samedi, avril 4

Yes, Pet Shop Boys (II)

(début du billet ici)

Dans les interviews ayant entouré la sortie de l'album, Neil et Chris prétendent avoir eu l'idée de demander au collectif Xenomania de produire leur album après s'être rendu compte qu'ils avaient écrit des chansons essentiellement pop et joyeuses, qui leur semblaient correspondre au profil des producteurs attitrés de Girls Aloud (et dans une moindre mesure de Rachel Stevens). On peut se demander si ce n'est pas plutôt le contraire qui s'est produit, le groupe ayant eu dans l'idée de créer leur album en collaboration avec Xenomania et ayant plus ou moins consciemment canalisé leur inspiration dans cette direction. Quoi qu'il en soit, cette collaboration entre l'usine à hits réunie autour de Brian Higgins et les princes consorts de la synth-pop eighties avait de quoi faire saliver. Quand en plus, les rumeurs ont commencé à circuler sur une participation de Johnny Marr (The Smiths), à la guitare et à l'harmonica (Bob Dylan alert!), d'Owen Pallett (Final Fantasy, Arcade Fire) et de Fred Falke (fourré dans la plupart des mauvais coups liés à la "French(-touch) connection"), l'excitation parmi les fans s'est fait palpable. L'heure est venue de voir si le résultat est à la hauteur des attentes. De ce point de vue, la première moitié de l'album n'est pas très encourageante.

1 - Love Etc. (8) : Les rumeurs ayant précédé la sortie de ce premier single prétendaient que cette chanson ne ressemblait à rien de ce que les PSB avaient pu faire auparavant. Avec le recul, ce n'est pas tout à fait vrai. Certes, le titre est co-écrit par Xenomania (le riff de synthés en fond sonore serait d'eux) et les choeurs mi-chantés mi-criés semblent à première écoute un peu incongrus, mais très vite, on retombe en terrain connu, cette construction basée sur l'alternance couplet-refrain interrompue par un middle-8 est typique des PSB et les paroles de vieux sage revenu de tout expliquant qu'il ne faut pas être riche pour connaître l'amour sont Tennantissimes. Incidemment, la chanson contient une des meilleures paroles de l'album "Too much of anything is never enough / Too much of everything is never enough". En fait, cette chanson me rappelle The Only One, que tout le monde détestait mais qui pour moi n'était pas loin d'être la meilleure chanson de Nightlife. (Vidéo ici)

2 - All Over The World (6) : Pressentie pour être le deuxième single, cette chanson a pour moi deux gros défauts : tout d'abord, la citation très plan-plan de Casse-Noisette, qui alourdit inutilement les premières secondes avant de revenir par deux fois piétiner le mix de ses gros sabots balourds (quitte à citer du classique, autant le faire avec une mélodie qui en vaille la peine, cfr Gainsbourg, qui faisait ça très bien) et le refrain un peu trop mécaniquement joyeux pour moi. Je ne sais trop pourquoi le 'This is a song' ouvrant le refrain sonne forcé à mes oreilles, comme si Neil le chantait sans y croire, s'excusant discrètement de se compromettre une envolée lyrique aussi clichetonneuse. C'est dommage parce que, par ailleurs, je trouve les couplets (surtout le passage vers 1:30) franchement plaisants (à écouter ici).

3 - Beautiful People (5) : Les journalistes présentent souvent cette chanson comme une tentative de pastiche de la pop 60s et je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi, à part peut-être pour les percussions, qui semblent tout droit sortir d'une chanson des Supremes. En fait, si pastiche il y a, il s'agit d'un pastiche de I Get Along, leur pastiche d'Oasis, qui est déjà au départ un tribute-band pasticheur des Beatles. De pastiche en pastiche, l'influence 60s s'est sensiblement diluée et les arrangements de cordes d'Owen Pallett ou l'harmonica de Johnny Marr n'y changent malheureusement rien. Je crois que des plus de 200 (300 ?) chansons écrites par les PSB, il n'y en a pas trois qui ont un refrain aussi nul et non-avenu que celle-ci. Malgré une intro qui fait illusion et un premier couplet qui ne laisse pas vraiment prévoir la désillusion du refrain, on peut sans exagérer affirmer qu'il s'agit de la pire chanson de l'album, et le fait qu'elle ait été écrite dans un premier temps pour servir de bande-son à une des plus mauvaises sitcoms produites par la BBC n'arrange rien (à écouter ici).

4 - Did you see me coming? (6.5) : Une intro de guitare, vraiment ? Pendant 7 secondes, on aurait pu se croire chez Suede ou les Smiths (Johnny Marr toujours), mais bon, très vite, la rythmique synthétique entre en jeu et on revient en terrain connu. Malheureusement, ici aussi, j'ai du mal à me faire à ce refrain faussement enjoué, qui me rappelle cette pop scandinave (de BWO à Alcazar disons), agréable à petites doses, mais qui révèle très rapidement l'étroitesse de son inspiration (la disco et la pop de supermarché de Stock-Aitken-Waterman). Je peux avoir dit du bien de Bodies Without Organs dans le passé, mais il n'en reste pas moins que j'attends plus du (deuxième) meilleur groupe du monde que cette ritournelle en plastique qui tourne à vide. Pour être honnête, je dois en revanche avouer que j'ai un faible prononcé pour les mélismes de synthés à 2:30 (à écouter ici).


Bon, pourriez-vous vous me dire, on a déjà dépassé le tiers de l'album et la moyenne des notes que tu donnes aux chansons n'atteint même pas 7/10. Qu'est ce qu'il t'arrive ? Tu t'es enfin rendu compte qu'ils étaient nuls ? Ca y est ? On peut sabler le champagne ? Tu t'es enfin débarrassé de cette admiration aveugle pour tes héros d'enfance ? Tu vas pouvoir t'intéresser à des musiques qui en valent vraiment la peine ? Le jazz kabyle, la no-wave japonaise, le death-metal norvégien, la scène anti-folk de Portland, la country sépulcrale californienne, et toutes ces choses que, enfermé dans un passé révolu, tu ne prenais pas le temps de connaître ?
Et bien, non, ne vous réjouissez pas trop vite, car c'est ici que les choses sérieuses commencent vraiment.

5 - Vulnerable (8.5) : Je n'aime rien tant que de voir une pop-song fonctionner à plein alors que, sur le papier, les prémisses en semblaient intenables. Quatre refrains identiques et trois couplets quasiment interchangeables, sans temps mort ni intermède instrumental. En quatre minutes quarante, Neil ne s'arrête pour ainsi dire pas de chanter. Cette chanson devrait a priori être une scie et sembler insupportable dès la troisième écoute. Et pourtant, c'est sans dout la chanson dont je me lasse le moins. Les mélodies des couplets et des refrains sont addictives, Neil y alterne avec bonheur entre son registre aigu et son registre grave et les petites ponctuations de guitare espagnole ne sont pas loin d'être géniales. J'ai écouté attentivement la chanson au casque pour tenter de percevoir ce qui me plaisiait tant, et je crois que la rythmique imperturbable en fond sonore, littéralement "relentless" dans sa marche en avant et qui empêche la chanson de se déliter par excès de répétition, explique sans doute en grande partie pourquoi cela fonctionne. Et puis, Vulnerable est un mot typiquement Petshopboysien. A première vue, il a l'air tout misérable, encombré de toutes ces lettres qui se prononcent à peine. Pourtant, lorsqu'il se retrouve ainsi propulsé au coeur d'une chanson, répété une dizaine de fois, tout entouré de son écrin sonore, il en devient presque triomphal. (A ecouter ici).

(la suite ici)

dimanche, mars 29

Yes, Pet Shop Boys (I)

Plantons tout d'abord le décor : Neil Tennant et Chris Lowe, mieux connus sous le nom de Pet Shop Boys, deuxième meilleur groupe du monde à moi que j'ai, meilleur groupe du monde encore en activité, seuls rescapés (avec Depeche Mode sans doute) de la révolution synthétique du début des années 80, ayant survécu on ne sait trop comment à la vague techno-house et rock qui a dévasté le monde de la musique pop durant des années 90 de sinistre mémoire (les deux chansons-phares de cette période dans les charts : Bryan Adams et Wet Wet Wet, tout est dit), laissant comme horizon insurpassable des hit-parades du monde entier les clônes tristes de la télé-réalité naissante, les resucées boum-boum de la dance bas-du-front, l'explosion d'un R'n'B (temporairement je l'espère) gangréné par un matérialisme triomphant et revanchard et, à l'autre extrémité du spectre, pléthore de groupes et d'individus cherchant désespérément à convaincre de leur importance en vantant l'authenticité de leur démarche, en se drapant dans leurs racines prolétaires et leur refus d'une facilité commerciale vécue comme un aveu de défaite face à la dictature d'un idéal artistique d'autant plus incontournable que personne ne peut vraiment en expliciter les contours (fichtre! Je me suis un peu laissé emporter là).

Cette traversée du désert de la pop, dans ce que ce mot a de plus noble, s'est aussi fait sentir pour les Pet Shop Boys. Leurs trois albums sortis entre 1996 et 2002 sont, avec le recul et à des degrés divers, des déceptions. J'y trouvais bien évidemment toujours sur le moment même de quoi m'enthousiasmer, je ne suis pas fan pour rien (voir mon avis sur le dernier, Release, ici). To Step Aside, Boy Strange, Love Is A Catastrophe par exemple font indéniablement partie de leurs meilleures chansons, mais le ciment qui permet parfois, on ne sait trop ni pourquoi ni comment, à une collection de chansons et à un visuel (costumes, pochettes, clips, etc.) d'entrer en résonance avec l'air du temps, de rétablir une connection intime et personalisée entre un groupe et le grand public, et de présenter un tout homogène s'insérant harmonieusement dans la chronologie d'une carrière, ce ciment faisait cruellement défaut. Ces albums semblaient faits de bric et de broc et manquer d'une idée directrice claire. Bien que je ne sois pas du genre à croire que le public ait toujours raison, force est de reconnaître que cette succession d'albums moyens a grandement contribué à faire rentrer les Pet Shop Boys dans un semi-anonymat. Leurs chiffres de vente n'étaient plus avec Release qu'un cinquième de ce qu'ils étaient à la fin des années 80 et majoritairement imputables à des fans de la première heure. Le grand public n'était tout simplement plus intéressé.

Bien que Fundamental (2006) (dont je parle ici) n'ait rien fait pour enrayer le déclin de leur succès commercial, il a au moins permis au groupe de renouer avec une certaine forme d'ambition dans l'écriture et une recherche d'unité de style sur la longueur d'un album qui faisait cruellement défaut sur les albums précédents. Ils avaient notamment décidé de faire appel à un producteur unique pour tout l'album : Trevor Horn, une des personnalités emblématiques de leur "imperial phase" (pour reprendre le terme consacré par lequel on désigne leur période de triomphe commercial entre 1986 et 1989).

Aujourd'hui, trois ans plus tard, tous les indicateurs extérieurs semblent être revenus au vert : la pop commerciale est plus populaire que jamais, Britney Spears est revenue au firmament de la pop mondiale et suscite des vocations (Lady Gaga ou Lykke Li pour ne citer qu'elles), The Killers et Muse ont semble-t-il convaincu même les lecteurs du NME les plus hardcore que les synthétiseurs n'étaient pas forcément une invention du diable. En Angleterre, Girls Aloud symbolise parfaitement ce renouveau de popularité de la pop décomplexée des années 80. Sensibles sans doute à ce nouvel air du temps, les membres de la British Phonographic Industry ont décerné le mois dernier aux Pet Shop Boys un "Brit Award for Outstanding Contribution to Music" (voir ici). Il restait donc au groupe lui-même à sortir un album susceptible de surfer sur cette vague et de leur faire récupérer leur place au firmament du pop-business. En ont-il été capables ? Vous le saurez dans le prochain billet ici.

dimanche, mars 15

Pour ne pas rester sur une note triste

La nouvelle chanson postée hier par Patrick Wolf sur sa page Myspace (Vulture) me fait frémir de bonheur. Patrick avait promis un album électro-punk rentre-dedans et il tient promesse. Après la semi-déception de The Magic Position, ça fait du bien.

EDIT : Et la vidéo est...euh.... comment dire... disons que la vidéo EST, au sens philosophique du terme.

Alain Bashung est mort

Le morceau que je voulais n'est pas dispo sur Youtube. Je sacrifierai donc l'originalité pour l'évidence :



(il y a eu un bel (et court) hommage par Stuart Staples des Tindersticks sur Pitchfork il y a une dizaine de jours)

jeudi, mars 5

The Big Pink

Une fois les tchak-boom synthétiques des premières secondes passés, je me suis rendu compte que ce morceau me rappelait beaucoup le 4AD de la fin des années 80, plein de shoegazing et de choeurs éthérés. Ca faisait longtemps que je n'avais pas eu l'impression qu'une sortie 4AD n'était pas en décalage avec le style musical qui avait fait la réputation du label il y a une vingtaine d'années. Ma curiosité est définitivement éveillée.



et, pour la route, un autre morceau, qui semble ne pas devoir sortir sur 4AD, mais bon :

lundi, mars 2

Vous voulez découvrir Philip Glass?

Une bonne introduction dans la première demi-heure de cette émission de Musiq'3, la radio classique de la RTBF.

samedi, février 28

Excès de testostérone

En faisant le bilan musical de ma journée, je me suis rendu compte avec stupéfaction que je n'ai écouté aujourd'hui que du Metallica, du AC/DC et du Oasis ?!?!? Je dois couver quelque chose, par exemple une maladie rare dont le premier symptôme serait un soudain déséquilibre hormonal, en espérant que demain, je ne me retrouve pas à chantonner du Bruce Springsteen avec une chemise à carreaux. Brrrrr.

PS : le nouveau single de U2 ne me semble pas ressembler à grand-chose. Brian Eno était-il parti en vacances quand ils l'ont enregistré ?

mardi, février 24

Récapitulatif des derniers billets

- Bon, le Bat For Lashes sera définitivement incoutournable. La preuve, il y a Scott Walker qui chante dessus.
- Tinted Windows, avec des vrais morceaux de Hanson et Smasking Pumpkins sort du bois (mouaif).
- Love, etc...


(et merci à Stereogum, officiellement ma source n°1 d'informations ces dernières semaines)

dimanche, février 22

La revanche des boy bands

(Notez l'absence de "'s" dans boy bands)

Mon adoration aveugle de tout ce qui touche à la pop m'a parfois amené à dire du bien de ce genre honni entre tous : la chanson de boy bands, qui, comme tous les genres, contient pourtant son lot de gemmes. Je me suis souvent senti très seul en Francophonie dans cette mini-croisade. Tous les arguments amenant de l'eau à mon moulin sont donc bons à prendre.

Je note donc avec un certain plaisir que le boy band est en train de retrouver une sorte de reconnaissance de la part de l'establishment pop-rock anglo-saxon. J'en veux pour preuve cette collaboration tout à fait premier degré entre Coldplay et Gary Barlow, chantant lors du concert War Child après la cérémonie des Brit Awards, ce qui est sans aucun doute la meilleure chanson du Take That première période, Back For Good. (je vous fais grâce du rappel, déjà largement commenté par ailleurs, avec Bono, Chris Martin et The Killers.)



Par ailleurs, James Iha, guitariste de la meilleure époque de Smashing Pumpkins et un membre de Fountains Of Wayne ont enregistré un album avec Taylor Hanson (oui, oui, celui de Mmmmbop et de Weird, une chanson que j'aime décidément beaucoup :


(sacré Gus Van Sant, j'ignorais qu'il avait été leur vidéaste)

Je ne manquerai pas de jeter une oreille sur la chose quand ça sortira.

jeudi, février 19

La consécration

Aux Brit Awards, hier soir pour un "Outstanding Contribution To Music Award".

(Attention : cette vidéo contient du Lady Gaga, du Brandon Flowers, du medley mixé à la truelle et des danseurs dont on se demande à quoi ils servent.... mais aussi des chansons, ce qui est finalement la seule chose importante.)

dimanche, février 8

Résistance des matériaux

Partant du principe que la musique n'est jamais qu'une application de la physique ondulatoire, j'inaugure avec ce billet une nouvelle série sur les rapports entre l'amour de la musique et les sciences dures. Pour cette premier volet, je vais parler d'un problème qui touche au coeur quiconque a déjà acheté des CD via Internet.

J'ai souvent été surpris du manque de soin porté à l'emballage des CD achetés en ligne. Souvent, ils sont expédiés entourés simplement d'un mince carton. Pourtant, dans 80% des cas, le boîtier extérieur (ce billet passe évidemment sous silence le cas très particulier des digipacks) est intact, souvent même sans la moindre fêlure. Pourtant, et c'est là que l'inexplicable le dispute à l'étrange, les picots qui maintiennent le CD sur le plateau sont très souvent réduits en miettes. Comment peut-on expliquer que le contenant soit ainsi plus abîmé que le contenu, étant entendu que le contenant est a priori plus exposé aux chocs que le contenu ?

J'ai tenté d'étudier le problème en faisant appel à mon esprit scientifique mais ne suis pas parvenu à me motiver suffisamment pour passer outre les premières difficultés expérimentales. Je me suis donc bien vite confortablement réfugié dans l'à-peu-près et le ça-sera-toujours-bon-comme-ça. A première vue, il semblerait qu'il y ait un peu moins d'un millimètre entre la face avant du CD et ces fameux picots (pour un livret de taille moyenne). La face avant du CD, a priori la plus fragile, doit donc a priori subir une déformation conséquente avant que l'intégrité structurelle de ces petits picots ne soit mise en danger. Pourtant, ce sont systématiquement ces derniers qui trinquent. Comment l'expliquer ?

Peut-être la face avant du CD résiste-t-elle mieux au fléchissement que le picot ne résiste à la compression ? A moins que ce ne soit la soudaineté des chocs qui joue un rôle déterminant, les picots étant plus sensibles aux déformations soutenues et lentes que le boîtier extérieur, plus vulnérable lui face aux chocs violents et brefs ? Autre question à se poser : doit-on tenir compte du rôle d'amortisseur joué par le livret ? Et si oui, comment ? Un livret épais, plein de jolies photos et de paroles de chansons, est a priori un bon absorbeur des chocs, mais il rajoute également de l'épaisseur au contenu du boîtier et diminue donc la distance tampon d'un millimètre qui était censée protéger les picots des déformations du boîtier. Lequel de ces effets domine ?

Quoi qu'il en soit, j'ai de bonnes raisons de soupçonner un sous-dimensionnement coupable de ces petits picots par les fabricants de boîtiers "jewel-case" qui, pour quelques centimes d'économie, jouent de manière éhontée avec la sécurité des CD, qui aurait pourtant dû être leur préoccupation première. En effet, un CD qui n'est plus fermement maintenu au centre du plateau par les picots risque durant son cahoteux et chaotique trajet de de déloger, de se mettre à glisser dans le boîtier, voire de se rayer, ce qui peut mener jusqu'à la mort fonctionnelle du dit CD : ne plus pouvoir être lu par les lecteurs, l'information chèrement payée qu'il contient condamnée à dépérir dans son écrin, toujours brillant mais rendu à jamais inaccessible au pouvoir révélateur du faisceau laser.

Loin de moi l'idée de vouloir incriminer qui que ce soit. Ce problème mérite mieux que de mesquines attaques ad hominem. Mais quand même. Les ingénieurs responsables de ce fiasco ne pouvaient-ils vraiment pas faire mieux ? N'ont-ils pas appris qu'une structure ne peut jamais être plus solide que le plus fragile de ses composants ?
Seraient-ce des patrons cupides qui leur ont donné un cahier des charges a minima qu'ils ont bien dû, la mort dans l'âme, respecter (du genre "pas plus de x grammes de matières premières par boîtier") ?

Toujours est-il que, à chaque fois que je reçois un disque par la poste, l'angoisse m'étreint. Contenant à grand peine ma fébrilité, je le place près de mon oreille, où je le secoue délicatement, espérant ardemment ne rien entendre qu'un silence apaisant. Las, presque toujours, le cliquetis de plastique tant redouté jaillit de derrière le cellophane et je dois me préparer mentalement à une nouvelle cérémonie funèbre de ramassage de picots, recueillis un à un avec révérence avant d'être versés dans la poubelle, dernière demeure sans gloire pour ces morceaux de plastique courageux que l'avidité des hommes aura placés face à une tâche impossible.

Et après, on s'étonne que les gens téléchargent des mp3 et n'achètent plus de CD...

samedi, février 7

Bat for Lashes

Il m'a fallu un peu de temps pour me mettre à Bat For Lashes, mais après avoir entendu cet extrait du deuxième album à venir chez Stereogum, je suis définitivement intéressé.

mercredi, février 4

Elbow goes orchestral

Guy Garvey et ses bons amis d'Elbow ont réinterprété intégralement leur dernier album The Seldom Seen Kid avec le BBC Concert Orchestra. Le concert est écoutable pour quelques jours sur le site de BBC Radio 2.

samedi, janvier 31

A venir en 2009

Outre évidemment l'album des Pet Shop Boys, dont un extrait devrait être diffusé à la radio anglaise la semaine prochaine, quelques liens pour se faire une idée de ce que 2009 nous réserve :

- un nouvel album de Marissa Nadler : 2 extraits chez Obscure Sound
- un nouvel album de Junior Boys : un morceau en écoute chez Stereogum (et deux autres chez Obscure Sound)
- Owen Pallett, plus connu sous le nom de Final Fantasy, semble décidé à ne sortir que des disques introuvables en magasin. Tant pis pour lui. Cela ne m'empêchera pas d'aller, toujours chez Stereogum écouter deux morceaux et regarder une vidéo. (Pour information, il a collaboré à l'album des Pet Shop Boys en etant qu'arrangeur).
- Battle, le quatrième album de Patrick Wolf devrait sortir dans quelques semaines et Patriiiick semble déterminé à jouer à fond la carte de la promotion on-line, d'où, notamment, un canal Youtube et le financement via Bandstocks (dont j'ai déjà dit un mot ici, et qui est à présent ouvert aux non-britanniques)

mercredi, janvier 28

Le pire et le meilleur

Je pensais vraiment que la mode des reprises de tubes anglo-saxons par des chanteurs français avait cessé avec les années 70 (Johnny Hallyday, les Martin Circus, Joe Dassin et tous les autres). D'où ma stupéfaction de tomber sur ce truc absolument incroyable sur I Was There



Les mots me manquent.

En beaucoup moins lourd et plus aérien, un récent billet de Les passions de Fab permet d'écouter quatre extraits de la nouvelle édition des compiles Pop Ambient du label Kompakt. Je n'ai pas écouté car je compte bien l'acheter un de ces jours, mais de confiance, je peux déjà vous dire que ce sera bien.

samedi, janvier 24

A storm in a C-cup

Soit mon accent américain laisse fort à désirer, soit les médias US sont encore en train de se monter le bourrichon pour rien. Apparemment, le titre du nouveau single de Britney Spears (If You Seek Amy) ressemble trop à 'Fuck me!' pour que la chanson puisse être diffusée à la radio. Je viens de passer 5 minutes à essayer de dire ces quatre mots sur tous les tons possibles et imaginables, et franchement, je ne vois pas comment la confusion serait possible. Je suis perplexe.

EDIT : Tilt ! Il faut épeler.

mardi, janvier 20

Miam Miam

Des éditions DeLuxe des trois premiers albums de Radiohead vont sortir en mars.
Vu le tracklisting et le fait que je n'ai les EP de Radiohead que depuis Amnesiac, je ne vais pas me faire prier... et tant pis si Thom n'est pas content. Regardez-moi ça comme c'est beau :

The bonus disc of the Pablo Honey reissue will feature:

'Drill EP':
'Prove Yourself (Demo)'
'Stupid Car (Demo)'
'You (Demo)'
'Thinking About You (Demo)'

'Creep':
'Inside My Head'
'Million Dollar Question'
'Yes I Am'
'Blow Out (Remix)'
'Inside My Head (Live)'
'Creep (Acoustic)'
'Vegetable (Live)'
'Killer Cars (Live)'

'Anyone Can Play Guitar':
'Faithless, The Wonderboy'
'Coke Babies'

'Pop Is Dead':
'Pop Is Dead'
'Banana Co. (Acoustic)'
'Ripchord (Live)'
'Stop Whispering'
'Stop Whispering (US Version)'

BBC Radio One Session - 22/06/92:
'Prove Yourself'
'Creep'
'I Can't'
'Nothing Touches Me'

'Pablo Honey' DVD:
Promo videos: 'Creep'
'Anyone Can Play Guitar'
'Pop Is Dead'
'Stop Whispering'

'Top Of The Pops' - 16/09/93: 'Creep'
The Astoria, London - Live: 27/05/94: 'You'
'Ripcord'
'Creep'
'Prove Yourself'
'Vegetable'
'Stop Whispering'
'Anyone Can Play Guitar'
'Pop Is Dead'
'Blow Out'

The bonus disc of the The Bends reissue will feature:

'My Iron Lung':
'The Trickster'
'Punchdrunk Lovesick Singalong'
'Lozenge Of Love'
'Lewis (Mistreated)'
'Permanent Daylight'
'You Never Wash Up After Yourself'

'High And Dry/Planet Telex':
'Maquiladora'
'Killer Cars'

'Fake Plastic Trees':
'India Rubber'
'How Can You Be Sure?'

'Street Spirit (Fade Out)':
'Talk Show Host'
'Bishop's Robes'
'Banana Co'
'Molasses'

BBC Session - 14/04/94:
'Just'
'Maquiladora'
'Street Spirit (Fade Out)'
'Bones

'The Bends' DVD:
Promo Videos: 'High And Dry - UK Version'
'High And Dry - US Version'
'Fake Plastic Trees'
'Just'
'Street Spirit (Fade Out)'

The Astoria, London - Live: 27/05/94:
'Bones'
'Black Star'
'The Bends'
'My Iron Lung'
'Maquiladora'
'Fake Plastic Trees'
'Just'
'Street Spirit (Fade Out)'

2 Meter Session, Holland - 27/02/95:
'My Iron Lung'
'High And Dry'
'Fake Plastic Trees'
'Street Spirit (Fade Out)'

'Later... With Jools Holland' - 27/05/95:
'The Bends'
'High And Dry'

'Top Of The Pops':
'High And Dry - 09/03/95'
'Fake Plastic Trees - 01/06/95'
'Street Spirit (Fade Out) - 01/02/96'

The bonus disc of the OK Computer reissue will feature:

'Paranoid Android':
'Polyethylene (Parts 1 & 2)'
'Pearly*'
'A Reminder'
'Melatonin'

'Karma Police':
'Meeting In The Aisle'
'Lull'
'Climbing Up The Walls (Zero 7 Mix)'
'Climbing Up The Walls (Fila Brazillia Mix)'

'No Surprises':
'Palo Alto'
'How I Made My Millions'
'Airbag (Live In Berlin)'
'Lucky (Live In Florence)'

BBC Radio 1 Evening Session - 28/05/97:
'No Surprises'
'Climbing Up The Walls'
'Exit Music (For A Film)'

'OK Computer' DVD:
Promo Videos: 'Paranoid Android'
'Karma Police'
'No Surprises'

'Later... With Jools Holland' - 31/05/97:
'Paranoid Android'
'No Surprises'
'Airbag'

(petit message aux maisons de disques : c'est comme ça qu'on réédite des albums en donnant aux gens envie de racheter des disques qu'ils ont déjà)

samedi, janvier 17

Identifier une chanson

Aujourd'hui vers 2h, je suis tombé en zappant sur un reportage consacré au foot à la BBC. Ce reportage était accompagné d'une chanson dont je voudrais retrouver le titre et l'interprète. Voilà tout ce que je peux en dire :

- sans doute début des années 80, genre new-wave matiné de rock. J'ai envie de dire INXS parce que la voix m'a fait penser à Michael Hutchence mais je doute que ce soit ça, quoique.... (ils n'ont pas de chanson qui s'appelle Change et je n'ai pas de best of d'INXS pour parcourir toutes les plages)
- la caractéristique principale du morceau (c'est tout ce qu'on en retient en fait) est une sorte de riff de xylophone très rapide mais dont surnage une mélodie assez rapide (un peu à la manière de ce que fait Nyman dans la leçon de piano). La sonorité du xylo rappelle un peu ce que Godley & Creme avaient fait dans An Englishman in New York :

- je n'ai aucun souvenir d'aucune parole d'aucune sorte si ce n'est de temps à autre un mot du genre "Change". Il y a sans doute aussi des couplets mais je n'en ai aucun souvenir.

Si vous avez une idée....

mercredi, janvier 7

America...

Cela fait une semaine que je me demande pourquoi la vidéo ci-dessous est drôle (parce que elle l'est, manifestement).



J'ai l'impression que toute la matière comique de cette vidéo est contenue dans la chanson proprement dite, par exemple dans la manière dont Hugh Laurie prononce "the Staytes". Du coup, je me pose quelques-une de ces questions sans réponse avec lesquelles j'aime bien me torturer durant certaines trop longues soirées d'hiver. Une chanson peut-elle être drôle indépendamment de ce que les paroles racontent ? Peut-elle réellement provoquer le rire sans faire sens "en mots", par le simple jeu des arrangements, des mélodies ou des répétitions ? Trouverais-je la chanson aussi drôle sans l'image ? Faut-il avoir une vague connaissance de l'oeuvre de Billy Joel ou Elton John pour rire ? Faut-il avoir déjà vu Bruce Springsteen porter un bandana ? Le rire viendrait-il aussi facilement si "America" et "The States" devenaient au hasard "Elvis Presley" et "The King", ou n'importe quoi d'autres qui ait le bon nombre de pieds ?

....

Il y en a là pour des heures de réflexion passionnantes, ce qui vous donne une bonne idée d'à quel point mes longues soirées d'hiver sont bien remplies.

lundi, janvier 5

Max et Patrick ne sont pas vraiment dans le même bateau

- Je me suis régulièrement demandé ce qu'était devenu Max Martin, un temps pourvoyeur avec ses amis du studio Cheiron de bombinettes pop pour tout ce que le monde occidental comptait de pop-stars (les premières chansons de Britney Spears, la plupart des chansons connues de *Nsync et des Backstreet Boys première période, etc...). Il s'était fait plus discret ces dernières années, si on excepte le Since You've Been Gone de Kelly Clarkson. Et bien, en écoutant la nouvelle édition des compiles Now, j'ai eu la réponse à ma question : il est toujours bien là. Il est même (co-)responsable de deux des plus gros tubes pop mondiaux de l'année 2008.

(le follow-up, Hot'n'Cold, est au moins aussi bon et est de lui aussi) et


Pour ceux que ça intéresse, une liste complète de ses (mé)faits est dressée ici.

- Lycanthropy de Patrick Wolf est longtemps resté sans réelle descendance et le genre "quirky electro-folk" n'a pas fait autant recette que je l'aurais voulu. Pourtant, ces derniers mois, quelques noms et chansons sont venus titiller respectivement mes yeux et mes oreilles. Je crois ainsi voir déjà dit un mot de Fryars (MySpace) mais, au cas où, voici une petite vidéo pour vous rafraîchir la mémoire.



(Les fans de Depeche Mode seront aussi intéressés de savoir que Dave Gahan fait les choeurs sur une de ses chansons récentes)

Coïncidence étrange, Fryars et Patrick se retrouvent depuis peu sur Bandstocks, un site qui propose aux fans (uniquement britanniques pour l'instant, hélas) de financer l'enregistrement et la commercialisation des nouveaux albums de leurs artistes préférés. Je me rappelle avoir émis ici-même des doutes quant à l'avenir de Patrick Wolf qui semblait souffrir le martyre dans son costume étriqué d'artiste signé sur une major. Je ne peux donc que me réjouir qu'il tente de voler de ses propres ailes, même si l'expérience risque de tourner court. Le compteur en haut de la page semble en effet indiquer que les fonds qu'il a collectés ne sont pas à la hauteur de ses attentes.

Dans (à peu près) le même panier, on peut aussi placer deux de mes découvertes récentes : John Maus (MySpace... mais qu'est-ce qu'il fout à Toulouse ?) et Simon Bookish (MySpace), dont je vous reparlerai peut-être un de ces jours.

mardi, décembre 30

Top albums pour l'année en cours

Pour ce qui est de mes albums préférés de l'année en cours, je ne peux que vous faire part de cette statistique effarante. J'ai acheté deux fois moins d'albums récents en 2008 qu'en 2006, l'année où mon classement de fin d'année comptait 77 titres. Aujourd'hui, je me rends compte en consultant ma feuille Excel que je n'ai acheté "que" 38 albums de l'année. Plus inquiétant encore, je n'ai pour ainsi dire écouté aucun autre album de manière illégale ("Youpie !" diront les professionnels de la profession). Donc, le classement de mes albums préférés va être par la force des choses très incomplet. Je dirai un mot des grands absents en fin de billet.

Sans ordre particulier, mes 12 albums préférés et achetés cette année sont :
- Black Mountain - In The Future
- Elbow - The Seldom Seen Kid
- The Kills - Midnight Boom
- Nits - Doing The Dishes
- Portishead - Third
- We Are Scientists - Brain Thrust Mastery
- Sigur Ros - Med Sud ieyrum vid spilum endalaust (si je lis bien)
- Ladytron - Velocifero
- Micah P. Hinson - Micah P. Hinson and the Red Empire Orchestra
- I Was A Cub Scout - I Want You To Know That There Is Always Hope
- McFly - Radio:Active
- Johann Johannson - Fordlandia

Pas loin derrière on trouve :
- Lambchop - Oh Ohio
- Bloc Party - Intimacy
- The Music - Strength in Numbers
- Klaus Schulze and Lisa Gerrard - Farscape
- The Ting Tings - We Started Nothing

Ce qui me frappe le plus dans ce classement (outre ce que j'ai déjà mentionné dans mon précédent billet sur l'absence de véritables coups de coeur) est qu'on y trouve essentiellement des vieilles gloires, dont j'ai déjà plus ou moins aimé les précédents albums. Dans mon top 12, on ne trouve ainsi que deux un premiers albums (Black Mountain et I Was A Cub Scout). Il semblerait donc que j'aie pris étonnamment peu de risques cette année, restant prudemment à distance des différentes hypes, qui ont pourtant comme toujours été nombreuses.

Pour remédier à cet état de fait, je me suis donné pour mission durant ces vacances de Noël d'écouter les albums qui semblent faire l'unanimité dans les classements récapitulatifs de ces derniers jours. Je donnerai brièvement mes impressions au fur et à mesure des écoutes. L'exercice est évidemment assez iconoclaste car je dois en une écoute (parfois deux) me confronter aux déluges d'éloges qui nous ont envahi les oreilles pendant des semaines et la tentation est donc vive d'être hyper-critique, d'autant que, tant qu'à faire, j'aimerais autant me convaincre que je n'ai rien raté d'important cette année.

- MGMT - Oracular Spectacular : Un survol de mon agrégateur de blogs et de la presse musicale semble indiquer qu'il s'agit des grands gagnants de l'année. La manière dont on en parlait ces derniers mois ne m'avait jamais permis de savoir si c'était un groupe de rock ou d'électro. Il s'agit en fait d'un savant mélange des deux et, malgré la voix très moyenne du chanteur, j'y trouve de quoi tapoter du pied sous mon bureau. A réécouter.
- Vampire Weekend - s/t : Je ne sais qu'en penser, c'est rentré par une oreille et directement ressorti par l'autre. Ca doit être le violon qui a mis la blogosphère en émoi. La blogosphère est souvent en émoi quand il y a du violon.
- Fleet Foxes - s/t : Bon, comme c'était l'album qui faisait le plus l'unanimité, je n'en attendais pas grand-chose, mais je dois bien avouer que, après une écoute, je suis vraiment sous le charme. Je vais sans doute l'acheter pour le réécouter dans de bonnes conditions.
- Bodies Of Water - A Certain Feeling : Le retour de la vengeance des clônes d'Arcade Fire. Déjà que j'aimais seulement très moyennement les originaux, là, après une écoute, je sature sévère, avant de reconnaître à contrecoeur après la deuxième écoute que la première moitié de l'album se laisse gentiment écouter.
- Deerhunter - Microcastle :
- Hercules & Love Affair - s/t : A part la présence top-crédibilité d'Antony, j'ai vraiment du mal à comprendre l'engouement. C'est dans l'ensemble de l'électro assez poussive, non ?
- Lykke Li - Youth Novels : Annie était la Britney pour bobos, et Lykke Li est l'Annie pour ultra-bobos. Cela dit, c'est pas mal dans le genre bubblegum pop éthérée pour gens qui voudraient aimer la pop mais restent accros à leur compilation Buddha Bar.
- Santogold - s/t :
- Bon Iver - For Emma Forever Ago :
- Crystal Castles - s/t : En lisant ce que le NME en disait, je m'attendais à des fous furieux, genre Selfish Cunt meet the rrrriot-girrrrrl movement. Et en fait, pas du tout, c'est très sage, très bien peigné et sans grand intérêt, à part Tell Me What To Swallow, un morceau calme qui est tout à fait charmant.
- Black Kids - Partie Traumatic : Parce que chaque année a besoin de son Go! Team pour faire tapoter du pied les journalistes musicaux qui s'encroûtent devant leur écran. Ca marche, il y en a même un ou deux qui se seraient discrètement déhanchés pendant une réunion de rédaction.

Autre avantage de ces écoutes différées : les albums sont à présent disponibles pour une bouchée de pain et je peux donc compléter ma collection pour pas cher, en commençant par Fleet Foxes, MGMT et Lykke Li.

lundi, décembre 29

Top albums pour l'année écoulée

Décembre est typiquement le mois des bilans. Voici donc la liste des 14 albums de l'année écoulée que j'ai préférés, sans ordre particulier :

- !!! - Myth takes
- Arctic Monkeys - Favourite Worst Nightmare
- Autechre - Quaristice
- Gui Boratto - Chromophobia
- Vic Chesnutt - North Star Deserter
- Girls Aloud - Tangled Up
- Grinderman - s/t
- Mika - Life In Cartoon Motion
- Pan Sonic - Katodivaihe
- Radiohead - In rainbows
- Britney Spears - Blackout
- Tarwater - Spider Smile
- Patrick Wolf - The Magic Position
- Robert Wyatt - Comicopera

Une liste où on retrouve 3 albums de pure pop, 4 albums de rock indépendant, 4 albums d'électro plus ou moins expérimentale, 1 album de pop ciselée vétéran avec des petits bouts de Eno dedans, 1 album de post-rock&folk et 1 album de Patrick Wolf (bien que ce soit l'album de lui que j'aime le moins). Par ailleurs, depuis que ce blog existe, il s'agit de l'année où j'ai acheté le moins d'albums récents. Serait-ce le début de la fin pour ma frénésie de tout connaître et tout entendre ? Peut-être. Cette impression est en tout cas corroborée par le fait que, sur ces 14 albums, il n'y en a pas un seul que j'aie réellement A-DO-RE !, qui m'ait mis dans les mêmes états de plaisir orgasmique que les albums ayant pris place au sommet de mes classements de mes années précédentes (Lycanthropy, Hail To the thief, le premier album des Post Industrial Boys, etc...). La musique continue de m'accompagner mais elle ne me procure plus des plaisirs de la même amplitude qu'il y a un ou deux ans, se trouvant le plus souvent réduite au rôle ingrat d'accompagnement sonore. Dure réalité, mais à laquelle je devrais sans doute me faire, car je ne vois pas les choses changer dans l'immédiat. Tout ceci fera d'ailleurs sans doute avant longtemps l'objet d'un billet ici-même.

Pour information, les 9 suivants, toujours sans ordre, sont :
- Bat for lashes - Fur and gold
- Cold War Kids - Robbers & Cowards
- Einstürzende Neubauten - Alles Wieder Offen
- Enter Shikari - Take to the skies
- Jonny Greenwood - OST There Will be Blood
- Klaxons - Myths of the near future
- Lupen Crook and the Murderbirds - s/t
- Cass McCombs - Dropping the Writ
- Marissa Nadler - Songs III: Bird on the water

jeudi, décembre 25

Les joies des soldes

Acheter pour 3€ deux disques d'un chanteur folk américain dont on connaissait vaguement le nom et se rendre compte que le premier morceau du premier disque est déjà formidable :



De plus, le message de cette vidéo est de circonstance aujourd'hui. Joyeux Noël à tous.

dimanche, novembre 23

Je vois tout....

.... si vous êtes trentenaires, je peux lire dans vos pensées, la preuve :



(source : http://bum.net/pics/final.jpg)

samedi, novembre 8

Euréka ! La réponse !

Les lecteurs les plus fidèles de ce blog se rappelleront peut-être que je me suis creusé les méninges pendant plusieurs semaines pour retrouver à quoi pouvait bien me faire penser Gabriel de Najoua Bélyzel.

Rappel des faits : Voici la chanson de Najoua Bélyzel.



Après cogitations intenses et mises en commun de plusieurs personnes "on-line and in real life", j'ai réussi à isoler des traces du Self-Control de Laura Branigan (les oh oh oh principalement), les percussions de Bette Davis Eyes de Kim Carnes, la basse d'introduction de Can't Get You Out Of My Head de Kylie Minogue, des traces aussi du générique du dessin animé Les Mondes Engloutis, pour ne parler que des plus évidentes. Les ressemblances sont manifestes. Pourtant, je ne parvenais pas à me défaire de l'idée que ce n'était pas vraiment à une de ces chansons-là que j'avais tout de suite pensé en entendant Gabriel pour la première fois. Pendant presque trois ans, la question était restée ouverte, même si je n'y avais plus repensé depuis des lustres.... jusqu'à ce soir.

Alors que je prenais un verre après être allé voir un spectacle de danse, mon oreille a été attirée par une vieille chanson des années 80 qui m'a tout de suite fait repenser à ce mystère inéclairci.



Bizarrement, la chanson ressemble objectivement plutôt moins à Gabriel que certaines des hypothèses précédemment citées. Pourtant, je suis formel. C'est bien à Femme Publique que j'avais spontanément associé la chanson de Najoua Bélyzel. Le cerveau humain est décidément plein de mystères.

Je vous laisse juge, mais personnellement, je vais me coucher avec le sentiment du devoir accompli.

I'm a Barbie Girl, in a Barbie world.



La course pour la plus laide pochette de l'année vient de connaître un tournant, que j'imagine décisif. J'ai du mal à voir qui pourrait faire pire dans les prochaines semaines (à moins évidemment que Mercury Rev ou Mansun ne sorte une compilation pour les fêtes).

mercredi, novembre 5

Remarquable contribution à la musique

Le deuxième meilleur groupe du monde (c'est les Pet Shop Boys pour ceux qui débarquent ici par hasard) vont recevoir un "Outstanding Contribution to Music Award" à la cérémenonie des Brit Awards cette année. La nouvelle ne manquera pas de faire sourire les fans de longue date. En effet, il y a quelques années, lorsque le groupe était au faîte de sa gloire et que l'arrogance était devenue pour eux une seconde nature, Neil Tennant avait déclaré que les Brit Awards étaient "irrelevant" et qu'ils refuseraient une stautette "Brit d'honneur" avec tout le mépris qu'une telle accolade (sous-entendant sans doute un truc du genre "il n'y a rien de pire que d'être aimé par des marchands de soupe"). Cela dit, ils ont déjà reçu un Brit du meilleur single britannique pour West End Girls en 1987 et un Brit du meilleur groupe britannique en 1988, et ont participé à plusieurs reprises à la cérémonie.



Il sera amusant de voir ce que Neil et Chris vont bien pouvoir faire maintenant qu'ils sont redescendus de leur piédestal commercial, rester fidèle à leur intransigeance de jeunesse ou bien mettre de l'eau dans leur vin. Je suppute qu'ils feront un peu les deux en acceptant le prix, tout en le prenant publiquement à la légère.

Pour les fans (et uniquement pour les fans, les autres n'y comprendront pas grand-chose) le billet de Popjustice sur la "performance" qu'ils devraient présenter lors de la cérémonie est un petit bijou.

jeudi, octobre 16

L'original, le connu et le parodié

L'original (ou "ce à quoi nous avons échappé") :


Le connu (ou "comme quoi un budget marketing et un producteur, ça sert vraiment", ou encore "un des clips qui a le plus façonné mes goûts futurs, pour le meilleur et pour le pire) :


Le parodié (ou "c'est bête mais ça me fait beaucoup rire") :

mercredi, octobre 15

Recette pour un buzz annoncé

Björk (talent unique ! admirable liberté ! Islande ! Matmos ! Visionnaire !)

+ Thom Yorke (génie ! RADIOHEAD ! OK fucking COMPUTER ! Album directement vendu sur Internet ! Visionnaire !)

+ Lightning Bolt (expérimentation ! noise ! le groupe préféré des musiciens au nez fin ! percussions hallucinantes !)

+ bonne cause (sauvons la planète ! Carbon footprint ! ne laissons pas l'industrie défigurer le dernier paradis sur Terre de l'hémisphère nord ! Geyser4ever !)

=


(plus d'infos ici)

PS : Cela dit, on pourrait croire que je me moque, mais la chanson est très bien.

lundi, octobre 6

Je suis une merde...

Micah P Hinson (presque album de l'année ici-même en 2004, Myspace) est en concert à 500 mètres de chez moi, mais je me suis levé ce matin à 6h (ce qui ne m'arrive pour ainsi dire jamais) et je viens seulement de rentrer du boulot. Je crains donc fort de faire l'impasse sur le concert. Me connaissant, j'avais tenté d'acheter une place en prévente la semaine dernière, mais les organisateurs n'en avaient pas prévu. Grossière erreur car, le ticket en poche, je me serais senti obligé d'y aller.

Pour me faire pardonner, un mp3 de John Maus chez Stereogum.

dimanche, octobre 5

Blind-test

Je reviens d'un blind-test, qui avait lieu dans un café du centre de Liège. Il est sans doute révélateur de l'état de déchéance de mes exigences artistiques que les deux chansons que j'ai eu le plus de plaisir à réentendre furent :



et


(pour cette dernière vidéo, la chanson commence à 2:06)

mardi, septembre 30

Marc Moulin est mort

Marc Moulin, pour un belge francophone, c'était nettement plus qu'un musicien. En multipliant les casquettes, il était devenu une personnalité incontournable dans notre paysage culturel et médiatique : homme de télévision et de radio, chroniqueur et musicien, pour me limiter à ses activités que je connais le mieux. J'ai l'impression de connaître Marc Moulin depuis toujours. J'ai grandi en écoutant La Semaine Infernale et Le Jeu Des Dictionnaires sur la RTBF. Plus récemment, j'ai lu pendant des années ses chroniques dans le Télémoustique. En fait, finalement, ce sont ses oeuvres de musicien que je connais le moins bien. Jazzman à la base, il a fondé, bien avant Brian Molko, le collectif Placebo (dont je ne sais rien), avec notamment Philip Catherine.





A le fin des années 70, il fonde dans la lignée de Kraftwerk et des débuts de l'italo-disco, le trio Telex, qui est sans doute ce qui l'a fait connaître du plus grand nombre. Une compilation hommage comprenant une impressionnante collection de remixes est ainsi sortie il y a une dizaine d'années.







Dans les années 80, il a surtout produit et composé des chansons pour notamment Lio et Alain Chamfort. Depuis une dizaine d'années, il s'était reconverti dans le jazz-lounge en sortant trois albums sur Blue Note, un peu dans la lignée de Saint-Germain, ce qui ne m'intéressait à dire vrai pas beaucoup.



EDIT : Vous pouvez découvrir tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Marc Moulin en écoutant le podcast en trois parties de l'émission spéciale de la RTBF radio ce matin, où j'ai notamment appris qu'il était un ami proche des Sparks et avait co-produit un de leurs albums.

PS : La disparition de Marc Moulin m'a vraiment affecté. Cela dit, je suis bien conscient que mes billets "Machinchose est mort" sont toujours d'une effrayante banalité, mais je ne peux m'empêcher de les trouver justifiés, bien que je serais bien en peine d'expliquer pourquoi la mort de quelqu'un crée souvent un besoin de découvrir son oeuvre.

vendredi, septembre 26

Journal d'une crise

14h00 : Après un frugal dîner, je me remets au travail en écoutant, pour me faire une idée de ce que c'est, un album de DJ Tiësto (oui, je sais c'est une drôle d'idée). J'en suis à la dernière plage et suis un peu surpris d'entendre une mélodie bien connue s'immiscer parmi les beats habituels. Naïvement, je pensais qu'il n'y avait pas la place pour deux reprises trance pouet-pouet du même morceau, que le marché était déjà saturé et que DJ Tiësto aurait mieux fait de reprendre l'Adagio d'Albinoni ou la Sonate au clair de lune de Beethoven. Néanmoins, ne voulant pas être injuste en vouant aux gémonies un Tiësto qui aurait en fait été un précurseur, je m'en vais regarder sur la pochette la date de l'album : 2004. Autant dire hier. Sûrement le remix de Ferry Corsten de la version de William Orbit était antérieur. A l'époque où elle était sortie, on voyait même encore des clips à la télé, c'est dire si ça antédiluve ta mère en peaux de bête devant les grottes de Lascaux. Mais bon, comme il n'est jamais mauvais de vérifier ses sources, je me lève pour aller chercher le CD single. Je me dirige calmement, sûr de la pertinence de mon classement, vers mes étagères à CD, dirige mon regard vers les 'O' et d'un doigt tranquille caresse les tranches : Placebo, Pixies, Piano Magic, Pearls Before Swine, Panasonic, Pan American, Mark Owen, Our Brother The Native. Comme un roi moyen-âgeux parcourant d'un regard son royaume du haut de la tour de son château, je regarde défiler ces CD attendant servilement mon bon plaisir pour accomplir leur office. Jim O'Rourke, OMD, Orbital. Voilà, ça y est. Il est là ! Confiant, je tends la main mais, qu'arrive-t-il ? Non, IL N'EST PAS LA ! Mon CD single de William Orbit n'est pas à sa place. Entre In-Sides d'Orbital et le CD single de Walking on Thin Ice de Yoko Ono, il n'y a rien. La surprise de ne pas voir rangé à sa place un disque que j'étais sûr de posséder est réelle et mon petit coeur de collectionneur fait un bond (que je serais enclin à qualifier de pathologique mais l'heure n'est pas aux considérations psychiatriques de comptoir).

14h05 : La résistance s'organise. Que personne ne sorte, appelez le FBI. Mettez la pièce sous scellés. Je veux quinze agents 24h/24 sur cette affaire. Top priority !

14h10 : Avant d'accuser à tout va les membres de mon entourage, je tente de réfléchir sur les causes possibles de la disparition. Ai-je en des temps immémoriaux prêté ce disque à quelqu'un ? Je n'ai pas l'impression. Il y avait bien eu une discussion à ce sujet avec mon frère, mais il me semble qu'il avait fini par le télécharger (légalement je suppose, il est très bien élevé). Aurais-je pu le ranger ailleurs ? Pour être sûr, je regarde dans mon classement à tous les endroits possibles : W comme William, B comme Barber (dans mon étagère 'classique'), C comme Corsten... Et comme chou blanc. Rien. Nada.

14h20 : Je continue ma recherche aux alentours de l'endroit où le disque aurait dû être. Sinead O'Connor, Nusrat, Gary Numan, jusqu'aux singles de Justin Timberlake, bien évidemment rangés à N comme Nsync. Sans résultat, si ce n'est me rappeler que j'ai tout de même une chiée de disques assimilés peu ou prou à ces derniers. Mais ce n'est pas le moment de se remémorer ses coups de coeur passés. L'heure est grave. Je me dois de rester concentré sur ma mission.

14h30 : La panique est à son comble. En désespoir de cause, je refais toutes les étagères Benno à plus ou moins dix cases de l'endroit où le disque aurait dû être, portant une attention particulière au fond des étagères, pensant qu'une fausse manoeuvre aurait pu faire en sorte que le petit CD single cartonné se serait immiscé là lors d'une des précédentes réorganisations de ma collection. Je crois un instant ma quête couronnée de succès quand je sens une pochette cartonnée sous mes doigts en dessous des disques du compartiment supérieur de mon Benno L-Q (en-dessous du coffret de Low si vous voulez vraiment tout savoir). Las, il ne s'agit que d'un promo de Kings Of Convenience offert avec un vieux numéro des Inrocks. L'envie me prend de le jeter par terre de rage, mais je me reprends bien vite et le glisse consciencieusement entre mes deux albums du groupe. Ce serait bête que, dans deux ans, je revive mes affres actuels en le recherchant (bien que je me demande bien pourquoi j'irais chercher un CD promo single alors que j'ai l'album, que de plus je n'écoute jamais, mais bon, trève de digressions). Puis je repars à l'assaut de la montagne que ce coquin de sort a placée sur ma route en cette belle après-midi ensoleillée. Il ne sera pas dit que je me suis laissé aller au découragement et au désespoir.

14h35 : Oubliant complètement le travail que je m'étais assigné pour aujourd'hui (je prendrai sur mon weekend s'il le faut), je m'assieds à mon bureau pour tenter de retracer l'ensemble des mouvements de disques au cours des trois dernières années. La case des O était-elle dans l'organisation précédente plus en amont ou plus en aval ? Autrement dit, avais-je rajouté une étagère en début de classement ? Auquel cas, les O étaient auparavant plus en aval dans l'agencement naturel des étagères. Ou avais-je au contraire libéré une étagère vers la fin de mon classement ? Auquel cas les O risquent bien d'avoir été plus en amont, là où sont maintenant les N, les M, les L, voire les K ou les J. Force est de constater que je n'en sais plus rien. Le trou noir. J'ai l'impression que mes disques ont de toute éternité été rangés de cette façon et que jamais ils ne furent bougés.

14h45 : Cela fait 45 minutes que la musique s'est arrêtée et je ne pense même pas à aller remettre un disque. Comment pourrais-je apprécier un disque de substitution alors que LE disque vers lequel tous mes sens se tendent reste introuvable. Je décide d'envisager le problème sous un autre angle. Aurais-je pu embarquer par erreur le William Orbit alors que je déménageais pour une raison ou pour une autre un de ses voisins. Je ne vois pas pour quelle raison j'aurais pu placer Orbital ailleurs que dans les O, ce serait absurde ! Je ne suis pas maniaque pour rien. Pareil pour Yoko Ono. Je n'ai même pas un John Lennon auquel j'aurais pu l'accoler. A moins que... à moins que..., car sur le single de Yoko Ono, il y a un remix des Pet Shop Boys, et il fut un temps où tous mes remixes des Pet Shop Boys étaient classés avec les disques du groupe. Reprenant espoir, je plonge vers mon étagère "vaches sacrées" (Dead Can Dance, Pet Shop Boys, Nits) et m'en vais farfouiller à la fin du classement PSB, là où toutes les pièces rapportées sont rassemblées (Pete Burns, Fat Les, Back To Mine, etc.) et, miracle, hosanna, kyrie, il est là, négligemment placé entre le Pete Burns et le premier album de Dead Can Dance, semblant ne même pas se rendre compte du mauvais tour qu'il venait de me jouer. Bouh, vilain CD!

Mais non, tout est pardonné, d'ailleurs je me le mets :

mercredi, septembre 10

Popjustice vs Mercury

Le Nationwide Mercury Prize est sans doute le prix musical le plus réputé de Grande-Bretagne. Il récompense chaque année le meilleur album britannique et fonctionne sur base d'un jury de 12 personnes. Il est donc un peu l'équivalent musical du Festival de Cannes, alors que les Brit Awards, ls Victoires ou les Grammy Awards sont l'équivalent des Oscars. Depuis 2003, Popjustice organise le même soir que la remise du Mercury Awards, une cérémonie plus intimiste pour le meilleur single pop britannique, le £20 Music Prize. Chaque année jusqu'ici, j'ai préféré le gagnant du prix offert par Popjustice à celui du Mercury Prize, bien que ce dernier soit en général toujours de qualité.

2003 : Girls Aloud - No Good Advice (8/10) vs Dizzee Rascal – Boy in Da Corner (7.5/10)
2004 : Rachel Stevens - Some Girls (10/10) vs Franz Ferdinand – Franz Ferdinand (6/10)
2005 : Girls Aloud - Wake Me Up (8/10) vs Antony and the Johnsons – I Am a Bird Now (7/10)
2006 : Girls Aloud - Biology (9/10) vs Arctic Monkeys – Whatever People Say I Am, That's What I'm Not (8/10)
2007 : Amy Winehouse - Rehab (8/10) vs Klaxons – Myths of the Near Future (7/10)

Cette année, en revanche, sera différente. En effet, Elbow vient de gagner le Mercury Prize avec The Seldom Seen Kid, alors que le £20 Music Prize se décide en ce moment dans un pub londonien entre About You Now des Sugababes et Call The Shots de Girls Aloud. Deux bonnes chansons mais qui ne font pas le poids face à un de mes groupes préférés.

2008 sera-t-elle l'année où je tourne définitivement le dos à la pop ? Sans doute pas. Surtout quand les Pet Shop Boys annoncent qu'ils vont faire produire leur nouvel album par Xenomania, les producteurs derrière la plupart des singles de Girls Aloud (si pas tous, cela demanderait à être vérifié).

Girls Aloud - Call the Shots



Sugababes - About You Now



Elbow - The Bones Of You



Elbow - One day like this

mardi, septembre 9

Hector Zazou est mort

En guise d'hommage, je vous propose de (ré-)écouter la plus belle chanson de Björk, extraite de son album Chansons des Mers Froides, que je vous recommande vivement.



Tant qu'on y est, voici aussi un extrait de Sahara Blue, avec la participation de Dead Can Dance.



(ignorez les images, qui sont extraites du récent et superflu remake des Mystérieuses Cités d'Or par Spielberg, aussi appelé Indiana Jones et le crâne de cristal.)

Ce sont à dire vrai les deux seuls albums de Hector Zazou que je connaisse. Lorsque les hommages plus érudits tomberont, je donnerai quelques liens pour ceux qui veulent en savoir plus sur le personnage. C'est mon côté service public.

mercredi, septembre 3

Henk fait sa Carla

Une session acoustique de Henk Hofstede, seul à la guitare, est disponible sur le site de Planet Claire. Au programme, huit titres parmi lesquels quelques classiques des Nits et des extraits de leur dernier album, Doing The Dishes.

(désolé pour le titre consternant que j'ai donné à ce billet)

samedi, août 23

Mais.... mais... mais

C'est moi ou bien cette chronique d'un enregistrement des quatuors à cordes de Philip Glass sur le site d'ARTE s'est inspirée de mon billet sur la Blogothèque ?

La chronique d'ARTE :

Je ne sais pas pourquoi, mais la musique de Philip Glass m’a toujours fais songer au mouvement presque immobile du paysage aux fenêtres des trains. Certes, pas n’importe quel train : la malédiction de la vitesse et du confort qui frappe nos contemporains a réservé aux voyageurs de province le plaisir de voir la fuite des arbres et des maisons accompagné du bruit régulier que les wagons produisent en glissant sur les rails.

Musique ferroviaire donc, musique de rêve surtout. A moins que tout cela ne se fonde dans un même concept : la musique de Philip Glass, cet art de la répétition, pourrait bien surgir d’un rêve éveillé, née du mouvement et de l’immobilité d’une très antique micheline. [...]


Mon billet :

Le soir tombe. Vous prenez le train. Comme vous avez oublié d’emporter un bouquin, vous n’avez rien de mieux à faire que de regarder par la fenêtre. C’est une activité frustrante. Tout ce qui est proche de vous et dont vous pourriez avoir une vision claire (les maisons et les arbres qui longent la voie, les panneaux indiquant le nom des gares traversées) n’est visible que pendant une fraction de seconde puis aussitôt relégué dans le lointain par la course inexorable du train. Ce qui est plus éloigné (l’orée d’une forêt à l’horizon ou le clocher d’un village situé à bonne distance de la voie par exemple) apparait sans détails, comme un contour indistinct à moitié noyé dans la pénombre. Dès lors, en quelques secondes, vous en faites le tour et votre regard se remet automatiquement à errer dans le vague. L’ennui menace.

Personnellement, je trompe en général cet ennui en baissant les yeux et en observant les rails de la voie d’à côté. Dans un champ de vision où rien ne devrait a priori pouvoir se maintenir, ces interminables poutres de métal luisant apportent un trompeuse apparence de stabilité que seules quelques variations lentes et progressives (voies qui s’éloignent ou se rapprochent au gré du relief, de rares aiguillages) viennent troubler. Le bruit régulier du train passant d’un tronçon de voie (tougoudou tougoudou) à l’autre contribue également à me faire sombrer dans une torpeur contemplative. [...]


A moins que ce billet dont j'étais si fier ne contienne en fait que de consternantes banalités ? Mais non, je n'ose y penser, ce serait trop horrible.

lundi, août 18

Pré-annonce

Cette année, je n'ai pu assister qu'à une seule journée du Pukkelpop, ce qui ne m'a pas empêché de voir au moins deux excellents concerts. J'y reviens très vite. En attendant, vous pouvez avoir ci-dessous un avant-goût de ce dont je reparlerai très vite.



dimanche, août 10

Isaac Hayes est mort





Les sampleurs du monde entier sont en deuil.

EDIT : Comme mes bons amis de la Blogothèque se font remonter les bretelles, je précise que je n'en dirai pas plus car je n'en sais pas beaucoup plus. Allez plutôt voir par là ce qui s'y passe.

mardi, août 5

Christian Music

Je viens de regarder Jesus Camp, un documentaire traitant du mouvement évangéliste américain que je vous conseille vivement. J'en retire, outre une grosse grosse déprime, quelques noms de représentants de cette fameuse "musique chrétienne", dont on ne sait rien ici mais qui représente une bonne part de l'entertainement business aux Etats-Unis.

Jusqu'à présent, je savais juste que :
- les affreux Evanescence avaient commencé leur carrière dans ce milieu,
- un des membres des Backstreet Boys (je fais semblant de ne pas savoir lequel, alors qu'en fait, si, mais chut...) s'était un temps recyclé dans le genre
- j'aimais beaucoup cette chanson de P.O.D., honorable représentant de la vague nu-metal-pop qui avait dominé MTV il y a quelques années.
I feel so alive
For the very first time
I can't deny You
And I think I can fly



A part ça, ça restait très mystérieux. C'est donc avec une certaine curiosité que j'ai épluché le générique de fin du film pour dénicher cette perle :



Je ne sais si le caractère complètement ridicule de ce clip et de cette chanson doit me rassurer (des gens qui foirent à ce point leurs instruments de propagande ne doivent pas être si dangereux) ou m'inquiéter (si même ça, ça marche, ces pauvres enfants doivent vraiment avoir perdu tout sens commun)

(pour les curieux, les paroles sont ici)

Le fossé culturel entre les Etats-Unis et l'Europe (un de mes sujets de conversation favoris) ne m'a en tout cas jamais paru aussi grand, même si nous avons tout de même à répondre de ça.



(à part ça, la musique du film est très efficace. Je vais voir si j'en trouve la trace quelque part)

jeudi, juillet 24

Le chaînon manquant...

...entre Björk, Liz Fraser et Ryan Teague est Tagaq, qui a d'ailleurs déjà collaboré avec la première, si on en croit le texte de présentation de Obscure Sounds.

dimanche, juillet 20

Les Ardentes, Liège, 12 et 13 juillet 2008

Il fut un temps où sur une demi-journée de festival, je pouvais écrire dix pages. Ce temps est révolu j'en ai peur. Néanmoins, voici un rapide compte-rendu de ce que j'ai retenu des deux dernières soirées :

Samedi :

- Spiritualized ne semblait pas intéresser grand-monde (à tout casser deux cents personnes dans les dix mètres près de la scène) et Jason Pierce semble n'avoir aucune envie de faire quoi que ce soit pour que ça change, se contentant d'aligner les morceaux sans piper mot. Cela dit, Come Together reste assez classieux dans le genre, et les dix dernières minutes ressemblent exactement à l'idée que je me faisais de ce à quoi les dix dernière minutes d'un concert de Spiritualized devaient ressembler.
- Est-ce parce que The Kills n'est plus un couple à la ville (s'il l'a jamais été) que les interactions sur scène entre VV et Hotel sont devenues plus distantes ? Je n'ai pas du tout retrouvé ici l'énergie des deux précédents concerts que j'ai vus d'eux. Dommage parce que j'aime beaucoup leur dernier album.
- J'ai trouvé le concert de Dizzee Rascal sensiblement meilleur que celui du Pukkelpop l'année dernière, en grande partie parce que j'entendais nettement mieux la bande sonore, qui est essentiellement pour moi ce qui distingue Dizzee des 10.000 rappeurs qui l'entourent.
- Calvin Harris prétend avoir inventé la disco alors qu'il a juste inventé le concept du Richard X écossais (ou du Fischerspooner produit blanc, ou des deux à la fois). Cela dit, il le fait plutôt bien, pour peu que l'on accepte de passer outre un certain simplisme mélodique (Colours) et de tirer son plaisir d'une ligne de synthé délicieusement cheap (la basse de Industry, les tapis numan(umay)iens de I created Disco) et d'une exubérance scénique gentiment forcée. Le public semble en tout cas réceptif et manifeste un enthousiasme que je n'ai retrouvé pour aucun des autres concerts du weekend. Un très bon moment en ce qui me concerne.
- J'ai entraperçu en passant d'une scène à l'autre 15 secondes de The Mars Volta, qui m'ont tétanisé d'horreur : voix de teletubbies sous hélium, grosses guitares qui fachent, gros plan d'un Omar tout suant sur l'écran géant. Tout se combinait pour suggérer que Liège allait gagner le douteux privilège d'avoir accueilli le pire concert de tous les temps. Cela dit, je suis certainement injuste. Les organisateurs avaient donné 2h15 au groupe en début de soirée (je n'ai jamais vu dans aucun festival une telle plage horaire en début de soirée) et je suis sûr qu'assister au concert dans sa durée aurait permis à leur musique de faire (un peu plus) sens. Après tout, leurs disques sont écoutables, même si ce n'est pas a priori le genre de choses qui me fait crier Euréka dans mon bain.
- Il est sympa, Mike Skinner, vraiment, mais chaque nouvel album de The Streets est sensiblement moins bon que le précédent et sa musique passe très mal l'épreuve du concert. Une déception.


Dimanche :
- Nada Surf a connu un succès énorme au milieu des années 90 avec Popular, qu'ils ont d'ailleurs jouée en avant-dernier morceau. Le programme du festival prétend que c'est parce qu'il n'en a plus jamais connu depuis que le groupe toujours là aujourd'hui. Je ne suis pas sûr d'être convaincu par ce genre de paradoxe, d'autant que la "power-pop" m'a toujours semblé être un oxymoron. La pop est mauviette et délicate, ou n'est pas. Cela dit, ils remportent haut la main le prix du meilleur contact avec le public, même si parfois leur côté GO pour coin du feu peut irriter. Je leur remettrai aussi, ex-aequo, le prix "lien avec l'actualité" pour le commentaire selon lequel ils regrettaient de n'avoir pas appris le flamand lors de leur enfance à Bruxelles. Bravo à eux.
- The Cinematic Orchestra fait de l'électro-jazz. J'ai mangé une crêpe à la mozzarella. Si, si, il y a un lien.
- Cela faisait plus de dix ans que je n'avais pas vu Arno en concert et j'avais oublié que son répertoire convenait aussi bien à un festival. Bon, certes, il a commencé par ue poignée de chansons blues dont je n'avais pas grand-chose à faire mais après il a déroulé Putain, Putain, Oh La La La, Les Yeux de ma Mère et Les filles du bord de mer (ne manquaient que Dans mon lit, que je ne me rappelle pas avoir entendue, et Elle Adore Le Noir pour que mon bonheur soit complet). Il reçoit également, ex-aequo, le prix "lien avec l'actualité" pour avoir chanté "une chanson belge" (apparemment un vieux titre de TC Matic) et avoir cité Yves Leterme. Bravo à lui. Cela dit, les nombreux flamands présents à Liège ce week-end semblaient bizarrement assez peu réceptifs.
- Je souffre d'une sorte de snobisme inversé (à moins que ce ne soit du snobisme à l'endroit, cela mériterait que l'on en débatte) qui me fait juger avec beaucoup de circonspection tout ce qui vient de Belgique (j'ai malheureusement raté Freaky Age pour me faire une idée). Alors que tout le monde chante les louanges de Girls In Hawaii, je reste complètement de marbre. A part une chanson qui commence plus lentement et parvient à installer une certaine atmosphère, tout le set m'est passé par-dessus la tête, sans que j'en retire quoi que ce soit..... Rendez-nous Eté 67, au moins ils chantent mon quartier.
- Pour être bien placé au concert suivant, j'ai laissé tomber Dionysos, suis allé acheter un jus d'oranges frais à 3€ (!!!, et après on s'étonne que certains taxent les Ardentes de festival bourgeois et d'anti-Dour) et ai fait le pied de de grue devant la scène intérieure.

- En effet, Alain Bashung est venu clôturer la soirée par un concert de 1h30. J'ai avec Bashung une relation bizarre faite d'admiration sincère mais un peu distante. Ainsi, j'ai trouvé il y a trois ou quatre ans son coffret intégral "Les Hauts de Bashung" dans une liquidation, mais n'en ai encore écouté que deux CD récents, de peur sans doute de ne pas aimer autant ses premiers albums que ses derniers, souvent imparables. Cela dit, ne pas connaître sur le bout des doigts son répertoire passé n'est pas ici vraiment un problème puisque, sauf erreur de ma part, l'écrasante majorité du set va puiser dans le dernier album (presque tout sauf, bizarrement, Résidents de la République et, heureusement, les deux reprises ratées), sur Osez Joséphine (le morceau-titre, Madame Rêve, Happe et, en dernier rappel, sa reprise déceptive de Nights In White Satin des Moody Blues) et Fantaisies Militaires (La Nuit Je Mens et Malaxe), la seule véritable vieillerie étant Vertige de l'Amour. Il y a sans doute quelque chose d'admirable à ce qu'un chanteur ayant 30 ans de carrière puisse ainsi faire l'impasse sur toute la première partie de sa carrière tout en donnant l'impression de faire un concert-best-of. Il ne doit pas y avoir beaucoup d'autres exemples de groupes ou de chanteurs qui ont ainsi toujours semblé s'améliorer avec le temps.

Bashung, chapeau, costume et lunettes noirs, monte sur scène, accompagné d'un guitariste, d'un bassiste et d'un violoncelliste, sous des applaudissements nourris qui semblent le mettre mal à l'aise (je suppose que, sur le longueur d'une tournée, ces ovations à répétition pourraient parfois lui laisser croire qu'il est déjà mort) et il demande vite "On peut y aller ?". Pour faire comprendre d'emblée aux curieux venus seulement pour les tubes qu'ils allaient être déçus, il commence par une version allongée de Comme Un Légo qui a bien duré huit ou neuf minutes. Tout le concert sera d'ailleurs à l'avenant, fait d'atmosphères plutôt lentes qui se dévoilent lentement sur un tapis de guitare et de violoncelle. Certains ont reproché au guitariste d'en faire un peu trop, de prendre des poses de rock-star et de se laisser aller parfois à des solis hors de propos, mais j'ai au contraire trouvé que son jeu se mariait parfaitement avec l'ambiance générale du concert, très uniforme (il n'y a guère que Je Tuerai la Pianiste et Osez Joséphine qui accélèrent quelque peu le tempo). Ils forment également un contrepoint bienvenu aux mouvements très lents de Bashung, pour qui chaque geste est à la limite de la pose (boire dans son verre d'eau, prendre ou reposer son harmonica, tendre les mains vers le haut). Tout cela fait qu'il se dégage du concert une impression de très grande solennité qui m'a beaucoup impressionné. Je suis content d'avoir pu ainsi le voir au moins une fois en concert. Bashung rentre ainsi dans le cercle très fermé des chanteurs français que j'ai vus en live (Sheller, Dominique A et lui).

LIEN : Photos et setlist du concert (histoire de constater par vous-mêmes que je dis plein de bêtises quand je chronique de mémoire)

Un bon festival donc, dans l'ensemble, même si je ne trouve jamais tout à fait mon compte dans la programmation.

mardi, juillet 15

Publicité mensongère

Après avoir lu deux ou trois commentaires enthousiastes sur la diffusion d'une soirée hommage à Leonard Cohen ce soir sur Arte, je décide en fin de soirée de jeter un oeil sur la chose.

Horrifié, je tombe sur Garou massacrant Everybody knows. J'ai rarement zappé aussi vite. On ne m'y reprendra plus. Brrrr.

mardi, juillet 8

Deux retours improbables

- Grace Jones va bientôt sortir un nouvel album. Pour son grand retour, elle semble avoir choisi l'option "expérimental tout bizarre". Ca a plutôt bien marché pour Scott Walker avec Tilt il y a 10 ans. Je ne suis pas sûr que ça fonctionnera aussi bien ici mais attendons d'en entendre plus.



- Qui aurait cru que The Vines seraient encore là après s'être fait lourder par Capitol ? Peut-être après tout le groupe n'était-il pas seulement une construction commerciale montée de toutes pièces par une major sans scrupules ? En tout cas, je suis toujours aussi fasciné par la voix de Craig Nicholls et vais donc certainement acheter le nouvel album, s'il daigne sortir à prix raisonnable en Europe.

(en à peine moins improbable, The Music reviennent avec un troisième album)

jeudi, juillet 3

Annie fait sa Rachel

Je dois bien avouer être resté assez sceptique face à Anniemal, le précédent album d'Annie, mais il semble bien que Richard X ait retrouvé la "Rachel-touch". Songs Remind Me Of You aurait tout à fait eu sa place sur le deuxième album de Rachel Stevens.

A lire : l'avis de Popjustice, que je ne suis pas loin de partager et qui est exprimé comme d'habitude, plus efficacement que je ne pourrais le faire

A écouter : la chanson

samedi, juin 21

Coup dur pour l'industrie du disque

I was made for conning you baby
You were made for paying me.



(je me demande ce que Lil' Chris pense de cette déclaration de son mentor)

lundi, juin 9

Comme tout le monde

La vidéo en première page de tous les blogs musicaux pour l'instant est :



Et je ne vois pas pourquoi je ne ferais pas pareil. Une excellente chanson, tirée d'un excellent album que l'on n'espérait plus, et interprétée par un groupe au sommet de son art.

(je n'ai pas encore d'avis très clair sur In Rainbows, mais il faudra un jour que je comprenne pourquoi tout le monde considère Hail To The Thief comme un ratage. Certains jours, c'est mon album de Radiohead préféré.)

Sinon, vous serez ravis d'apprendre que mes examens sont presque finis et que mon année d'étude touche donc à son terme. C'est dans les jours/semaines qui viennent que je...et vous...donc nous saurons si le goût de l'écriture sur ce blog va me revenir ou si "Je dis ça, je dis rien" devra être renommé pour la postérité "Je disais ça, je ne dis plus rien".