'
'Street Spirit (Fade Out)':
'Talk Show Host'
'Bishop's Robes'
'Banana Co'
'Molasses'
BBC Session - 14/04/94:
'Just'
'Maquiladora'
'Street Spirit (Fade Out)'
'Bones
'The Bends' DVD:
Promo Videos: 'High And Dry - UK Version'
'High And Dry - US Version'
'Fake Plastic Trees'
'Just'
'Street Spirit (Fade Out)'
The Astoria, London - Live: 27/05/94:
'Bones'
'Black Star'
'The Bends'
'My Iron Lung'
'Maquiladora'
'Fake Plastic Trees'
'Just'
'Street Spirit (Fade Out)'
2 Meter Session, Holland - 27/02/95:
'My Iron Lung'
'High And Dry'
'Fake Plastic Trees'
'Street Spirit (Fade Out)'
'Later... With Jools Holland' - 27/05/95:
'The Bends'
'High And Dry'
'Top Of The Pops':
'High And Dry - 09/03/95'
'Fake Plastic Trees - 01/06/95'
'Street Spirit (Fade Out) - 01/02/96'
The bonus disc of the OK Computer reissue will feature:
'Paranoid Android':
'Polyethylene (Parts 1 & 2)'
'Pearly*'
'A Reminder'
'Melatonin'
'Karma Police':
'Meeting In The Aisle'
'Lull'
'Climbing Up The Walls (Zero 7 Mix)'
'Climbing Up The Walls (Fila Brazillia Mix)'
'No Surprises':
'Palo Alto'
'How I Made My Millions'
'Airbag (Live In Berlin)'
'Lucky (Live In Florence)'
BBC Radio 1 Evening Session - 28/05/97:
'No Surprises'
'Climbing Up The Walls'
'Exit Music (For A Film)'
'OK Computer' DVD:
Promo Videos: 'Paranoid Android'
'Karma Police'
'No Surprises'
'Later... With Jools Holland' - 31/05/97:
'Paranoid Android'
'No Surprises'
'Airbag'
(petit message aux maisons de disques : c'est comme ça qu'on réédite des albums en donnant aux gens envie de racheter des disques qu'ils ont déjà)
Vu le tracklisting et le fait que je n'ai les EP de Radiohead que depuis Amnesiac, je ne vais pas me faire prier... et tant pis si Thom n'est pas content. Regardez-moi ça comme c'est beau :
The bonus disc of the Pablo Honey reissue will feature:
'Drill EP':
'Prove Yourself (Demo)'
'Stupid Car (Demo)'
'You (Demo)'
'Thinking About You (Demo)'
'Creep':
'Inside My Head'
'Million Dollar Question'
'Yes I Am'
'Blow Out (Remix)'
'Inside My Head (Live)'
'Creep (Acoustic)'
'Vegetable (Live)'
'Killer Cars (Live)'
'Anyone Can Play Guitar':
'Faithless, The Wonderboy'
'Coke Babies'
'Pop Is Dead':
'Pop Is Dead'
'Banana Co. (Acoustic)'
'Ripchord (Live)'
'Stop Whispering'
'Stop Whispering (US Version)'
BBC Radio One Session - 22/06/92:
'Prove Yourself'
'Creep'
'I Can't'
'Nothing Touches Me'
'Pablo Honey' DVD:
Promo videos: 'Creep'
'Anyone Can Play Guitar'
'Pop Is Dead'
'Stop Whispering'
'Top Of The Pops' - 16/09/93: 'Creep'
The Astoria, London - Live: 27/05/94: 'You'
'Ripcord'
'Creep'
'Prove Yourself'
'Vegetable'
'Stop Whispering'
'Anyone Can Play Guitar'
'Pop Is Dead'
'Blow Out'
The bonus disc of the The Bends reissue will feature:
'My Iron Lung':
'The Trickster'
'Punchdrunk Lovesick Singalong'
'Lozenge Of Love'
'Lewis (Mistreated)'
'Permanent Daylight'
'You Never Wash Up After Yourself'
'High And Dry/Planet Telex':
'Maquiladora'
'Killer Cars'
'Fake Plastic Trees':
'India Rubber'
'How Can You Be Sure?'
'Street Spirit (Fade Out)':
'Talk Show Host'
'Bishop's Robes'
'Banana Co'
'Molasses'
BBC Session - 14/04/94:
'Just'
'Maquiladora'
'Street Spirit (Fade Out)'
'Bones
'The Bends' DVD:
Promo Videos: 'High And Dry - UK Version'
'High And Dry - US Version'
'Fake Plastic Trees'
'Just'
'Street Spirit (Fade Out)'
The Astoria, London - Live: 27/05/94:
'Bones'
'Black Star'
'The Bends'
'My Iron Lung'
'Maquiladora'
'Fake Plastic Trees'
'Just'
'Street Spirit (Fade Out)'
2 Meter Session, Holland - 27/02/95:
'My Iron Lung'
'High And Dry'
'Fake Plastic Trees'
'Street Spirit (Fade Out)'
'Later... With Jools Holland' - 27/05/95:
'The Bends'
'High And Dry'
'Top Of The Pops':
'High And Dry - 09/03/95'
'Fake Plastic Trees - 01/06/95'
'Street Spirit (Fade Out) - 01/02/96'
The bonus disc of the OK Computer reissue will feature:
'Paranoid Android':
'Polyethylene (Parts 1 & 2)'
'Pearly*'
'A Reminder'
'Melatonin'
'Karma Police':
'Meeting In The Aisle'
'Lull'
'Climbing Up The Walls (Zero 7 Mix)'
'Climbing Up The Walls (Fila Brazillia Mix)'
'No Surprises':
'Palo Alto'
'How I Made My Millions'
'Airbag (Live In Berlin)'
'Lucky (Live In Florence)'
BBC Radio 1 Evening Session - 28/05/97:
'No Surprises'
'Climbing Up The Walls'
'Exit Music (For A Film)'
'OK Computer' DVD:
Promo Videos: 'Paranoid Android'
'Karma Police'
'No Surprises'
'Later... With Jools Holland' - 31/05/97:
'Paranoid Android'
'No Surprises'
'Airbag'
(petit message aux maisons de disques : c'est comme ça qu'on réédite des albums en donnant aux gens envie de racheter des disques qu'ils ont déjà)
samedi, janvier 17
Identifier une chanson
Aujourd'hui vers 2h, je suis tombé en zappant sur un reportage consacré au foot à la BBC. Ce reportage était accompagné d'une chanson dont je voudrais retrouver le titre et l'interprète. Voilà tout ce que je peux en dire :
- sans doute début des années 80, genre new-wave matiné de rock. J'ai envie de dire INXS parce que la voix m'a fait penser à Michael Hutchence mais je doute que ce soit ça, quoique.... (ils n'ont pas de chanson qui s'appelle Change et je n'ai pas de best of d'INXS pour parcourir toutes les plages)
- la caractéristique principale du morceau (c'est tout ce qu'on en retient en fait) est une sorte de riff de xylophone très rapide mais dont surnage une mélodie assez rapide (un peu à la manière de ce que fait Nyman dans la leçon de piano). La sonorité du xylo rappelle un peu ce que Godley & Creme avaient fait dans An Englishman in New York :
- je n'ai aucun souvenir d'aucune parole d'aucune sorte si ce n'est de temps à autre un mot du genre "Change". Il y a sans doute aussi des couplets mais je n'en ai aucun souvenir.
Si vous avez une idée....
- sans doute début des années 80, genre new-wave matiné de rock. J'ai envie de dire INXS parce que la voix m'a fait penser à Michael Hutchence mais je doute que ce soit ça, quoique.... (ils n'ont pas de chanson qui s'appelle Change et je n'ai pas de best of d'INXS pour parcourir toutes les plages)
- la caractéristique principale du morceau (c'est tout ce qu'on en retient en fait) est une sorte de riff de xylophone très rapide mais dont surnage une mélodie assez rapide (un peu à la manière de ce que fait Nyman dans la leçon de piano). La sonorité du xylo rappelle un peu ce que Godley & Creme avaient fait dans An Englishman in New York :
- je n'ai aucun souvenir d'aucune parole d'aucune sorte si ce n'est de temps à autre un mot du genre "Change". Il y a sans doute aussi des couplets mais je n'en ai aucun souvenir.
Si vous avez une idée....
mercredi, janvier 7
America...
Cela fait une semaine que je me demande pourquoi la vidéo ci-dessous est drôle (parce que elle l'est, manifestement).
J'ai l'impression que toute la matière comique de cette vidéo est contenue dans la chanson proprement dite, par exemple dans la manière dont Hugh Laurie prononce "the Staytes". Du coup, je me pose quelques-une de ces questions sans réponse avec lesquelles j'aime bien me torturer durant certaines trop longues soirées d'hiver. Une chanson peut-elle être drôle indépendamment de ce que les paroles racontent ? Peut-elle réellement provoquer le rire sans faire sens "en mots", par le simple jeu des arrangements, des mélodies ou des répétitions ? Trouverais-je la chanson aussi drôle sans l'image ? Faut-il avoir une vague connaissance de l'oeuvre de Billy Joel ou Elton John pour rire ? Faut-il avoir déjà vu Bruce Springsteen porter un bandana ? Le rire viendrait-il aussi facilement si "America" et "The States" devenaient au hasard "Elvis Presley" et "The King", ou n'importe quoi d'autres qui ait le bon nombre de pieds ?
....
Il y en a là pour des heures de réflexion passionnantes, ce qui vous donne une bonne idée d'à quel point mes longues soirées d'hiver sont bien remplies.
J'ai l'impression que toute la matière comique de cette vidéo est contenue dans la chanson proprement dite, par exemple dans la manière dont Hugh Laurie prononce "the Staytes". Du coup, je me pose quelques-une de ces questions sans réponse avec lesquelles j'aime bien me torturer durant certaines trop longues soirées d'hiver. Une chanson peut-elle être drôle indépendamment de ce que les paroles racontent ? Peut-elle réellement provoquer le rire sans faire sens "en mots", par le simple jeu des arrangements, des mélodies ou des répétitions ? Trouverais-je la chanson aussi drôle sans l'image ? Faut-il avoir une vague connaissance de l'oeuvre de Billy Joel ou Elton John pour rire ? Faut-il avoir déjà vu Bruce Springsteen porter un bandana ? Le rire viendrait-il aussi facilement si "America" et "The States" devenaient au hasard "Elvis Presley" et "The King", ou n'importe quoi d'autres qui ait le bon nombre de pieds ?
....
Il y en a là pour des heures de réflexion passionnantes, ce qui vous donne une bonne idée d'à quel point mes longues soirées d'hiver sont bien remplies.
lundi, janvier 5
Max et Patrick ne sont pas vraiment dans le même bateau
- Je me suis régulièrement demandé ce qu'était devenu Max Martin, un temps pourvoyeur avec ses amis du studio Cheiron de bombinettes pop pour tout ce que le monde occidental comptait de pop-stars (les premières chansons de Britney Spears, la plupart des chansons connues de *Nsync et des Backstreet Boys première période, etc...). Il s'était fait plus discret ces dernières années, si on excepte le Since You've Been Gone de Kelly Clarkson. Et bien, en écoutant la nouvelle édition des compiles Now, j'ai eu la réponse à ma question : il est toujours bien là. Il est même (co-)responsable de deux des plus gros tubes pop mondiaux de l'année 2008.
(le follow-up, Hot'n'Cold, est au moins aussi bon et est de lui aussi) et
Pour ceux que ça intéresse, une liste complète de ses (mé)faits est dressée ici.
- Lycanthropy de Patrick Wolf est longtemps resté sans réelle descendance et le genre "quirky electro-folk" n'a pas fait autant recette que je l'aurais voulu. Pourtant, ces derniers mois, quelques noms et chansons sont venus titiller respectivement mes yeux et mes oreilles. Je crois ainsi voir déjà dit un mot de Fryars (MySpace) mais, au cas où, voici une petite vidéo pour vous rafraîchir la mémoire.
(Les fans de Depeche Mode seront aussi intéressés de savoir que Dave Gahan fait les choeurs sur une de ses chansons récentes)
Coïncidence étrange, Fryars et Patrick se retrouvent depuis peu sur Bandstocks, un site qui propose aux fans (uniquement britanniques pour l'instant, hélas) de financer l'enregistrement et la commercialisation des nouveaux albums de leurs artistes préférés. Je me rappelle avoir émis ici-même des doutes quant à l'avenir de Patrick Wolf qui semblait souffrir le martyre dans son costume étriqué d'artiste signé sur une major. Je ne peux donc que me réjouir qu'il tente de voler de ses propres ailes, même si l'expérience risque de tourner court. Le compteur en haut de la page semble en effet indiquer que les fonds qu'il a collectés ne sont pas à la hauteur de ses attentes.
Dans (à peu près) le même panier, on peut aussi placer deux de mes découvertes récentes : John Maus (MySpace... mais qu'est-ce qu'il fout à Toulouse ?) et Simon Bookish (MySpace), dont je vous reparlerai peut-être un de ces jours.
(le follow-up, Hot'n'Cold, est au moins aussi bon et est de lui aussi) et
Pour ceux que ça intéresse, une liste complète de ses (mé)faits est dressée ici.
- Lycanthropy de Patrick Wolf est longtemps resté sans réelle descendance et le genre "quirky electro-folk" n'a pas fait autant recette que je l'aurais voulu. Pourtant, ces derniers mois, quelques noms et chansons sont venus titiller respectivement mes yeux et mes oreilles. Je crois ainsi voir déjà dit un mot de Fryars (MySpace) mais, au cas où, voici une petite vidéo pour vous rafraîchir la mémoire.
(Les fans de Depeche Mode seront aussi intéressés de savoir que Dave Gahan fait les choeurs sur une de ses chansons récentes)
Coïncidence étrange, Fryars et Patrick se retrouvent depuis peu sur Bandstocks, un site qui propose aux fans (uniquement britanniques pour l'instant, hélas) de financer l'enregistrement et la commercialisation des nouveaux albums de leurs artistes préférés. Je me rappelle avoir émis ici-même des doutes quant à l'avenir de Patrick Wolf qui semblait souffrir le martyre dans son costume étriqué d'artiste signé sur une major. Je ne peux donc que me réjouir qu'il tente de voler de ses propres ailes, même si l'expérience risque de tourner court. Le compteur en haut de la page semble en effet indiquer que les fonds qu'il a collectés ne sont pas à la hauteur de ses attentes.
Dans (à peu près) le même panier, on peut aussi placer deux de mes découvertes récentes : John Maus (MySpace... mais qu'est-ce qu'il fout à Toulouse ?) et Simon Bookish (MySpace), dont je vous reparlerai peut-être un de ces jours.
mardi, décembre 30
Top albums pour l'année en cours
Pour ce qui est de mes albums préférés de l'année en cours, je ne peux que vous faire part de cette statistique effarante. J'ai acheté deux fois moins d'albums récents en 2008 qu'en 2006, l'année où mon classement de fin d'année comptait 77 titres. Aujourd'hui, je me rends compte en consultant ma feuille Excel que je n'ai acheté "que" 38 albums de l'année. Plus inquiétant encore, je n'ai pour ainsi dire écouté aucun autre album de manière illégale ("Youpie !" diront les professionnels de la profession). Donc, le classement de mes albums préférés va être par la force des choses très incomplet. Je dirai un mot des grands absents en fin de billet.
Sans ordre particulier, mes 12 albums préférés et achetés cette année sont :
- Black Mountain - In The Future
- Elbow - The Seldom Seen Kid
- The Kills - Midnight Boom
- Nits - Doing The Dishes
- Portishead - Third
- We Are Scientists - Brain Thrust Mastery
- Sigur Ros - Med Sud ieyrum vid spilum endalaust (si je lis bien)
- Ladytron - Velocifero
- Micah P. Hinson - Micah P. Hinson and the Red Empire Orchestra
- I Was A Cub Scout - I Want You To Know That There Is Always Hope
- McFly - Radio:Active
- Johann Johannson - Fordlandia
Pas loin derrière on trouve :
- Lambchop - Oh Ohio
- Bloc Party - Intimacy
- The Music - Strength in Numbers
- Klaus Schulze and Lisa Gerrard - Farscape
- The Ting Tings - We Started Nothing
Ce qui me frappe le plus dans ce classement (outre ce que j'ai déjà mentionné dans mon précédent billet sur l'absence de véritables coups de coeur) est qu'on y trouve essentiellement des vieilles gloires, dont j'ai déjà plus ou moins aimé les précédents albums. Dans mon top 12, on ne trouve ainsi quedeux un premiers albums (Black Mountain et I Was A Cub Scout). Il semblerait donc que j'aie pris étonnamment peu de risques cette année, restant prudemment à distance des différentes hypes, qui ont pourtant comme toujours été nombreuses.
Pour remédier à cet état de fait, je me suis donné pour mission durant ces vacances de Noël d'écouter les albums qui semblent faire l'unanimité dans les classements récapitulatifs de ces derniers jours. Je donnerai brièvement mes impressions au fur et à mesure des écoutes. L'exercice est évidemment assez iconoclaste car je dois en une écoute (parfois deux) me confronter aux déluges d'éloges qui nous ont envahi les oreilles pendant des semaines et la tentation est donc vive d'être hyper-critique, d'autant que, tant qu'à faire, j'aimerais autant me convaincre que je n'ai rien raté d'important cette année.
- MGMT - Oracular Spectacular : Un survol de mon agrégateur de blogs et de la presse musicale semble indiquer qu'il s'agit des grands gagnants de l'année. La manière dont on en parlait ces derniers mois ne m'avait jamais permis de savoir si c'était un groupe de rock ou d'électro. Il s'agit en fait d'un savant mélange des deux et, malgré la voix très moyenne du chanteur, j'y trouve de quoi tapoter du pied sous mon bureau. A réécouter.
- Vampire Weekend - s/t : Je ne sais qu'en penser, c'est rentré par une oreille et directement ressorti par l'autre. Ca doit être le violon qui a mis la blogosphère en émoi. La blogosphère est souvent en émoi quand il y a du violon.
- Fleet Foxes - s/t : Bon, comme c'était l'album qui faisait le plus l'unanimité, je n'en attendais pas grand-chose, mais je dois bien avouer que, après une écoute, je suis vraiment sous le charme. Je vais sans doute l'acheter pour le réécouter dans de bonnes conditions.
- Bodies Of Water - A Certain Feeling : Le retour de la vengeance des clônes d'Arcade Fire. Déjà que j'aimais seulement très moyennement les originaux, là, après une écoute, je sature sévère, avant de reconnaître à contrecoeur après la deuxième écoute que la première moitié de l'album se laisse gentiment écouter.
- Deerhunter - Microcastle :
- Hercules & Love Affair - s/t : A part la présence top-crédibilité d'Antony, j'ai vraiment du mal à comprendre l'engouement. C'est dans l'ensemble de l'électro assez poussive, non ?
- Lykke Li - Youth Novels : Annie était la Britney pour bobos, et Lykke Li est l'Annie pour ultra-bobos. Cela dit, c'est pas mal dans le genre bubblegum pop éthérée pour gens qui voudraient aimer la pop mais restent accros à leur compilation Buddha Bar.
- Santogold - s/t :
- Bon Iver - For Emma Forever Ago :
- Crystal Castles - s/t : En lisant ce que le NME en disait, je m'attendais à des fous furieux, genre Selfish Cunt meet the rrrriot-girrrrrl movement. Et en fait, pas du tout, c'est très sage, très bien peigné et sans grand intérêt, à part Tell Me What To Swallow, un morceau calme qui est tout à fait charmant.
- Black Kids - Partie Traumatic : Parce que chaque année a besoin de son Go! Team pour faire tapoter du pied les journalistes musicaux qui s'encroûtent devant leur écran. Ca marche, il y en a même un ou deux qui se seraient discrètement déhanchés pendant une réunion de rédaction.
Autre avantage de ces écoutes différées : les albums sont à présent disponibles pour une bouchée de pain et je peux donc compléter ma collection pour pas cher, en commençant par Fleet Foxes, MGMT et Lykke Li.
Sans ordre particulier, mes 12 albums préférés et achetés cette année sont :
- Black Mountain - In The Future
- Elbow - The Seldom Seen Kid
- The Kills - Midnight Boom
- Nits - Doing The Dishes
- Portishead - Third
- We Are Scientists - Brain Thrust Mastery
- Sigur Ros - Med Sud ieyrum vid spilum endalaust (si je lis bien)
- Ladytron - Velocifero
- Micah P. Hinson - Micah P. Hinson and the Red Empire Orchestra
- I Was A Cub Scout - I Want You To Know That There Is Always Hope
- McFly - Radio:Active
- Johann Johannson - Fordlandia
Pas loin derrière on trouve :
- Lambchop - Oh Ohio
- Bloc Party - Intimacy
- The Music - Strength in Numbers
- Klaus Schulze and Lisa Gerrard - Farscape
- The Ting Tings - We Started Nothing
Ce qui me frappe le plus dans ce classement (outre ce que j'ai déjà mentionné dans mon précédent billet sur l'absence de véritables coups de coeur) est qu'on y trouve essentiellement des vieilles gloires, dont j'ai déjà plus ou moins aimé les précédents albums. Dans mon top 12, on ne trouve ainsi que
Pour remédier à cet état de fait, je me suis donné pour mission durant ces vacances de Noël d'écouter les albums qui semblent faire l'unanimité dans les classements récapitulatifs de ces derniers jours. Je donnerai brièvement mes impressions au fur et à mesure des écoutes. L'exercice est évidemment assez iconoclaste car je dois en une écoute (parfois deux) me confronter aux déluges d'éloges qui nous ont envahi les oreilles pendant des semaines et la tentation est donc vive d'être hyper-critique, d'autant que, tant qu'à faire, j'aimerais autant me convaincre que je n'ai rien raté d'important cette année.
- MGMT - Oracular Spectacular : Un survol de mon agrégateur de blogs et de la presse musicale semble indiquer qu'il s'agit des grands gagnants de l'année. La manière dont on en parlait ces derniers mois ne m'avait jamais permis de savoir si c'était un groupe de rock ou d'électro. Il s'agit en fait d'un savant mélange des deux et, malgré la voix très moyenne du chanteur, j'y trouve de quoi tapoter du pied sous mon bureau. A réécouter.
- Vampire Weekend - s/t : Je ne sais qu'en penser, c'est rentré par une oreille et directement ressorti par l'autre. Ca doit être le violon qui a mis la blogosphère en émoi. La blogosphère est souvent en émoi quand il y a du violon.
- Fleet Foxes - s/t : Bon, comme c'était l'album qui faisait le plus l'unanimité, je n'en attendais pas grand-chose, mais je dois bien avouer que, après une écoute, je suis vraiment sous le charme. Je vais sans doute l'acheter pour le réécouter dans de bonnes conditions.
- Bodies Of Water - A Certain Feeling : Le retour de la vengeance des clônes d'Arcade Fire. Déjà que j'aimais seulement très moyennement les originaux, là, après une écoute, je sature sévère, avant de reconnaître à contrecoeur après la deuxième écoute que la première moitié de l'album se laisse gentiment écouter.
- Deerhunter - Microcastle :
- Hercules & Love Affair - s/t : A part la présence top-crédibilité d'Antony, j'ai vraiment du mal à comprendre l'engouement. C'est dans l'ensemble de l'électro assez poussive, non ?
- Lykke Li - Youth Novels : Annie était la Britney pour bobos, et Lykke Li est l'Annie pour ultra-bobos. Cela dit, c'est pas mal dans le genre bubblegum pop éthérée pour gens qui voudraient aimer la pop mais restent accros à leur compilation Buddha Bar.
- Santogold - s/t :
- Bon Iver - For Emma Forever Ago :
- Crystal Castles - s/t : En lisant ce que le NME en disait, je m'attendais à des fous furieux, genre Selfish Cunt meet the rrrriot-girrrrrl movement. Et en fait, pas du tout, c'est très sage, très bien peigné et sans grand intérêt, à part Tell Me What To Swallow, un morceau calme qui est tout à fait charmant.
- Black Kids - Partie Traumatic : Parce que chaque année a besoin de son Go! Team pour faire tapoter du pied les journalistes musicaux qui s'encroûtent devant leur écran. Ca marche, il y en a même un ou deux qui se seraient discrètement déhanchés pendant une réunion de rédaction.
Autre avantage de ces écoutes différées : les albums sont à présent disponibles pour une bouchée de pain et je peux donc compléter ma collection pour pas cher, en commençant par Fleet Foxes, MGMT et Lykke Li.
lundi, décembre 29
Top albums pour l'année écoulée
Décembre est typiquement le mois des bilans. Voici donc la liste des 14 albums de l'année écoulée que j'ai préférés, sans ordre particulier :
- !!! - Myth takes
- Arctic Monkeys - Favourite Worst Nightmare
- Autechre - Quaristice
- Gui Boratto - Chromophobia
- Vic Chesnutt - North Star Deserter
- Girls Aloud - Tangled Up
- Grinderman - s/t
- Mika - Life In Cartoon Motion
- Pan Sonic - Katodivaihe
- Radiohead - In rainbows
- Britney Spears - Blackout
- Tarwater - Spider Smile
- Patrick Wolf - The Magic Position
- Robert Wyatt - Comicopera
Une liste où on retrouve 3 albums de pure pop, 4 albums de rock indépendant, 4 albums d'électro plus ou moins expérimentale, 1 album de pop ciselée vétéran avec des petits bouts de Eno dedans, 1 album de post-rock&folk et 1 album de Patrick Wolf (bien que ce soit l'album de lui que j'aime le moins). Par ailleurs, depuis que ce blog existe, il s'agit de l'année où j'ai acheté le moins d'albums récents. Serait-ce le début de la fin pour ma frénésie de tout connaître et tout entendre ? Peut-être. Cette impression est en tout cas corroborée par le fait que, sur ces 14 albums, il n'y en a pas un seul que j'aie réellement A-DO-RE !, qui m'ait mis dans les mêmes états de plaisir orgasmique que les albums ayant pris place au sommet de mes classements de mes années précédentes (Lycanthropy, Hail To the thief, le premier album des Post Industrial Boys, etc...). La musique continue de m'accompagner mais elle ne me procure plus des plaisirs de la même amplitude qu'il y a un ou deux ans, se trouvant le plus souvent réduite au rôle ingrat d'accompagnement sonore. Dure réalité, mais à laquelle je devrais sans doute me faire, car je ne vois pas les choses changer dans l'immédiat. Tout ceci fera d'ailleurs sans doute avant longtemps l'objet d'un billet ici-même.
Pour information, les 9 suivants, toujours sans ordre, sont :
- Bat for lashes - Fur and gold
- Cold War Kids - Robbers & Cowards
- Einstürzende Neubauten - Alles Wieder Offen
- Enter Shikari - Take to the skies
- Jonny Greenwood - OST There Will be Blood
- Klaxons - Myths of the near future
- Lupen Crook and the Murderbirds - s/t
- Cass McCombs - Dropping the Writ
- Marissa Nadler - Songs III: Bird on the water
- !!! - Myth takes
- Arctic Monkeys - Favourite Worst Nightmare
- Autechre - Quaristice
- Gui Boratto - Chromophobia
- Vic Chesnutt - North Star Deserter
- Girls Aloud - Tangled Up
- Grinderman - s/t
- Mika - Life In Cartoon Motion
- Pan Sonic - Katodivaihe
- Radiohead - In rainbows
- Britney Spears - Blackout
- Tarwater - Spider Smile
- Patrick Wolf - The Magic Position
- Robert Wyatt - Comicopera
Une liste où on retrouve 3 albums de pure pop, 4 albums de rock indépendant, 4 albums d'électro plus ou moins expérimentale, 1 album de pop ciselée vétéran avec des petits bouts de Eno dedans, 1 album de post-rock&folk et 1 album de Patrick Wolf (bien que ce soit l'album de lui que j'aime le moins). Par ailleurs, depuis que ce blog existe, il s'agit de l'année où j'ai acheté le moins d'albums récents. Serait-ce le début de la fin pour ma frénésie de tout connaître et tout entendre ? Peut-être. Cette impression est en tout cas corroborée par le fait que, sur ces 14 albums, il n'y en a pas un seul que j'aie réellement A-DO-RE !, qui m'ait mis dans les mêmes états de plaisir orgasmique que les albums ayant pris place au sommet de mes classements de mes années précédentes (Lycanthropy, Hail To the thief, le premier album des Post Industrial Boys, etc...). La musique continue de m'accompagner mais elle ne me procure plus des plaisirs de la même amplitude qu'il y a un ou deux ans, se trouvant le plus souvent réduite au rôle ingrat d'accompagnement sonore. Dure réalité, mais à laquelle je devrais sans doute me faire, car je ne vois pas les choses changer dans l'immédiat. Tout ceci fera d'ailleurs sans doute avant longtemps l'objet d'un billet ici-même.
Pour information, les 9 suivants, toujours sans ordre, sont :
- Bat for lashes - Fur and gold
- Cold War Kids - Robbers & Cowards
- Einstürzende Neubauten - Alles Wieder Offen
- Enter Shikari - Take to the skies
- Jonny Greenwood - OST There Will be Blood
- Klaxons - Myths of the near future
- Lupen Crook and the Murderbirds - s/t
- Cass McCombs - Dropping the Writ
- Marissa Nadler - Songs III: Bird on the water
jeudi, décembre 25
Les joies des soldes
Acheter pour 3€ deux disques d'un chanteur folk américain dont on connaissait vaguement le nom et se rendre compte que le premier morceau du premier disque est déjà formidable :
De plus, le message de cette vidéo est de circonstance aujourd'hui. Joyeux Noël à tous.
De plus, le message de cette vidéo est de circonstance aujourd'hui. Joyeux Noël à tous.
dimanche, novembre 23
Je vois tout....
samedi, novembre 8
Euréka ! La réponse !
Les lecteurs les plus fidèles de ce blog se rappelleront peut-être que je me suis creusé les méninges pendant plusieurs semaines pour retrouver à quoi pouvait bien me faire penser Gabriel de Najoua Bélyzel.
Rappel des faits : Voici la chanson de Najoua Bélyzel.
Après cogitations intenses et mises en commun de plusieurs personnes "on-line and in real life", j'ai réussi à isoler des traces du Self-Control de Laura Branigan (les oh oh oh principalement), les percussions de Bette Davis Eyes de Kim Carnes, la basse d'introduction de Can't Get You Out Of My Head de Kylie Minogue, des traces aussi du générique du dessin animé Les Mondes Engloutis, pour ne parler que des plus évidentes. Les ressemblances sont manifestes. Pourtant, je ne parvenais pas à me défaire de l'idée que ce n'était pas vraiment à une de ces chansons-là que j'avais tout de suite pensé en entendant Gabriel pour la première fois. Pendant presque trois ans, la question était restée ouverte, même si je n'y avais plus repensé depuis des lustres.... jusqu'à ce soir.
Alors que je prenais un verre après être allé voir un spectacle de danse, mon oreille a été attirée par une vieille chanson des années 80 qui m'a tout de suite fait repenser à ce mystère inéclairci.
Bizarrement, la chanson ressemble objectivement plutôt moins à Gabriel que certaines des hypothèses précédemment citées. Pourtant, je suis formel. C'est bien à Femme Publique que j'avais spontanément associé la chanson de Najoua Bélyzel. Le cerveau humain est décidément plein de mystères.
Je vous laisse juge, mais personnellement, je vais me coucher avec le sentiment du devoir accompli.
Rappel des faits : Voici la chanson de Najoua Bélyzel.
Après cogitations intenses et mises en commun de plusieurs personnes "on-line and in real life", j'ai réussi à isoler des traces du Self-Control de Laura Branigan (les oh oh oh principalement), les percussions de Bette Davis Eyes de Kim Carnes, la basse d'introduction de Can't Get You Out Of My Head de Kylie Minogue, des traces aussi du générique du dessin animé Les Mondes Engloutis, pour ne parler que des plus évidentes. Les ressemblances sont manifestes. Pourtant, je ne parvenais pas à me défaire de l'idée que ce n'était pas vraiment à une de ces chansons-là que j'avais tout de suite pensé en entendant Gabriel pour la première fois. Pendant presque trois ans, la question était restée ouverte, même si je n'y avais plus repensé depuis des lustres.... jusqu'à ce soir.
Alors que je prenais un verre après être allé voir un spectacle de danse, mon oreille a été attirée par une vieille chanson des années 80 qui m'a tout de suite fait repenser à ce mystère inéclairci.
Bizarrement, la chanson ressemble objectivement plutôt moins à Gabriel que certaines des hypothèses précédemment citées. Pourtant, je suis formel. C'est bien à Femme Publique que j'avais spontanément associé la chanson de Najoua Bélyzel. Le cerveau humain est décidément plein de mystères.
Je vous laisse juge, mais personnellement, je vais me coucher avec le sentiment du devoir accompli.
I'm a Barbie Girl, in a Barbie world.
mercredi, novembre 5
Remarquable contribution à la musique
Le deuxième meilleur groupe du monde (c'est les Pet Shop Boys pour ceux qui débarquent ici par hasard) vont recevoir un "Outstanding Contribution to Music Award" à la cérémenonie des Brit Awards cette année. La nouvelle ne manquera pas de faire sourire les fans de longue date. En effet, il y a quelques années, lorsque le groupe était au faîte de sa gloire et que l'arrogance était devenue pour eux une seconde nature, Neil Tennant avait déclaré que les Brit Awards étaient "irrelevant" et qu'ils refuseraient une stautette "Brit d'honneur" avec tout le mépris qu'une telle accolade (sous-entendant sans doute un truc du genre "il n'y a rien de pire que d'être aimé par des marchands de soupe"). Cela dit, ils ont déjà reçu un Brit du meilleur single britannique pour West End Girls en 1987 et un Brit du meilleur groupe britannique en 1988, et ont participé à plusieurs reprises à la cérémonie.
Il sera amusant de voir ce que Neil et Chris vont bien pouvoir faire maintenant qu'ils sont redescendus de leur piédestal commercial, rester fidèle à leur intransigeance de jeunesse ou bien mettre de l'eau dans leur vin. Je suppute qu'ils feront un peu les deux en acceptant le prix, tout en le prenant publiquement à la légère.
Pour les fans (et uniquement pour les fans, les autres n'y comprendront pas grand-chose) le billet de Popjustice sur la "performance" qu'ils devraient présenter lors de la cérémonie est un petit bijou.
Il sera amusant de voir ce que Neil et Chris vont bien pouvoir faire maintenant qu'ils sont redescendus de leur piédestal commercial, rester fidèle à leur intransigeance de jeunesse ou bien mettre de l'eau dans leur vin. Je suppute qu'ils feront un peu les deux en acceptant le prix, tout en le prenant publiquement à la légère.
Pour les fans (et uniquement pour les fans, les autres n'y comprendront pas grand-chose) le billet de Popjustice sur la "performance" qu'ils devraient présenter lors de la cérémonie est un petit bijou.
jeudi, octobre 16
L'original, le connu et le parodié
L'original (ou "ce à quoi nous avons échappé") :
Le connu (ou "comme quoi un budget marketing et un producteur, ça sert vraiment", ou encore "un des clips qui a le plus façonné mes goûts futurs, pour le meilleur et pour le pire) :
Le parodié (ou "c'est bête mais ça me fait beaucoup rire") :
Le connu (ou "comme quoi un budget marketing et un producteur, ça sert vraiment", ou encore "un des clips qui a le plus façonné mes goûts futurs, pour le meilleur et pour le pire) :
Le parodié (ou "c'est bête mais ça me fait beaucoup rire") :
mercredi, octobre 15
Recette pour un buzz annoncé
Björk (talent unique ! admirable liberté ! Islande ! Matmos ! Visionnaire !)
+ Thom Yorke (génie ! RADIOHEAD ! OK fucking COMPUTER ! Album directement vendu sur Internet ! Visionnaire !)
+ Lightning Bolt (expérimentation ! noise ! le groupe préféré des musiciens au nez fin ! percussions hallucinantes !)
+ bonne cause (sauvons la planète ! Carbon footprint ! ne laissons pas l'industrie défigurer le dernier paradis sur Terre de l'hémisphère nord ! Geyser4ever !)
=
(plus d'infos ici)
PS : Cela dit, on pourrait croire que je me moque, mais la chanson est très bien.
+ Thom Yorke (génie ! RADIOHEAD ! OK fucking COMPUTER ! Album directement vendu sur Internet ! Visionnaire !)
+ Lightning Bolt (expérimentation ! noise ! le groupe préféré des musiciens au nez fin ! percussions hallucinantes !)
+ bonne cause (sauvons la planète ! Carbon footprint ! ne laissons pas l'industrie défigurer le dernier paradis sur Terre de l'hémisphère nord ! Geyser4ever !)
=
(plus d'infos ici)
PS : Cela dit, on pourrait croire que je me moque, mais la chanson est très bien.
lundi, octobre 6
Je suis une merde...
Micah P Hinson (presque album de l'année ici-même en 2004, Myspace) est en concert à 500 mètres de chez moi, mais je me suis levé ce matin à 6h (ce qui ne m'arrive pour ainsi dire jamais) et je viens seulement de rentrer du boulot. Je crains donc fort de faire l'impasse sur le concert. Me connaissant, j'avais tenté d'acheter une place en prévente la semaine dernière, mais les organisateurs n'en avaient pas prévu. Grossière erreur car, le ticket en poche, je me serais senti obligé d'y aller.
Pour me faire pardonner, un mp3 de John Maus chez Stereogum.
Pour me faire pardonner, un mp3 de John Maus chez Stereogum.
dimanche, octobre 5
Blind-test
Je reviens d'un blind-test, qui avait lieu dans un café du centre de Liège. Il est sans doute révélateur de l'état de déchéance de mes exigences artistiques que les deux chansons que j'ai eu le plus de plaisir à réentendre furent :
et
(pour cette dernière vidéo, la chanson commence à 2:06)
et
(pour cette dernière vidéo, la chanson commence à 2:06)
mardi, septembre 30
Marc Moulin est mort
Marc Moulin, pour un belge francophone, c'était nettement plus qu'un musicien. En multipliant les casquettes, il était devenu une personnalité incontournable dans notre paysage culturel et médiatique : homme de télévision et de radio, chroniqueur et musicien, pour me limiter à ses activités que je connais le mieux. J'ai l'impression de connaître Marc Moulin depuis toujours. J'ai grandi en écoutant La Semaine Infernale et Le Jeu Des Dictionnaires sur la RTBF. Plus récemment, j'ai lu pendant des années ses chroniques dans le Télémoustique. En fait, finalement, ce sont ses oeuvres de musicien que je connais le moins bien. Jazzman à la base, il a fondé, bien avant Brian Molko, le collectif Placebo (dont je ne sais rien), avec notamment Philip Catherine.
A le fin des années 70, il fonde dans la lignée de Kraftwerk et des débuts de l'italo-disco, le trio Telex, qui est sans doute ce qui l'a fait connaître du plus grand nombre. Une compilation hommage comprenant une impressionnante collection de remixes est ainsi sortie il y a une dizaine d'années.
Dans les années 80, il a surtout produit et composé des chansons pour notamment Lio et Alain Chamfort. Depuis une dizaine d'années, il s'était reconverti dans le jazz-lounge en sortant trois albums sur Blue Note, un peu dans la lignée de Saint-Germain, ce qui ne m'intéressait à dire vrai pas beaucoup.
EDIT : Vous pouvez découvrir tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Marc Moulin en écoutant le podcast en trois parties de l'émission spéciale de la RTBF radio ce matin, où j'ai notamment appris qu'il était un ami proche des Sparks et avait co-produit un de leurs albums.
PS : La disparition de Marc Moulin m'a vraiment affecté. Cela dit, je suis bien conscient que mes billets "Machinchose est mort" sont toujours d'une effrayante banalité, mais je ne peux m'empêcher de les trouver justifiés, bien que je serais bien en peine d'expliquer pourquoi la mort de quelqu'un crée souvent un besoin de découvrir son oeuvre.
A le fin des années 70, il fonde dans la lignée de Kraftwerk et des débuts de l'italo-disco, le trio Telex, qui est sans doute ce qui l'a fait connaître du plus grand nombre. Une compilation hommage comprenant une impressionnante collection de remixes est ainsi sortie il y a une dizaine d'années.
Dans les années 80, il a surtout produit et composé des chansons pour notamment Lio et Alain Chamfort. Depuis une dizaine d'années, il s'était reconverti dans le jazz-lounge en sortant trois albums sur Blue Note, un peu dans la lignée de Saint-Germain, ce qui ne m'intéressait à dire vrai pas beaucoup.
EDIT : Vous pouvez découvrir tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Marc Moulin en écoutant le podcast en trois parties de l'émission spéciale de la RTBF radio ce matin, où j'ai notamment appris qu'il était un ami proche des Sparks et avait co-produit un de leurs albums.
PS : La disparition de Marc Moulin m'a vraiment affecté. Cela dit, je suis bien conscient que mes billets "Machinchose est mort" sont toujours d'une effrayante banalité, mais je ne peux m'empêcher de les trouver justifiés, bien que je serais bien en peine d'expliquer pourquoi la mort de quelqu'un crée souvent un besoin de découvrir son oeuvre.
vendredi, septembre 26
Journal d'une crise
14h00 : Après un frugal dîner, je me remets au travail en écoutant, pour me faire une idée de ce que c'est, un album de DJ Tiësto (oui, je sais c'est une drôle d'idée). J'en suis à la dernière plage et suis un peu surpris d'entendre une mélodie bien connue s'immiscer parmi les beats habituels. Naïvement, je pensais qu'il n'y avait pas la place pour deux reprises trance pouet-pouet du même morceau, que le marché était déjà saturé et que DJ Tiësto aurait mieux fait de reprendre l'Adagio d'Albinoni ou la Sonate au clair de lune de Beethoven. Néanmoins, ne voulant pas être injuste en vouant aux gémonies un Tiësto qui aurait en fait été un précurseur, je m'en vais regarder sur la pochette la date de l'album : 2004. Autant dire hier. Sûrement le remix de Ferry Corsten de la version de William Orbit était antérieur. A l'époque où elle était sortie, on voyait même encore des clips à la télé, c'est dire si ça antédiluve ta mère en peaux de bête devant les grottes de Lascaux. Mais bon, comme il n'est jamais mauvais de vérifier ses sources, je me lève pour aller chercher le CD single. Je me dirige calmement, sûr de la pertinence de mon classement, vers mes étagères à CD, dirige mon regard vers les 'O' et d'un doigt tranquille caresse les tranches : Placebo, Pixies, Piano Magic, Pearls Before Swine, Panasonic, Pan American, Mark Owen, Our Brother The Native. Comme un roi moyen-âgeux parcourant d'un regard son royaume du haut de la tour de son château, je regarde défiler ces CD attendant servilement mon bon plaisir pour accomplir leur office. Jim O'Rourke, OMD, Orbital. Voilà, ça y est. Il est là ! Confiant, je tends la main mais, qu'arrive-t-il ? Non, IL N'EST PAS LA ! Mon CD single de William Orbit n'est pas à sa place. Entre In-Sides d'Orbital et le CD single de Walking on Thin Ice de Yoko Ono, il n'y a rien. La surprise de ne pas voir rangé à sa place un disque que j'étais sûr de posséder est réelle et mon petit coeur de collectionneur fait un bond (que je serais enclin à qualifier de pathologique mais l'heure n'est pas aux considérations psychiatriques de comptoir).
14h05 : La résistance s'organise. Que personne ne sorte, appelez le FBI. Mettez la pièce sous scellés. Je veux quinze agents 24h/24 sur cette affaire. Top priority !
14h10 : Avant d'accuser à tout va les membres de mon entourage, je tente de réfléchir sur les causes possibles de la disparition. Ai-je en des temps immémoriaux prêté ce disque à quelqu'un ? Je n'ai pas l'impression. Il y avait bien eu une discussion à ce sujet avec mon frère, mais il me semble qu'il avait fini par le télécharger (légalement je suppose, il est très bien élevé). Aurais-je pu le ranger ailleurs ? Pour être sûr, je regarde dans mon classement à tous les endroits possibles : W comme William, B comme Barber (dans mon étagère 'classique'), C comme Corsten... Et comme chou blanc. Rien. Nada.
14h20 : Je continue ma recherche aux alentours de l'endroit où le disque aurait dû être. Sinead O'Connor, Nusrat, Gary Numan, jusqu'aux singles de Justin Timberlake, bien évidemment rangés à N comme Nsync. Sans résultat, si ce n'est me rappeler que j'ai tout de même une chiée de disques assimilés peu ou prou à ces derniers. Mais ce n'est pas le moment de se remémorer ses coups de coeur passés. L'heure est grave. Je me dois de rester concentré sur ma mission.
14h30 : La panique est à son comble. En désespoir de cause, je refais toutes les étagères Benno à plus ou moins dix cases de l'endroit où le disque aurait dû être, portant une attention particulière au fond des étagères, pensant qu'une fausse manoeuvre aurait pu faire en sorte que le petit CD single cartonné se serait immiscé là lors d'une des précédentes réorganisations de ma collection. Je crois un instant ma quête couronnée de succès quand je sens une pochette cartonnée sous mes doigts en dessous des disques du compartiment supérieur de mon Benno L-Q (en-dessous du coffret de Low si vous voulez vraiment tout savoir). Las, il ne s'agit que d'un promo de Kings Of Convenience offert avec un vieux numéro des Inrocks. L'envie me prend de le jeter par terre de rage, mais je me reprends bien vite et le glisse consciencieusement entre mes deux albums du groupe. Ce serait bête que, dans deux ans, je revive mes affres actuels en le recherchant (bien que je me demande bien pourquoi j'irais chercher un CD promo single alors que j'ai l'album, que de plus je n'écoute jamais, mais bon, trève de digressions). Puis je repars à l'assaut de la montagne que ce coquin de sort a placée sur ma route en cette belle après-midi ensoleillée. Il ne sera pas dit que je me suis laissé aller au découragement et au désespoir.
14h35 : Oubliant complètement le travail que je m'étais assigné pour aujourd'hui (je prendrai sur mon weekend s'il le faut), je m'assieds à mon bureau pour tenter de retracer l'ensemble des mouvements de disques au cours des trois dernières années. La case des O était-elle dans l'organisation précédente plus en amont ou plus en aval ? Autrement dit, avais-je rajouté une étagère en début de classement ? Auquel cas, les O étaient auparavant plus en aval dans l'agencement naturel des étagères. Ou avais-je au contraire libéré une étagère vers la fin de mon classement ? Auquel cas les O risquent bien d'avoir été plus en amont, là où sont maintenant les N, les M, les L, voire les K ou les J. Force est de constater que je n'en sais plus rien. Le trou noir. J'ai l'impression que mes disques ont de toute éternité été rangés de cette façon et que jamais ils ne furent bougés.
14h45 : Cela fait 45 minutes que la musique s'est arrêtée et je ne pense même pas à aller remettre un disque. Comment pourrais-je apprécier un disque de substitution alors que LE disque vers lequel tous mes sens se tendent reste introuvable. Je décide d'envisager le problème sous un autre angle. Aurais-je pu embarquer par erreur le William Orbit alors que je déménageais pour une raison ou pour une autre un de ses voisins. Je ne vois pas pour quelle raison j'aurais pu placer Orbital ailleurs que dans les O, ce serait absurde ! Je ne suis pas maniaque pour rien. Pareil pour Yoko Ono. Je n'ai même pas un John Lennon auquel j'aurais pu l'accoler. A moins que... à moins que..., car sur le single de Yoko Ono, il y a un remix des Pet Shop Boys, et il fut un temps où tous mes remixes des Pet Shop Boys étaient classés avec les disques du groupe. Reprenant espoir, je plonge vers mon étagère "vaches sacrées" (Dead Can Dance, Pet Shop Boys, Nits) et m'en vais farfouiller à la fin du classement PSB, là où toutes les pièces rapportées sont rassemblées (Pete Burns, Fat Les, Back To Mine, etc.) et, miracle, hosanna, kyrie, il est là, négligemment placé entre le Pete Burns et le premier album de Dead Can Dance, semblant ne même pas se rendre compte du mauvais tour qu'il venait de me jouer. Bouh, vilain CD!
Mais non, tout est pardonné, d'ailleurs je me le mets :
14h05 : La résistance s'organise. Que personne ne sorte, appelez le FBI. Mettez la pièce sous scellés. Je veux quinze agents 24h/24 sur cette affaire. Top priority !
14h10 : Avant d'accuser à tout va les membres de mon entourage, je tente de réfléchir sur les causes possibles de la disparition. Ai-je en des temps immémoriaux prêté ce disque à quelqu'un ? Je n'ai pas l'impression. Il y avait bien eu une discussion à ce sujet avec mon frère, mais il me semble qu'il avait fini par le télécharger (légalement je suppose, il est très bien élevé). Aurais-je pu le ranger ailleurs ? Pour être sûr, je regarde dans mon classement à tous les endroits possibles : W comme William, B comme Barber (dans mon étagère 'classique'), C comme Corsten... Et comme chou blanc. Rien. Nada.
14h20 : Je continue ma recherche aux alentours de l'endroit où le disque aurait dû être. Sinead O'Connor, Nusrat, Gary Numan, jusqu'aux singles de Justin Timberlake, bien évidemment rangés à N comme Nsync. Sans résultat, si ce n'est me rappeler que j'ai tout de même une chiée de disques assimilés peu ou prou à ces derniers. Mais ce n'est pas le moment de se remémorer ses coups de coeur passés. L'heure est grave. Je me dois de rester concentré sur ma mission.
14h30 : La panique est à son comble. En désespoir de cause, je refais toutes les étagères Benno à plus ou moins dix cases de l'endroit où le disque aurait dû être, portant une attention particulière au fond des étagères, pensant qu'une fausse manoeuvre aurait pu faire en sorte que le petit CD single cartonné se serait immiscé là lors d'une des précédentes réorganisations de ma collection. Je crois un instant ma quête couronnée de succès quand je sens une pochette cartonnée sous mes doigts en dessous des disques du compartiment supérieur de mon Benno L-Q (en-dessous du coffret de Low si vous voulez vraiment tout savoir). Las, il ne s'agit que d'un promo de Kings Of Convenience offert avec un vieux numéro des Inrocks. L'envie me prend de le jeter par terre de rage, mais je me reprends bien vite et le glisse consciencieusement entre mes deux albums du groupe. Ce serait bête que, dans deux ans, je revive mes affres actuels en le recherchant (bien que je me demande bien pourquoi j'irais chercher un CD promo single alors que j'ai l'album, que de plus je n'écoute jamais, mais bon, trève de digressions). Puis je repars à l'assaut de la montagne que ce coquin de sort a placée sur ma route en cette belle après-midi ensoleillée. Il ne sera pas dit que je me suis laissé aller au découragement et au désespoir.
14h35 : Oubliant complètement le travail que je m'étais assigné pour aujourd'hui (je prendrai sur mon weekend s'il le faut), je m'assieds à mon bureau pour tenter de retracer l'ensemble des mouvements de disques au cours des trois dernières années. La case des O était-elle dans l'organisation précédente plus en amont ou plus en aval ? Autrement dit, avais-je rajouté une étagère en début de classement ? Auquel cas, les O étaient auparavant plus en aval dans l'agencement naturel des étagères. Ou avais-je au contraire libéré une étagère vers la fin de mon classement ? Auquel cas les O risquent bien d'avoir été plus en amont, là où sont maintenant les N, les M, les L, voire les K ou les J. Force est de constater que je n'en sais plus rien. Le trou noir. J'ai l'impression que mes disques ont de toute éternité été rangés de cette façon et que jamais ils ne furent bougés.
14h45 : Cela fait 45 minutes que la musique s'est arrêtée et je ne pense même pas à aller remettre un disque. Comment pourrais-je apprécier un disque de substitution alors que LE disque vers lequel tous mes sens se tendent reste introuvable. Je décide d'envisager le problème sous un autre angle. Aurais-je pu embarquer par erreur le William Orbit alors que je déménageais pour une raison ou pour une autre un de ses voisins. Je ne vois pas pour quelle raison j'aurais pu placer Orbital ailleurs que dans les O, ce serait absurde ! Je ne suis pas maniaque pour rien. Pareil pour Yoko Ono. Je n'ai même pas un John Lennon auquel j'aurais pu l'accoler. A moins que... à moins que..., car sur le single de Yoko Ono, il y a un remix des Pet Shop Boys, et il fut un temps où tous mes remixes des Pet Shop Boys étaient classés avec les disques du groupe. Reprenant espoir, je plonge vers mon étagère "vaches sacrées" (Dead Can Dance, Pet Shop Boys, Nits) et m'en vais farfouiller à la fin du classement PSB, là où toutes les pièces rapportées sont rassemblées (Pete Burns, Fat Les, Back To Mine, etc.) et, miracle, hosanna, kyrie, il est là, négligemment placé entre le Pete Burns et le premier album de Dead Can Dance, semblant ne même pas se rendre compte du mauvais tour qu'il venait de me jouer. Bouh, vilain CD!
Mais non, tout est pardonné, d'ailleurs je me le mets :
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