Parce que la musique est une chose trop importante pour être laissée à ceux qui la prennent au sérieux.
Affichage des articles dont le libellé est admin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est admin. Afficher tous les articles
lundi, avril 4
En hiatus
Je rappelle que ce blog est en hiatus mais que vous pouvez me retrouver sur twitter, où je suis raisonnablement actif. 140 caractères une ou deux fois par jour correspond mieux à mon temps de cerveau disponible.
dimanche, août 22
Hiatus
Comme vous l'aurez sans doute remarqué, ce blog n'a pas été très actif ces derniers mois et je doute que les choses s'améliorent dans l'immédiat. Ce n'est pas que je n'écoute plus de musique et/ou que je ne me passionne plus pour rien, c'est juste que je n'ai/ne prends plus le temps de m'étendre sur le sujet. Tout juste suis-je encore capable d'écrire des tweets de temps à autre. Donc, si vous voulez encore bénéficier de ma bonne parole et cheminer en toute confiance vers un ailleurs musicalement plus gai, chic et entraînant (comme disait l'autre) ou plus épanouissant et satisfaisant, l'adresse à suivre dans les prochains mois est ici).
En guise de feu d'artifice final, mes coups de coeur de ces dernères semaines :
Bright Light Bright Light
The Black Heart Procession
l'avant dernier Autechre, Oversteps
Hurts
et le concerto pour violoncelle d'Olivier Greif
En guise de feu d'artifice final, mes coups de coeur de ces dernères semaines :
Bright Light Bright Light
The Black Heart Procession
l'avant dernier Autechre, Oversteps
Hurts
et le concerto pour violoncelle d'Olivier Greif
samedi, octobre 6
Juste une mise au point, sur les plus belles images de ma vie.
Cela fait un petit temps que je me rends compte que ma motivation pour écrire ici (et plus encore sur la Blogothèque) a diminué. Il y a plein de raisons à cela, la principale étant que je suis de plus en plus déconnecté de l'actualité musicale et ai donc de moins en moins de choses à dire. Je ne suis pas tout seul. La fréquence de mise à jour de mon feed semble avoir diminué et, très récemment, indieboytraqueur s'est fendu d'un long post-scriptum où il exprimait ses doutes et ses incertitudes sur l'avenir de son blog.
Voilà pour le constat. Reste à savoir les conséquences à en tirer. J'ai toujours trouvé ces animateurs de blogs qui annoncent à grand fracas leur départ, puis leur retour, puis leur nouveau départ et leur nouveau retour assez grotesques donc je ne ferai pas de déclaration à l'emporte-pièce. Je dirai juste que j'ai décidé de ne plus me sentir obligé de poster un billet lorsque je vois mes stats de visites ou mon autorité Technorati piquer du nez, juste pour relancer la machine. Je posterai quand j'aurai des choses à dire et ne posterai pas dans le cas contraire. J'ai une fâcheuse tendance à faire de mes loisirs des obligations et je ne voudrais pas que cela devienne aussi le cas pour ce blog. En conséquence, je vais entamer une cure de désintoxication SiteMeter, histoire de ne plus déprimer que vous ne continuiez pas à lire mes anciens billets lorsque je n'en écris plus de nouveaux.
Sinon :
- Après Radiohead qui ne vend le nouvel album qu'en téléchargement ou à un prix prohibitif (même si je finirai sans doute par bourse délier), Patrick Wolf prévoirait à son tour de sortir un mp3-album de chansons exclusives dans quelques semaines. Et comment qu'ils font les largués du progrès qui restent attachés au support physique, hein ?
La vidéo ci-dessous propose un extrait possible de ce futur album de Patrick Wolf
- Cela fait plusieurs mois/années que j'entends des gens divers et variés se pâmer à la simple mention du nom d'Eluvium. Un récent billet de My Old Kentucky Blog m'a enfin donné l'occasion de jeter une oreille sur ce que le nom recouvrait en réalité. C'est sympatoche, quelque part entre Stars Of The Lid, Philip Glass et Harold Budd disons, mais je ne suis pas transporté de bonheur. Les morceaux tonaux sont trop sirupeux pour être honnêtes (Prelude for Time Feelers) et les morceaux plus "ambient-angoissants" ont la mauvaise idée de n'être que ambient-angoissants (New Animals From The Air). Cela dit, je vais tenter d'écouter l'album entier, histoire de me faire une idée plus précise.
- O combien plus satisfaisant (au moins à court terme) : un remix vaguement technoïde du Enter Sandman de Metallica avec la voix. Ou un autre nettement plus technoïde mais sans la voix.
- Il y a sept ans, à Paris, cet homme m'a fait les gros yeux pour que je ne m'approche pas trop de Neil Tennant. Il est mort hier dans un accident voiture à Moscou. Paix à son âme.
- Le meilleur mp3-blog du monde propose de l'électro-pop suédoise classieuse, pour ceux qui ont déjà usé leur album de Robyn.
- Et enfin, une question brûlante à laquelle je dois répondre dans les deux semaines. Cela vaut-il vraiment la peine que je me réabonne aux Inrocks alorsque je les lis à peine et n'écoute plus leurs compilations ? Avant que vous ne répondiez tous non, sachez que je suis abonné depuis presque 10 ans et que je suis un maniaque des collections complètes, ce qui crée une tension presque intenable dans ma pauvre tête.
Voilà pour le constat. Reste à savoir les conséquences à en tirer. J'ai toujours trouvé ces animateurs de blogs qui annoncent à grand fracas leur départ, puis leur retour, puis leur nouveau départ et leur nouveau retour assez grotesques donc je ne ferai pas de déclaration à l'emporte-pièce. Je dirai juste que j'ai décidé de ne plus me sentir obligé de poster un billet lorsque je vois mes stats de visites ou mon autorité Technorati piquer du nez, juste pour relancer la machine. Je posterai quand j'aurai des choses à dire et ne posterai pas dans le cas contraire. J'ai une fâcheuse tendance à faire de mes loisirs des obligations et je ne voudrais pas que cela devienne aussi le cas pour ce blog. En conséquence, je vais entamer une cure de désintoxication SiteMeter, histoire de ne plus déprimer que vous ne continuiez pas à lire mes anciens billets lorsque je n'en écris plus de nouveaux.
Sinon :
- Après Radiohead qui ne vend le nouvel album qu'en téléchargement ou à un prix prohibitif (même si je finirai sans doute par bourse délier), Patrick Wolf prévoirait à son tour de sortir un mp3-album de chansons exclusives dans quelques semaines. Et comment qu'ils font les largués du progrès qui restent attachés au support physique, hein ?
La vidéo ci-dessous propose un extrait possible de ce futur album de Patrick Wolf
- Cela fait plusieurs mois/années que j'entends des gens divers et variés se pâmer à la simple mention du nom d'Eluvium. Un récent billet de My Old Kentucky Blog m'a enfin donné l'occasion de jeter une oreille sur ce que le nom recouvrait en réalité. C'est sympatoche, quelque part entre Stars Of The Lid, Philip Glass et Harold Budd disons, mais je ne suis pas transporté de bonheur. Les morceaux tonaux sont trop sirupeux pour être honnêtes (Prelude for Time Feelers) et les morceaux plus "ambient-angoissants" ont la mauvaise idée de n'être que ambient-angoissants (New Animals From The Air). Cela dit, je vais tenter d'écouter l'album entier, histoire de me faire une idée plus précise.
- O combien plus satisfaisant (au moins à court terme) : un remix vaguement technoïde du Enter Sandman de Metallica avec la voix. Ou un autre nettement plus technoïde mais sans la voix.
- Il y a sept ans, à Paris, cet homme m'a fait les gros yeux pour que je ne m'approche pas trop de Neil Tennant. Il est mort hier dans un accident voiture à Moscou. Paix à son âme.
- Le meilleur mp3-blog du monde propose de l'électro-pop suédoise classieuse, pour ceux qui ont déjà usé leur album de Robyn.
- Et enfin, une question brûlante à laquelle je dois répondre dans les deux semaines. Cela vaut-il vraiment la peine que je me réabonne aux Inrocks alorsque je les lis à peine et n'écoute plus leurs compilations ? Avant que vous ne répondiez tous non, sachez que je suis abonné depuis presque 10 ans et que je suis un maniaque des collections complètes, ce qui crée une tension presque intenable dans ma pauvre tête.
mercredi, avril 4
Bon...
...je suis incapable de mettre en ligne mon billet sur les albums de 2006 (rédigé dans le bloc-notes et copié-collé dans l'interface blogger, ce qui me dit-on peut poser des problèmes, même si ça n'avait pas été le cas jusqu'ici). M'est d'avis qu'il va falloir réinstaller la machine, dont le nombre de comportements pathologiques a sensiblement augmenté depuis deux semaines. Je soupçonne les mises à jour automatiques de Windows d'être venues mettre le boxon dans l'équilibre délicat qui s'était installé entre les différents programmes. De toutes façons, deux semaines de plus ou de moins, au point où on en est, ce n'est rien.
En avant-goût, je vous signale quand même que mon billet de la quinzaine sur la Blogothèque est consacrée à un album du top 3, celui de Pierre Lapointe.
En avant-goût, je vous signale quand même que mon billet de la quinzaine sur la Blogothèque est consacrée à un album du top 3, celui de Pierre Lapointe.
jeudi, janvier 25
Patience et longueur de temps...
...valent mieux que force ni que rage, comme disait je ne sais plus qui. Vous avez peut-être remarqué que je suis largement en-deçà de mes objectifs de productivité pour les albums de l'année. Je ne ressens pas le besoin impérieux de me dépêcher pour que ce soit vite fini et ça ne me dérange pas plus que ça de terminer fin février ou début mars. Cependant, j'ai quelques scrupules vis-à-vis des fichiers mp3 proposés qui seraient alors en ligne beaucoup trop longtemps. J'ai donc décidé de les retirer systématiquement dix jours après la publication des billets. Ils seront néanmoins tous remontés pour une très courte durée après la publication du classement final.
Voilà qui devrait apaiser ma conscience, qui en a bien besoin.
En attendant, vous pouvez aller écouter Maps, c'est très bien.
Voilà qui devrait apaiser ma conscience, qui en a bien besoin.
En attendant, vous pouvez aller écouter Maps, c'est très bien.
lundi, novembre 20
Electronica
Mon billet de la quinzaine sur la Blogothèque est le premier d'une série sur les musiques "électroniques" et est consacré plus particulièrement à l'électronica (Isan, Kettel, Boards of Canada). Comme quoi, même si je n'ai pour l'instant plus vraiment le temps d'écrire longuement ici, je parviens au moins à tenir le rythme là-bas.
Par ailleurs, mon blog devrait normalement atteindre son 100.000 visiteur (compteur Sitemeter faisant foi), d'ici demain matin. Si le visiteur en question venait à être un vrai visiteur (c'est-à-dire pas un robot spammeur ou un égaré tombé ici par hasard après une recherche sur Magic System, les poils de chat ou la tarte tatin), je serais assez tenté de le remercier d'une manière ou d'une autre, même si je ne vois pas trop comment. J'aurais dû cliquer sur ces bannières publicitaires qui, tous les jours, nous félicitent d'être les 10.000.000 visiteurs du site et nous proposent monts et merveilles en guise de cadeau. Ca m'aurait sans doute donné des idées.
EDIT : Le grand gagnant est un belge du Brabant, qui utilise Windows XP et est arrivé sur cette page à 23h18 via live.skynetblogs.be et est reparti via le site de la nowplaying-liste. Bravo à lui.
Par ailleurs, mon blog devrait normalement atteindre son 100.000 visiteur (compteur Sitemeter faisant foi), d'ici demain matin. Si le visiteur en question venait à être un vrai visiteur (c'est-à-dire pas un robot spammeur ou un égaré tombé ici par hasard après une recherche sur Magic System, les poils de chat ou la tarte tatin), je serais assez tenté de le remercier d'une manière ou d'une autre, même si je ne vois pas trop comment. J'aurais dû cliquer sur ces bannières publicitaires qui, tous les jours, nous félicitent d'être les 10.000.000 visiteurs du site et nous proposent monts et merveilles en guise de cadeau. Ca m'aurait sans doute donné des idées.
EDIT : Le grand gagnant est un belge du Brabant, qui utilise Windows XP et est arrivé sur cette page à 23h18 via live.skynetblogs.be et est reparti via le site de la nowplaying-liste. Bravo à lui.
mercredi, octobre 25
Soirée Type, Planetarium de Bruxelles, 30 septembre 2006
Je ne me suis pas encore tout à fait habitué à mes nouveaux horaires. Entre les heures de travail sur place et à domicile, les déplacements en train et les démarches administratives, mes heures de loisirs ont fondu comme neige au soleil et c'est probablement ce blog qui en souffre le plus. Cela dit, il n'est pas le seul, c'est notamment la première année depuis longtemps que je ne croule pas sous les concerts en octobre-novembre. J'ai sciemment fait l'impasse sur le festival Panoptica qui avait lieu la semaine dernière, pour cause d'affiche insuffisamment attractive. J'ai brossé à la fois le concert des Pipettes et de Gogol Bordello à Bruxelles et ferai sans doute de même pour Arab Strap et Lisa Germano. En fait, il me faudra sans doute encore quelques semaines avant de retrouver le temps nécessaire à mes activités en ligne. En espérant que d'ici là, j'aurai encore quelques lecteurs (le plancher des 100 visiteurs quotidiens a été enfoncé au début de cette semaine).
En attendant, je vais profiter de cette demi-journée de congé pour dire un mot rapide du concert de Deaf Center et de Helios organisé par le label anglais Type Records au Planetarium de Bruxelles. C'est la première fois que j'assistais à un concert dans un Planetarium, bien qu'il s'agisse d'une idée déjà ancienne (cela existe à Paris depuis des années paraît-il). Etant donné que le label Type a été le pourvoyeur de certaines de mes découvertes les plus marquantes de ces dernières années (Khonnor et Ryan Teague principalement), je me suis laissé tenter par l'expérience. Expérience est sans aucun doute le mot juste, quoique "épreuve d'endurance pour les vertèbres" serait également parfaitement adéquat puisque, bizarrement, les sièges ne sont pas du tout étudiés pour faciliter la vision du plafond. Les dossiers sont quasiment verticaux, ce qui fait qu'il faut se contorsionner, se placer en oblique et occuper au minimum deux places si on veut pouvoir profiter du spectacle. Un ami parisien n'a pas manqué de signaler que les sièges au Planetarium de Paris étaient nettement mieux conçus.
J'avais de Deaf Center le souvenir d'une musique instrumentale à la limite du new-age, qui caresse agréablement l'oreille durant les quelques premières écoutes mais révèle assez vite ses limites et son absence de profondeur. Ce concert d'une heure m'a plutôt conforté dans cette opinion, d'autant que les images projetées au plafond accentuent péniblement les clichés new-age de la musique (outre les inévitables étoiles et constellations, on a droit à des paysages panoramiques, des plantes, etc.). Les nappes de synthés ne mènent à rien et ne semblent là que pour emplier des couches vaporeuses qui finissent par anesthésier toute émotion. Bizarrement, alors que leur album Pale Ravine m'avait laissé le souvenir d'un groupe essentiellement instrumental, la voix (samplée) d'une sorte de Lisa Gerrard de prisunic était omniprésente. Petite déception donc qui vient rappeler que la musique new-age-ambient-contemplative (appelons-la ainsi) est un des genres les plus difficiles qui soit. La ligne de démarcation entre le pire et le meilleur est en effet parfois assez floue même si l'existence de dissonances et de résolutions harmoniques me semble déjà un bon moyen de faire le premier tri. Le premier EP de Ryan Teague m'a principalement plu à cause de ses dissonances (on pourrait aussi citer la bande originale du Solaris de Steven Soderbergh).
Après un court entracte, la deuxième partie est assurée par Helios, un projet dont je ne connaissais pour ainsi dire rien, si ce n'est que certains avaient déjà fait de leur album Eingya un sérieux candidat au titre d'album de l'année. Dès les premières secondes, il est clair que la musique d'Helios est plus "organique" (ce qui n'est finalement qu'une manière très prétentieuse de dire qu'on y entend de la guitare acoustique et un peu de bonne vieille batterie...malgré l'obscurité quasi-complète, on entr'apercevait d'ailleurs l'instrument, incongru dans sa simplicité rustique à côté de la machinerie Star-trekienne du planetarium). En fait, la musique de Helios s'éloigne assez clairement de l'electronica mâtinée de 'nouvelle musique' qui forme l'ordinaire des sorties du label et évoque plutôt ce qu'auraient pu créer Mogwai ou Explosions in the sky s'ils avaient vécu avant l'invention de l'électricité : des lignes de guitares acoustiques toutes simples qui se répètent, se superposent et évoluent lentement sur une rythmique simple et lancinante. La recette est simple (et a déjà beaucoup servi) mais elle continue à générer en live un effet d'envoûtement diffus très agréable. J'ai malheureusement eu depuis lors l'occasion de me rendre compte que, formatée sur la longueur d'un album, la musique d'Helios fonctionnait un peu moins bien. Peut-être était-ce une bonne chose finalement que le groupe ait déjà épuisé son stock de disques à vendre.
Liens :
- L'avis sur la soirée de mon ami parisien
- Le site du label propose régulièrement des podcasts, dont un mix "classique" de Keith Kenniff (Helios, Goldmund), qui balaye avec bonheur presque 4 siècles de musique.
En attendant, je vais profiter de cette demi-journée de congé pour dire un mot rapide du concert de Deaf Center et de Helios organisé par le label anglais Type Records au Planetarium de Bruxelles. C'est la première fois que j'assistais à un concert dans un Planetarium, bien qu'il s'agisse d'une idée déjà ancienne (cela existe à Paris depuis des années paraît-il). Etant donné que le label Type a été le pourvoyeur de certaines de mes découvertes les plus marquantes de ces dernières années (Khonnor et Ryan Teague principalement), je me suis laissé tenter par l'expérience. Expérience est sans aucun doute le mot juste, quoique "épreuve d'endurance pour les vertèbres" serait également parfaitement adéquat puisque, bizarrement, les sièges ne sont pas du tout étudiés pour faciliter la vision du plafond. Les dossiers sont quasiment verticaux, ce qui fait qu'il faut se contorsionner, se placer en oblique et occuper au minimum deux places si on veut pouvoir profiter du spectacle. Un ami parisien n'a pas manqué de signaler que les sièges au Planetarium de Paris étaient nettement mieux conçus.
J'avais de Deaf Center le souvenir d'une musique instrumentale à la limite du new-age, qui caresse agréablement l'oreille durant les quelques premières écoutes mais révèle assez vite ses limites et son absence de profondeur. Ce concert d'une heure m'a plutôt conforté dans cette opinion, d'autant que les images projetées au plafond accentuent péniblement les clichés new-age de la musique (outre les inévitables étoiles et constellations, on a droit à des paysages panoramiques, des plantes, etc.). Les nappes de synthés ne mènent à rien et ne semblent là que pour emplier des couches vaporeuses qui finissent par anesthésier toute émotion. Bizarrement, alors que leur album Pale Ravine m'avait laissé le souvenir d'un groupe essentiellement instrumental, la voix (samplée) d'une sorte de Lisa Gerrard de prisunic était omniprésente. Petite déception donc qui vient rappeler que la musique new-age-ambient-contemplative (appelons-la ainsi) est un des genres les plus difficiles qui soit. La ligne de démarcation entre le pire et le meilleur est en effet parfois assez floue même si l'existence de dissonances et de résolutions harmoniques me semble déjà un bon moyen de faire le premier tri. Le premier EP de Ryan Teague m'a principalement plu à cause de ses dissonances (on pourrait aussi citer la bande originale du Solaris de Steven Soderbergh).
Après un court entracte, la deuxième partie est assurée par Helios, un projet dont je ne connaissais pour ainsi dire rien, si ce n'est que certains avaient déjà fait de leur album Eingya un sérieux candidat au titre d'album de l'année. Dès les premières secondes, il est clair que la musique d'Helios est plus "organique" (ce qui n'est finalement qu'une manière très prétentieuse de dire qu'on y entend de la guitare acoustique et un peu de bonne vieille batterie...malgré l'obscurité quasi-complète, on entr'apercevait d'ailleurs l'instrument, incongru dans sa simplicité rustique à côté de la machinerie Star-trekienne du planetarium). En fait, la musique de Helios s'éloigne assez clairement de l'electronica mâtinée de 'nouvelle musique' qui forme l'ordinaire des sorties du label et évoque plutôt ce qu'auraient pu créer Mogwai ou Explosions in the sky s'ils avaient vécu avant l'invention de l'électricité : des lignes de guitares acoustiques toutes simples qui se répètent, se superposent et évoluent lentement sur une rythmique simple et lancinante. La recette est simple (et a déjà beaucoup servi) mais elle continue à générer en live un effet d'envoûtement diffus très agréable. J'ai malheureusement eu depuis lors l'occasion de me rendre compte que, formatée sur la longueur d'un album, la musique d'Helios fonctionnait un peu moins bien. Peut-être était-ce une bonne chose finalement que le groupe ait déjà épuisé son stock de disques à vendre.
Liens :
- L'avis sur la soirée de mon ami parisien
- Le site du label propose régulièrement des podcasts, dont un mix "classique" de Keith Kenniff (Helios, Goldmund), qui balaye avec bonheur presque 4 siècles de musique.
mercredi, octobre 18
Changement de look
Comme vous l'avez sans doute remarqué, je me suis amusé à chipoter avec la mise en page. Je crois que je préfère ce design-ci à l'ancien, dont je commençais à me lasser. Il a notamment l'avantage de laisser plus de place à la colonne latérale, que j'aimerais développer un peu. Qu'en pensez-vous ? La transition est-elle trop rude ?
Apparemment, Blogger ne permet pas de personnaliser facilement l'en-tête de son blog. J'aurais aimé pouvoir y mettre une image de mon choix. C'est manifestement possible mais je ne vois pas pour l'instant comment. Je continuerai à fouiller dans les recoins du site ce week-end.
PS : Pour certains utilisateurs Blogger, les commentaires 'signés' ne fonctionnent apparemment pas, mais les commentaires anonymes ne devraient normalement pas poser de problèmes.
Apparemment, Blogger ne permet pas de personnaliser facilement l'en-tête de son blog. J'aurais aimé pouvoir y mettre une image de mon choix. C'est manifestement possible mais je ne vois pas pour l'instant comment. Je continuerai à fouiller dans les recoins du site ce week-end.
PS : Pour certains utilisateurs Blogger, les commentaires 'signés' ne fonctionnent apparemment pas, mais les commentaires anonymes ne devraient normalement pas poser de problèmes.
Bouteille à la mer.
Une des rares choses que je trouve encore le temps de suivre sur le Web en ce moment est la tournée promo de Patrick Wolf en Angleterre. Enfin, quand je dis suivre, c'est surtout honteusement profiter du travail des autres, comme par exemple ici, où j'ai trouvé deux enregistrements parfaits des sessions radio qu'il a jouées hier soir. La version acoustique d'Accident and Emergency jouée chez Tom Robinson me réconcilierait presque avec la chanson.
Sinon, pour le reste, si vous vous inquiétiez encore (peu probable, mais bon) du fait que je n'avais plus le goût à rien et trouvais tout ce que j'écoutais médiocre, soyez rassurés. J'ai écouté ces deux dernières semaines une floppée d'excellents albums qui m'ont réconcilié avec l'humanité. En particulier :
- La compilation Plague Songs tient toutes les promesses de son tracklisting (le morceau de Scott Walker est encore plus hallucinant que d'habitude).
- L'album de Pierre Lapointe ne m'a pas déçu et le mélange d'acoustique et d'électronique que l'on y trouve m'a d'ailleurs un peu fait penser à Patrick Wolf (on y revient toujours).
- J'ai enfin réussi à acquérir une copie d'un des deux albums de Marissa Nadler et il est en tous points aussi merveilleux que je l'espérais. Ca faisait des années que je n'avais pas découvert une voix qui me parle à ce point. Le deuxième album est en commande chez mon disquaire depuis deux mois. Je ne désespère pas qu'il arrive un jour.
Sinon, pour le fan des Pet Shop Boys, ces deux semaines sont une sorte de Noël anticipé. Sortent en effet un livre d'art couvrant l'histoire de leur "visuel" durant vingt ans, le DVD d'un documentaire de deux heures sur le groupe, un nouveau single, un double album live reprenant le concert donné avec orchestre pour Radio 2 et la compilation Popjustice qui propose une version inédite de It's A Sin. Si on voulait être tout à fait complet, on pourrait aussi ajouter la sortie du best-of d'Electronic, le super groupe indie-pop auquel Neil Tennant a collaboré, et celle du nouvel album de Robbie Williams, qui contient deux chansons écrites ou produites par le groupe. Je crois que je n'ai rien oublié. Inutile de dire que le type au service marketing de EMI qui a cru que c'était une bonne idée de tout sortir en à peine huit jours mérite une mise à pied immédiate.
Je crois que je vais commencer dès maintenant ma série de billets sur les albums de l'année. C'est la seule solution que je vois si je veux espérer avoir fini d'ici la fin janvier. Je vais aussi me laisser tenter par la "modification du template" que Blogger Beta me propose. Comme je n'y connais pas grand-chose en HTML, c'est sans doute une très mauvaise idée. Ne vous étonnez donc pas si le blog est illisible pendant quelques jours.
Pour illustrer tout ça et vous remercier de m'avoir lu jusqu'ici :
- les deux B-sides du nouveau single des Pet Shop Boys et la version de We're the Pet Shop Boys par Robbie Williams.
- le single de Mika, un chanteur dont on risque d'entendre reparler, ne serait-ce que parce qu'il fait ce que les Scissor Sisters ne font plus.
- David F a été dénicher un joueur de dulcimer à marteaux qui n'est pas Lisa Gerrard. Pour le fan de Dead Can Dance, l'effet évocateur est troublant (et pourquoi est-ce que seulement une partie de ses billets apparaissent sur bloglines, rogntudju, je viens seulement de m'en rendre compte).
- Damon Albarn trouvait sans doute le temps long. Il a donc créé un nouveau groupe. Le single m'a l'air plutôt prometteur, une fois de plus.
- Un morceau de Bat for Lashes, qui n'est pas à cent mille lieues de Marissa Nadler. Je vais écouter l'album très vite. Ca risque de me plaire. PS : Si quelqu'un pouvait me dire de quelle chanson de girl-group des années 60 (à vue de nez) les premières secondes sont extraites, ça me permettrait de dormir. C'est un standard absolu (genre Ronettes ou Supremes), mais je ne parviens pas à recomposer la chanson jusqu'au refrain. Merci.
Sinon, pour le reste, si vous vous inquiétiez encore (peu probable, mais bon) du fait que je n'avais plus le goût à rien et trouvais tout ce que j'écoutais médiocre, soyez rassurés. J'ai écouté ces deux dernières semaines une floppée d'excellents albums qui m'ont réconcilié avec l'humanité. En particulier :
- La compilation Plague Songs tient toutes les promesses de son tracklisting (le morceau de Scott Walker est encore plus hallucinant que d'habitude).
- L'album de Pierre Lapointe ne m'a pas déçu et le mélange d'acoustique et d'électronique que l'on y trouve m'a d'ailleurs un peu fait penser à Patrick Wolf (on y revient toujours).
- J'ai enfin réussi à acquérir une copie d'un des deux albums de Marissa Nadler et il est en tous points aussi merveilleux que je l'espérais. Ca faisait des années que je n'avais pas découvert une voix qui me parle à ce point. Le deuxième album est en commande chez mon disquaire depuis deux mois. Je ne désespère pas qu'il arrive un jour.
Sinon, pour le fan des Pet Shop Boys, ces deux semaines sont une sorte de Noël anticipé. Sortent en effet un livre d'art couvrant l'histoire de leur "visuel" durant vingt ans, le DVD d'un documentaire de deux heures sur le groupe, un nouveau single, un double album live reprenant le concert donné avec orchestre pour Radio 2 et la compilation Popjustice qui propose une version inédite de It's A Sin. Si on voulait être tout à fait complet, on pourrait aussi ajouter la sortie du best-of d'Electronic, le super groupe indie-pop auquel Neil Tennant a collaboré, et celle du nouvel album de Robbie Williams, qui contient deux chansons écrites ou produites par le groupe. Je crois que je n'ai rien oublié. Inutile de dire que le type au service marketing de EMI qui a cru que c'était une bonne idée de tout sortir en à peine huit jours mérite une mise à pied immédiate.
Je crois que je vais commencer dès maintenant ma série de billets sur les albums de l'année. C'est la seule solution que je vois si je veux espérer avoir fini d'ici la fin janvier. Je vais aussi me laisser tenter par la "modification du template" que Blogger Beta me propose. Comme je n'y connais pas grand-chose en HTML, c'est sans doute une très mauvaise idée. Ne vous étonnez donc pas si le blog est illisible pendant quelques jours.
Pour illustrer tout ça et vous remercier de m'avoir lu jusqu'ici :
- les deux B-sides du nouveau single des Pet Shop Boys et la version de We're the Pet Shop Boys par Robbie Williams.
- le single de Mika, un chanteur dont on risque d'entendre reparler, ne serait-ce que parce qu'il fait ce que les Scissor Sisters ne font plus.
- David F a été dénicher un joueur de dulcimer à marteaux qui n'est pas Lisa Gerrard. Pour le fan de Dead Can Dance, l'effet évocateur est troublant (et pourquoi est-ce que seulement une partie de ses billets apparaissent sur bloglines, rogntudju, je viens seulement de m'en rendre compte).
- Damon Albarn trouvait sans doute le temps long. Il a donc créé un nouveau groupe. Le single m'a l'air plutôt prometteur, une fois de plus.
- Un morceau de Bat for Lashes, qui n'est pas à cent mille lieues de Marissa Nadler. Je vais écouter l'album très vite. Ca risque de me plaire. PS : Si quelqu'un pouvait me dire de quelle chanson de girl-group des années 60 (à vue de nez) les premières secondes sont extraites, ça me permettrait de dormir. C'est un standard absolu (genre Ronettes ou Supremes), mais je ne parviens pas à recomposer la chanson jusqu'au refrain. Merci.
Inscription à :
Articles (Atom)