jeudi, octobre 16

L'original, le connu et le parodié

L'original (ou "ce à quoi nous avons échappé") :


Le connu (ou "comme quoi un budget marketing et un producteur, ça sert vraiment", ou encore "un des clips qui a le plus façonné mes goûts futurs, pour le meilleur et pour le pire) :


Le parodié (ou "c'est bête mais ça me fait beaucoup rire") :

mercredi, octobre 15

Recette pour un buzz annoncé

Björk (talent unique ! admirable liberté ! Islande ! Matmos ! Visionnaire !)

+ Thom Yorke (génie ! RADIOHEAD ! OK fucking COMPUTER ! Album directement vendu sur Internet ! Visionnaire !)

+ Lightning Bolt (expérimentation ! noise ! le groupe préféré des musiciens au nez fin ! percussions hallucinantes !)

+ bonne cause (sauvons la planète ! Carbon footprint ! ne laissons pas l'industrie défigurer le dernier paradis sur Terre de l'hémisphère nord ! Geyser4ever !)

=


(plus d'infos ici)

PS : Cela dit, on pourrait croire que je me moque, mais la chanson est très bien.

lundi, octobre 6

Je suis une merde...

Micah P Hinson (presque album de l'année ici-même en 2004, Myspace) est en concert à 500 mètres de chez moi, mais je me suis levé ce matin à 6h (ce qui ne m'arrive pour ainsi dire jamais) et je viens seulement de rentrer du boulot. Je crains donc fort de faire l'impasse sur le concert. Me connaissant, j'avais tenté d'acheter une place en prévente la semaine dernière, mais les organisateurs n'en avaient pas prévu. Grossière erreur car, le ticket en poche, je me serais senti obligé d'y aller.

Pour me faire pardonner, un mp3 de John Maus chez Stereogum.

dimanche, octobre 5

Blind-test

Je reviens d'un blind-test, qui avait lieu dans un café du centre de Liège. Il est sans doute révélateur de l'état de déchéance de mes exigences artistiques que les deux chansons que j'ai eu le plus de plaisir à réentendre furent :



et


(pour cette dernière vidéo, la chanson commence à 2:06)

mardi, septembre 30

Marc Moulin est mort

Marc Moulin, pour un belge francophone, c'était nettement plus qu'un musicien. En multipliant les casquettes, il était devenu une personnalité incontournable dans notre paysage culturel et médiatique : homme de télévision et de radio, chroniqueur et musicien, pour me limiter à ses activités que je connais le mieux. J'ai l'impression de connaître Marc Moulin depuis toujours. J'ai grandi en écoutant La Semaine Infernale et Le Jeu Des Dictionnaires sur la RTBF. Plus récemment, j'ai lu pendant des années ses chroniques dans le Télémoustique. En fait, finalement, ce sont ses oeuvres de musicien que je connais le moins bien. Jazzman à la base, il a fondé, bien avant Brian Molko, le collectif Placebo (dont je ne sais rien), avec notamment Philip Catherine.





A le fin des années 70, il fonde dans la lignée de Kraftwerk et des débuts de l'italo-disco, le trio Telex, qui est sans doute ce qui l'a fait connaître du plus grand nombre. Une compilation hommage comprenant une impressionnante collection de remixes est ainsi sortie il y a une dizaine d'années.







Dans les années 80, il a surtout produit et composé des chansons pour notamment Lio et Alain Chamfort. Depuis une dizaine d'années, il s'était reconverti dans le jazz-lounge en sortant trois albums sur Blue Note, un peu dans la lignée de Saint-Germain, ce qui ne m'intéressait à dire vrai pas beaucoup.



EDIT : Vous pouvez découvrir tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Marc Moulin en écoutant le podcast en trois parties de l'émission spéciale de la RTBF radio ce matin, où j'ai notamment appris qu'il était un ami proche des Sparks et avait co-produit un de leurs albums.

PS : La disparition de Marc Moulin m'a vraiment affecté. Cela dit, je suis bien conscient que mes billets "Machinchose est mort" sont toujours d'une effrayante banalité, mais je ne peux m'empêcher de les trouver justifiés, bien que je serais bien en peine d'expliquer pourquoi la mort de quelqu'un crée souvent un besoin de découvrir son oeuvre.

vendredi, septembre 26

Journal d'une crise

14h00 : Après un frugal dîner, je me remets au travail en écoutant, pour me faire une idée de ce que c'est, un album de DJ Tiësto (oui, je sais c'est une drôle d'idée). J'en suis à la dernière plage et suis un peu surpris d'entendre une mélodie bien connue s'immiscer parmi les beats habituels. Naïvement, je pensais qu'il n'y avait pas la place pour deux reprises trance pouet-pouet du même morceau, que le marché était déjà saturé et que DJ Tiësto aurait mieux fait de reprendre l'Adagio d'Albinoni ou la Sonate au clair de lune de Beethoven. Néanmoins, ne voulant pas être injuste en vouant aux gémonies un Tiësto qui aurait en fait été un précurseur, je m'en vais regarder sur la pochette la date de l'album : 2004. Autant dire hier. Sûrement le remix de Ferry Corsten de la version de William Orbit était antérieur. A l'époque où elle était sortie, on voyait même encore des clips à la télé, c'est dire si ça antédiluve ta mère en peaux de bête devant les grottes de Lascaux. Mais bon, comme il n'est jamais mauvais de vérifier ses sources, je me lève pour aller chercher le CD single. Je me dirige calmement, sûr de la pertinence de mon classement, vers mes étagères à CD, dirige mon regard vers les 'O' et d'un doigt tranquille caresse les tranches : Placebo, Pixies, Piano Magic, Pearls Before Swine, Panasonic, Pan American, Mark Owen, Our Brother The Native. Comme un roi moyen-âgeux parcourant d'un regard son royaume du haut de la tour de son château, je regarde défiler ces CD attendant servilement mon bon plaisir pour accomplir leur office. Jim O'Rourke, OMD, Orbital. Voilà, ça y est. Il est là ! Confiant, je tends la main mais, qu'arrive-t-il ? Non, IL N'EST PAS LA ! Mon CD single de William Orbit n'est pas à sa place. Entre In-Sides d'Orbital et le CD single de Walking on Thin Ice de Yoko Ono, il n'y a rien. La surprise de ne pas voir rangé à sa place un disque que j'étais sûr de posséder est réelle et mon petit coeur de collectionneur fait un bond (que je serais enclin à qualifier de pathologique mais l'heure n'est pas aux considérations psychiatriques de comptoir).

14h05 : La résistance s'organise. Que personne ne sorte, appelez le FBI. Mettez la pièce sous scellés. Je veux quinze agents 24h/24 sur cette affaire. Top priority !

14h10 : Avant d'accuser à tout va les membres de mon entourage, je tente de réfléchir sur les causes possibles de la disparition. Ai-je en des temps immémoriaux prêté ce disque à quelqu'un ? Je n'ai pas l'impression. Il y avait bien eu une discussion à ce sujet avec mon frère, mais il me semble qu'il avait fini par le télécharger (légalement je suppose, il est très bien élevé). Aurais-je pu le ranger ailleurs ? Pour être sûr, je regarde dans mon classement à tous les endroits possibles : W comme William, B comme Barber (dans mon étagère 'classique'), C comme Corsten... Et comme chou blanc. Rien. Nada.

14h20 : Je continue ma recherche aux alentours de l'endroit où le disque aurait dû être. Sinead O'Connor, Nusrat, Gary Numan, jusqu'aux singles de Justin Timberlake, bien évidemment rangés à N comme Nsync. Sans résultat, si ce n'est me rappeler que j'ai tout de même une chiée de disques assimilés peu ou prou à ces derniers. Mais ce n'est pas le moment de se remémorer ses coups de coeur passés. L'heure est grave. Je me dois de rester concentré sur ma mission.

14h30 : La panique est à son comble. En désespoir de cause, je refais toutes les étagères Benno à plus ou moins dix cases de l'endroit où le disque aurait dû être, portant une attention particulière au fond des étagères, pensant qu'une fausse manoeuvre aurait pu faire en sorte que le petit CD single cartonné se serait immiscé là lors d'une des précédentes réorganisations de ma collection. Je crois un instant ma quête couronnée de succès quand je sens une pochette cartonnée sous mes doigts en dessous des disques du compartiment supérieur de mon Benno L-Q (en-dessous du coffret de Low si vous voulez vraiment tout savoir). Las, il ne s'agit que d'un promo de Kings Of Convenience offert avec un vieux numéro des Inrocks. L'envie me prend de le jeter par terre de rage, mais je me reprends bien vite et le glisse consciencieusement entre mes deux albums du groupe. Ce serait bête que, dans deux ans, je revive mes affres actuels en le recherchant (bien que je me demande bien pourquoi j'irais chercher un CD promo single alors que j'ai l'album, que de plus je n'écoute jamais, mais bon, trève de digressions). Puis je repars à l'assaut de la montagne que ce coquin de sort a placée sur ma route en cette belle après-midi ensoleillée. Il ne sera pas dit que je me suis laissé aller au découragement et au désespoir.

14h35 : Oubliant complètement le travail que je m'étais assigné pour aujourd'hui (je prendrai sur mon weekend s'il le faut), je m'assieds à mon bureau pour tenter de retracer l'ensemble des mouvements de disques au cours des trois dernières années. La case des O était-elle dans l'organisation précédente plus en amont ou plus en aval ? Autrement dit, avais-je rajouté une étagère en début de classement ? Auquel cas, les O étaient auparavant plus en aval dans l'agencement naturel des étagères. Ou avais-je au contraire libéré une étagère vers la fin de mon classement ? Auquel cas les O risquent bien d'avoir été plus en amont, là où sont maintenant les N, les M, les L, voire les K ou les J. Force est de constater que je n'en sais plus rien. Le trou noir. J'ai l'impression que mes disques ont de toute éternité été rangés de cette façon et que jamais ils ne furent bougés.

14h45 : Cela fait 45 minutes que la musique s'est arrêtée et je ne pense même pas à aller remettre un disque. Comment pourrais-je apprécier un disque de substitution alors que LE disque vers lequel tous mes sens se tendent reste introuvable. Je décide d'envisager le problème sous un autre angle. Aurais-je pu embarquer par erreur le William Orbit alors que je déménageais pour une raison ou pour une autre un de ses voisins. Je ne vois pas pour quelle raison j'aurais pu placer Orbital ailleurs que dans les O, ce serait absurde ! Je ne suis pas maniaque pour rien. Pareil pour Yoko Ono. Je n'ai même pas un John Lennon auquel j'aurais pu l'accoler. A moins que... à moins que..., car sur le single de Yoko Ono, il y a un remix des Pet Shop Boys, et il fut un temps où tous mes remixes des Pet Shop Boys étaient classés avec les disques du groupe. Reprenant espoir, je plonge vers mon étagère "vaches sacrées" (Dead Can Dance, Pet Shop Boys, Nits) et m'en vais farfouiller à la fin du classement PSB, là où toutes les pièces rapportées sont rassemblées (Pete Burns, Fat Les, Back To Mine, etc.) et, miracle, hosanna, kyrie, il est là, négligemment placé entre le Pete Burns et le premier album de Dead Can Dance, semblant ne même pas se rendre compte du mauvais tour qu'il venait de me jouer. Bouh, vilain CD!

Mais non, tout est pardonné, d'ailleurs je me le mets :

mercredi, septembre 10

Popjustice vs Mercury

Le Nationwide Mercury Prize est sans doute le prix musical le plus réputé de Grande-Bretagne. Il récompense chaque année le meilleur album britannique et fonctionne sur base d'un jury de 12 personnes. Il est donc un peu l'équivalent musical du Festival de Cannes, alors que les Brit Awards, ls Victoires ou les Grammy Awards sont l'équivalent des Oscars. Depuis 2003, Popjustice organise le même soir que la remise du Mercury Awards, une cérémonie plus intimiste pour le meilleur single pop britannique, le £20 Music Prize. Chaque année jusqu'ici, j'ai préféré le gagnant du prix offert par Popjustice à celui du Mercury Prize, bien que ce dernier soit en général toujours de qualité.

2003 : Girls Aloud - No Good Advice (8/10) vs Dizzee Rascal – Boy in Da Corner (7.5/10)
2004 : Rachel Stevens - Some Girls (10/10) vs Franz Ferdinand – Franz Ferdinand (6/10)
2005 : Girls Aloud - Wake Me Up (8/10) vs Antony and the Johnsons – I Am a Bird Now (7/10)
2006 : Girls Aloud - Biology (9/10) vs Arctic Monkeys – Whatever People Say I Am, That's What I'm Not (8/10)
2007 : Amy Winehouse - Rehab (8/10) vs Klaxons – Myths of the Near Future (7/10)

Cette année, en revanche, sera différente. En effet, Elbow vient de gagner le Mercury Prize avec The Seldom Seen Kid, alors que le £20 Music Prize se décide en ce moment dans un pub londonien entre About You Now des Sugababes et Call The Shots de Girls Aloud. Deux bonnes chansons mais qui ne font pas le poids face à un de mes groupes préférés.

2008 sera-t-elle l'année où je tourne définitivement le dos à la pop ? Sans doute pas. Surtout quand les Pet Shop Boys annoncent qu'ils vont faire produire leur nouvel album par Xenomania, les producteurs derrière la plupart des singles de Girls Aloud (si pas tous, cela demanderait à être vérifié).

Girls Aloud - Call the Shots



Sugababes - About You Now



Elbow - The Bones Of You



Elbow - One day like this

mardi, septembre 9

Hector Zazou est mort

En guise d'hommage, je vous propose de (ré-)écouter la plus belle chanson de Björk, extraite de son album Chansons des Mers Froides, que je vous recommande vivement.



Tant qu'on y est, voici aussi un extrait de Sahara Blue, avec la participation de Dead Can Dance.



(ignorez les images, qui sont extraites du récent et superflu remake des Mystérieuses Cités d'Or par Spielberg, aussi appelé Indiana Jones et le crâne de cristal.)

Ce sont à dire vrai les deux seuls albums de Hector Zazou que je connaisse. Lorsque les hommages plus érudits tomberont, je donnerai quelques liens pour ceux qui veulent en savoir plus sur le personnage. C'est mon côté service public.

mercredi, septembre 3

Henk fait sa Carla

Une session acoustique de Henk Hofstede, seul à la guitare, est disponible sur le site de Planet Claire. Au programme, huit titres parmi lesquels quelques classiques des Nits et des extraits de leur dernier album, Doing The Dishes.

(désolé pour le titre consternant que j'ai donné à ce billet)

samedi, août 23

Mais.... mais... mais

C'est moi ou bien cette chronique d'un enregistrement des quatuors à cordes de Philip Glass sur le site d'ARTE s'est inspirée de mon billet sur la Blogothèque ?

La chronique d'ARTE :

Je ne sais pas pourquoi, mais la musique de Philip Glass m’a toujours fais songer au mouvement presque immobile du paysage aux fenêtres des trains. Certes, pas n’importe quel train : la malédiction de la vitesse et du confort qui frappe nos contemporains a réservé aux voyageurs de province le plaisir de voir la fuite des arbres et des maisons accompagné du bruit régulier que les wagons produisent en glissant sur les rails.

Musique ferroviaire donc, musique de rêve surtout. A moins que tout cela ne se fonde dans un même concept : la musique de Philip Glass, cet art de la répétition, pourrait bien surgir d’un rêve éveillé, née du mouvement et de l’immobilité d’une très antique micheline. [...]


Mon billet :

Le soir tombe. Vous prenez le train. Comme vous avez oublié d’emporter un bouquin, vous n’avez rien de mieux à faire que de regarder par la fenêtre. C’est une activité frustrante. Tout ce qui est proche de vous et dont vous pourriez avoir une vision claire (les maisons et les arbres qui longent la voie, les panneaux indiquant le nom des gares traversées) n’est visible que pendant une fraction de seconde puis aussitôt relégué dans le lointain par la course inexorable du train. Ce qui est plus éloigné (l’orée d’une forêt à l’horizon ou le clocher d’un village situé à bonne distance de la voie par exemple) apparait sans détails, comme un contour indistinct à moitié noyé dans la pénombre. Dès lors, en quelques secondes, vous en faites le tour et votre regard se remet automatiquement à errer dans le vague. L’ennui menace.

Personnellement, je trompe en général cet ennui en baissant les yeux et en observant les rails de la voie d’à côté. Dans un champ de vision où rien ne devrait a priori pouvoir se maintenir, ces interminables poutres de métal luisant apportent un trompeuse apparence de stabilité que seules quelques variations lentes et progressives (voies qui s’éloignent ou se rapprochent au gré du relief, de rares aiguillages) viennent troubler. Le bruit régulier du train passant d’un tronçon de voie (tougoudou tougoudou) à l’autre contribue également à me faire sombrer dans une torpeur contemplative. [...]


A moins que ce billet dont j'étais si fier ne contienne en fait que de consternantes banalités ? Mais non, je n'ose y penser, ce serait trop horrible.

lundi, août 18

Pré-annonce

Cette année, je n'ai pu assister qu'à une seule journée du Pukkelpop, ce qui ne m'a pas empêché de voir au moins deux excellents concerts. J'y reviens très vite. En attendant, vous pouvez avoir ci-dessous un avant-goût de ce dont je reparlerai très vite.



dimanche, août 10

Isaac Hayes est mort





Les sampleurs du monde entier sont en deuil.

EDIT : Comme mes bons amis de la Blogothèque se font remonter les bretelles, je précise que je n'en dirai pas plus car je n'en sais pas beaucoup plus. Allez plutôt voir par là ce qui s'y passe.

mardi, août 5

Christian Music

Je viens de regarder Jesus Camp, un documentaire traitant du mouvement évangéliste américain que je vous conseille vivement. J'en retire, outre une grosse grosse déprime, quelques noms de représentants de cette fameuse "musique chrétienne", dont on ne sait rien ici mais qui représente une bonne part de l'entertainement business aux Etats-Unis.

Jusqu'à présent, je savais juste que :
- les affreux Evanescence avaient commencé leur carrière dans ce milieu,
- un des membres des Backstreet Boys (je fais semblant de ne pas savoir lequel, alors qu'en fait, si, mais chut...) s'était un temps recyclé dans le genre
- j'aimais beaucoup cette chanson de P.O.D., honorable représentant de la vague nu-metal-pop qui avait dominé MTV il y a quelques années.
I feel so alive
For the very first time
I can't deny You
And I think I can fly



A part ça, ça restait très mystérieux. C'est donc avec une certaine curiosité que j'ai épluché le générique de fin du film pour dénicher cette perle :



Je ne sais si le caractère complètement ridicule de ce clip et de cette chanson doit me rassurer (des gens qui foirent à ce point leurs instruments de propagande ne doivent pas être si dangereux) ou m'inquiéter (si même ça, ça marche, ces pauvres enfants doivent vraiment avoir perdu tout sens commun)

(pour les curieux, les paroles sont ici)

Le fossé culturel entre les Etats-Unis et l'Europe (un de mes sujets de conversation favoris) ne m'a en tout cas jamais paru aussi grand, même si nous avons tout de même à répondre de ça.



(à part ça, la musique du film est très efficace. Je vais voir si j'en trouve la trace quelque part)

jeudi, juillet 24

Le chaînon manquant...

...entre Björk, Liz Fraser et Ryan Teague est Tagaq, qui a d'ailleurs déjà collaboré avec la première, si on en croit le texte de présentation de Obscure Sounds.

dimanche, juillet 20

Les Ardentes, Liège, 12 et 13 juillet 2008

Il fut un temps où sur une demi-journée de festival, je pouvais écrire dix pages. Ce temps est révolu j'en ai peur. Néanmoins, voici un rapide compte-rendu de ce que j'ai retenu des deux dernières soirées :

Samedi :

- Spiritualized ne semblait pas intéresser grand-monde (à tout casser deux cents personnes dans les dix mètres près de la scène) et Jason Pierce semble n'avoir aucune envie de faire quoi que ce soit pour que ça change, se contentant d'aligner les morceaux sans piper mot. Cela dit, Come Together reste assez classieux dans le genre, et les dix dernières minutes ressemblent exactement à l'idée que je me faisais de ce à quoi les dix dernière minutes d'un concert de Spiritualized devaient ressembler.
- Est-ce parce que The Kills n'est plus un couple à la ville (s'il l'a jamais été) que les interactions sur scène entre VV et Hotel sont devenues plus distantes ? Je n'ai pas du tout retrouvé ici l'énergie des deux précédents concerts que j'ai vus d'eux. Dommage parce que j'aime beaucoup leur dernier album.
- J'ai trouvé le concert de Dizzee Rascal sensiblement meilleur que celui du Pukkelpop l'année dernière, en grande partie parce que j'entendais nettement mieux la bande sonore, qui est essentiellement pour moi ce qui distingue Dizzee des 10.000 rappeurs qui l'entourent.
- Calvin Harris prétend avoir inventé la disco alors qu'il a juste inventé le concept du Richard X écossais (ou du Fischerspooner produit blanc, ou des deux à la fois). Cela dit, il le fait plutôt bien, pour peu que l'on accepte de passer outre un certain simplisme mélodique (Colours) et de tirer son plaisir d'une ligne de synthé délicieusement cheap (la basse de Industry, les tapis numan(umay)iens de I created Disco) et d'une exubérance scénique gentiment forcée. Le public semble en tout cas réceptif et manifeste un enthousiasme que je n'ai retrouvé pour aucun des autres concerts du weekend. Un très bon moment en ce qui me concerne.
- J'ai entraperçu en passant d'une scène à l'autre 15 secondes de The Mars Volta, qui m'ont tétanisé d'horreur : voix de teletubbies sous hélium, grosses guitares qui fachent, gros plan d'un Omar tout suant sur l'écran géant. Tout se combinait pour suggérer que Liège allait gagner le douteux privilège d'avoir accueilli le pire concert de tous les temps. Cela dit, je suis certainement injuste. Les organisateurs avaient donné 2h15 au groupe en début de soirée (je n'ai jamais vu dans aucun festival une telle plage horaire en début de soirée) et je suis sûr qu'assister au concert dans sa durée aurait permis à leur musique de faire (un peu plus) sens. Après tout, leurs disques sont écoutables, même si ce n'est pas a priori le genre de choses qui me fait crier Euréka dans mon bain.
- Il est sympa, Mike Skinner, vraiment, mais chaque nouvel album de The Streets est sensiblement moins bon que le précédent et sa musique passe très mal l'épreuve du concert. Une déception.


Dimanche :
- Nada Surf a connu un succès énorme au milieu des années 90 avec Popular, qu'ils ont d'ailleurs jouée en avant-dernier morceau. Le programme du festival prétend que c'est parce qu'il n'en a plus jamais connu depuis que le groupe toujours là aujourd'hui. Je ne suis pas sûr d'être convaincu par ce genre de paradoxe, d'autant que la "power-pop" m'a toujours semblé être un oxymoron. La pop est mauviette et délicate, ou n'est pas. Cela dit, ils remportent haut la main le prix du meilleur contact avec le public, même si parfois leur côté GO pour coin du feu peut irriter. Je leur remettrai aussi, ex-aequo, le prix "lien avec l'actualité" pour le commentaire selon lequel ils regrettaient de n'avoir pas appris le flamand lors de leur enfance à Bruxelles. Bravo à eux.
- The Cinematic Orchestra fait de l'électro-jazz. J'ai mangé une crêpe à la mozzarella. Si, si, il y a un lien.
- Cela faisait plus de dix ans que je n'avais pas vu Arno en concert et j'avais oublié que son répertoire convenait aussi bien à un festival. Bon, certes, il a commencé par ue poignée de chansons blues dont je n'avais pas grand-chose à faire mais après il a déroulé Putain, Putain, Oh La La La, Les Yeux de ma Mère et Les filles du bord de mer (ne manquaient que Dans mon lit, que je ne me rappelle pas avoir entendue, et Elle Adore Le Noir pour que mon bonheur soit complet). Il reçoit également, ex-aequo, le prix "lien avec l'actualité" pour avoir chanté "une chanson belge" (apparemment un vieux titre de TC Matic) et avoir cité Yves Leterme. Bravo à lui. Cela dit, les nombreux flamands présents à Liège ce week-end semblaient bizarrement assez peu réceptifs.
- Je souffre d'une sorte de snobisme inversé (à moins que ce ne soit du snobisme à l'endroit, cela mériterait que l'on en débatte) qui me fait juger avec beaucoup de circonspection tout ce qui vient de Belgique (j'ai malheureusement raté Freaky Age pour me faire une idée). Alors que tout le monde chante les louanges de Girls In Hawaii, je reste complètement de marbre. A part une chanson qui commence plus lentement et parvient à installer une certaine atmosphère, tout le set m'est passé par-dessus la tête, sans que j'en retire quoi que ce soit..... Rendez-nous Eté 67, au moins ils chantent mon quartier.
- Pour être bien placé au concert suivant, j'ai laissé tomber Dionysos, suis allé acheter un jus d'oranges frais à 3€ (!!!, et après on s'étonne que certains taxent les Ardentes de festival bourgeois et d'anti-Dour) et ai fait le pied de de grue devant la scène intérieure.

- En effet, Alain Bashung est venu clôturer la soirée par un concert de 1h30. J'ai avec Bashung une relation bizarre faite d'admiration sincère mais un peu distante. Ainsi, j'ai trouvé il y a trois ou quatre ans son coffret intégral "Les Hauts de Bashung" dans une liquidation, mais n'en ai encore écouté que deux CD récents, de peur sans doute de ne pas aimer autant ses premiers albums que ses derniers, souvent imparables. Cela dit, ne pas connaître sur le bout des doigts son répertoire passé n'est pas ici vraiment un problème puisque, sauf erreur de ma part, l'écrasante majorité du set va puiser dans le dernier album (presque tout sauf, bizarrement, Résidents de la République et, heureusement, les deux reprises ratées), sur Osez Joséphine (le morceau-titre, Madame Rêve, Happe et, en dernier rappel, sa reprise déceptive de Nights In White Satin des Moody Blues) et Fantaisies Militaires (La Nuit Je Mens et Malaxe), la seule véritable vieillerie étant Vertige de l'Amour. Il y a sans doute quelque chose d'admirable à ce qu'un chanteur ayant 30 ans de carrière puisse ainsi faire l'impasse sur toute la première partie de sa carrière tout en donnant l'impression de faire un concert-best-of. Il ne doit pas y avoir beaucoup d'autres exemples de groupes ou de chanteurs qui ont ainsi toujours semblé s'améliorer avec le temps.

Bashung, chapeau, costume et lunettes noirs, monte sur scène, accompagné d'un guitariste, d'un bassiste et d'un violoncelliste, sous des applaudissements nourris qui semblent le mettre mal à l'aise (je suppose que, sur le longueur d'une tournée, ces ovations à répétition pourraient parfois lui laisser croire qu'il est déjà mort) et il demande vite "On peut y aller ?". Pour faire comprendre d'emblée aux curieux venus seulement pour les tubes qu'ils allaient être déçus, il commence par une version allongée de Comme Un Légo qui a bien duré huit ou neuf minutes. Tout le concert sera d'ailleurs à l'avenant, fait d'atmosphères plutôt lentes qui se dévoilent lentement sur un tapis de guitare et de violoncelle. Certains ont reproché au guitariste d'en faire un peu trop, de prendre des poses de rock-star et de se laisser aller parfois à des solis hors de propos, mais j'ai au contraire trouvé que son jeu se mariait parfaitement avec l'ambiance générale du concert, très uniforme (il n'y a guère que Je Tuerai la Pianiste et Osez Joséphine qui accélèrent quelque peu le tempo). Ils forment également un contrepoint bienvenu aux mouvements très lents de Bashung, pour qui chaque geste est à la limite de la pose (boire dans son verre d'eau, prendre ou reposer son harmonica, tendre les mains vers le haut). Tout cela fait qu'il se dégage du concert une impression de très grande solennité qui m'a beaucoup impressionné. Je suis content d'avoir pu ainsi le voir au moins une fois en concert. Bashung rentre ainsi dans le cercle très fermé des chanteurs français que j'ai vus en live (Sheller, Dominique A et lui).

LIEN : Photos et setlist du concert (histoire de constater par vous-mêmes que je dis plein de bêtises quand je chronique de mémoire)

Un bon festival donc, dans l'ensemble, même si je ne trouve jamais tout à fait mon compte dans la programmation.

mardi, juillet 15

Publicité mensongère

Après avoir lu deux ou trois commentaires enthousiastes sur la diffusion d'une soirée hommage à Leonard Cohen ce soir sur Arte, je décide en fin de soirée de jeter un oeil sur la chose.

Horrifié, je tombe sur Garou massacrant Everybody knows. J'ai rarement zappé aussi vite. On ne m'y reprendra plus. Brrrr.

mardi, juillet 8

Deux retours improbables

- Grace Jones va bientôt sortir un nouvel album. Pour son grand retour, elle semble avoir choisi l'option "expérimental tout bizarre". Ca a plutôt bien marché pour Scott Walker avec Tilt il y a 10 ans. Je ne suis pas sûr que ça fonctionnera aussi bien ici mais attendons d'en entendre plus.



- Qui aurait cru que The Vines seraient encore là après s'être fait lourder par Capitol ? Peut-être après tout le groupe n'était-il pas seulement une construction commerciale montée de toutes pièces par une major sans scrupules ? En tout cas, je suis toujours aussi fasciné par la voix de Craig Nicholls et vais donc certainement acheter le nouvel album, s'il daigne sortir à prix raisonnable en Europe.

(en à peine moins improbable, The Music reviennent avec un troisième album)

jeudi, juillet 3

Annie fait sa Rachel

Je dois bien avouer être resté assez sceptique face à Anniemal, le précédent album d'Annie, mais il semble bien que Richard X ait retrouvé la "Rachel-touch". Songs Remind Me Of You aurait tout à fait eu sa place sur le deuxième album de Rachel Stevens.

A lire : l'avis de Popjustice, que je ne suis pas loin de partager et qui est exprimé comme d'habitude, plus efficacement que je ne pourrais le faire

A écouter : la chanson

samedi, juin 21

Coup dur pour l'industrie du disque

I was made for conning you baby
You were made for paying me.



(je me demande ce que Lil' Chris pense de cette déclaration de son mentor)

lundi, juin 9

Comme tout le monde

La vidéo en première page de tous les blogs musicaux pour l'instant est :



Et je ne vois pas pourquoi je ne ferais pas pareil. Une excellente chanson, tirée d'un excellent album que l'on n'espérait plus, et interprétée par un groupe au sommet de son art.

(je n'ai pas encore d'avis très clair sur In Rainbows, mais il faudra un jour que je comprenne pourquoi tout le monde considère Hail To The Thief comme un ratage. Certains jours, c'est mon album de Radiohead préféré.)

Sinon, vous serez ravis d'apprendre que mes examens sont presque finis et que mon année d'étude touche donc à son terme. C'est dans les jours/semaines qui viennent que je...et vous...donc nous saurons si le goût de l'écriture sur ce blog va me revenir ou si "Je dis ça, je dis rien" devra être renommé pour la postérité "Je disais ça, je ne dis plus rien".

mardi, mai 27

Changement de style

Même après deux écoutes, j'ai du mal à croire que le nouveau single de Sigur Ros est du Sigur Ros, on dirait plutôt du Tunng avec Jonsi en invité vocal.



La chanson est d'ailleurs téléchargeable gratuitement sur le site du groupe.

EDIT : Tout l'album est écoutable ici.

jeudi, mai 22

(Ouf) Tia Hellebaut (au Bota)

Je viens de voir qu'Elbow était en concert au Botanique en juin.... mais c'est déjà complet. La vie est décidément trop injuste. Ca aurait été une si belle fin pour ma longue et pénible session d'examens.

EDIT : Le groupe sera le samedi au Pukkelpop.... en espérant qu'il reste des tickets pour le samedi.

mercredi, avril 30

Justin Bridou

L'éclat de rire du mois est à mettre à l'actif de M. Pokora dont je découvre à l'instant le single avec Timbaland. Je crois m'être déjà étonné ici de l'annonce de cette collaboration et la réalité dépasse tout ce que j'avais pu imaginer. Il semble bien que la maison de disques ait casqué, pas seulement pour une chute de studio de Timba qu'il aurait envoyée par mail entre deux séances de fitness, mais pour le package complet "je-produis-et-je-rappe-dans-le-clip-en-dansant-comme-si-on-était-les-meilleurs-amis-du-monde".



0:00 - L'intro de My Love avec les effets visuels du clip de LoveStoned - check
0:12 - Un plan du clip de Try Again - check
0:19 - Il le fait aussi, ça, Justin. De dos aussi. Dans je ne sais plus quel clip - check.
0:28 - Coiffure de Justin Timberlake circa Cry Me A River - check
0:34 - La salle aux miroirs du clip de Try Again - check
0:55 - Chante dans la même langue que Justin Timberlake - check
1:05 - Un fond en néon blanc, comme dans My love - check
1:23 - Ils ont même piqué les chorégraphies de Nsync, celles dont même Justin Timberlake a honte. Mais bon, Justin Timberlake - check
2:21 - La danseuse a le feu au cul, littéralement - bitches'n'hos - check
2:53 - C'est quand même pas le même rappeur que dans Like I Love You, si ? Ouf, non, c'est le petit frère à Timba. On reste en famille - check
...
et ainsi de suite, avec quelques citations de Michael Jackson dans le tas, jusque :
4:27 - Timbaland - chèque

C'est totalement consternant après deux écoutes et je doute fort d'en tenter une autre. Mais le fan au premier degré de Justin Timberlake qui est en moi est bien content de voir que le clône n'arrive pas à la cheville de l'original, ce qui laisse tout de même penser que l'ami Justin n'est pas pour rien dans la qualité des chansons qu'il chante... Déjà, il sait chanter, ça aide tout de même un peu.

Dans le même genre, le morceau des deux Timba avec Madonna est frachement pas bon. Il m'est d'avis qu'il est grand temps que Mister Mosley (pas celui des vroum-vroum, hein !) prenne une pause-carrière. Cela devient vraiment n'importe quoi.

Sinon, je pense plutôt du bien du nouveau Portishead et du nouveau Tindersticks, même si je n'ai pas pour l'instant le temps ni le courage de développer... mais un jour, je remettrai ce blog à jour, promis.

jeudi, avril 10

Si Barack et Hillary continuent à se crêper le chignon

John McCain va gagner. Qui pourrait résister à de pareilles militantes ?



(cela dit, si vous êtes américains, votez démocrate, hein !)

mardi, avril 1

Je suis tellement hors du coup...

...que quand j'ai vu une publicité pour un concert de My Bloody Valentine dans le numéro des Inrocks de cette semaine, j'ai cru à un poisson d'avril.

Et merci à Julien pour m'avoir fait découvrir ceci, dont j'ignorais jusqu'à l'existence :

mercredi, mars 26

Les Inrockuptibles : organe officiel des grands de ce monde

Bien que j'hésite chaque année avant de renouveler mon abonnement, je reçois toujours les Inrocks chaque semaine dans ma boîte aux lettres. Aujourd'hui, j'ai reçu avec mon exemplaire les feuilles d'envoi de quatre autres abonnés de la région liégeoise, avec noms, adresses et numéros d'abonné. C'est franchement édifiant.

En effet, ceux qui pensent encore que les Inrockuptibles sont un magazine-phare de le contre-culture, destiné aux sans-voix et aux sans-grades, un magazine de la marge pour les gens en marge, seront sans doute surpris d'apprendre que dans un échantillon aléatoire de quatre abonnés belges, on trouve :
- le service des périodiques d'une bibliothèque publique (les Inrocks sont donc devenus un magazine que les pouvoirs publics se doivent d'archiver, ce qui prouve leur statut)
- un producteur de longs-métrages (dont au moins un lauréat du festival de Cannes)
- un responsable de salles de concert et organisateur d'un grand festival d'été
et
- un ministre (la Belgique en est pleine, certes, mais quand même, d'autant que ce n'est pas le plus petit).

A vrai dire, j'ai maintenant la distincte impression d'être abonné au-dessus de ma condition.

PS : Je ne sais pas si ce problème signifie que les quatre abonnés risquent d'être privés de leur numéro de la semaine. Dans le doute, j'ai néanmoins transmis par mail aux Inrocks leurs numéros d'abonné... Ne suis-je pas adorable ?

mardi, mars 25

Quand un groupe est bon....

....tout ce qu'il fait est formidable.

La preuve, je viens de passer 10 minutes à jouer sur la page d'accueil du site officiel de Elbow.

lundi, mars 10

Nous n'y échapperons pas

Un tout mignon lapinou aime d'amour tendre sa petite carotte. Numéro 1 des charts en Allemagne grâce aux sonneries de portable.

jeudi, février 28

Le nouveau Patrick Wolf

Je ne sais plus si j'en ai déjà parlé ici, mais certains présentent Fryars comme un possible successeur à Patrick Wolf. Personnellement, je crois que j'aime bien le peu que j'en connais, mais je vous laisse juge :



mardi, février 26

La goutte d'eau

Je crois vous avoir déjà dit que mon lecteur CD (qui a tout de même presque quinze ans) présentait de nombreux signes de fatigue : difficultés à lire les CD trop longs (retours en arrières, interruptions du son, etc.) et refus de lire les CD gravés. Cela fait presque un an que ça dure mais, mes revenus actuels étant ce qu'ils sont, je m'en accommodais assez bien....

....jusqu'à aujourd'hui, où il a eu l'outrecuidance de refuser de lire The Mirror Pool de Lisa Gerrard, alors que je me faisais une joie d'écouter Labas et Largo à tue-tête.

Luxman modèle trucmuche, tu passeras le printemps chez le ferrailleur, et tu n'auras qu'à t'en prendre à toi-même. Non mais.

PS : Vous auriez un conseil pour un lecteur CD "élément séparé" qui lise les mp3 et ne soit pas hors de prix ?

mardi, février 19

Jacob Golden

J'ai découvert samedi dernier Jacob Golden dans Later With Jools Holland sur BBC Two. Sa voix m'avait rappelé de manière assez sidérante celle de Tom Rapp (Pearls Before Swine). La prise de son de cette vidéo Youtube est un peu approximative mais j'y retrouve ce même sentiment de familiarité.



Bizarrement, la ressemblance me semble moins forte dans les versions studio. Vous pouvez d'ailleurs écouter deux chansons sur My Old Kentucky Blog.

C'est toujours rassurant de savoir...

...qu'il y en a des encore plus malades que moi.

Je serais quand même curieux de savoir s'il va trouver preneur. Le prix est tout de même totalement prohibitif.

lundi, février 11

Stuart Staples parle de la reformation des Tindersticks

Tiré du forum officiel, qui n'est pas acessible aux non-inscrits. Je copie-colle donc pour information :

Hello everyone, thought I'd venture in here and say a few words.

At first, I hated this board, found it very intrusive. Gradually I have come to understand that this little dysfunctional community has come together to not just gossip, but to make friends, exchange ideas and express opinions - they are all valid, even if the view from the outside seems very strange at times to me.

So here's a small view from the interior.
During the making and touring of 'Waiting for the moon', somehow we lost something - a desire between us to move forward. We were in a dead space.
'So complicated with 6 people to know what's going on when you are in the middle of it, and for the first time I didn't want to try and sort things out.
I retreated into my studio. It became clear that I had 2 definite things I needed to do: one was to finish of the collection of fragments and moments I had been escaping to for a while and the other was to make a 'singer/songwriter' album about a very specific time and place I was in - something I would never tie the band down with. They became 'Lucky Dog Recordings' and 'Leaving Songs'.
I never invisaged playing these songs live, but went with the enthusiasm of the people who helped me make them. It was tentative at first, but gradually grew into something strong and by the time we reached the final concerts in Istanbul and Prague in January 07, they were very special and alive. Then it was over and done for me.

In my mind, I always knew there was going to be a next tindersticks album, though I didn?t know how or when. In September 06 the band played a wonderful concert at the Barbican, London - songs we made together from a time when the creativity between us was effortless. It gave us chance to be together for a while, get a feeling of where we were all at and, as it turns out, a place to move on from.

The Hungry Saw
This album is about now. About the music being alive. All decisions were made to this effect. It was made quickly with a great feeling in the room. Everyone pushed
at these songs. The 'others' involved we don?t see as 'guests', they are musicians we have come to trust, respect and be inspired by. We feel as though we have broadened, opened our doors, and I hope this feeling continues to grow, and for us to keep changing in the future. Fresh air.

For myself, working in the band environment again is like coming home. We have made a big airy studio to work in, full of possibilities - maybe the strange, confused times are over and we can just get on...

If there comes a time when it is right for us to make great music again with Al, Dickon or Mark, I am sure we would be delighted, and maybe, we will always secretly look forward (and back) to.

But for now we wish them luck and myself, David and Neil (and Lucy, Calina, Sarah, Andy, Terry, Dan, Thomas, Suzanne.....) are looking forward to everyone hearing what we have made.

Hope you get to enjoy it.

Stuart


L'album commence à pointer le bout de son nez sur les sites qui vont bien. Je vous en dirai donc plus bientôt, histoire de voir si Stuart y retrouve toute son inspiration ou si, comme Paula Frazer, il nous refait un nouvel album solo sous un nom plus vendeur. Si je lis bien, la moitié seulement des membres du groupe serait de l'aventure. Je suppose que ça me fait en gros une chance sur deux de retrouver les Tindersticks que j'avais tant aimés il y a dix ans.

jeudi, février 7

Linking park

Un problème inévitable quand on n'est en ligne que par intermittences est de se retrouver avec 2500 messages non lus dans sa boîte à messages et 3000 billets à rattraper sur Bloglines, où les liens mp3 sont évidemment pour la plupart obsolètes. En voici néanmoins quelques-uns encore valables :

- Lightspeed Champion est le nom sous lequel un des membres de Test Icicles poursuit sa carrière. Romain propose quelques extraits de son album ici. Il aime apparemment beaucoup Patrick Wolf, et ses reprises sont d'une étonnante fidélité.
- Bang On A Can joue Music For Airports de Brian Eno
- Comme toujours, Copy Right regorge de pépites, dont une reprise de I'll Come Running du même Brian Eno.
- J'ai, dans une autre vie, consacré un billet à Apoptygma Berzerk sur La Blogothèque. Indieboytraqueur pense beaucoup de mal de la reprise par le groupe de Shine On de House Of Love, sans doute parce qu'il n'a jamais vu Burning Heretic en concert.
- Blow-up-doll fait la part belle à deux de mes chanteuses francophones préférées : Jane Birkin et Françoise Hardy (écoutez Traume et la version anglaise de Message Personnel)

jeudi, janvier 31

Ach!

Sort cette semaine le biopic qui rendra tous les autres à jamais superflus :



C'est tellemenr de bonheur d'un coup que ça devrait être interdit... Que fait Der Kommissar ?

Sinon, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, les Tindersticks se sont reformés pour un nouvel album. Ils ont mis en avant-première un morceau à écouter sur leur page Myspace.

samedi, janvier 26

Un peu vaut mieux que pas du tout

Deux des cinq meilleurs groupes du monde sortent un nouvel album et un nouveau single ces jours-ci.

- Un extrait de Grounds for Divorce d'Elbow ici.
- Trois extraits du nouvel album des Nits ici. D'ailleurs, leur nouvel album est censé être sorti cette semaine et j'attends toujours de le voir apparaître dans les bacs ou sur un site de vente en ligne. Ils ne sont plus distribués ? Gasp !

PS: On s'absente deux semaines et les mp3-blogs ne proposent plus que des morceaux incomplets. C'est quoi ce boxon ?

EDIT : La chanson d'Elbow est disponible en entier sur Youtube :

samedi, janvier 19

C'est-y pas mignon.

Allez écouter cette défense et illustration de McFly par une fan française sur Le Mouv'. C'est sincère et factuellement irréprochable (même si trop enthousiaste pour ne pas m'inspirer un petit sourire narquois).

En fait, cela fait plusieurs mois que les fans francophones font le forcing auprès des médias hexagonaux pour imposer McFly en France. Couverture de magazine, passages à la radio, etc.. Je vais finir par croire qu'elles vont y arriver. Bravo à elles donc ! Cela me rappellerait presque l'époque où je tentais d'imposer Patrick Wolf à Radio 21.

Seul problème : c'est bien beau de vouloir les fair connaître chez nous, mais s'ils viennent un jour faire un concert en Belgique, je vais me sentir obligé d'y aller, et je risque tout de même fort de faire tache.



PS1 : Cela dit, je parle du groupe ici (et même sur la Blogo) depuis plus de trois ans. En fait, c'est moi le vrai pionnier. :)

PS2 : Je suis en plein stage pour l'instant. Je serai donc discret encore quelques semaines, mais je reviendrai. Promis. Je dois parler de chanson française, de Gary Numan, des Guillemots et je dois toujours écrire quelque chose sur l'album de Britney Spears.. Pour ce qui est de mon top albums 2007, il sera soit annulé soit reporté au deuxième trimestre.

dimanche, janvier 6

Les disques d'or

Préambule pour les visiteurs dirigés ici par Google : C'est Mika qui a gagné !
EDIT : Et en 2008, c'est Francis Cabrel qui a gagné (l'information y est, il suffit de descendre un peu dans la liste des résultats de Google... bon courage !)

Comme je ne recule devant rien pour me (et vous) tenir au courant de ce qui fait frémir les chaumières de France, j'ai enregistré, puis regardé hier la grande émission des Disques d'Or sur TF1. Il m'a fallu un certain temps d'acclimatation car j'avais perdu l'habitude de regarder ces grandes émissions de variété aux décors un peu kitschs, avec ces présentatrices qui débitent des hectolitres d'eau tiède en tutoyant les artistes. J'ai plusieurs fois frôlé la saturation de dents blanches et de sourires mais cela m'a au moins permis de me faire une petite idée sur ce qui a marché en France en 2007.

Quelques confirmations d'abord :
- Je n'avais vraiment pas vu venir l'ouragan Mika, meilleur vendeur d'albums de l'année. Cela dit, j'aime plutôt son album. Je ne vais pas bouder mon plaisir. Le grand gagnant de 2006, c'était Johnny Hallyday. Il y a donc un net progrès.
- Si vous saviez à quel point j'ai envie d'aimer Tokio Hotel. C'est un groupe qui a tout pour me plaire, ne serait-ce que parce qu'il chante en allemand comme Falco et énerve les puristes. Pourtant, plus j'entends leurs chansons, plus je me dis que, non, c'est trop pas bon vilain tout plein. Par pitié, qu'ils engagent de meilleurs compositeurs et producteurs pour le prochain album. En l'état, je voudrais bien mais je peux point.
- Kylie Minogue n'est vraiment pas grande et Two Hearts n'arrête pas de s'améliorer au fil des écoutes.
- Le rap français, dans l'ensemble, c'est vraiment vraiment pas possible.
- Koxie est encore plus tête à claques en vrai.
- Je me doutais bien que Florent Pagny reprenant des chansons de Jacques Brel, ce serait une mauvaise idée, mais je n'avais pas idée d'à quel point. Pagny reste bien, à égalité avec Obispo, les symboles de cette chanson française contemporaine qui n'en finit pas de m'effrayer.
- Olivia Ruiz, c'est bien. Il faudra que j'écoute l'album un jour.
- C'est pas encore Jenifer qui me fera changer d'avis sur l'intérêt de la Star Academy.
- Etienne Daho tient à la perfection son rôle de "dandy sophistiqué qui fait des chansons dont on comprend rien aux paroles mais c'est pas grave parce que c'est lui on lui pardonne il ne pense pas comme nous c'est un artiste". Sa chanson était très bien. Un jour, je me pencherai sur son cas.

Des mauvaises surprises ensuite :
- Will.I.Am va produire l'album du prochain gagnant de la Star Academy ? Vraiment ?
- Timbaland va produire le prochain album de M.Pokora ? Il faut absolument que quelqu'un le prévienne que c'est une mauvaise idée. Justin, si tu me lis, arrête tout et prends ton téléphone.
- Apparemment, une chanteuse appelée Rose est double platinée. Je n'ai même jamais entendu son nom. Après avoir entendu la chanson, je me dis que ce n'est pas plus mal. Cela dit, les mêmes causes amenant les mêmes effets, elle pourrait bien être la future prochaine femme de Sarkozy.
- J'aime plutôt (en cachette) quelques chansons de Marc Lavoine, qui me fait un peu penser à un Alain Chamfort de Prisunic. Il a composé pour son best-of une chanson qui parodie éhontément Taxi Girl, ce qui est a priori une plutôt bonne idée. Pourquoi donc a-t-il choisi d'en faire un hymne à son "amitié" avec Florent Pagny, "le meilleur chanteur français" ? Autant se donner des coups de poignard dans le ventre. Pffff, Marc, tu me fais beaucoup de peine.
- Dany Brillant vit toujours ? Pire. Il vend encore des disques ? Brrrrr.
- On m'avait dit plutôt du bien de l'album d'Alizée mais j'ai trouvé la chanson pas très bien produite... et j'ai connu Jean Fauque plus inspiré.
- Christophe Maé, il vend vraiment des disques ou bien c'est un énorme canular ? C'est en tout cas sans doute ce que j'ai entendu de pire durant la soirée.
- Calogero a écrit une chanson qui s'appelle Pomme-C ? Arf. La construction du morceau est toute bizarre. Le passage entre le couplet et le refrain paraît avoir été négocié à la hache, mais bon. Tant que ça nous évite la reformation des Charts.... Cela dit, ça doit rapporter un max en pub indirecte.
- Message perso à Christophe Willem : Jacques A Dit ne vaut vraiment, mais alors vraiment pas Kiss The Bride. Cantonne-toi dans les tempos rapides, ça m'arrangerait.
- Yelle récolte depuis quelques mois les faveurs des blogs anglo-saxons mais j'ai du mal à juger de la pertinence de ce soutien en entendant une reprise de A Cause Des Garçons mais ça pulsait, clairement.

La bonne surprise enfin.
- Lorie sera-t-elle la première à "faire un Rachel Stevens" en France ? En tout cas, Je Vais Vite aurait tout à fait eu sa place sur le premier album de l'anglaise, celui qui n'était pas très bon mais qui avait pavé la voie vers le deuxième, qui était très bon. Croisons les doigts. Je serais curieux de savoir qui a produit et composé la chanson. Dans le genre électro-pop commerciale, c'est ce que j'ai entendu de mieux en Français depuis longtemps.

Bien que je ne connaissais que quatre ou cinq chansons avant de voir l'émission, je n'ai donc été agréablement surpris qu'une fois. Cela dit, l'honnêteté me pousse à ajouter que se faire une opinion positive sur une seule écoute d'une seule chanson perdue au milieu d'une émission qui sonne faux n'est pas chose aisée. Il serait sans doute judicieux que je réécoute toutes ces chansons à tête reposée avant de me faire une opinion définitive.

Ca n'a rien à voir mais, comme chaque année, on peut vérifier a posteriori les prédictions de la BBC pour 2007 (6,5/10, pas mal) et aller voir ce que 2008 nous réservera (peut-être).

(et quelqu'un peut me dire pourquoi l'image de TF1 me semble toujours saturée en bleu ? Même leurs rouges ont des reflets bleutés)

jeudi, janvier 3

Ramassage des copies

La semaine dernière, je vous avais proposé de jouer au jeu des ressemblances. L'heure est venue de discuter les résultats.

Personne (enfin, personne dans mon minuscule échantillon de lecteurs) ne semble avoir eu la même impression que moi en écoutant Mr Rock & Roll par Amy McDonald. Dès la première écoute, j'avais en effet été frappé par la ressemblance entre le début du refrain et le début du refrain de Rings Of Fire par Johnny Cash.



Je suis le seul ? Bon, ben tant pis alors. Ce ne sera ni la première ni la dernière fois.

Pour ce qui est des Hoosiers, la réponse que j'attendais a rapidement fusé, à mon grand soulagement (je ne suis pas complètement à la masse)



En revanche, je vois mal le lien avec Part Time Lover de Stevie Wonder, que certains ont pourtant mentionné....Comme quoi, ces impressions de ressemblance sont finalement très personnelles. Il y aurait sans doute une thèse à écrire sur les éléments qui constituent le "souvenir" d'une chanson et sur la manière dont ils sont susceptibles d'être sollicités par des stimulis auditifs, mais je ne suis pas sûr qu j'aurais le courage de la lire.



Sinon, j'ai encore un billet à écrire sur ma redécouverte de la chanson française. Il viendra dans un futur plus ou moins proche. En attendant, profitez bien de la fin de vos vacances.

dimanche, décembre 30

Petit jeu des ressemblances

Comme je sais que certains de mes lecteurs sont des fans de l'exercice, voici deux chansons qui me font fortement penser à d'autres chansons. Je ne vous dis pas à quoi, histoire de ne pas vous influencer.

1 - Le tout début du refrain de Mr Rock & Roll par Amy McDonald (entre 1:00 et 1:03, horloge de la fenêtre Youtube faisant foi) me fait penser au début du refrain d'une autre chanson.



2 - Bien plus flagrant encore, le début du premier couplet de Worried About Ray de The Hoosiers me rappelle le début d'une chanson souvent très bien utilisée au cinéma.



Si certains d'entre vous y voyaient les mêmes ressemblances que moi, je me sentirais moins seul. Faites-moi plaisir.

Sur ce, bonne année à tout le monde. Et bon réveillon à ceux qui aiment ça.

lundi, décembre 24

De saison

Souvenir d'une époque où Bono et Spandau Ballet avaient encore quelque chose en commun :



Parce que tout le monde aime cette chanson, surtout ceux qui jurent le contraire :



Et pour finir, ma préférée :



Pour ma part, je vous souhaite, sans chanter, un joyeux Noël à tous. Pas encore une bonne année tout de suite car j'espère bien refaire un billet d'ici là.

mardi, décembre 11

Si vous recevez BBC Two...

Jeudi soir à 22h (heure d'ici), Patrick Wolf sera l'invité de Never Mind The Buzzcocks. Je ne suis pas sûr que ce soit une très bonne idée. Ca pourrait ne pas très bien se passer. Je vous ferai un compte-rendu.

EDIT : En fait, Patrick semblait moins bougon qu'à son habitude et a été relativement enoué. J'ai beaucoup aimé sa connaissance quasi-encyclopédique de la discographie des Vengaboys. (les intéressés pourront suivre les liens Youtube ici, et )

Sinon, ayez une pensée pour ma platine CD à qui je vais bientôt devoir dire au revoir. Elle lit de moins en moins de CD. Tous les disques qui dépassent 70 minutes, sont gravés et/ou sont copy-protected ne passent plus. Et contrairement à ce que je pensais, le prix des platines CD n'a presque pas baissé depuis 10 ans. :/

lundi, décembre 3

Mon écriture est toute rouillée

Pour la première fois depuis quatre mois, j'ai écrit plus d'un paragraphe sur un sujet musical. Si vous voulez m'encourager à renouveler l'expérience et à réécrire quelque chose avant le mois de mars, vous pouvez aller voir le Concert à Emporter de Marissa Nadler. Si vous n'en avez que faire de m'encourager, allez le voir quand même, juste parce que c'est Marissa Nadler et que c'est beau.

jeudi, novembre 29

C'est le cancer que tu as pris sous ton bras

C'était mon tout premier 33 tours, il y a 21 ans.



Et tant qu'on y est :



RIP Fred Chichin (pout ceux qui ne sont pas encore au courant)

lundi, novembre 26

Kate Bush

L'anglaise a composé une nouvelle chanson pour la bande originale de The Golden Compass, l'adaptation au cinéma du premier volet de la trilogie His Dark Materials. A en juger par les extraits vu la semaine dernière à la BBC, le film sera assez médiocre. Après deux écoutes, je dois dire que cette chanson est un peu trop filandreuse et atmosphérique à mon goût mais bon, ce n'est pas tous les jours que l'on a une nouvelle chanson à se mettre sous la dent.



Pour ceux qui préfèrent le Bush vintage, une kyrielle de reprises de Running Up That Hill sont disponibles ici. Je recommande particulièrement celles de Claudia Brücken et de Patrick Wolf.

samedi, novembre 24

Un retour que je n'osais espérer

Après l'indifférence oppressante ayant accueilli le premier album de Lupen Crook, je ne me faisais guère d'illusion sur la possibilité d'un retour. Et pourtant, un vinyle vient de sortir. Matthew's Magpie est en écoute sur sa page Myspace, et est évidemment formidable.

dimanche, novembre 18

A écouter

Les prochaines semaines devraient être un peu plus calmes pour moi, et je devrais retrouver un peu de temps pour ce blog. Commençons par signaler une série de très bons posts sur un de mes mp3-blogs de référence, Obscure Sounds avec, dans l'ordre : Girls Aloud (que l'on ne présente plus), Minipop, Immovable Objects et The Hidden Messages (que l'on présente toujours).

La semaine prochain, je me penche sur le nouvel album de Britney Spears, histoire de vérifier si ces dithyrambes unanimes que l'on lit un peu partout sont fondés (et j'en profite pour dire que l'arrivée de Jean-Marc Lalanne aux Inrockuptibles est ce qui est arrivé de mieux au magazine depuis longtemps).

vendredi, novembre 2

Vu à la télévision.

- Les cheveux à la Dragon Ball, c'est très chic et tout mais ça résiste assez mal à la pluie. Cela dit, cette vidéo a été la goutte d'eau et mon opinion sur leur musique est définitivement faite : ça n'a aucun intérêt. Je ne comprends absolument pas ce qui a pu pousser Emmanuel Tellier à en chanter les louanges dans Télérama.



- Pierre Lapointe était bizarrement au sommaire du journal télévisé de la RTBF hier soir. On y apprend entre autres choses qu'il a enregistré une "ukulélé session" pour le site du journal Le Soir.... Je cherche toujours le ukulélé.

Sur ce, je retourne bosser.

vendredi, octobre 19

Love Music Hate Racism

Si vous habitez au Royaume-Uni, le NME de cette semaine sort avec un CD gratuit de morceaux rares et d'inédits dans le cadre d'une campagne contre le racisme et le BNP. Le tracklisting en est à première vue assez alléchant. Mieux encore, surtout si vous n'habitez pas au Royaume-Uni, un deuxième CD est disponible en téléchargement gratuit sur le site du NME.

PS : Le site n'est pas très clair à ce sujet mais le CD1 (celui qui sort avec le NME de cette semaine) pourrait aussi être disponible en téléchargement dans un avenir proche... En attendant, si une bonne âme british pouvait m'en acheter un exemplaire, je lui en serais reconnaissant. Pareil si vous tombez sur un lien rapidshare de la chose. Merci.


samedi, octobre 6

Juste une mise au point, sur les plus belles images de ma vie.

Cela fait un petit temps que je me rends compte que ma motivation pour écrire ici (et plus encore sur la Blogothèque) a diminué. Il y a plein de raisons à cela, la principale étant que je suis de plus en plus déconnecté de l'actualité musicale et ai donc de moins en moins de choses à dire. Je ne suis pas tout seul. La fréquence de mise à jour de mon feed semble avoir diminué et, très récemment, indieboytraqueur s'est fendu d'un long post-scriptum où il exprimait ses doutes et ses incertitudes sur l'avenir de son blog.

Voilà pour le constat. Reste à savoir les conséquences à en tirer. J'ai toujours trouvé ces animateurs de blogs qui annoncent à grand fracas leur départ, puis leur retour, puis leur nouveau départ et leur nouveau retour assez grotesques donc je ne ferai pas de déclaration à l'emporte-pièce. Je dirai juste que j'ai décidé de ne plus me sentir obligé de poster un billet lorsque je vois mes stats de visites ou mon autorité Technorati piquer du nez, juste pour relancer la machine. Je posterai quand j'aurai des choses à dire et ne posterai pas dans le cas contraire. J'ai une fâcheuse tendance à faire de mes loisirs des obligations et je ne voudrais pas que cela devienne aussi le cas pour ce blog. En conséquence, je vais entamer une cure de désintoxication SiteMeter, histoire de ne plus déprimer que vous ne continuiez pas à lire mes anciens billets lorsque je n'en écris plus de nouveaux.

Sinon :

- Après Radiohead qui ne vend le nouvel album qu'en téléchargement ou à un prix prohibitif (même si je finirai sans doute par bourse délier), Patrick Wolf prévoirait à son tour de sortir un mp3-album de chansons exclusives dans quelques semaines. Et comment qu'ils font les largués du progrès qui restent attachés au support physique, hein ?
La vidéo ci-dessous propose un extrait possible de ce futur album de Patrick Wolf


- Cela fait plusieurs mois/années que j'entends des gens divers et variés se pâmer à la simple mention du nom d'Eluvium. Un récent billet de My Old Kentucky Blog m'a enfin donné l'occasion de jeter une oreille sur ce que le nom recouvrait en réalité. C'est sympatoche, quelque part entre Stars Of The Lid, Philip Glass et Harold Budd disons, mais je ne suis pas transporté de bonheur. Les morceaux tonaux sont trop sirupeux pour être honnêtes (Prelude for Time Feelers) et les morceaux plus "ambient-angoissants" ont la mauvaise idée de n'être que ambient-angoissants (New Animals From The Air). Cela dit, je vais tenter d'écouter l'album entier, histoire de me faire une idée plus précise.

- O combien plus satisfaisant (au moins à court terme) : un remix vaguement technoïde du Enter Sandman de Metallica avec la voix. Ou un autre nettement plus technoïde mais sans la voix.

- Il y a sept ans, à Paris, cet homme m'a fait les gros yeux pour que je ne m'approche pas trop de Neil Tennant. Il est mort hier dans un accident voiture à Moscou. Paix à son âme.

- Le meilleur mp3-blog du monde propose de l'électro-pop suédoise classieuse, pour ceux qui ont déjà usé leur album de Robyn.

- Et enfin, une question brûlante à laquelle je dois répondre dans les deux semaines. Cela vaut-il vraiment la peine que je me réabonne aux Inrocks alorsque je les lis à peine et n'écoute plus leurs compilations ? Avant que vous ne répondiez tous non, sachez que je suis abonné depuis presque 10 ans et que je suis un maniaque des collections complètes, ce qui crée une tension presque intenable dans ma pauvre tête.

mercredi, septembre 26

Les méandres compliqués des méthodes académiques

Ce soir, j'ai assisté à la première séance d'un cours d'Education aux Médias. Et bien, vous ne devinerez jamais quelle vidéo était censée illustrer l'introduction du cours.

Rien de moins que ceci :



Je ne connaissais pas, mais c'est du très lourd. Les paroles du refrain sont particulièrement croquignolesques. Je me prends à regretter que le projecteur ait été en panne. J'aurais adoré savoir ce que la professeur aurait pu en dire.

lundi, septembre 24

Le mime Marceau est mort

Un hommage au silence s'impose donc.

Pour les amateurs de musique de chambre :



Pour les amateurs de musique symphonique :

samedi, septembre 15

That's That!

Le nouvel album de Cass McCombs semble bien parti pour me plaire. Dommage qu'il ne sortira apparemment pas sur 4AD.

PS : Il semblerait que le label Jive ait officiellement laissé tomber le pauvre JC Chasez. Dommage, même si les premiers extraits de son deuxième album m'avaient laissé perplexes.

vendredi, septembre 14

Et bien, mon p'tit bouchon, faut pas pas se mettre dans cet état-là.

Bon, c'est vrai que le grand retour de Britney Spears aux MTV Video Music Awards le weekend dernier a été une sorte de mini-désastre et qu'il est difficile de la regarder sans avoir un peu pitié : pas de danse approximatifs, playback sans conviction, yeux apeurés qui semblent supplier "Laissez-moi partir. Je veux rentrer chez moi.".



C'est vrai aussi que les réactions des journalistes et des blogueurs ont été en général très négatives. Mais est-ce une raison suffisante pour se mettre dans cet état ? Franchement.



PS1 : Plus j'entends cette chanson, plus je me prends à l'aimer. Le Britneygate sera-t-il un jour considéré comme le plus fabuleux coup marketing du début des années 2000 ?
PS2 : A quel degré faut-il prendre cette vidéo ? Officiellement au premier, mais je reste perplexe.
PS3 : Le type en question est devenu en quelques jours une vraie star de Youtube et il espère apparemment bien lancer une carrière à partir de ses vidéos. Comme je ne suis pas chien, j'ajoute donc que son interprétation de Gimme More est terrifiante (sans que je sache si c'est dans le bon ou le mauvais sens du terme)

mercredi, septembre 12

Au travail, Henk !

Il semblerait que l'enregistrement du prochain album des Nits avance bien.

dimanche, septembre 9

Fionn Regan (et une pointe de Dizzee)

Le blind-test d'hier m'a fait manquer The Last Night Of The Proms sur la BBC, mais je me suis rattrapé en regardant pour la première fois la remise du Mercury Prize (remporté par Klaxons). A ma grande surprise, le meilleur moment de la soirée fut sans doute Fionn Regan chantant Be Good Or Be Gone, seul avec sa guitare. Si le nom ne vous évoque rien, je vous renvoie à Un Violon, un Jambon, qui lui a justement récemment consacré un billet, avec en prime le jeu de mots plus plus vaseux de l'année.

PS : La version de Flex par Dizzee Rascal était presque aussi bonne, et elle est disponible sur Youtube, donc :

Tant de choses que l'on ne sait pas

J'ai participé hier au blind-test mensuel de la Soundstation, à Liège. Reconnaître des extraits de chansons est un exercice que j'ai toujours beaucoup aimé même si je le trouve souvent frustrant, surtout quand la rapidité prend le pas sur la réflexion. Cela dit, quels que soient les résultats que l'on obtient, c'est toujours instructif.

A titre d'exemple, voici quelques questions auxquelles je n'ai pas pu répondre ou pour lesquelles j'ai douté de mes réponses :
- De qui est la reprise mariachi de Hey Joe, très populaire au début des années 90 ?
- Qui chantait Black is Black ?
- Quel est le titre de la chanson de Geoffrey Oryema qui servait de générique au Cercle de Minuit ? (apparemment, ce n'est pas The River, comme je le pensais)
- Qui a chanté les originaux de One Step Beyond (repris par Madness), American Woman (repris par Lenny Kravitz), Cocaine (repris par Eric Clapton), Always On My Mind (repris par les Pet Shop Boys), Hey Joe (repris par ..., voir première question), Twist And Shout (repris par les Beatles), Just A Gigolo (repris par David Lee Roth), Never Can Say Goodbye (repris par les Communards) ?
- Groovejet - Spiller : où est le titre, où est l'interprète ?
- Quel est ce groupe de punk FM qui avait fait une reprise de Word Up dans les années 90 ?

N'hésitez pas à répondre aux questions ci-dessus en commentaire mais ayez alors le fair-play de le faire sans aide. Sinon, c'est trop facile. Ce site, que je ne connaissais pas, est d'ailleurs une vraie mine d'or pour toutes les questions liées aux reprises.

Ce genre de soirée est aussi l'occasion de se remettre en tête des chansons auxquelles on n'avait plus pensé depuis des lustres. Par exemple :

jeudi, septembre 6

Luciano Pavarotti est mort

Pour être tout à fait honnête, j'ai toujours trouvé que l'opéra était un genre musical kitsch et sans intérêt, et que le vibrato dans le chant lyrique était un artifice vaguement vulgaire. Cela étant dit, l'épave à rôtis Luciano Pavarotti a collaboré avec Brian Eno et U2 pour Miss Sarajevo, la chanson la plus connue de leur projet commun, The Passengers. La vidéo officielle du single m'a d'ailleurs toujours beaucoup amusé. Je ne peux m'empêcher, en la voyant, de me demander ce que devait penser mon ami Brian, adepte de la voix blanche et d'une certaine forme de subtilité dans la production, en entendant Luciano faire ses vocalises.

PS : La chanson pose par ailleurs des questions importantes, comme par exemple : "Is there a time for East 17?", un débat brûlant qui ne sera, je le crains, jamais tout à fait clos, même si U2 semble avoir par la suite plutôt pris le parti de Boyzone.

mercredi, septembre 5

Billet inutile

Ce soir, j'ai regardé Coming Down The Mountain, un téléfilm de la BBC avec Nicholas Hoult (l'acteur de About A Boy et de Skins, une série méga-top-branchouille de Channel 4, qui sera je crois bientôt diffusée par Canal+) sur un scénarion de Mark Haddon (Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit). Si vous n'avez aucun a priori contre les films Dossier de l'écran sur les enfants trisomiques, je vous le recommande plutôt. Cela étant dit, vous pourriez à juste titre vous demander pourquoi j'en parle sur un blog musical. Suis-je en train de succomber aux sirènes de l'exhibitionnisme et vais-je dorénavant vous raconter par le menu mes faits et gestes, aussi insignifiants soient-ils ? Rassurez-vous, non.

En fait, je voulais parler de la bande-son du téléfilm, qui est assez enthousiasmante. On y trouve, parmi bien d'autres, Sigur Ros, Johnny Cash, Scott Walker (ou les Walker Brothers, à vérifier). Plus précisément, je voulais demander si par le plus grand des hasards l'un d'entre vous avait vu le téléfilm et pouvait identifier les interprètes du morceau qui passe cinq minutes avant la fin. Je m'apprêtais à vous dire que ça ressemblait beaucoup à du Low, mais que la voix n'était pas celle d'Alan Sparhawk, d'où angoisse, sueurs froides et torture de méninges. Heureusement, cette douloureuse incertitude fut de courte durée. En effet, comme souvent, il a suffi que je mette ma question en forme pour que la réponse me revienne : c'était Cody, une chanson de Mogwai.

Tout est bien qui finit bien donc, mais les deux paragraphes qui précèdent se retrouvent à présent sans objet, et qui plus est à la limite du hors-sujet. Pourtant, je n'ai pas le coeur de les effacer et vous les laisse donc en pâture. Faites-en ce que bon vous semble.

samedi, septembre 1

Liens du jour

Quelques gâteries pour fêter la rentrée (bien que je sache depuis hier qu'elle va rester pour moi très théorique) et le fait que wikio me place dans le top 20 des blogs musicaux francophones (bien que je comprenne mal comment cela est possible vu mes stats) :
- Entre deux cuites, trois procès et quatre catastrophes, Britney Spears a réussi à trouver le temps d'enregistrer un nouveau single, Gimme More. Il n'est pas formidable mais cela aurait pu être pire. (Je préfère donner un lien dynamique car le label semble essayer de colmater les fuites.)

- Le deuxième album de Hard-Fi est en écoute intégrale sur leur page Myspace. Une première écoute distraite me laisse un peu dubitatif, mais qui peut savoir ce que donnera la deuxième ?

- Tu es une fille et tu as toujours rêvé de chanter avec Stuart Murdoch de Belle and Sebastian ? Ton jour de chance est peut-être arrivé.

- Comme je sais que j'ai au moins un lecteur occasionnel qui trouve la chanson géniale, je signale que la version maxi de Boule de flipper par Corynne Charby est disponible ici. Je décline toute responsabilité, même si, dans le genre, ça a plutôt mieux vieilli que la moyenne.