C'était mon tout premier 33 tours, il y a 21 ans.
Et tant qu'on y est :
RIP Fred Chichin (pout ceux qui ne sont pas encore au courant)
Parce que la musique est une chose trop importante pour être laissée à ceux qui la prennent au sérieux.
jeudi, novembre 29
lundi, novembre 26
Kate Bush
L'anglaise a composé une nouvelle chanson pour la bande originale de The Golden Compass, l'adaptation au cinéma du premier volet de la trilogie His Dark Materials. A en juger par les extraits vu la semaine dernière à la BBC, le film sera assez médiocre. Après deux écoutes, je dois dire que cette chanson est un peu trop filandreuse et atmosphérique à mon goût mais bon, ce n'est pas tous les jours que l'on a une nouvelle chanson à se mettre sous la dent.
Pour ceux qui préfèrent le Bush vintage, une kyrielle de reprises de Running Up That Hill sont disponibles ici. Je recommande particulièrement celles de Claudia Brücken et de Patrick Wolf.
Pour ceux qui préfèrent le Bush vintage, une kyrielle de reprises de Running Up That Hill sont disponibles ici. Je recommande particulièrement celles de Claudia Brücken et de Patrick Wolf.
samedi, novembre 24
Un retour que je n'osais espérer
Après l'indifférence oppressante ayant accueilli le premier album de Lupen Crook, je ne me faisais guère d'illusion sur la possibilité d'un retour. Et pourtant, un vinyle vient de sortir. Matthew's Magpie est en écoute sur sa page Myspace, et est évidemment formidable.
dimanche, novembre 18
A écouter
Les prochaines semaines devraient être un peu plus calmes pour moi, et je devrais retrouver un peu de temps pour ce blog. Commençons par signaler une série de très bons posts sur un de mes mp3-blogs de référence, Obscure Sounds avec, dans l'ordre : Girls Aloud (que l'on ne présente plus), Minipop, Immovable Objects et The Hidden Messages (que l'on présente toujours).
La semaine prochain, je me penche sur le nouvel album de Britney Spears, histoire de vérifier si ces dithyrambes unanimes que l'on lit un peu partout sont fondés (et j'en profite pour dire que l'arrivée de Jean-Marc Lalanne aux Inrockuptibles est ce qui est arrivé de mieux au magazine depuis longtemps).
La semaine prochain, je me penche sur le nouvel album de Britney Spears, histoire de vérifier si ces dithyrambes unanimes que l'on lit un peu partout sont fondés (et j'en profite pour dire que l'arrivée de Jean-Marc Lalanne aux Inrockuptibles est ce qui est arrivé de mieux au magazine depuis longtemps).
vendredi, novembre 2
Vu à la télévision.
- Les cheveux à la Dragon Ball, c'est très chic et tout mais ça résiste assez mal à la pluie. Cela dit, cette vidéo a été la goutte d'eau et mon opinion sur leur musique est définitivement faite : ça n'a aucun intérêt. Je ne comprends absolument pas ce qui a pu pousser Emmanuel Tellier à en chanter les louanges dans Télérama.
- Pierre Lapointe était bizarrement au sommaire du journal télévisé de la RTBF hier soir. On y apprend entre autres choses qu'il a enregistré une "ukulélé session" pour le site du journal Le Soir.... Je cherche toujours le ukulélé.
Sur ce, je retourne bosser.
- Pierre Lapointe était bizarrement au sommaire du journal télévisé de la RTBF hier soir. On y apprend entre autres choses qu'il a enregistré une "ukulélé session" pour le site du journal Le Soir.... Je cherche toujours le ukulélé.
Sur ce, je retourne bosser.
vendredi, octobre 19
Love Music Hate Racism
Si vous habitez au Royaume-Uni, le NME de cette semaine sort avec un CD gratuit de morceaux rares et d'inédits dans le cadre d'une campagne contre le racisme et le BNP. Le tracklisting en est à première vue assez alléchant. Mieux encore, surtout si vous n'habitez pas au Royaume-Uni, un deuxième CD est disponible en téléchargement gratuit sur le site du NME.
PS : Le site n'est pas très clair à ce sujet mais le CD1 (celui qui sort avec le NME de cette semaine) pourrait aussi être disponible en téléchargement dans un avenir proche...En attendant, si une bonne âme british pouvait m'en acheter un exemplaire, je lui en serais reconnaissant. Pareil si vous tombez sur un lien rapidshare de la chose. Merci.
PS : Le site n'est pas très clair à ce sujet mais le CD1 (celui qui sort avec le NME de cette semaine) pourrait aussi être disponible en téléchargement dans un avenir proche...
samedi, octobre 6
Juste une mise au point, sur les plus belles images de ma vie.
Cela fait un petit temps que je me rends compte que ma motivation pour écrire ici (et plus encore sur la Blogothèque) a diminué. Il y a plein de raisons à cela, la principale étant que je suis de plus en plus déconnecté de l'actualité musicale et ai donc de moins en moins de choses à dire. Je ne suis pas tout seul. La fréquence de mise à jour de mon feed semble avoir diminué et, très récemment, indieboytraqueur s'est fendu d'un long post-scriptum où il exprimait ses doutes et ses incertitudes sur l'avenir de son blog.
Voilà pour le constat. Reste à savoir les conséquences à en tirer. J'ai toujours trouvé ces animateurs de blogs qui annoncent à grand fracas leur départ, puis leur retour, puis leur nouveau départ et leur nouveau retour assez grotesques donc je ne ferai pas de déclaration à l'emporte-pièce. Je dirai juste que j'ai décidé de ne plus me sentir obligé de poster un billet lorsque je vois mes stats de visites ou mon autorité Technorati piquer du nez, juste pour relancer la machine. Je posterai quand j'aurai des choses à dire et ne posterai pas dans le cas contraire. J'ai une fâcheuse tendance à faire de mes loisirs des obligations et je ne voudrais pas que cela devienne aussi le cas pour ce blog. En conséquence, je vais entamer une cure de désintoxication SiteMeter, histoire de ne plus déprimer que vous ne continuiez pas à lire mes anciens billets lorsque je n'en écris plus de nouveaux.
Sinon :
- Après Radiohead qui ne vend le nouvel album qu'en téléchargement ou à un prix prohibitif (même si je finirai sans doute par bourse délier), Patrick Wolf prévoirait à son tour de sortir un mp3-album de chansons exclusives dans quelques semaines. Et comment qu'ils font les largués du progrès qui restent attachés au support physique, hein ?
La vidéo ci-dessous propose un extrait possible de ce futur album de Patrick Wolf
- Cela fait plusieurs mois/années que j'entends des gens divers et variés se pâmer à la simple mention du nom d'Eluvium. Un récent billet de My Old Kentucky Blog m'a enfin donné l'occasion de jeter une oreille sur ce que le nom recouvrait en réalité. C'est sympatoche, quelque part entre Stars Of The Lid, Philip Glass et Harold Budd disons, mais je ne suis pas transporté de bonheur. Les morceaux tonaux sont trop sirupeux pour être honnêtes (Prelude for Time Feelers) et les morceaux plus "ambient-angoissants" ont la mauvaise idée de n'être que ambient-angoissants (New Animals From The Air). Cela dit, je vais tenter d'écouter l'album entier, histoire de me faire une idée plus précise.
- O combien plus satisfaisant (au moins à court terme) : un remix vaguement technoïde du Enter Sandman de Metallica avec la voix. Ou un autre nettement plus technoïde mais sans la voix.
- Il y a sept ans, à Paris, cet homme m'a fait les gros yeux pour que je ne m'approche pas trop de Neil Tennant. Il est mort hier dans un accident voiture à Moscou. Paix à son âme.
- Le meilleur mp3-blog du monde propose de l'électro-pop suédoise classieuse, pour ceux qui ont déjà usé leur album de Robyn.
- Et enfin, une question brûlante à laquelle je dois répondre dans les deux semaines. Cela vaut-il vraiment la peine que je me réabonne aux Inrocks alorsque je les lis à peine et n'écoute plus leurs compilations ? Avant que vous ne répondiez tous non, sachez que je suis abonné depuis presque 10 ans et que je suis un maniaque des collections complètes, ce qui crée une tension presque intenable dans ma pauvre tête.
Voilà pour le constat. Reste à savoir les conséquences à en tirer. J'ai toujours trouvé ces animateurs de blogs qui annoncent à grand fracas leur départ, puis leur retour, puis leur nouveau départ et leur nouveau retour assez grotesques donc je ne ferai pas de déclaration à l'emporte-pièce. Je dirai juste que j'ai décidé de ne plus me sentir obligé de poster un billet lorsque je vois mes stats de visites ou mon autorité Technorati piquer du nez, juste pour relancer la machine. Je posterai quand j'aurai des choses à dire et ne posterai pas dans le cas contraire. J'ai une fâcheuse tendance à faire de mes loisirs des obligations et je ne voudrais pas que cela devienne aussi le cas pour ce blog. En conséquence, je vais entamer une cure de désintoxication SiteMeter, histoire de ne plus déprimer que vous ne continuiez pas à lire mes anciens billets lorsque je n'en écris plus de nouveaux.
Sinon :
- Après Radiohead qui ne vend le nouvel album qu'en téléchargement ou à un prix prohibitif (même si je finirai sans doute par bourse délier), Patrick Wolf prévoirait à son tour de sortir un mp3-album de chansons exclusives dans quelques semaines. Et comment qu'ils font les largués du progrès qui restent attachés au support physique, hein ?
La vidéo ci-dessous propose un extrait possible de ce futur album de Patrick Wolf
- Cela fait plusieurs mois/années que j'entends des gens divers et variés se pâmer à la simple mention du nom d'Eluvium. Un récent billet de My Old Kentucky Blog m'a enfin donné l'occasion de jeter une oreille sur ce que le nom recouvrait en réalité. C'est sympatoche, quelque part entre Stars Of The Lid, Philip Glass et Harold Budd disons, mais je ne suis pas transporté de bonheur. Les morceaux tonaux sont trop sirupeux pour être honnêtes (Prelude for Time Feelers) et les morceaux plus "ambient-angoissants" ont la mauvaise idée de n'être que ambient-angoissants (New Animals From The Air). Cela dit, je vais tenter d'écouter l'album entier, histoire de me faire une idée plus précise.
- O combien plus satisfaisant (au moins à court terme) : un remix vaguement technoïde du Enter Sandman de Metallica avec la voix. Ou un autre nettement plus technoïde mais sans la voix.
- Il y a sept ans, à Paris, cet homme m'a fait les gros yeux pour que je ne m'approche pas trop de Neil Tennant. Il est mort hier dans un accident voiture à Moscou. Paix à son âme.
- Le meilleur mp3-blog du monde propose de l'électro-pop suédoise classieuse, pour ceux qui ont déjà usé leur album de Robyn.
- Et enfin, une question brûlante à laquelle je dois répondre dans les deux semaines. Cela vaut-il vraiment la peine que je me réabonne aux Inrocks alorsque je les lis à peine et n'écoute plus leurs compilations ? Avant que vous ne répondiez tous non, sachez que je suis abonné depuis presque 10 ans et que je suis un maniaque des collections complètes, ce qui crée une tension presque intenable dans ma pauvre tête.
mercredi, septembre 26
Les méandres compliqués des méthodes académiques
Ce soir, j'ai assisté à la première séance d'un cours d'Education aux Médias. Et bien, vous ne devinerez jamais quelle vidéo était censée illustrer l'introduction du cours.
Rien de moins que ceci :
Je ne connaissais pas, mais c'est du très lourd. Les paroles du refrain sont particulièrement croquignolesques. Je me prends à regretter que le projecteur ait été en panne. J'aurais adoré savoir ce que la professeur aurait pu en dire.
Rien de moins que ceci :
Je ne connaissais pas, mais c'est du très lourd. Les paroles du refrain sont particulièrement croquignolesques. Je me prends à regretter que le projecteur ait été en panne. J'aurais adoré savoir ce que la professeur aurait pu en dire.
lundi, septembre 24
Le mime Marceau est mort
Un hommage au silence s'impose donc.
Pour les amateurs de musique de chambre :
Pour les amateurs de musique symphonique :
Pour les amateurs de musique de chambre :
Pour les amateurs de musique symphonique :
samedi, septembre 15
That's That!
Le nouvel album de Cass McCombs semble bien parti pour me plaire. Dommage qu'il ne sortira apparemment pas sur 4AD.
PS : Il semblerait que le label Jive ait officiellement laissé tomber le pauvre JC Chasez. Dommage, même si les premiers extraits de son deuxième album m'avaient laissé perplexes.
PS : Il semblerait que le label Jive ait officiellement laissé tomber le pauvre JC Chasez. Dommage, même si les premiers extraits de son deuxième album m'avaient laissé perplexes.
vendredi, septembre 14
Et bien, mon p'tit bouchon, faut pas pas se mettre dans cet état-là.
Bon, c'est vrai que le grand retour de Britney Spears aux MTV Video Music Awards le weekend dernier a été une sorte de mini-désastre et qu'il est difficile de la regarder sans avoir un peu pitié : pas de danse approximatifs, playback sans conviction, yeux apeurés qui semblent supplier "Laissez-moi partir. Je veux rentrer chez moi.".
C'est vrai aussi que les réactions des journalistes et des blogueurs ont été en général très négatives. Mais est-ce une raison suffisante pour se mettre dans cet état ? Franchement.
PS1 : Plus j'entends cette chanson, plus je me prends à l'aimer. Le Britneygate sera-t-il un jour considéré comme le plus fabuleux coup marketing du début des années 2000 ?
PS2 : A quel degré faut-il prendre cette vidéo ? Officiellement au premier, mais je reste perplexe.
PS3 : Le type en question est devenu en quelques jours une vraie star de Youtube et il espère apparemment bien lancer une carrière à partir de ses vidéos. Comme je ne suis pas chien, j'ajoute donc que son interprétation de Gimme More est terrifiante (sans que je sache si c'est dans le bon ou le mauvais sens du terme)
C'est vrai aussi que les réactions des journalistes et des blogueurs ont été en général très négatives. Mais est-ce une raison suffisante pour se mettre dans cet état ? Franchement.
PS1 : Plus j'entends cette chanson, plus je me prends à l'aimer. Le Britneygate sera-t-il un jour considéré comme le plus fabuleux coup marketing du début des années 2000 ?
PS2 : A quel degré faut-il prendre cette vidéo ? Officiellement au premier, mais je reste perplexe.
PS3 : Le type en question est devenu en quelques jours une vraie star de Youtube et il espère apparemment bien lancer une carrière à partir de ses vidéos. Comme je ne suis pas chien, j'ajoute donc que son interprétation de Gimme More est terrifiante (sans que je sache si c'est dans le bon ou le mauvais sens du terme)
mercredi, septembre 12
dimanche, septembre 9
Fionn Regan (et une pointe de Dizzee)
Le blind-test d'hier m'a fait manquer The Last Night Of The Proms sur la BBC, mais je me suis rattrapé en regardant pour la première fois la remise du Mercury Prize (remporté par Klaxons). A ma grande surprise, le meilleur moment de la soirée fut sans doute Fionn Regan chantant Be Good Or Be Gone, seul avec sa guitare. Si le nom ne vous évoque rien, je vous renvoie à Un Violon, un Jambon, qui lui a justement récemment consacré un billet, avec en prime le jeu de mots plus plus vaseux de l'année.
PS : La version de Flex par Dizzee Rascal était presque aussi bonne, et elle est disponible sur Youtube, donc :
PS : La version de Flex par Dizzee Rascal était presque aussi bonne, et elle est disponible sur Youtube, donc :
Tant de choses que l'on ne sait pas
J'ai participé hier au blind-test mensuel de la Soundstation, à Liège. Reconnaître des extraits de chansons est un exercice que j'ai toujours beaucoup aimé même si je le trouve souvent frustrant, surtout quand la rapidité prend le pas sur la réflexion. Cela dit, quels que soient les résultats que l'on obtient, c'est toujours instructif.
A titre d'exemple, voici quelques questions auxquelles je n'ai pas pu répondre ou pour lesquelles j'ai douté de mes réponses :
- De qui est la reprise mariachi de Hey Joe, très populaire au début des années 90 ?
- Qui chantait Black is Black ?
- Quel est le titre de la chanson de Geoffrey Oryema qui servait de générique au Cercle de Minuit ? (apparemment, ce n'est pas The River, comme je le pensais)
- Qui a chanté les originaux de One Step Beyond (repris par Madness), American Woman (repris par Lenny Kravitz), Cocaine (repris par Eric Clapton), Always On My Mind (repris par les Pet Shop Boys), Hey Joe (repris par ..., voir première question), Twist And Shout (repris par les Beatles), Just A Gigolo (repris par David Lee Roth), Never Can Say Goodbye (repris par les Communards) ?
- Groovejet - Spiller : où est le titre, où est l'interprète ?
- Quel est ce groupe de punk FM qui avait fait une reprise de Word Up dans les années 90 ?
N'hésitez pas à répondre aux questions ci-dessus en commentaire mais ayez alors le fair-play de le faire sans aide. Sinon, c'est trop facile. Ce site, que je ne connaissais pas, est d'ailleurs une vraie mine d'or pour toutes les questions liées aux reprises.
Ce genre de soirée est aussi l'occasion de se remettre en tête des chansons auxquelles on n'avait plus pensé depuis des lustres. Par exemple :
A titre d'exemple, voici quelques questions auxquelles je n'ai pas pu répondre ou pour lesquelles j'ai douté de mes réponses :
- De qui est la reprise mariachi de Hey Joe, très populaire au début des années 90 ?
- Qui chantait Black is Black ?
- Quel est le titre de la chanson de Geoffrey Oryema qui servait de générique au Cercle de Minuit ? (apparemment, ce n'est pas The River, comme je le pensais)
- Qui a chanté les originaux de One Step Beyond (repris par Madness), American Woman (repris par Lenny Kravitz), Cocaine (repris par Eric Clapton), Always On My Mind (repris par les Pet Shop Boys), Hey Joe (repris par ..., voir première question), Twist And Shout (repris par les Beatles), Just A Gigolo (repris par David Lee Roth), Never Can Say Goodbye (repris par les Communards) ?
- Groovejet - Spiller : où est le titre, où est l'interprète ?
- Quel est ce groupe de punk FM qui avait fait une reprise de Word Up dans les années 90 ?
N'hésitez pas à répondre aux questions ci-dessus en commentaire mais ayez alors le fair-play de le faire sans aide. Sinon, c'est trop facile. Ce site, que je ne connaissais pas, est d'ailleurs une vraie mine d'or pour toutes les questions liées aux reprises.
Ce genre de soirée est aussi l'occasion de se remettre en tête des chansons auxquelles on n'avait plus pensé depuis des lustres. Par exemple :
jeudi, septembre 6
Luciano Pavarotti est mort
Pour être tout à fait honnête, j'ai toujours trouvé que l'opéra était un genre musical kitsch et sans intérêt, et que le vibrato dans le chant lyrique était un artifice vaguement vulgaire. Cela étant dit, l'épave à rôtis Luciano Pavarotti a collaboré avec Brian Eno et U2 pour Miss Sarajevo, la chanson la plus connue de leur projet commun, The Passengers. La vidéo officielle du single m'a d'ailleurs toujours beaucoup amusé. Je ne peux m'empêcher, en la voyant, de me demander ce que devait penser mon ami Brian, adepte de la voix blanche et d'une certaine forme de subtilité dans la production, en entendant Luciano faire ses vocalises.
PS : La chanson pose par ailleurs des questions importantes, comme par exemple : "Is there a time for East 17?", un débat brûlant qui ne sera, je le crains, jamais tout à fait clos, même si U2 semble avoir par la suite plutôt pris le parti de Boyzone.
PS : La chanson pose par ailleurs des questions importantes, comme par exemple : "Is there a time for East 17?", un débat brûlant qui ne sera, je le crains, jamais tout à fait clos, même si U2 semble avoir par la suite plutôt pris le parti de Boyzone.
mercredi, septembre 5
Billet inutile
Ce soir, j'ai regardé Coming Down The Mountain, un téléfilm de la BBC avec Nicholas Hoult (l'acteur de About A Boy et de Skins, une série méga-top-branchouille de Channel 4, qui sera je crois bientôt diffusée par Canal+) sur un scénarion de Mark Haddon (Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit). Si vous n'avez aucun a priori contre les films Dossier de l'écran sur les enfants trisomiques, je vous le recommande plutôt. Cela étant dit, vous pourriez à juste titre vous demander pourquoi j'en parle sur un blog musical. Suis-je en train de succomber aux sirènes de l'exhibitionnisme et vais-je dorénavant vous raconter par le menu mes faits et gestes, aussi insignifiants soient-ils ? Rassurez-vous, non.
En fait, je voulais parler de la bande-son du téléfilm, qui est assez enthousiasmante. On y trouve, parmi bien d'autres, Sigur Ros, Johnny Cash, Scott Walker (ou les Walker Brothers, à vérifier). Plus précisément, je voulais demander si par le plus grand des hasards l'un d'entre vous avait vu le téléfilm et pouvait identifier les interprètes du morceau qui passe cinq minutes avant la fin. Je m'apprêtais à vous dire que ça ressemblait beaucoup à du Low, mais que la voix n'était pas celle d'Alan Sparhawk, d'où angoisse, sueurs froides et torture de méninges. Heureusement, cette douloureuse incertitude fut de courte durée. En effet, comme souvent, il a suffi que je mette ma question en forme pour que la réponse me revienne : c'était Cody, une chanson de Mogwai.
Tout est bien qui finit bien donc, mais les deux paragraphes qui précèdent se retrouvent à présent sans objet, et qui plus est à la limite du hors-sujet. Pourtant, je n'ai pas le coeur de les effacer et vous les laisse donc en pâture. Faites-en ce que bon vous semble.
En fait, je voulais parler de la bande-son du téléfilm, qui est assez enthousiasmante. On y trouve, parmi bien d'autres, Sigur Ros, Johnny Cash, Scott Walker (ou les Walker Brothers, à vérifier). Plus précisément, je voulais demander si par le plus grand des hasards l'un d'entre vous avait vu le téléfilm et pouvait identifier les interprètes du morceau qui passe cinq minutes avant la fin. Je m'apprêtais à vous dire que ça ressemblait beaucoup à du Low, mais que la voix n'était pas celle d'Alan Sparhawk, d'où angoisse, sueurs froides et torture de méninges. Heureusement, cette douloureuse incertitude fut de courte durée. En effet, comme souvent, il a suffi que je mette ma question en forme pour que la réponse me revienne : c'était Cody, une chanson de Mogwai.
Tout est bien qui finit bien donc, mais les deux paragraphes qui précèdent se retrouvent à présent sans objet, et qui plus est à la limite du hors-sujet. Pourtant, je n'ai pas le coeur de les effacer et vous les laisse donc en pâture. Faites-en ce que bon vous semble.
samedi, septembre 1
Liens du jour
Quelques gâteries pour fêter la rentrée (bien que je sache depuis hier qu'elle va rester pour moi très théorique) et le fait que wikio me place dans le top 20 des blogs musicaux francophones (bien que je comprenne mal comment cela est possible vu mes stats) :
- Entre deux cuites, trois procès et quatre catastrophes, Britney Spears a réussi à trouver le temps d'enregistrer un nouveau single, Gimme More. Il n'est pas formidable mais cela aurait pu être pire. (Je préfère donner un lien dynamique car le label semble essayer de colmater les fuites.)
- Le deuxième album de Hard-Fi est en écoute intégrale sur leur page Myspace. Une première écoute distraite me laisse un peu dubitatif, mais qui peut savoir ce que donnera la deuxième ?
- Tu es une fille et tu as toujours rêvé de chanter avec Stuart Murdoch de Belle and Sebastian ? Ton jour de chance est peut-être arrivé.
- Comme je sais que j'ai au moins un lecteur occasionnel qui trouve la chanson géniale, je signale que la version maxi de Boule de flipper par Corynne Charby est disponible ici. Je décline toute responsabilité, même si, dans le genre, ça a plutôt mieux vieilli que la moyenne.
- Entre deux cuites, trois procès et quatre catastrophes, Britney Spears a réussi à trouver le temps d'enregistrer un nouveau single, Gimme More. Il n'est pas formidable mais cela aurait pu être pire. (Je préfère donner un lien dynamique car le label semble essayer de colmater les fuites.)
- Le deuxième album de Hard-Fi est en écoute intégrale sur leur page Myspace. Une première écoute distraite me laisse un peu dubitatif, mais qui peut savoir ce que donnera la deuxième ?
- Tu es une fille et tu as toujours rêvé de chanter avec Stuart Murdoch de Belle and Sebastian ? Ton jour de chance est peut-être arrivé.
- Comme je sais que j'ai au moins un lecteur occasionnel qui trouve la chanson géniale, je signale que la version maxi de Boule de flipper par Corynne Charby est disponible ici. Je décline toute responsabilité, même si, dans le genre, ça a plutôt mieux vieilli que la moyenne.
mardi, août 28
Pukkelpop 2007 (ce que j'ai mieux vu)
(suite de ce billet)
- Gogol Bordello : Je m'étais dit en écoutant leur précédent album qu'ils devaient sans doute être très très bons sur scène. N'étant arrivé sur place que pour le dernier quart d'heure du concert, je me garderai bien d'être trop affirmatif mais j'ai été un peu déçu par ce que j'ai vu. Il manquait le petit grain de folie que j'espérais, même si Start Wearing Purple est toujours aussi hymnique. Cela dit, je compte bien aller les voir à l'Ancienne Belgique à l'automne. Une petite salle et un set plus long devraient a priori faire des merveilles.
- Liars : Je me rappelle avoir déjà vu Liars à l'époque de leur premier album et avoir trouvé cela assez insupportable (même si les circonstances y étaient sans doute pour beaucoup). Depuis, j'ai écouté et beaucoup aimé leur troisième album, qui me semblait d'ailleurs n'avoir que peu de rapports avec ce que le groupe faisait à ses débuts. J'étais donc curieux de voir si ce deuxième concert allait être plus à mon goût. Angus et sa bande ont joué trois petits quarts d'heure sur la petite scène du Chateau, en puisant abondamment dans ce fameux troisième album. Bien sûr, on ne retrouve pas en live les passages les plus calmes ou les plus complexes. Pourtant, même en ne jouant que ses morceaux les plus directs, le groupe est parvenu à me fasciner sur scène autant que sur disque. La gestuelle étrange et imprévisible d'Angus y est pour beaucoup. On ne sait jamais à quel moment il va arrêter de chanter et se mettre à courir en rond en agitant les bras comme une collégienne qui viendrait d'apprendre que sa copine Mélissa a reçu pour la Saint-Valentin un poème de Sylvain, le beau ténébreux de l'année du dessus. Je me rappelle avoir pensé sur le moment même que ce comportement relevait presque de la psychiatrie (cela dit, la dernière fois que j'ai pensé cela, c'était pour Bonnie 'prince' Billy; je suppose donc que cela peut aussi être pris comme un compliment).
- Devendra Banhart : Comme pour Badly Drawn Boy, je m'attendais à un concert folk acoustique et il m'a fallu quelques morceaux pour m'habituer à cette formation plus bêtement rock'n'roll (guitare, basse, batterie). Devendra passe de la samba à la country mais ne fera qu'un ou deux morceaux acoustiques seul à la guitare. Dommage, c'est clairement là qu'il est le meilleur. A la mi-concert, il a pour se faire pardonner fait monter sur scène un membre du public pour qu'il interprète une chanson de son cru. Nous eûmes donc droit à un grand gaillard chevelu à la voix frêle et à une chanson toute mignonne, qui m'a fait regretter encore plus que Devendra lui-même n'ait pas osé plus de dépouillement. Le concert nous a en tout cas réservé les plus belles barbes du weekend. Tous les musiciens se sont fait la tête des musiciens du Supertramp de la grande époque (surtout le guitariste de droite).
PS : Je pensais me rappeler de l'adresse de la page Myspace de l'invité-surprise (truegreatmusic ou un truc du genre) mais rien ne semble correspondre. Tant pis.
- Low : Low est un des trois groupes que j'ai le plus vus en concert (avec les Pet Shop Boys et les Tindersticks). La dernière fois que j'ai parlé du groupe ici, c'était pour dire que Alan Sparhawk faisait une dépression et qu'ils arrêtaient complètement la musique. Je pensais sincèrement ne plus jamais avoir l'occasion de les revoir et ce n'est pas sans une certaine émotion que j'ai vu monter sur scène Mimi, Alan (avec un sourire jusqu'aux oreilles) et leur nouveau bassiste. Dans un festival où les décibels s'accumulent souvent sans énormément de discernement, leur concert fut comme un oasis de calme dans un océan de bruit. Alors, bien sûr, un concert de Low réserve à peu près autant de surprise qu'un épisode de Columbo, mais bon, Silver Rider, Pissing, Sunflower, Canada sont autant de vieux amis que je suis content de réentendre. Mieux encore, je les ai enfin vus jouer leur grande oeuvre posse-troque Do Youy Know How To Waltz? et il est amusant de voir à quel point ce morceau instrumental modifie la dynamique du groupe sur scène.
- The View : Une édition du Pukkelpop ne peut pas être complete sans un concert NME-hypé de petits jeunes qui débutent. Ayant raté The Enemy, je me suis rabattu sur The View, présenté il y a six mois par l'hebdomadaire anglais comme les sauveurs de la musique et depuis, me semble-t-il, un peu oubliés. Les cris de la foule, "The View, The View Are On Fire", étaient d'ailleurs un peu clairsemés. Dommage, car le groupe s'en sort plutôt bien sur scène. Leur chanson à texte sur la pénurie de jeans propres fait bien bouger le public (pogo et crowd-surfing à gogo), tandis que Face For Radio leur permet de mettre en évidence leur facette acoustique (très important pour le segment de marché Q-Radio 2-over 35). Rien de révolutionnaire, rien non plus qui me donne envie d'acheter l'album mais un bon concert de festival. C'est ce que j'en attendais et c'est ce que j'en ai obtenu. Tout baigne donc. Comme Jamie T et son sac à dos, le chanteur a fait s'attendrir la foule en étant trop petit pour changer de guitare tout seul. C'était terriblement trognon.
- Henry Rollins : En entrant dans la tente du Chateau, j'ai pendznt une seconde eu l'impression que je venais de passer à travers une fenêtre spatio-temporelle, Stargate-style, et que je me retrouvais au Café de la Gare pour un spectacle de Jean-Marie Bigard à ses débuts. Même bête brosse, même visage anguleux, même rires dans la salle. Et en fait, non, c'était bien Henry Rollins qui venait faire son "one-man show" de "stand-up comedy". Pendant une heure et demie, Henry nous a raconté ses concerts de Nick Cave et ses voyages en Syrie, en Iran ou en Irak. Henry voulait juger par lui-même si les pays de l'"Axe du Mal" ou des "Postes Avancés de la Terreur" étaient vraiment aussi "evil" que le prétendait Dubya. Son passeport à la main, il est donc allé faire un peu de tourisme. Si on voulait être méchant, on pourrait lui reprocher un chouïa de naïveté dans sa manière de nous dire, "Les Syriens, ils sont tous gentils, la preuve j'ai mangé gratos chez l'un d'eux." (des journalistes français se sont foutus de la gueule de Régis Debray et de Bernard Henri-Lévy pour des raisons somme toute assez similaires). Cela dit, il est franchement drôle et plus je l'écoutais, plus j'étais fier de presque tout comprendre, ce qui fait que je suis resté sans regret jusqu'au bout.
- Patrick Wolf : Je ne sais vraiment plus que penser de l'évolution de la carrière de Patrick Wolf depuis un an ou deux. Après avoir entendu sa manager se plaindre du manque de moyens de la tournée précédente, je suppose que je ne peux qu'être content (pour Patrick) de voir que son contrat avec une major lui permet de faire des concerts avec quatre musiciens et des décors. Cela dit (autorisez-moi à dévoiler pendant quelques lignes mon côté Mireille Dumas de la pop), j'ai l'impression qu'il vit assez mal ce changement de statut. A ses débuts déjà, Patrick avouait candidement qu'il n'aimait guère la scène, la routine des tournées et avait du mal à être exubérant sur commande. Maintenant que son agenda de tournée s'est encore sensiblement rempli, il doit sans doute trouver cela encore plus difficile. Alors, certes, il porte toujours des vêtements invraisemblables (plus encore ici que pour les précédents concerts auxquels j'ai assisté, heureusement qu'il les a vite enlevés) et ses chansons sont toujours aussi formidables, mais je ne le sens pas vraiment investi dans ce qu'il chante. Je me surprends à regretter le caractère gauche et emprunté de ses débuts sur scène et ses "Thank you" murmurés yeux baissés, qui avaient au moins le mérite d'être sincères. Pour le dire autrement, Patrick Wolf est devenu un vrai professionnel de la musique et a décidé d'exploiter mercantilement son talent. Chez n'importe qui d'autre, ça ne m'aurait pas dérangé mais la contradiction entre sa carrière actuelle et ses déclarations passées me semble tellement évidente que je le soupçonne d'en souffrir. Cela dit, si un jour je le croise dans la rue et qu'il me dit : "Don't be silly, Pierre. I've never been happier.", je serai ravi de le croire. Et puis bon, il a chanté Bloodbeat et The Childcatcher, et pour ça je suis prêt à tout lui pardonner, même le fait d'être devenu un chanteur à midinettes (les premiers rangs étaient franchement Bruelliens, cris hystériques et chasse à la setlist compris).
- 120 days : Comme écrit précédemment, j'ai découvert ce groupe norvégien via Myspace il y a une dizaine de jours. J'avais été séduit par son mélange de guitares et d'électronique gentiment planouillant et le concert a été dans la lignée de ces trois morceaux, c'est-à-dire un savant mélange de Human League, Cure et Suicide. A certains moments, j'ai trouvé ça tout à fait formidable (une chanson sur le suicide notamment), à d'autres, un peu longuet. Si le concert avait duré une demi-heure, j'en serais ressorti enthousiaste, prêt à aller acheter leurs albums. Malheureusement, après quarante minutes, j'ai commncé à saturer légèrement. Cela dit, ils mériteraient que je leur donne une chance sur la longueur d'un album.
- Enter Shikari : Le groupe a obtenu le 'Fuck Me John Peel Innovation Award' aux derniers NME Awards (je pense ne pas écorner le nom exact de la récompense) pour avoir osé mêler le punk hardcore (on est sur la skate stage après tout) et les rythmiques techno-trance. J'étais a priori sceptique face à ce mélange mais je dois bien avouer qu'il fonctionne plutôt bien. Malheureusement, le vocaliste principal (je rechigne à utiliser le terme chanteur) crie beaucoup, avec une voix qui n'est pas loin d'être exaspérante, ce qui m'a empêché de rentrer complètement dans leur concert. J'aurais sans doute préféré qu'ils laissent plus souvent le micro au bassiste, mais bon, ce qu'on aurait gagné en mélodie aurait sans doute été reperdu en énergie pure. Cela dit, je crois que je vais tenter d'écouter leur album pour me faire une idée plus juste.
- ...And You Will Know Us By The Trail Of Dead : Enfin ! Après quatre lamentables échecs, je suis enfin parvenu à voir Trail Of Dead en concert, et n'ai pas été déçu. Le groupe ne ressemble pas du tout à l'image que je me faisais d'eux. Ce ne sont pas des grands maigres vaguement goths. Au contraire, les deux chanteurs sont bronzés, petits, râblés et débordent de muscles, ce qui leur donne un petit air de dindons aux hormones (y en a même un qui ressemble à Sean Astin). L'engagement physique et la puissance sonore qu'ils déploient sont inouïs (et si je n'avais pas eu mes bouchons profondément enfoncés dans les oreilles, nul doute que je serais à présent sourd et que tout me semblerait à jamais inouï). La partie la plus pop de leur répertoire est passée aux oubliettes et tous les morceaux sont joués à toute vitesse, souvent avec deux batteurs, ce qui ne laisse évidemment guère de place pour la délicatesse et les solos de violon. C'était un vrai concert de rock'n'roll qui sent la transpiration. Tiens, d'ailleurs, tant qu'on est dans le sujet, j'ai toujours trouvé un peu ridicule cette manie qu'ont les musiciens de démolir leurs instruments sur scène à la fin des concerts pour paraître plus roquaineraule mais un des deux chanteurs de ToD parvient l'impossible exploit de le faire sans tomber dans le grotesque. Peut-être parce qu'il commence son oeuvre de destruction après à peine vingt minutes du concert, au grand désespoir apparent des roadies, peut-être aussi parce qu'il ne se contente pas de détruire guitare et batterie, mais s'attaque aussi aux synthés (ce que la plupart des groupes n'osent pas faire, c'est que ça coûte, ces petites choses), peut-être aussi parce que, dès que les roadies ont fini de tout réinstaller, il recommence. Une autre explication serait que j'étais au troisième rang et qu'il est nettement plus difficile d'être cynique ou blasé quand des morceaux de guitare vous passent cinq centimètres au-dessus de la tête.
- Woven Hand : Malgré la relative déception qu'avait été mon concert de Woven Hand aux Ardentes le mois dernier, je suis allé le revoir samedi soir à minuit, au Chateau, à la toute fin du festival. Les mêmes causes donnant les mêmes effets, je suis à nouveau resté sur ma faim. David Eugene Edwards n'est pas un showman et sa voix, pour moi le meilleur atout de ses deux groupes, est moins mise en avant que sur disque. Il n'y a guère que lorsqu'il a chanté "Alle...allee...luiaaaa, alle...alle....luiaaaaa" que je n'ai pas regretté de ne pas être plutôt allé voir Tool, un groupe dont je ne sais pour ainsi dire rien mais qui a toujours aiguisé ma curiosité. Une occasion manquée.
- Gogol Bordello : Je m'étais dit en écoutant leur précédent album qu'ils devaient sans doute être très très bons sur scène. N'étant arrivé sur place que pour le dernier quart d'heure du concert, je me garderai bien d'être trop affirmatif mais j'ai été un peu déçu par ce que j'ai vu. Il manquait le petit grain de folie que j'espérais, même si Start Wearing Purple est toujours aussi hymnique. Cela dit, je compte bien aller les voir à l'Ancienne Belgique à l'automne. Une petite salle et un set plus long devraient a priori faire des merveilles.
- Liars : Je me rappelle avoir déjà vu Liars à l'époque de leur premier album et avoir trouvé cela assez insupportable (même si les circonstances y étaient sans doute pour beaucoup). Depuis, j'ai écouté et beaucoup aimé leur troisième album, qui me semblait d'ailleurs n'avoir que peu de rapports avec ce que le groupe faisait à ses débuts. J'étais donc curieux de voir si ce deuxième concert allait être plus à mon goût. Angus et sa bande ont joué trois petits quarts d'heure sur la petite scène du Chateau, en puisant abondamment dans ce fameux troisième album. Bien sûr, on ne retrouve pas en live les passages les plus calmes ou les plus complexes. Pourtant, même en ne jouant que ses morceaux les plus directs, le groupe est parvenu à me fasciner sur scène autant que sur disque. La gestuelle étrange et imprévisible d'Angus y est pour beaucoup. On ne sait jamais à quel moment il va arrêter de chanter et se mettre à courir en rond en agitant les bras comme une collégienne qui viendrait d'apprendre que sa copine Mélissa a reçu pour la Saint-Valentin un poème de Sylvain, le beau ténébreux de l'année du dessus. Je me rappelle avoir pensé sur le moment même que ce comportement relevait presque de la psychiatrie (cela dit, la dernière fois que j'ai pensé cela, c'était pour Bonnie 'prince' Billy; je suppose donc que cela peut aussi être pris comme un compliment).
- Devendra Banhart : Comme pour Badly Drawn Boy, je m'attendais à un concert folk acoustique et il m'a fallu quelques morceaux pour m'habituer à cette formation plus bêtement rock'n'roll (guitare, basse, batterie). Devendra passe de la samba à la country mais ne fera qu'un ou deux morceaux acoustiques seul à la guitare. Dommage, c'est clairement là qu'il est le meilleur. A la mi-concert, il a pour se faire pardonner fait monter sur scène un membre du public pour qu'il interprète une chanson de son cru. Nous eûmes donc droit à un grand gaillard chevelu à la voix frêle et à une chanson toute mignonne, qui m'a fait regretter encore plus que Devendra lui-même n'ait pas osé plus de dépouillement. Le concert nous a en tout cas réservé les plus belles barbes du weekend. Tous les musiciens se sont fait la tête des musiciens du Supertramp de la grande époque (surtout le guitariste de droite).
PS : Je pensais me rappeler de l'adresse de la page Myspace de l'invité-surprise (truegreatmusic ou un truc du genre) mais rien ne semble correspondre. Tant pis.
- Low : Low est un des trois groupes que j'ai le plus vus en concert (avec les Pet Shop Boys et les Tindersticks). La dernière fois que j'ai parlé du groupe ici, c'était pour dire que Alan Sparhawk faisait une dépression et qu'ils arrêtaient complètement la musique. Je pensais sincèrement ne plus jamais avoir l'occasion de les revoir et ce n'est pas sans une certaine émotion que j'ai vu monter sur scène Mimi, Alan (avec un sourire jusqu'aux oreilles) et leur nouveau bassiste. Dans un festival où les décibels s'accumulent souvent sans énormément de discernement, leur concert fut comme un oasis de calme dans un océan de bruit. Alors, bien sûr, un concert de Low réserve à peu près autant de surprise qu'un épisode de Columbo, mais bon, Silver Rider, Pissing, Sunflower, Canada sont autant de vieux amis que je suis content de réentendre. Mieux encore, je les ai enfin vus jouer leur grande oeuvre posse-troque Do Youy Know How To Waltz? et il est amusant de voir à quel point ce morceau instrumental modifie la dynamique du groupe sur scène.
- The View : Une édition du Pukkelpop ne peut pas être complete sans un concert NME-hypé de petits jeunes qui débutent. Ayant raté The Enemy, je me suis rabattu sur The View, présenté il y a six mois par l'hebdomadaire anglais comme les sauveurs de la musique et depuis, me semble-t-il, un peu oubliés. Les cris de la foule, "The View, The View Are On Fire", étaient d'ailleurs un peu clairsemés. Dommage, car le groupe s'en sort plutôt bien sur scène. Leur chanson à texte sur la pénurie de jeans propres fait bien bouger le public (pogo et crowd-surfing à gogo), tandis que Face For Radio leur permet de mettre en évidence leur facette acoustique (très important pour le segment de marché Q-Radio 2-over 35). Rien de révolutionnaire, rien non plus qui me donne envie d'acheter l'album mais un bon concert de festival. C'est ce que j'en attendais et c'est ce que j'en ai obtenu. Tout baigne donc. Comme Jamie T et son sac à dos, le chanteur a fait s'attendrir la foule en étant trop petit pour changer de guitare tout seul. C'était terriblement trognon.
- Henry Rollins : En entrant dans la tente du Chateau, j'ai pendznt une seconde eu l'impression que je venais de passer à travers une fenêtre spatio-temporelle, Stargate-style, et que je me retrouvais au Café de la Gare pour un spectacle de Jean-Marie Bigard à ses débuts. Même bête brosse, même visage anguleux, même rires dans la salle. Et en fait, non, c'était bien Henry Rollins qui venait faire son "one-man show" de "stand-up comedy". Pendant une heure et demie, Henry nous a raconté ses concerts de Nick Cave et ses voyages en Syrie, en Iran ou en Irak. Henry voulait juger par lui-même si les pays de l'"Axe du Mal" ou des "Postes Avancés de la Terreur" étaient vraiment aussi "evil" que le prétendait Dubya. Son passeport à la main, il est donc allé faire un peu de tourisme. Si on voulait être méchant, on pourrait lui reprocher un chouïa de naïveté dans sa manière de nous dire, "Les Syriens, ils sont tous gentils, la preuve j'ai mangé gratos chez l'un d'eux." (des journalistes français se sont foutus de la gueule de Régis Debray et de Bernard Henri-Lévy pour des raisons somme toute assez similaires). Cela dit, il est franchement drôle et plus je l'écoutais, plus j'étais fier de presque tout comprendre, ce qui fait que je suis resté sans regret jusqu'au bout.
- Patrick Wolf : Je ne sais vraiment plus que penser de l'évolution de la carrière de Patrick Wolf depuis un an ou deux. Après avoir entendu sa manager se plaindre du manque de moyens de la tournée précédente, je suppose que je ne peux qu'être content (pour Patrick) de voir que son contrat avec une major lui permet de faire des concerts avec quatre musiciens et des décors. Cela dit (autorisez-moi à dévoiler pendant quelques lignes mon côté Mireille Dumas de la pop), j'ai l'impression qu'il vit assez mal ce changement de statut. A ses débuts déjà, Patrick avouait candidement qu'il n'aimait guère la scène, la routine des tournées et avait du mal à être exubérant sur commande. Maintenant que son agenda de tournée s'est encore sensiblement rempli, il doit sans doute trouver cela encore plus difficile. Alors, certes, il porte toujours des vêtements invraisemblables (plus encore ici que pour les précédents concerts auxquels j'ai assisté, heureusement qu'il les a vite enlevés) et ses chansons sont toujours aussi formidables, mais je ne le sens pas vraiment investi dans ce qu'il chante. Je me surprends à regretter le caractère gauche et emprunté de ses débuts sur scène et ses "Thank you" murmurés yeux baissés, qui avaient au moins le mérite d'être sincères. Pour le dire autrement, Patrick Wolf est devenu un vrai professionnel de la musique et a décidé d'exploiter mercantilement son talent. Chez n'importe qui d'autre, ça ne m'aurait pas dérangé mais la contradiction entre sa carrière actuelle et ses déclarations passées me semble tellement évidente que je le soupçonne d'en souffrir. Cela dit, si un jour je le croise dans la rue et qu'il me dit : "Don't be silly, Pierre. I've never been happier.", je serai ravi de le croire. Et puis bon, il a chanté Bloodbeat et The Childcatcher, et pour ça je suis prêt à tout lui pardonner, même le fait d'être devenu un chanteur à midinettes (les premiers rangs étaient franchement Bruelliens, cris hystériques et chasse à la setlist compris).
- 120 days : Comme écrit précédemment, j'ai découvert ce groupe norvégien via Myspace il y a une dizaine de jours. J'avais été séduit par son mélange de guitares et d'électronique gentiment planouillant et le concert a été dans la lignée de ces trois morceaux, c'est-à-dire un savant mélange de Human League, Cure et Suicide. A certains moments, j'ai trouvé ça tout à fait formidable (une chanson sur le suicide notamment), à d'autres, un peu longuet. Si le concert avait duré une demi-heure, j'en serais ressorti enthousiaste, prêt à aller acheter leurs albums. Malheureusement, après quarante minutes, j'ai commncé à saturer légèrement. Cela dit, ils mériteraient que je leur donne une chance sur la longueur d'un album.
- Enter Shikari : Le groupe a obtenu le 'Fuck Me John Peel Innovation Award' aux derniers NME Awards (je pense ne pas écorner le nom exact de la récompense) pour avoir osé mêler le punk hardcore (on est sur la skate stage après tout) et les rythmiques techno-trance. J'étais a priori sceptique face à ce mélange mais je dois bien avouer qu'il fonctionne plutôt bien. Malheureusement, le vocaliste principal (je rechigne à utiliser le terme chanteur) crie beaucoup, avec une voix qui n'est pas loin d'être exaspérante, ce qui m'a empêché de rentrer complètement dans leur concert. J'aurais sans doute préféré qu'ils laissent plus souvent le micro au bassiste, mais bon, ce qu'on aurait gagné en mélodie aurait sans doute été reperdu en énergie pure. Cela dit, je crois que je vais tenter d'écouter leur album pour me faire une idée plus juste.
- ...And You Will Know Us By The Trail Of Dead : Enfin ! Après quatre lamentables échecs, je suis enfin parvenu à voir Trail Of Dead en concert, et n'ai pas été déçu. Le groupe ne ressemble pas du tout à l'image que je me faisais d'eux. Ce ne sont pas des grands maigres vaguement goths. Au contraire, les deux chanteurs sont bronzés, petits, râblés et débordent de muscles, ce qui leur donne un petit air de dindons aux hormones (y en a même un qui ressemble à Sean Astin). L'engagement physique et la puissance sonore qu'ils déploient sont inouïs (et si je n'avais pas eu mes bouchons profondément enfoncés dans les oreilles, nul doute que je serais à présent sourd et que tout me semblerait à jamais inouï). La partie la plus pop de leur répertoire est passée aux oubliettes et tous les morceaux sont joués à toute vitesse, souvent avec deux batteurs, ce qui ne laisse évidemment guère de place pour la délicatesse et les solos de violon. C'était un vrai concert de rock'n'roll qui sent la transpiration. Tiens, d'ailleurs, tant qu'on est dans le sujet, j'ai toujours trouvé un peu ridicule cette manie qu'ont les musiciens de démolir leurs instruments sur scène à la fin des concerts pour paraître plus roquaineraule mais un des deux chanteurs de ToD parvient l'impossible exploit de le faire sans tomber dans le grotesque. Peut-être parce qu'il commence son oeuvre de destruction après à peine vingt minutes du concert, au grand désespoir apparent des roadies, peut-être aussi parce qu'il ne se contente pas de détruire guitare et batterie, mais s'attaque aussi aux synthés (ce que la plupart des groupes n'osent pas faire, c'est que ça coûte, ces petites choses), peut-être aussi parce que, dès que les roadies ont fini de tout réinstaller, il recommence. Une autre explication serait que j'étais au troisième rang et qu'il est nettement plus difficile d'être cynique ou blasé quand des morceaux de guitare vous passent cinq centimètres au-dessus de la tête.
- Woven Hand : Malgré la relative déception qu'avait été mon concert de Woven Hand aux Ardentes le mois dernier, je suis allé le revoir samedi soir à minuit, au Chateau, à la toute fin du festival. Les mêmes causes donnant les mêmes effets, je suis à nouveau resté sur ma faim. David Eugene Edwards n'est pas un showman et sa voix, pour moi le meilleur atout de ses deux groupes, est moins mise en avant que sur disque. Il n'y a guère que lorsqu'il a chanté "Alle...allee...luiaaaa, alle...alle....luiaaaaa" que je n'ai pas regretté de ne pas être plutôt allé voir Tool, un groupe dont je ne sais pour ainsi dire rien mais qui a toujours aiguisé ma curiosité. Une occasion manquée.
lundi, août 27
A Lapointe de l'analyse
J'allume la télévision pour un petit zapping vespéral en attendant le journal et, qu'y vois-je, intercalé entre France 3 et ma télévision locale ? Pierre Lapointe, disant pour conclure une émission de TV5 à quel point il est content que le présentateur lui ait fait rencontrer Brigitte Fontaine. C'est une rencontre à laquelle j'aurais beaucoup aimé assister. Malheureusement, je n'ai pas trouvé la trace de cette émission sur Youtube ou Dailymotion.
Pour me consoler, voici le début du concert que Pierre Lapointe a enregistré avec orchestre en clôture des Francofolies de Montreal il y a quelques semaines (la suite se trouve sur Youtube, il vous suffit de cliquer sur l'image). Je ne suis pas sûr que l'orchestre ajoute beaucoup aux chansons, à part peut-être pour L'Endomètre Rebelle, dont la démesure s'accompagne assez bien d'un certain pompiérisme. Cela dit, la vidéo m'a permis de constater par moi-même quel est son niveau de renommée au Québec. Apparemment, il est assez élevé. Un des enseignements de la petite moitié du concert que j'ai regardée est d'ailleurs que je semble condamné à ne devenir fan que de chanteur à midinettes, quand bien même je pensais a priori que mes coups de coeur ne rentraient pas vraiment dans cette catégorie. Comme pour les concerts récents de Patriiick (Wolf), le public de Pieeeeeerre est essentiellement féminin et crie énormément. Bah! Il me reste à espérer que Plan B et Lupen Crook n'aient encore fanatisé personne. Cela dit, le spectre hideux du doute m'habite.
Je suis aussi tombé sur cette interview par Ray Cokes lors des Francofolies de La Rochelle.
Et j'ai évidemment déjà mes billets pour les deux concerts bruxellois de novembre.
(Le Pukkelpop demain sans faute, promis)
Pour me consoler, voici le début du concert que Pierre Lapointe a enregistré avec orchestre en clôture des Francofolies de Montreal il y a quelques semaines (la suite se trouve sur Youtube, il vous suffit de cliquer sur l'image). Je ne suis pas sûr que l'orchestre ajoute beaucoup aux chansons, à part peut-être pour L'Endomètre Rebelle, dont la démesure s'accompagne assez bien d'un certain pompiérisme. Cela dit, la vidéo m'a permis de constater par moi-même quel est son niveau de renommée au Québec. Apparemment, il est assez élevé. Un des enseignements de la petite moitié du concert que j'ai regardée est d'ailleurs que je semble condamné à ne devenir fan que de chanteur à midinettes, quand bien même je pensais a priori que mes coups de coeur ne rentraient pas vraiment dans cette catégorie. Comme pour les concerts récents de Patriiick (Wolf), le public de Pieeeeeerre est essentiellement féminin et crie énormément. Bah! Il me reste à espérer que Plan B et Lupen Crook n'aient encore fanatisé personne. Cela dit, le spectre hideux du doute m'habite.
Je suis aussi tombé sur cette interview par Ray Cokes lors des Francofolies de La Rochelle.
Et j'ai évidemment déjà mes billets pour les deux concerts bruxellois de novembre.
(Le Pukkelpop demain sans faute, promis)
dimanche, août 26
Je retrouve mon Patrick
Oublions les quelques secondes de Razorlight et pâmons-nous devant son deuxième choix de reprise pour son set à Reading il y a quelques jours.
Cela aurait été mieux encore s'il avait chanté Around The World, mais bon, on ne peut pas tout avoir.
Et tant que j'en suis dans le culturel inattaquable :
- Lil' Chris a sorti une reprise de We Don't Have To Take Our Clothes Off, qui n'a à dire vrai qu'un intérêt limité.
- Girls Aloud revient avec une nouvelle chanosn qui ressemble à mon avis un chouïa trop aux précédentes.
- Une démo possible pour le prochain album de Britney Spears est apparue sur le vilain Internet mondial. Elle n'est que très modérément formidable.
- Et tant qu'on en est à parler de Britney, Don't Stop The Pop a évoqué hier Ellie Campbell, une starlette Stock-Aitken-Waterman de la fin des années 70, dont je n'avais encore jamais entendu parler. Sa chanson Don't Want You Back présente plus qu'un ressemblance avec le Crazy de Mrs Fed-Ex.
Pour la suite de mon CR du Pukkelpop, il faudra encore attendre un jour ou deux, j'ai eu d'autres choses à écrire ces derniers jours.
Cela aurait été mieux encore s'il avait chanté Around The World, mais bon, on ne peut pas tout avoir.
Et tant que j'en suis dans le culturel inattaquable :
- Lil' Chris a sorti une reprise de We Don't Have To Take Our Clothes Off, qui n'a à dire vrai qu'un intérêt limité.
- Girls Aloud revient avec une nouvelle chanosn qui ressemble à mon avis un chouïa trop aux précédentes.
- Une démo possible pour le prochain album de Britney Spears est apparue sur le vilain Internet mondial. Elle n'est que très modérément formidable.
- Et tant qu'on en est à parler de Britney, Don't Stop The Pop a évoqué hier Ellie Campbell, une starlette Stock-Aitken-Waterman de la fin des années 70, dont je n'avais encore jamais entendu parler. Sa chanson Don't Want You Back présente plus qu'un ressemblance avec le Crazy de Mrs Fed-Ex.
Pour la suite de mon CR du Pukkelpop, il faudra encore attendre un jour ou deux, j'ai eu d'autres choses à écrire ces derniers jours.
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