vendredi, octobre 7

Hard-Fi, Ancienne Belgique, 05 octobre 2005

Le club de l'Ancienne Belgique est assez petit et peut sans doute difficilement contenir plus que 200 personnes. C'est peu pour le premier concert en Belgique de la "nouvelle sensation anglaise" (la 253ème depuis le début de cette année), Hard-Fi. J'ai déjà dit ailleurs tout le bien que je pensais de leur premier album, impressionnante collection d'hymnes pop imparables qui pourraient tous être le tube emblématique de groupes moins doués. The Ordinary Boys, par exemple, seraient sans doute moins ordinaires s'ils avaient dans leur répertoire un Cash Machine ou un Tied up too tight.

Lors de la petite heure de concert, le groupe rejouera l'album quasiment dans son intégralité. Il n'y a guère que Move On Now que je ne suis pas tout à fait sûr d'avoir entendu. Les versions live sont assez conformes aux versions studio, d'autant que toutes les parties de synthé sont diffusées sur bande. Dommage, car il y a peu de spectacles plus distrayants que celui fourni par des claviéristes prenant des poses de guitarkeyboard-hero, comme vous le confirmerait n'importe quel DVD live de Duran Duran (si une telle chose existe).

Ils étaient quatre sur scène : le bassiste à gauche (qui chante, on se demande un peu pourquoi, la plupart des choeurs en voix de tête), le guitariste à droite, le batteur au fond et, au centre de la scène, le chanteur-guitariste Richard Archer. Il est à moins d'un mètre de moi, une distance qui s'est avérée être largement inférieure à la "distance minimale de confort". J'ai ainsi dû rattraper en catastrophe le pied du micro avec la main avant qu'il ne se fracasse sur mon épaule (ces petites choses sont plus lourdes qu'on pourrait le croire), j'ai failli deux ou trois fois être éborgné par le manche de sa guitare et par son micro et je suis à peu près sûr que les gouttes qui me tombaient parfois sur la figure n'étaient pas de la pluie mais des postillons et/ou de la sueur.

On pourrait croire que je me plains là mais en fait, le principal intérêt de ce concert fut bien de me mettre (littéralement) face-à-face avec le chanteur d'un de ces groupes anglais surhypés que j'affectionne, dont j'écoute souvent les disques mais que j'ai rarement l'occasion de voir en concert, et sûrement pas d'aussi près. Le grand rideau à l'arrière de la scène arbore fièrement "Hard-Fi in operation" et la musique d'entrée (le thème d'Il était une fois dans l'Ouest) dénote un groupe qui n'a pas peur de se mettre en scène comme des U2 en devenir, même si l'exiguïté de la salle vient légèrement tempérer l'impression de grandeur qu'ils espèrent sans aucun doute créer.

Le concert en lui-même est assez basique. Les chansons s'enchaînent à la mitraillette et l'interaction musiciens-public est réduite à sa plus simple expression. Richard Archer a parfaitement intégré la gestuelle de l'indie-star anglaise en pleine éclosion. Il aboie ses paroles, le menton en avant, son regard vague semblant chercher sur le mur du fond une raison valable de ne pas regarder directement son public. A certains moments, il se penche vers l'avant (c'est en général le moment où je me penche vers l'arrière et regrette de ne pas avoir pris de parapluie). A d'autres, il va faire un petit duel de guitares avec son guitariste ou son bassiste. A la fin, il nous dit que nous avons été "an amazing audience", quand bien même le public a été assez statique (moi le premier). Rien de bien neuf donc. Une mécanique scénique qui a fait ses preuves, efficace et bien huilée, même s'il m'a fallu un peu de temps pour rentrer complètement dans l'ambiance. Les morceaux sont formidables (je ne le répéterai jamais assez) mais on ne gagne a priori pas grand-chose à les voir en live, sauf peut-être la surprise de constater que le deuxième instrument de prédilection du chanteur est le mélodica ou bien que l'une des causes de la popularité du groupe semble être son discours. Le NME avait d'ailleurs comparé Hard-Fi à The Streets pour leur manière de "chroniquer l'ennui d'une ville de province (Staines dans leur cas), les boulots merdiques que l'on se sent obligés d'accepter pour pour pouvoir se torcher la gueule honnêtement durant le week-end" (je paraphrase ce que j'ai compris du propos de Living for the weekend). Pourtant, aveuglé par la brillance musicale des chansons, je n'avais jusqu'ici pas du tout fait attention à ce qu'elles racontaient, un oubli que je m'empresserai de réparer en allant jeter un oeil sur les paroles (qui sont disponibles sur le site officiel du groupe ).

Je termine en disant qu'un groupe qui reprend en concert Seven Nation Army des White Stripes en modifiant la ligne de basse (oui, je sais ce n'est pas de la basse mais on fera comme si) et en ponctuant les refrains par des hurlements de loup ne peut pas être complètement mauvais.

Dans un peu plus de deux semaines, je remets ça au même endroit avec Art Brut.

Setlist approximative (plus sûr de l'ordre des morceaux entre 4 et 8) :

01. Intro
02. Middle Eastern Holiday
03. Gotta Reason

4-8. Do Better
Tied up too tight
Unnecessary trouble
Sick of it all (inédit, reprise ?)
Feltham is singing out

09. Seven Nation Army
10. Cash Machine
11. Hard to beat
----
12. Levi Stubbs (le chanteur seul à la guitare acoustique)
13. Stars of CCTV
14. Living for the weekend

PS : En attendant le début du concert, j'ai souvent jeté un regard vers la porte d'entrée de la salle, m'attendant à voir entrer un grand type à lunettes, qui avait toujours le chic pour aller aux mêmes concerts que moi (ainsi qu'à beaucoup d'autres). Il n'est pas venu. Je viens d'apprendre qu'il était décédé le week-end dernier. C'était devenu un ami, même si je ne le voyais guère que dans les salles de concert ou les festivals. Il avait également disséminé quelques commentaires sur ce blog. Ce billet lui est dédié. R.I.P. Big Dan.

jeudi, octobre 6

Doléances

Cet individu est dangereux. En un peu moins d'une heure, il m'a envoyé un pied de micro dans la figure et a manqué de m'éborgner avec son micro et le manche de sa guitare. Il a de plus abondamment postillonné et m'a arrosé de gouttes de sueur pendant tout le concert.

Je vous en dirai plus demain.

mardi, octobre 4

Opération humanitaire

Même quand on aime la pop contemporaine (au sens où je l'entends ici, c'est-à-dire de Britney Spears à Robbie Williams en gros), il faut bien reconnaître que, bien qu'à peu près tout le monde peut sortir un jour un single imparable, rares sont les albums récents qui tiennent la route sur la longueur. Dans la plupart des cas, on peut se retrouver avec une poignée de bonnes chansons et le reste de chutes de studio dont même un éliminé au premier tour de Pop Idol Liechetenstein ne voudrait pas (les premiers albums de Britney Spears ou les albums récents de Kylie Minogue sont de bons exemples). Parfois, un petit miracle survient et on découvre un album qui parvient à être aux 2/3 ou aux 3/4 convaincants (In the Zone de Britney Spears, Celebrity de *Nsync, Schizophrenic de JC Chasez ou même Millennium des Backstreet Boys, bien qu'il faudrait sans doute que je réécoute ce dernier). Cependant, les albums complètement réussis sont très rares. La sortie la semaine prochaine de, Come and get it, le deuxième album de Rachel Stevens est donc un véritable événement.

Voici huit raisons qui expliquent de manière scientifique pourquoi vous vous devez de l'acheter sans tarder.

1 - Contrairement à la plupart des chanteuses pop (oui, oui, Britney, c'est à toi que je parle), elle ne se sent pas obligée de nous infliger deux-trois ballades 'à voix' pour prouver à ses détracteurs qu'elle n'est pas qu'une machine à faire danser dans les discothèques mais est aussi capable de mettre de la substance et de l'émotion dans ses chansons. Ce besoin de se voir reconnaître du "talent" donne souvent de très mauvaises chansons et ceux qui ont besoin de leur dose de profondeur et de grands sentiments quand ils écoutent de la musique n'ont qu'à se rabattre sur James Blunt.

2 - Some Girls explique (littéralement) comment, pour réussir, il faut parfois faire des petites gâteries à son producteur (Richard X en l'occurrence) en précisant que l'on peut toujours faire passer le goût (première étape vers l'oubli) en buvant une coupe de champagne.

3 - It's All About Me est sans doute la chanson la plus faible de l'album (c'est la seule dont l'écoute ne me fait pas penser 'Waow. Voilà une très bonne chanson pop'). Elle contient néanmoins un sample éhonté de The Cure qui fera pâlir d'horreur les Goths les plus livides, ce qui fait de cet album l'équivalent musical d'un paquet de Persil.

4 - Toutes les chansons de l'album pourraient être des singles. D'ailleurs, à y bien regarder, quatre l'ont déjà été (Some Girls (le meilleur single de 2004), Negotiate with love, So Good ou le tout nouveau tout chaud I said never again (and here we are)). On peut d'ailleurs se demander si le fait de sortir quatre singles avant la sortie d'un album n'est pas une très mauvaise technique commerciale. Qui ira acheter un album dont il connaît déjà presque le tiers des chansons ? Moi évidemment... et vous, puisque vous vous devez de l'acheter sans tarder.

5 - Pour plein de raisons, la pop-music est dans une mauvaise passe commerciale, même en Grande-Bretagne, qui est pourtant son berceau historique. Tout indique que cet album (tout comme Schizophrenic l'année dernière) sera un désastre commercial. Or, si Rachel Stevens ne vend pas un nombre suffisant d'albums, il est probable que les chansons pop qui seront écrites dans le futur par les producteurs impliqués sur cet album seront à l'avenir refilées à Kelly Osbourne, qui se forcera à les chanter en prenant un air misérable tout en déclarant à qui veut l'entendre que son papa est un rockeur et qu'elle méprise donc la pop-music. Notre monde moderne comporte déjà bien assez d'hypocrisie pour ne pas ainsi en rajouter une couche.

6 - J'ai entendu il y a deux semaines So Good en faisant mes courses au supermarché alors que, à ma connaissance, aucun disque de Rachel Stevens n'est jamais officiellement sorti en Belgique. J'ai chanté en play-back et esquissé un pas de danse entre deux rayons et ai failli laisser choir mes douze pots de yaourt aux ananas (ma drogue de prédilection). Il s'agit donc d'un disque subversif qui s'attaque frontalement à la société de consommation... un peu comme les Sex Pistols, mais avec un plus beau sourire.

7 - Kylie Minogue est occupée à se soigner. A en juger par le single, le prochain album de Madonna promet d'être franchement embarrassant. Les nouveaux morceaux de Britney Spears laissent plutôt circonspects, d'autant que tout le monde sait que le premier album post-maternité d'une chanteuse est toujours un loukhoum écoeurant plein de divagations sur le sens de la vie et le bonheur de la transmission. Il ne reste donc que Rachel Stevens pour défendre la pop musique anglo-saxonne contre les assauts de James Blunt et Il Divo.

8 - Les clients Amazon n'ont qu'à cliquer ici, ce qui fait de l'achat de l'album le meilleur rapport plaisir sur effort depuis l'invention de la sieste en hamac entre deux palmiers.

Si avec de tels arguments vous n'êtes pas convaincus, il ne me reste plus que les yeux pour pleurer.

vendredi, septembre 30

Retour

A partir de cette semaine, je recommence à écrire pour le mp3-blog de la Blogothèque, à raison d'un billet toutes les deux semaines. Au programme cette semaine : Elbow et les Super Furry Animals.

Par ailleurs, vous pouvez écouter un extrait du nouvel album de Faye Wong ici. Profitez-en bien. J'ai toujours eu énormément de mal à trouver sur Internet des endroits où on peut écouter et/ou télécharger de la canto-pop. (D'ailleurs, si certains d'entre vous ont des tuyaux, je suis preneur.)

mardi, septembre 27

World pop music

- Vous pouvez écouter un extrait du nouvel album de tATu chez Stypod.

- Un nouveau mp3-blog consacré à la pop que l'on n'entend nulle part ailleurs vient de naître. Du russe, du norvégien, du hong-kongais... Que du bonheur.

- Il paraît qu'il existe encore, quelque part dans l'univers, des gens qui ne connaissent pas Fade to Grey de Visage. C'est intolérable. Comme déjà mentionné par ailleurs, je vous conseille d'enchaîner l'écoute de ce morceau par celle du One Word de Kelly Osbourne.

Sinon, ça fait deux jours que j'essaye d'écrire un billet, sans y arriver. Je ne perds pas espoir.

samedi, septembre 24

Au faussaire ! Au faussaire !

Internet est décidément plein de surprises. Je cherche des informations sur l'album que Scott Walker est censé enregistrer pour 4AD et tombe sur ça. C'est d'autant plus drôle que cet imposteur canadien s'appelle réellement Scott Walker alors que le vrai Scott Walker s'appelle en fait Noel Scott Engel.

jeudi, septembre 22

Ils se reconnaissent entre eux.

Les végétariens, c'est un peu comme les francs-maçons.

Sinon, et ça n'a rien à voir, vous pouvez aller écouter un morceau des Electric Prunes ici.

mercredi, septembre 21

Des images qui bougent

Quelques vidéos vues récemment sur le Web.

- Glosoli de Sigur Ros ici.
- Civil Sin de Boy Kill Boy ici. J'ai découvert hier ce groupe qui tente vaillamment de piétiner les plates-bandes des Killers. Etant donné que la chanson est plutôt meilleure que Mr Brightside et qu'en plus le chanteur imite les mimiques d'Eddie Vedder dans la vidéo de Jeremy, je pense que ça pourrait marcher. (Je tente des prédictions à l'emporte-pièce, mais si ça se trouve, ça tourne déjà en boucle sur MTV2).
- Push the Button, le nouveau single des Sugababes ici.

Hello, Kate.

Le nouveau single de Kate Bush s'appelle King of the Mountain et vient à l'instant d'être diffusé sur Radio 2 (la chaîne adulte grand public de la BBC). Je m'étais préparé à faire un compte-rendu circonstancié de l'événement. J'avais mis les baffles à un volume confortable et ouvert le bloc-notes pour noter mes impressions en direct. Las, durant les trois-quatre minutes de la chanson, je n'ai su quoi écrire et me suis finalement retrouvé avec ça :

staccatos, peu de percussions.
Voix n'a pas changé
Mélodie qui reste longtemps sans décoller.
Suivi par Bon Jovi... Je rêve.


Un grand moment de chronique en temps réel vous en conviendrez.
Une nouvelle écoute s'imposera donc. Cela devrait être possible dès cet après-midi (13h30) en allant sur cette page. La chanson est diffusée à 10h07 heure locale, soit 37 minutes après le début du show (il faut donc avancer de 35 minutes grâce aux boutons qui vont bien).

mardi, septembre 20

Grace (under pressure)

Une étonnante reprise de Jeff Buckley par King Creosote à écouter ici. La chanson est extraite d'une compilation hommage aux Buckley père et fils sur laquelle on retrouve des gens aussi intéressants que Micah P. Hinson, The Magic Numbers, Adem, Engineers, Tunng et Sufjan Stevens. Ca donne envie. Extraits ici.

Les dirigeants du monde libre.

Il y a pour moi un vrai mystère Elbow et la sortie de leur troisième album, Leaders of the free world, ne fait que l'épaissir. Le groupe est apparu à peu près en même temps que toute une kyrielle de groupes plus ou moins dépressifs dont, à première vue, rien ne les distinguait vraiment. Pourtant, alors que toute cette vague de groupes a depuis longtemps disparu de mon horizon musical (qui s'intéresse encore aux Turin Brakes... franchement ?), je ressens avec la musique du groupe une affinité très forte qui ne diminue pas et que je ne m'explique pas vraiment.

Les morceaux ont beau faire 3'30'' en moyenne, la notion de 'chanson' avec sa rassurante alternance couplet-refrain et ses mélodies à fredonner sous la douche est assez éloignée des préoccupations du groupe, qui préfère mettre sur pied des installations sonores qui paraissent à première vue comme grossières, un peu lourdingues et assemblées à la va-vite et sans souci du détail. Pourtant, l'écoute (répétée) des deux précédents albums du groupe ont été pour moi la source constante d'épiphanies mineures, d'éblouissements passagers. Mieux, le concert auquel j'ai assisté en mars 2004 a généré en moi une euphorie inattendue. J'avais à l'époque tenté de comprendre pour quelle raison la musique du groupe m'émouvait à ce point et n'y étais pas arrivé.

Une chose est sûre en tout cas. Cette première impression d'une musique qui manque de finesse et d'une instrumentation un peu lourdingue n'est qu'une vaste foutaise (peut-être en partie générée par la figure de bûcheron mal réveillé de Guy Garvey). Leurs albums finissent en effet par se révéler des miniatures pop aussi finement ciselées que le plus parfait des EP de Belle and Sebastian (période Dog on Wheels). Derrière le son un peu crade des guitares, les ambiances retenues, la batterie qui impose, tel un métronome imperturbable, un tempo moyen et la voix voilée du chanteur, se cachent des trésors de légèreté. Ce paradoxe (lourdeur aérienne, sophistication rudimentaire ?) n'est que le premier d'une longue série qui fait d'Elbow le groupe idéal pour développer son catalogue d'oxymores. La musique d'Elbow peut ainsi m'évoquer une tristesse euphorisante, une résignation confiante, un optimisme désespéré ou un bonheur sans joie. Il y a chez Guy Garvey un côté Droopy (même physiquement), mais son "I'm happy" est sincère. Sans doute est-ce parce que cet état d'esprit me touche que je suis à ce point réceptif à la musique d'Elbow.

Comment décrire cette dernière ? Les points de comparaison ne manquent pas. Le plus évident, à cause d'un troublant mimétisme vocal, est sans doute Peter Gabriel (Station Approach sonne comme une chute de studio de So ou Us) mais on peut également y entendre le Talk Talk de Spirit of Eden ou même des Nits qui auraient enregistré un album de chansons lentes entre Giant Normal Dwarf et Ting (cfr The stops). Toutes ces références sont inattaquables (oui, oui, même Peter Gabriel) et pourtant aucune ne rend complètement justice à cet album (ou aux deux précédents) qui, dans l'effet qu'il produit (sur moi en tout cas), est tout à fait unique. Le sommet du disque est sans doute l'enchaînement de Mexican Standoff, avec son riff de guitare imparable que l'on aurait envie d'entendre répété à l'infini, et ce qui est sans doute le plus beau morceau de l'album, The everthere, où une mélodie toute en suggestion serpente paresseusement entre une guitare acoustique et quelques notes de piano. Ce n'est pas grand-chose mais je ne suis pas sûr que ça ait déjà été fait avec autant de grâce.

Bon, je viens de me relire et ce n'est pas encore aujourd'hui que je parviendrai à exprimer clairement ce que m'évoque Elbow. Si j'osais, je dirais que ce billet est à nouveau "a thick Elbow in the water". Heureusement que je n'ose pas, j'aurais honte.

lundi, septembre 19

Je sais, je sais...

Je promets des billets sur Elbow pour samedi et le lundi suivant, toujours rien. On mettra ça sur le compte de la fatigue. En attendant le billet promis, vous pouvez aller jeter un oeil sur mon compte-rendu du concert de mars 2004 ici.

Dans un tout autre genre, la pochette du nouvel album de Madonna est visible ici.

samedi, septembre 17

Nous sommes tous des ingénieurs.

Un morceau des Engineers à écouter ici.

J'ai déjà dit tout le bien que je pensais du groupe ici et .

vendredi, septembre 16

Fluxblog nous gâte

- Un extrait du prochain album de The Fall.
- Un morceau de Magnetophone.
- Une reprise de Ray of Light de Madonna par un quatuor à cordes (avec de la disto).
- Un morceau de Quintron & Miss Pussycat, que j'avais vu en première partie de Le Tigre l'année dernière. On peut définir ça comme du post-punk synthétique (j'aime bien le terme post-punk, on peut lui faire dire n'importe quoi).

Par ailleurs, vous avez chez Said The Gramophone une reprise des Yeah Yeah Yeahs par mes surhypés préférés, Arcade Fire.

Pour ma part, je vous cause demain de l'album d'Elbow.

jeudi, septembre 15

Timide retour

- La bonne nouvelle du jour : Britney Spears sait enfin ce que Dieu attend d'elle. Elle l'a vu dans les yeux de son enfant.

- L'abomination du jour : les Royal Gigolos, ou quand la techno devient folle : Benny Benassi meets Mama Cass.

- L'info étonnante du jour : Les Nits auraient quitté PiaS pour retourner chez Sony.

- Le travail du jour. Retrouver un logiciel d'encodage pour reprendre le mp3-blog sur la Blogothèque.

mercredi, septembre 7

Soeur Anne, soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?

Les premières images du film Edison circulent enfin sur le Web. Aucune sortie en salles n'est pourtant prévue. Les mauvaises langues diront que Justin Timberlake s'est révélé un acteur tellement pitoyable que les studios ont peur de le sortir. Les fans diront : "C'est même pas vrai. Kevin Spacey a même dit qu'il était le meilleur acteur avec lequel il ait jamais joué." A ce rythme-là, nous ne saurons sans doute jamais le fin mot de l'histoire.

Tant qu'à parler de méga-stars, le nouveau single de Madonna s'appelle Hung Up, contient un sample du Gimme Gimme Gimme de Abba et paraît dans l'ensemble assez pitoyable (jusqu'à ce que je change d'avis). Robbie Williams, quant à lui, se lance dans le reggae.

Désolé, je n'ai pas de liens à vous proposer. Vous devrez chercher par vous-mêmes si ça vous intéresse. En revanche, vous pouvez aller ici pour écouter ce qui est en gros une reprise du Sinatra français par la Kate Bush belge (hypothèse haute).

EDIT : Ce billet est pitoyable. On mettra ça sur le compte du stress.

dimanche, septembre 4

Sans transition (quoique)

On m'avait conseillé à plusieurs reprises de jeter un coup d'oeil à Nile, un groupe de death-metal qui, m'avait-on dit, se costumait en dieux égyptiens sur scène. Lorsque leur dernière vidéo a été mise en ligne, je me suis donc empressé d'aller la regarder, m'attendant à en prendre plein les yeux. La déception est cruelle. Les musiciens sont habillés en civil et ne paient franchement pas de mine. La vidéo n'est pas sans intérêt cela dit. On peut reconnaître au groupe un certain talent pour le 'hair-swinging' (malgré une calvitie galopante) et une dextérité époustouflante sur le manche des guitares. Je sens confusément qu'il y a là des doigtés qui feraient se pâmer la plupart des lecteurs de Guitare Magazine.

Mais visuellement, c'est une cruelle déception. N'y aurait-il que Mortiis et Gwar pour assouvir ma soif de costumes improbables ? Ce serait dommage car leur musique est un peu mollassone. Celle de Mortiis est même significativement plus proche de Apoptygma Berzerk (au hasard) que de Cannibal Corpse. C'est dire.

Pour conclure, je comprendrais tout à fait que vous vous disiez un truc du genre "L'éclectisme, c'est a priori une qualité mais passer des Pet Shop Boys à Nile en 24 heures est un hiatus un peutrop forcé pour être honnête.".

Et pourtant, des Pet Shop Boys au death-metal, il n'y a qu'un pas et je le prouve.

EDIT : Je précise que je n'y connais absolument rien en death-metal mais que, à très petites doses, j'éprouve pour le genre une indulgence coupable et une sorte de repect amusé (sans doute à cause d'un condisciple au lycée).
Autre EDIT : Ceux-ci sont tout de même pas mal du tout dans le genre.

samedi, septembre 3

Programme de demain

Une petite excursion à Bonn pour voir ceci (pour la deuxième fois).

vendredi, septembre 2

Linking Park (express)

- Un morceau de Efterklang à écouter chez Stylus, assez conforme à ce que je connais du groupe.
- Du Bent comme s'il en pleuvait chez Silence is a Rhythm Too (et les trois billets qui précèdent). Bent fait une sorte de coffe-music à la Morcheeba mais qui pavient souvent à être plus intéressante. Je vous laisse juge.
- Pour finir, pas de panique. Fats Domino va bien.

jeudi, septembre 1

Bouhouhou...

Un commentaire d'insultes a été envoyé sur mon précédent billet. Je pense bien que c'est le premier depuis le début de ce blog. Ca me déprime. En fait, je fais sans doute bien de me concentrer sur ce que j'aime et d'éviter de parler de choses qui ne m'intéressent pas. Apparemment, ça irrite certains de lire des opinions contraires aux leurs (alors que j'adore ça personnellement).

Sinon, je suis allé écouter le nouveau single des Sugababes ici et cela m'a un peu redonné la moral. Dans un autre genre, vous pouvez aller choper ici Fuck Forever, la chanson qui, selon le NME, va faire de Babyshambles le plus grand groupe d'Angleterre depuis Oasis. Je suis sceptique.