dimanche, juin 24

Programme d'hier

J'ai vu Front 242 live à la Fiesta du Rock à Flémalle, près de Liège. J'ai été un pêu déçu par le son. En effet, les voix étaient très sous-mixées et il fallait vraiment tendre l'oreille pour distinguer quelques bribes de texte. Du coup, j'ai eu un peu de mal à distinguer les différents morceaux (d'autant que je connais mal leur discographie). J'ai donc essayé de me laisser envahir par la pulsation et de me laisser bercer par les lumières mais le volume sonore était juste un poil trop faible pour que cela fonctionne en plein. Une légère frustrration donc mais qui m'a redonné envie de me plonger dans la discographie du groupe. Par ailleurs, cela faisait longtemps que je ne m'étais plus retrouvé au milieu d'une fosse aussi agitée. Le groupe semble attirer essentiellement un public de body-builders rasés, pas du tout agressifs mais franchement remuants. J'en suis sorti avec deux hématomes.

Sinon, pour ceux qui connaissent mal Front 242 et qui veulent avoir une idée, j'ajouterai juste qu'ils ont joué ceci :

mais pas ça :


Les deux clips sont apparemment d'Anton Corbijn.

vendredi, juin 22

Glastonbury dans mon salon.

Mon câblo-opérateur local ayant eu la bonne idée de nous fournir depuis quelque semaines BBC2, BBC3 et BBC4. Je vais faire durant tout le weekend une indigestion de concerts à la télévision. Hurrah !

(PS: Cela dit, c'est dommage que cela tombe le même jour que la diffusion de la version longue de Lady Chatterley sur Arte.)

EDIT : A chaud, cela donne
- La couverture par la BBC est tellement complète qu'on y retrouve le pire inconvénient des festivals. A tout moment, il faut choisir entre deux ou trois scènes. C'est frustrant.
- Monster est tout de même rigoureusement imparable.
- Björk s'habille toujours aussi mal.
- Je ne m'étais jamais rendu compte que les chansons des Arctic Monkeys étaient aussi compliquées techniquement. Matt Helders est un batteur impressionnant. Jolie reprise de Diamonds are forever.
- J'ai décidément du mal avec la famille Wainwright. Je sature très vite.
- Je soupçonne le batteur de Bloc Party de manger trop de Doritos dans son bus de tournée.
- Il faudrait que j'écoute l'album de Mumm-Ra.
- Je préfère les groupes dont on peut identifier à l'oreille le rôle de chacun.. Kasabian produit juste de la bouillie sonore. Impossible de savoir qui joue quoi.
- Pourquoi diable The Coral accepte-t-il de faire des tournées ? C'est tellement visible que ça les emmerde qu'ils finiraient par mettre les spectateurs de mauvaise humeur.

Je pense que c'est tout.

mercredi, juin 20

Les albums de 2006 (XXI)

Arctic Monkeys - Whatever People Say I Am, That's What I'm Not (Domino)
C'est quand je me retrouve à chroniquer l'avant-dernier album d'un groupe pour ma rétrospective de l'année que je me rends compte que j'ai pris un retard qui n'est pas loin de devenir grotesque...mais je vais faire comme si de rien n'était et, tant qu'à faire, prendre un air inspiré pour me lancer dans des pronostics à haut risque : "Il s'agit sans nul doute d'un groupe très prometteur, qui a tout pour devenir la voix de cette nouvelle génération de britanniques qui ont toujours connu Tony Blair et pour lesquels la britpop est tout au plus un sujet de conversations récurrent pour leurs parents. Ils viennent combler un manque et je ne crois pas me tromper en leur prédisant un brillant avenir. Des chansons comme I Bet You Look Good On The Dancefloor ou Fake Tales of San Francisco ont tout pour devenir des classiques et j'attends avec confiance leur deuxième album. Ils pourraient l'appeler Worst Favourite Nightmare par exemple." Plus sérieusement, j'ai beaucoup de mal à parler des Arctic Monkeys parce que la plupart de leurs chansons, bien que j'en reconnaisse les évidentes qualités, me parlent assez peu. C'est de l'indie-pop au son un peu crade, très efficace dans l'instrumentation, mais un peu déjetée dans les mélodies, pour cause de chant très influencé par le hip-hop. Il me manque donc les lignes mélodiques claires de We Are Scientists et Hard-Fi ou, à défaut, les clins d'oeil permanents d'Eddie Argos. En général, je fais rapidement l'impasse sur un groupe dont la musique ne m'intéresse pas plus que ça, et passe à autre chose. Pourtant, ici j'ai du mal, d'abord parce que le phénomène médiatique est intéressant et ensuite parce que je ne peux m'empêcher de les trouver extrêmement sympathiques (voilà, c'est dit), que ce soit à la télévision ou en interview. Ils semblent être parvenus à garder la tête froide, ce que de nombreux groupes qui n'ont eu que le dixième de leur succès semblent incapables de faire. Du coup, j'ai vraiment envie de les défendre mais ne parviens pas à trouver les bons mots pour le faire. Je pourrais parler de la gouaille d'Alex Turner, des riffs ravageurs, du swing étonnant de Dancing Shoes etc. mais ça sonnerait sans doute un peu forcé. Je dirais donc juste que j'aime plutôt bien cet album (surtout le début et la fin), que je peux même l'écouter avec plaisir mais que je ne suis clairement pas (plus ?) dans leur coeur de cible. Tant pis pour moi. Tant mieux pour eux.
Ps : Je suis le seul à vouloir chanter China Girl de David Bowie en écoutant Fake Tales of San Francisco ?
- Liens : Site officiel
- A écouter : Fake tales of San Francisco (video), Dancing Shoes (mp3)
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PS : En méga-bonus, Choo Choo, apparemment une démo mais que je soupçonne d'être une reprise. Si vous avez des infos à ce sujet, n'hésitez pas à faire passer.

Johann Johannsson - IBM 1401, a user's manual (4AD)
La "Nouvelle Musique" est un genre décidément casse-gueule. En retournant à la tonalité, en tournant le dos au discours déconstruit qui a dominé la création musicale depuis la guerre et en refusant de se priver du pouvoir expressif d'une belle ligne de cordes romantique, toute une génération de compositeurs "classiques" (de Pärt à Gorecki, en passant par Tavener) a réussi à renouer un lien avec le grand public, longtemps effrayé par les expériences sonores de la modernité musicale (même si j'aime beaucoup certaines oeuvres de Ligeti ou Webern par exemple), le revers de la médaille étant qu'une innombrable armée de suiveurs extérieurs au sérail classique se sont engouffrés dans la brèche pour créer leurs propres oeuvres néotonales d'obédience new-age ou relaxative (oh, le joli mot-valise). Cette introduction n'est pas pour dire que Johann Johannsson fait partie de ces nuisibles qui parasitent le genre avec leurs violons collants (je ne vais tout de même pas me mettre à dire du mal d'un membre d'Apparat Organ Quartet) mais son disque pâtit un peu d'une trop grande confiance en des recettes de composition qui sont progresivement devenues des clichés. L'album a été composé à l'origine pour accompagner un ballet sur le thème de l'informatique et et de l'obsolescence et je peux sans peine imaginer qu'en tant qu'accompagnement sonore d'une chorégraphie hiératique, la partition de JJ (Johannsson) fonctionne à merveille. Privée de son accompagnement visuel, son absence d'évolution harmonique et dynamique finit par gentiment lasser, ce qui fait que bien que l'écoute du disque soit parfaitement plaisante (et vivement conseillée comme musique d'endormissement), on n'en retire pas grand-chose (si ce n'est bien sûr le plaisir d'une bonne nuit de sommeil, ce qui n'est pas rien).
- Liens : Site officiel
- A écouter : IBM 1403 (printer) (mp3)
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The Zutons - Tired of Hanging Around (Deltasonic)
J'avais considéré le premier album des Zutons comme un pis-aller de luxe en attendant que The Coral sorte leur nouvel album. James Skelly ayant de nouveau pris une année sabbatique en 2006, j'espérais que cela puisse à nouveau être le cas ici. Hélas, la déception est cruelle. Certes, la pop rétro est toujours un genre qui me caresse dans le sens du poil et l'album contient dans ce genre deux ou trois bonnes chansons (dont l'increvable single Why won't you give me your love?) mais autour de ces quelques oasis bienvenues, j'ai du mal à trouver sur ce deuxième album de quoi étancher ma soif. Une chanson comme Someone watching over me, par exemple, semble interminable. Il est toujours difficile de mettre le doigt sur les raisons pour lesquelles un album ne fonctionne pas et, après avoir retourné le problème dans tous les sens, j'y ai renoncé. La couronne de meilleur groupe Deltasonic, un temps convoitée par les Zutons revient à présent clairement à The Coral, dont le prochain single est plutôt prometteur, même si sans surprises. Ne reste plus qu'à espérer qu'ils n'auront pas été trop perméables à l'esprit de Noel Gallagher, dans le studio duquel le prochain album du groupe a été enregistré.
- Liens : Site officiel
- A écouter : Why won't you give me your love? (video), How does it feel? (mp3)
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jeudi, juin 14

Les albums de 2006 (XX)

Scott Walker - The Drift (4AD)
S'il fallait encore trouver une raison pour laquelle la télévision publique britannique est la meilleure du monde, la diffusion il y a quelques semaines en prime-time d'un documentaire d'une heure sur la vie et l'oeuvre de Scott Walker serait l'argument rêvé. Depuis la sortie de Tilt, qui me l'a fait découvrir (voir notamment ici et là), je m'étais forgé une image assez caricaturale d'artiste tourmenté, créant sa musique dans la douleur. Cette image vole vite en éclats une fois qu'on l'a vu en studio, casquette de base-ball vissée sur la tête, pousser de petits rires enthousiastes face à la concrétisation de ses idées (les coups de poing dans la viande, les cris d'âne, la poubelle en fer-blanc qui glisse sur un énorme cube en bois, etc.). Le caractère halluciné et apocalyptique de Tilt ou de The Drift n'est donc pas imputable à une quelconque déficience mentale (raisonnement commode de l'auditeur qui ne parvient pas à assimiler ce qu'il entend, de Brian Wilson à Ian Curtis) mais est simplement la réalisation triomphale de l'idée que Scott Walker se fait de ce à quoi ses disques doivent ressembler : à cheval entre tonalité et atonalité, chansons et expérimentation, continuum et fragments. Je ne suis pas sûr que ce soit, sur le papier, une manière d'envisager la musique que je recommanderais. En d'autres mains, elle serait la voix royale pour des disques inécoutables et affreusement prétentieux. Pourtant, portés par la voix exceptionnelle de cette ex-idole des jeunes, qui n'a pas tout à fait renié le plaisir de séduire, ces morceaux emportent durablement l'adhésion. La musique de Scott Walker appelle l'analyse et j'ai lu un certain nombre de textes (souvent assez prétentieux) sur le sens qu'il convient de donner à la musique de Scott Walker. Pourtant, si elle me parle, c'est sans doute parce qu'il n'est nul besoin pour l'apprécier d'y dénicher du sens. Il suffit de se laisser porter par les images que la musique évoque. Elles sont nombreuses.
- Liens : Site officiel
- A écouter : Jesse (video), Psoriatic (mp3)
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We Are Scientists - With Love And Squalor (Virgin)
Oubliez vos Razorlight, vos Cribs, vos View et vos Arctic Monkeys. S'il est sorti en 2006 un disque de pop indé pour lequel le NME aurait eu raison de s'enflammer, c'est celui-ci. 12 morceaux et que du tube, de quoi danser toute l'année dans les soirées indie du monde entier. C'en est presque écoeurant. Comment expliquer que cet album n'ait pas fait un triomphe ? Bon, évidemment, quelques éléments de réponse viennent rapidement à l'esprit : des têtes de geeks en phase terminale, un look de prof de math, des prestations live en demi-teinte, une pochette où ils brandissent des chatons (même pas éviscérés) et, surtout, un manque totale d'arrogance et de rock'n'roll-attitude. Dans un monde où Noel Gallagher peut prétendre avoir sorti les cinq meilleurs albums depuis les Beatles et où Johnny Borrell peut s'autoproclamer génie sans qu'on y voie autre chose qu'une admirable preuve de confiance en soi, ne pas se vanter et ne rien revendiquer paraît toujours un peu suspect, la probable marque d'un groupe qui n'a rien à dire et espère qu'on ne lui en tiendra pas trop rigueur. Grossière erreur : Nobody Move, Nobody Get Hurt, This Scene is Dead, It's A Hit, The Great Escape, Textbok, Worth The Wait. Autant de raisons de faire un triomphe à We Are Scientists, qui sont un peu mes Hard-Fi de 2006.
- Liens : Site officiel
- A écouter : Nobody Move Nobody Get Hurt (video), The Great Escape (video), Worth the Wait (mp3)
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Robbie Williams - Rudebox (Chrysalis/EMI)
Je me suis toujours tenu prudemment éloigné de la folie Robbie Williams, malgré une poignée de bons singles (Feel et No Regrets principalement). Pourtant, la succession d'informations bizarroïdes qui a précédé la sortie de cet album m'avait intrigué. On entendait dire que l'album contiendrait une reprise de Manu Chao et une reprise de Stephen Duffy (qui participerait par ailleurs à l'écriture de quelques titres), etc.. La rumeur la plus folle voulait que Robbie reprendrait sur l'album We Are The Pet Shop Boys, la chanson qu'un obscur groupe électro américain My Robot Friend a consacré au deuxième meilleur groupe du monde. Cette dernière rumeur semblait rigoureusement inconcevable. La reprise du titre par les PSB eux-mêmes pouvait passer pour un clin d'oeil gentiment prétentieux mais, sûrement, une reprise par Robbie Williams serait absurde ! Pourtant, toutes ces rumeurs se sont bel et bien révélées exactes. Devant se passer des services de son compositeur habituel, Robbie a décidé de sortir un album complètement hétéroclite qui prend souvent le risque du grotesque (voir Rudebox et le morceau caché) mais se révèle aussi par moments assez enthousiasmant, surtout quand il se pique d'électro-pop. Ainsi, Lovelight, She's Madonna (splendide ballade composée et produite par les Pet Shop Boys), Kiss Me, The Actor, The 80's (ne m'a-t-on pas appris à l'école que l'on devait écrire The 80s ?) sont dans le genre franchement recommandables, sans parler de We Are The Pet Shop Boys, un chef-d'oeuvre auquel Robbie Williams a l'intelligence de ne rien changer. Comme il s'agit du premier échec commercial de "Fat Dancer" (à son échelle), la presse tabloïde anglaise s'est empressée de qualifier Rudebox de plus mauvais album de sa carrière ou de "Stinker of the year" alors que cet échec n'est que la conséquence malheureuse des risques pris ici. Bon, il est vrai que la reprise de Manu Chao n'a aucun intérêt et que l'album subit un gros coup de mou en son milieu mais je crois que, tout imparfait qu'il soit, cet album me convient mieux que ne l'aurait fait une succession d'Angels ou de Millennium par Guy Chambers.
- Liens : Site officiel
- A écouter : She's Madonna (video), Lovelight (video), We Are The Pet Shop Boys (mp3)
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samedi, juin 9

vendredi, juin 8

J'imprime pas.

On me dit souvent que j'écoute trop de trucs et que je les écoute donc mal. Vu ce qui s'est passé aujourd'hui, je me dis qu'il y a peut-être une part de vérité dans cette affirmation.

Ce soir, après avoir (assez mal) chanté une messe de Palestrina devant deux évêques et une trentaine de curés (si ! si !), je suis allé voir deux petits groupes de jeunes qui n'en veulent dans un célèbre café du centre-ville. En guise de bouquet final, les chanteurs des deux groupes se retrouvent pour une reprise, assez calme. J'écoute la chose avec intérêt et ressens un sentiment de vague familiarité que je n'arrive pas à préciser. Je demande donc en passant de qui était la chanson originale, pensant entendre un nom de groupe que je connais mal et dont j'aurais pu tout au plus entendre un titre ou l'autre à la radio. Pas de bol, il s'agissait, à en croire un des chanteurs, du morceau-titre de l'album classé quatrième dans mon top 2005 et à propos duquel je m'étais fendu d'un billet complet il y a deux ans. Certes, je pourrais m'inventer des excuses plus ou moins pertinentes (genre "le plaisir que je prends à écouter Elbow provient plus de l'interprétation et des arrangements que des compositions proprement dites") mais bon, ça fait tout de même réfléchir...surtout que j'ai passé l'après-midi à trier les 250 disques achetés depuis deux ans et que j'en découvre certains que je n'ai pas dû écouter plus de deux fois. Pfff.

En guise de piqûre de rappel :

Et quand je l'entends comme ça, je reconnais parfaitement.

EDIT : J'ai profité de la matinée pour réécouter l'album (que je trouve toujours aussi bon) et je me rends compte que j'ai peut-être mal compris la réponse, qui contenait en effet les mots "deuxième morceau". Il est donc vraisemblable qu'ils ont en fait joué Picky Bugger. Quelque part, ça me rassurerait parce que c'est un morceau que je connais indéniablement moins bien. Cela dit, le fait que je sois incapable de dire avec certitude ce que j'ai entendu hier soir est tout de même passablement inquiétant. :)



Enfin, tant que je reconnais le chef-d'oeuvre qu'est The Everthere, tout va bien.


PS : Si vous trouvez que j'abuse des vidéos Youtube, n'hésitez pas à me le dire.

lundi, juin 4

Honteuse dissimulation

Ca fait une semaine que je traîne dans mes favoris le lien vers une vidéo de Bill, le chanteur de Tokio Hotel interprétant It's Raining Men dans un télé-crochet local et que je n'ose pas la publier, faute d'un angle d'attaque suffisamment intéressant (déjà que je ne sais pas trop si je trouve cette vidéo embarrassante ou réjouissante). C'est donc avec soulagement que je vois que Indieboytraqueur a fait tout le sale boulot de mise en contexte, ce qui me permet de lier son article sans avoir à me fendre d'un billet complet.



Ca fait en fait presque deux ans que j'ai entendu parler de Tokio Hotel pour la première fois (à l'époque de la première sortie de Schrei), bien avant qu'ils ne percent en France (on fait le malin comme on peut). A l'époque, je n'en avais pas parlé parce que je trouvais les chansons sans intérêt. C'est d'ailleurs encore, pour ce que j'en connais, mon avis aujourd'hui. Depuis, j'ai été totalement pris de court par l'hallucinante offensive médiatique autour du groupe en France et en Belgique. Plus étrange, j'ai entendu des gens (pourtant assez peu susceptibles de se laisser attendrir par la gueule de San-Go-Ku (orth?) du chanteur) dire que l'album était franchement pas mal. Il va bien falloir que j'écoute ça pour me faire une idée.

Sinon, le rythme des billets devrait sensiblement augmenter durant les prochaines semaines ("Hourra !" hurle la foule en délire)

Et tant que j'y suis, deux liens :
- En vue du billet que je consacrerai très prochainement à Plan B, je vous conseille vivement d'écouter son album bootleg (avec tous les samples originaux non autorisés) ici.
- Parce que l'Euro-dance bien faite n'est pas si fréquente : le plaisir coupable par excellence, Emma Emma par Markoolio.

lundi, mai 28

Pet Shop Boys, Grand Rex, 21 mai 2007

Ce concert au Grand Rex était la douzième fois que je voyais les Pet Shop Boys sur scène, la troisième fois depuis la sortie de leur dernier album Fundamental au début de l'année dernière. Il n'y a donc évidemment plus à proprement parler d'effet de surprise. Le plaisir pris ici est plus de l'ordre des retrouvailles entre amis et de la répétition du même. Assister au concert devient une espèce d'offrande que le fan va poser sur l'autel de sa dévotion.

Il me semblait difficile de transmettre au lecteur dans le cadre d'une chronique ce que fut dans ces conditions mon expérience du concert au Grand Rex et j'ai donc hésité longtemps à écrire quoi que ce soit, d'autant que les différents concerts vus depuis un an (Bonn, Louvain et maintenant Paris) tendent à se confondre dans mon esprit et que je ne vois guère de raisons de les différencier. Il n'aurait donc pas rimé à grand-chose pour moi de décrire la scénographie, la set-list comme je l'aurais sans doute fait si je les avais découverts cette semaine. D'autant que ceux qui veulent savoir en gros à quoi ressemblait le concert apprendront nettement plus en achetant et regardant Cubism, le DVD live sorti la semaine dernière, qu'en lisant mes fastidieuses descriptions. Pour avoir une idée vous pouvez d'ailleurs jeter un oeil à la bande-annonce du DVD :


Ne vaut-il pas mieux dans ce cas ne rien dire ? Sans doute. Je renonce donc à écrire un texte suivi mais vais néanmoins jeter ici en vrac quelques détails qui me sont revenus en tête. Rien de tel qu'un compte-rendu synthétique, surtout pour un groupe à synthés (je suis désopilant...les opileurs du monde entier n'ont qu'à bien se tenir).
- le Grand Rex ressemble curieusement à la Brixton Academy de Londres (mêmes décors architecturaux sur le côté, même présence d'arbres), mais en nettement plus chic. Je crois n'avoir jamais été assis dans des fauteuils aussi confortables pour un concert pop-rock (bien que le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles s'en rapprochait un peu). Dommage que l'on n'ait pas pu en profiter durant le concert, vu que tout le monde s'est mis debout dès les premières notes.
- le cube qui a donné son nom à la première partie de la tournée a été abandonné au profit d'un grand écran géant et de quelques néons mobiles, sans doute dans le but de réduire les frais. Pour le reste, le personnel n'a pas changé (deux danseurs, deux chanteurs et Sylvia Mason-James, tous très bons) et hormis les changements rendus nécessaires par l'absence de la structure cubique, la scénographie non plus. Cette tournée, qui dure depuis presque un an et devrait encore continuer au moins jusqu'en septembre est sans doute la plus longue que le groupe ait jamais effectuée. Je ne sais pas trop ce que cela signifie pour la suite de la carrière du groupe (rentabilisation maximale de chaque album ou bien soudain regain de popularité ?)
- la set-list est sensiblement différente de celle de la première partie de la tournée mais finalement assez proche de celle du DVD. Exit donc You Only Tell Me You Love Me When You're Drunk, Psychological et Before. Bienvenue We Are The Pet Shop Boys, Paninaro et Being Boring. Il semblerait également que la technique informatique ait connu une amélioration brutale ces dernière semaines puisque, pour la première fois depuis longtemps, le concert n'est plus coupé en deux par un entracte, qui jusqu'ici était justifié par la nécessité de rebooter les ordinateurs.
- Neil Tennant fait toujours de louables efforts pour s'adresser au public dans sa langue d'origine. D'où de nombreux "merci", "bonsoir", "vous êtes fantastiques, fabuleux" et même un courageux "Bonsoir Paris, nous sommes les Pet Shop Boys. Ce soir, nous avons pour vous un divertissement électronique avec des chansons anciennes et nouvelles". La salle apprécie l'effort comme il le mérite.
- j'étais jusqu'ici un des rares privilégiés à avoir eu l'occasion de voir Chris Lowe chanter et danser sur scène (c'était Paninaro, à Berne, en 2002 ?). On m'avait laissé croire que mon privilège était sur le point d'expirer. Que nenni ! Sur cette tournée, Chris se cache derrière ses lunettes et son clavier pour égréner dans un coin sombre de la scène sa liste de mots magiques.... Ca compte à peine. Surtout si on se souvient que, à Berne, il était débout au milieu de la scène, parfaitement éclairé et il dansait. Franchement, il n'y a aucune comparaison possible. Chris Lowe danser sur scène. Qui aurait cru voir ça un jour, quoiqu'il existait des antécédents :

- Lors de mes premiers contacts avec l'album, j'ai eu un peu de mal à me faire à Numb, l'idée que les Pet Shop Boys se soient fait écrire une chanson par Diane warren ne me convenait pas du tout. Pourtant, plus je l'écoute et plus je la vois en concert, plus je me prends à l'aimer. Ceci n'y est d'ailleurs sans doute pas étranger :


- le meilleur moment du concert est sans doute pour moi la triplette finale, de Where The Streets have no name, jusqu'à Sodom and Gomorrah Show, ce qui me surprend un peu car j'ai en général tendance à préférer les chansons obscures aux hits (quand interpéteront-ils enfin Nervously, October Symphony, It couldn't happen here, Boy Strange ou The Only One en concert)

Si d'autres choses me reviennent à l'esprit, je viendrai les ajouter plus tard dans la semaine. Là, je m'en vais me préparer à ma dernière semaine de travail. C'est bien triste, mais ça devrait au moins me laisser le temps de terminer mes albums de 2006.

SETLIST :
Nous sommes les Pet Shop Boys
Left to my own devices
I'm with stupid
Suburbia
Can you forgive her?
Minimal / Shopping (aka the spelling sequence)
Rent
Dreaming of the queen
Heart
Opportunities (let's make lots of money)
Integral
Paninaro
Numb
Se A Vida E (Discoteca)
Domino Dancing
Flamboyant
Home and dry
Always on my mind
Where the streets have no name (I can't take my eyes off you)
West end Girls
The Sodom and Gomorrah show
--
So hard (choeurs)
It's a sin
Go West
--
Being Boring

dimanche, mai 20

Programme de demain





au Grand Rex. Chic alors !

jeudi, mai 17

Les albums de 2006 (XIX)

Vous ne les espériez plus, et pourtant...

B. Fleischmann - The Humbucking Coil (Morr Music)
J'ai entendu ma première note de B. Fleischmann il y a quelques mois lors de la soirée que le label Morr avait organisée au Planetarium de Bruxelles. Jusque là, j'avais juste lu qu'il était l'artiste le plus réputé du label et qu'il faisait de l'electro, ce que son (excellent) set de Bruxelles semblait confirmer. J'ai donc été assez surpris par l'album, qui s'éloigne souvent de l'électro pour explorer, avec bonheur, des formes de trip-hop analogique ou de slowcore neurasthénique qui évoquent tour à tour Smog, Low ou Portishead (l'intro de First Times). Les guitares de Cain par exemple rappellent le premier album de Low tandis que la voix de Christof Kurzmann évoque immanquablement celle de Bill Callahan. Je suppose que l'on pourrait qualifier les morceaux instrumentaux d'"electronica", mais alors plus dans la veine de Four Tet que dans celle de Isan ou Boards of Canada. La plupart des sons utilisés sont de type acoustique (guitare, batterie, etc.) (joués directement sur instrument ou bien samplés, je n'en sais trop rien), ce qui donne à l'album dans son ensemble une tonalité assez chaude, assez éloignée de ce que j'avais pu entendre à Bruxelles, où il était évidemment seul avec son laptop. Des amis, plus au fait que moi de la discographie du lascar, prétendent qu'il s'agit d'un album assez atypique dans son oeuvre et effectivement, l'album Duo 505, écouté depuis, correspond plus à ce que j'attendais. J'écouterai bientôt Welcome Tourist (apparemment son chef-d'oeuvre) pour y voir plus clair.
- Liens : Site officiel
- A écouter : First Times (mp3)
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Pierre Lapointe - La forêt des mal-aimés (Audiogram)
L'album a été l'objet de mon billet récent sur la Blogothèque.
- Liens : Site officiel, Page MySpace
- A écouter : Le lion imberbe (mp3), L'endomètre rebelle (mp3), Deux Par Deux Rassemblés (video)
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Liars - Drums not dead (Mute)
Liars, existe-t-il dans le monde groupe aussi insaisissable que celui d'Angus machinchose (Andrews me souffle-t-on dans l'oreillette) ? Leur premier album et son rock tordu et vaguement épileptique m'était tombé des oreilles tandis que leur prestation à l'Aéronef pour le festival des Inrockuptibles est un de mes pires souvenirs de concert (il faut dire qu'elle prenait place une demi-heure après qu'on m'eût annoncé l'annulation de la venue de The Coral, ça n'a pas dû aider). En ce qui me concerne, leur cause semblait entendue et j'étais parfaitement content de laisser à d'autres le soin de leur vouer un culte. Rien ne me semblait susceptible de me faire réévaluer leur cas. Pourtant, leur invraisemblable deuxième album-concept sur les sorcières m'avait intrigué (même si je l'ai depuis complètement oublié) et je suis bien obligé de reconnaître que ce troisième album est une réussite éclatante. A dire vrai, en écoutant Drums Not Dead, je ne retrouve pour ainsi dire rien du souvenir que j'ai du premier album. Exit le malaise hyperkinétique et sombre des débuts, bienvenue dans un univers lumineux, fait de percussions insatiables, de choeurs plaintifs et d'orgues solennels. Je serais bien en peine de classer cet album dans une quelconque catégorie musicale. Les morceaux sont trop éloignés de l'alternance couplet-refrain, les voix trop peu présentes pour que l'on puisse parler de rock mais les compositions sont trop barrées et sans doute trop rythmées pour que l'on puisse parler de post-rock. A la fois arty et tribales, les chansons de cet album découragent toute classification. J'ai même des scrupules à les qualifier de chansons. A dire vrai, le seul nom qui me vienne à l'esprit en écoutant cet album, c'est Clinic, sans doute à cause de l'usage des percussions, bien que pour le reste cela n'ait pas grand-chose à voir. Pendant The Other Side of Mt. Heart Attack, des noms encore plus invraisemblables me viennent en tête (Babybird, The Flaming Lips). Donc, voilà, en résumé, c'est vachement bien, si, si, vraiment, je vous assure, mais je suis incapable d'en dire quoi que ce soit... et c'est là que vous vous rendez compte que je viens de vous faire perdre une minute et demie de votre vie, 90 précieuses secondes que vous ne récupérerez jamais. Désolé.
- Liens : Site officiel
- A écouter : It fit when I was a kid (mp3)
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(il me reste une grosse quinzaine de disques. J'ai bon espoir d'avoir fini avant la fin 2007)

mardi, mai 15

Au détour d'un lien entrant

... je tombe sur ce blind-test, dont les solutions ne semblent pas être en ligne, d'où une légère frustration. En effet, je ne retombe pas sur les interprètes des deux premiers morceaux (je pressens un truc genre System Of A Down pour le premier, sans être plus sûr que ça). Je fais donc appel à l'équipe, c'est-à-dire à vous lecteurs adorés (et ça inclut même ceux qui me trouvent le ton hautain... je ne vise personne).

Sinon, vous serez ravis (ou pas) d'apprendre qu'un nouveau volet des albums de 2006 devrait arriver d'ici deux jours et que j'aime bien le nouvel album de Björk.

PS : C'est moi où The Go! Team a du mal à se renouveler ?

mercredi, mai 9

Je me disais bien que c'était pas cher !

J'ai craqué la semaine dernière sur Loose, le dernier album de Nelly Furtado. Après tout, un album qui contient Maneater, Promiscuous et quelques autres mérite bien d'être acheté neuf. A 7€, je n'ai donc pas trop hésité, content d'accueillir au sein de ma collection un des albums pop marquants de 2006.

En voyant la pile d'albums sur le présentoir du MediaMarkt, j'avais certes trouvé le prix un peu bas pour un album de 2006 (la plupart des autres albums sortis à la même époque sont plutôt à 10€ en ce moment) mais, ne voyant pas où pouvait se trouver l'arnaque (le tracklisting à l'arrière de la pochette cartonnée était identique à celui des versions habituelles), je m'étais simplement réjoui de ma bonne fortune. J'avais tort. La prix bas avait une raison d'être.

En effet, il semblerait que cette resortie soit le premier exemple de la nouvelle lubie des majors du disque : le CD allégé. Le disque proprement dit semble être rigoureusement le même que celui de l'édition habituelle mais le "casier" en plastique est plus fragile et, surtout, on n'a pas droit au livret, ce qui est pour moi franchement rédhibitoire... et surtout complètement crétin de la part des maisons de disques. Un des derniers avantages du support matériel sur le téléchargement (principalement illégal) était me semble-t-il justement son visuel, la présence de l'artwork, du livret avec les paroles, les remerciements de l'artiste, les crédits d'enregistrement, etc.. Quel avantage y a-t-il encore à acheter un disque si c'est pour se retrouver uniquement avec la musique, dont on ne cesse de nous répéter qu'elle est disponible gratuitement par ailleurs ? Franchement, ça m'échappe. J'ai personnellement eu l'impression d'avoir été roulé, ce qui ne va pas m'inciter à renouveler l'expérience de l'achat impulsif.

Plus généralement, il semblerait qu'il faille dorénavant être attentif à un nouveau paramètre lorsque l'on achète un disque. Cela risque de ne pas être simple parce que rien ne précise sur la pochette extérieure que'il s'agit d'une version minimale de l'album et que, par exemple, le livret n'est pas inclus.

PS : Quand je pense que 40% de mon impulsion d'achat provenait de mon envie de savoir si c'était bien Chris Martin qui chantait sur All Good Things Come To An End, je suis franchement déçu. En effet, la voix que l'on entend sur le single est absente de la version de l'album.... et eût-elle même été présente, je n'aurais pas pu lire dans les crédits de qui il s'agissait. Dure vie.

EDIT : Ah ben oui, c'est lui.

mardi, mai 8

Résolution

Dès que j'aurais un peu de temps, je vais aller approfondir le cas Ulrich Schnauss. J'avais déjà beaucoup aimé le concert vu de lui lors d'un précédent festival Panoptica et les trois morceaux proposés ici enfoncent le clou (surtout le premier).

lundi, mai 7

Le monde à l'envers !

Quelqu'un aurait dit hier qu'il allait remettre la France au travail et lui redonner le goût de l'effort. Les premiers résultats semblent déjà se faire sentir.

En effet, vous avez sans doute remarqué que, depuis quelques semaines, le Belge paresseux que je suis ne trouve plus le temps de poster son billet bimensuel sur la Blogothèque et que la fréquence de mise à jour ici a aussi sensiblement diminué (j'en profite pour signaler que dans un mois, j'aurai tout le temps du monde pour écrire des bêtises).

En bons Français modernes, désireux d'entrer dans une nouvelle ère triomphale de réforme et de progrès, mes collègues de la Blogo ne semblent pas supporter cette inactivité mortifère et m'envoient donc pour me remettre le coeur à l'ouvrage des liens formidables, que je m'empresse évidemment de reposter ici. Ainsi :

- Une compilation reprenant deux morceaux, pas encore écoutés, d'une très jeune Lisa Gerrard. (merci Rom)
- Un morceau électro-pop ravigotant de The Dignity of Labour, groupe dont le nom fera se pâmer d'aise votre nouveau grand chef à vous que vous avez (merci Chryde).

mardi, mai 1

Liens de printemps

- Les amateurs de vieilleries gothiques vaguement synthétiques (pour aller vite, quelque part entre Suicide et Joy Division) devrait se pencher sur ceci. Je n'avais évidemment jamais entendu parler de Mr Truax mais ce que j'en entends me plait beaucoup.
- J'en ai déjà parlé mais cette reprise de Justin Timberlake par Rock Plaza Central est tout à fait formidable. Les morceaux originaux du groupe sont tout à fait écoutables également.
- Comme dit dans le post précédent, je suis tout à fait extérieur au monde de la télé-réalité mais la tristesse de Poster Girl face à la mort de Grégory Lemarchal fait peine à lire et, comme elle n'a pas pas eu l'occasion de suivre l'émission qui l'a révélé, son avis me semble moins suspect que les autres. D'ailleurs, en signe de respect, je ne donnerai pas ici mon opinion sur le morceau qu'elle propose en mp3 (même si je reconnais à Je suis en vie une indéniable force épique).
EDIT : Je viens de m'apercevoir que j'avais trouvé cette dernière chanson "très mauvaise" il y a deux ans. Ce n'est pas forcément incompatible avec "force épique" mais ça fait tout de même un peu désordre. Donc soit l'actualité me rend indulgent, soit j'ai de plus en plus mauvais goût. Au choix.

samedi, avril 28

mercredi, avril 25

(post-)Teenage (electro-)Mutant Ninja Turtle

J'ai toujours soigneusement évité de m'intéresser à la téléréalité, même d'obédience musicale et n'ai donc de Christophe Willem que le vague souvenir d'avoir lu des amateurs de musique blanchis sous le harnais s'extasier qu'il ait pu transformer une chanson de Boney M en morceau lounge pour salon chic, soit en gros l'antithèse de ce que j'attends d'un musicien. Je suis donc un peu étonné en découvrant quelques extraits de son premier album, qui semble être essentiellement orienté electro-pop. Elu produit de l'année n'est pas terrible, Double Je un peu meilleur mais la vraie surprise pour moi est Kiss The Bride qui semble être le chaînon manquant entre Le Sport, Partentaire Particulier et Bronski Beat. Il y a même du vocoder. Que demander de plus ?

Je me demande qui a écrit et produit l'album.

lundi, avril 23

Lisa Gerrard, Cirque Royal, 17 avril 2007 (II)

(suite de ce billet)

Après une ou deux minutes d'intermède instrumental, Lisa remonte sur scène (les amateurs de chiffons seront ravis d'apprendre qu'elle a troqué sa roble bleue pour une robe blanche) et entame la seconde partie par un extrait de la très dispensable BO de Whale Rider. Ce sera le dernier temps faible d'un concert qui est sur le point d'entrer dans sa longue apothéose finale avec tout d'abord In Exile, le morceau d'ouverture de The Silver Tree où, comme pour Wandering Star, Lisa Gerrard redécouvre les joies du dépouillement et des vocalises arabisantes qu'elle avait un peu délaissées depuis quelques années.

Si je devais faire une liste de mes cinq morceaux de Dead Can Dance préférés, elle ressemblerait sans doute à ceci : Sanvean, Black Sun, Persephone, Avatar et pour finir le morceau par lequel j'ai découvert le groupe et qui reste sans doute à ce jour mon préféré : The Host of Seraphim (video). Je n'avais encore jamais eu l'occasion de l'entendre en concert et je ne me faisais guère d'illusions sur la possibilité que cela change aujourd'hui. Du coup, lorsque les deux coups de timbale introductifs ont retenti, j'ai murmuré un "Fichtre" légèrement incrédule. Sûrement, la Lisa Gerrard lymphatique et atone de la première moitié du concert n'allait pas oser s'attaquer à ce monument ! Et bien si. Non seulement elle l'a chanté, mais en plus elle l'a chanté en abandonnant enfin tous ses parti-pris précédents. Les trois premières minutes sont ainsi expédiées à fond de balle, résumées en quelques vocalises, réécrites presque (pour tout dire, elle commence sur un "aaaa" et pas sur le "iii" habituel, imaginez la révolution... un peu comme si Sarkozy se posait subitement en défenseur des "exclus et des blessés de la vie"). Manifestement, ce qui l'intéresse est d'arriver le plus vite au coeur du morceau, à la Modulation avec un grand M (ceux qui connaissent le morceau sauront de quoi je parle, les autres n'ont qu'à découvrir) et à partir de là de se laisser glisser dans les méandres des choeurs qui, à partir de la quatrième minute, conduisent le morceau à son terme.... Et tout ça au tempo original, pas ici de dilution dans le temps, le morceau interprété tel qu'il a été écrit, à mon grand soulagement.

Elle enchaîne ensuite avec Space Weaver (un des deux meilleurs morceaux de son dernier album) où, après une intro très atmosphérique, elle égrène deux-trois phrases ("My precious love can only come from above", possiblement un hommage à Aviateur de Véronique Jeannot.....ou pas) avant qu'une rythmique trip-hop n'entre en scène, faisant bifurquer le morceau vers le chef-d'oeuvre que Massive Attack n'écrira plus (quelque part entre Sly et Teardrop, la voix en plus). Si telle est la voie que Lisa Gerrard désire suivre à l'avenir, j'en serai ravi.

Le morceau suivant provient des tout débuts de sa carrière, Dreams Made Flesh, extrait du premier album de This Mortal Coil (oui, oui, celui avec Song To The Siren). La version studio faisait un usage intensif de son instrument de prédilection (le dulcimer, le yang chin, appelez-le comme vous voulez), qu'elle aurait apparemment perdu au cours de la tournée (?!). Michael Edwards est donc chargé de reproduire l'accompagnement au piano, ce qui apporte au morceau une forme de fragilité inattendue. Dans sa version studio, Dreams Made Flesh est sans doute la chanson dans laquelle le pouvoir incantatoire de la voix de Lisa Gerrard est le plus exacerbé, ce qui la met aux antipodes de la musique new-age, à laquelle quelques cuistres continuent pourtant de la rattacher. Ces syllabes mystérieuses, ces intonations extra-terrestres et la densité d'émotions qu'elles véhiculent sont presque terrifiantes. J'étais depuis toujours persuadé qu'un tel morceau ne pouvait résulter que d'une improvisation touchée par la grâce. Il me paraissait impossible qu'il ait pu être "écrit". Pourtant, il a bien dû l'être à un moment ou à un autre puisqu'elle prétendra s'être trompée en l'interprétant (à vue de nez en chantant deux fois la première moitié), réclamera l'indulgence du public et enchaînera aussitôt sur une deuxième tentative.

Après ces trois morceaux sublimes, qu'ajouter ? Lisa semblait en tout cas d'avis que tout avait été dit, puisque c'est à cet instant que son "assistant-béquille" rentre à nouveau sur scène pour présenter les musiciens et remercier le public "Lisa would like to thank.." (c'est très diva d'avoir un assisitant qui parle à votre place, non ?). Le morceau final est sans doute celui que le grand public connaît le mieux : Now We Are Free, extrait de la BO d'un film médiocre (Gladiator, le péplum à oscars de Ridley Scott) et force est de reconnaître que, pour moi en tout cas, sa grandiloquence gentiment pompière passe bien mieux ici sur scène qu'à la fin d'un CD débordant de percussions martiales et d'écoeurantes envolées violoneuses.

Les deux rappels sont tout aussi convinacants, même s'ils paraissent presque anecdotiques après la demi-heure qui a précédé. Lisa commence (possiblement) par rendre hommage à la Palme d'Or de Ken Loach en reprenant The Wind That Shakes The Barley a capella (comme sur Into The Labyrinth) et enchaîne avec Salem's Lot Aria, le morceau qu'elle avait enregistré en 2004 pour la bande originale d'un téléfilm (très bonne BO d'ailleurs, que je vous conseille vivement d'acheter si vous aimez le genre) et qu'elle avait déjà interprété lors de la tournée de Dead Can Dance en 2005. Le deuxième et dernier rappel sera Sleep (ou Hymn for the fallen, son titre en 2005), berceuse en anglais accompagnée au piano dont j'ai déjà dit à l'époque à quelle point elle était sublime. Après nous avoir à tous souhaité de "make beautiful sleep and beautiful dreams", elle s'en retourne vers les coulisses tandis que les lumières se rallument. Un ange est passé.

PS : L'opposition que j'ai voulu faire passer entre les deux moitiés du concert vous paraîtra sans doute artificielle mais elle correspond assez bien à l'évolution de mes sentiments au cours de la soirée. Sans doute cet excès dans le rejet et dans l'adoration et la rapidité avec laquelle je peux passer de l'un à l'autre proviennent-il du fait que mon investissement affectif dans la musique de Lisa Gerrard est très fort et me fait perdre tout recul. Contrairement à beaucoup d'autres amateurs de musique, je n'ai pas peur de me revendiquer 'fan' et donc d'abandonner tout sens de la mesure face à certains groupes ou artistes. La cérébralité objectivante, c'est bien beau mais ça procure peu de frissons.

Setlist (tirée du forum officiel) :

Tempest (Lisa Gerrard & Pieter Bourke - Duality / The Insider OST)
Desert Song (inédit)
Sacrifice (Lisa Gerrard & Pieter Bourke - Duality)
Maharaja (inédit)
The Sea Whisperer (Lisa Gerrard - The Silver Tree)
Black Forest (inédit)
Sanvean (Lisa Gerrard - The Mirror Pool)
Wandering Star (Lisa Gerrard - The Silver Tree)
Meltdown (Lisa Gerrard & Pieter Bourke - The Insider OST)
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Paikea Legend (Lisa Gerrard - Whale Rider OST)
In Exile (Lisa Gerrard - Silver Tree)
The Host of Seraphim (Dead Can Dance - The Serpent's Egg)
Space Weaver (Lisa Gerrard - The Silver Tree)
Dreams Made Flesh (This Mortal Coil - It'll End In Tears)
Now We Are Free (Lisa Gerrard - Gladiator OST)
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The Wind That Shakes The Barley (Dead can Dance - Into The Labyrinth)
Salem's Lot Aria (Lisa Gerrard - Salem's Lot OST / Dead Can Dance - Tour CD 2005)
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Hymn For The Fallen/Sleep (Dead Can Dance - Tour CD 2005)

Photos : voir ici

Vidéos :
- Desert Song, au Grand Rex le lendemain.
et, en bonus, Sacrifice live à la télévision flamande.

Une fin de loup ?

J'ai à dire vrai un peu arrêté de suivre la carrière de Patrick Wolf depuis quelques mois. Le nouvel album ne me plaît qu'à moitié et, vu qu'il semble résolu à ne pas venir jouer en Belgique, je n'ai pas l'occasion de juger ce que cela donne en live. Je tombe donc un peu des nues.

Patrick Wolf semble en tout cas résolu (provisoirement ?) à mettre un terme à sa carrière musicale. On peut penser ce qu'on veut de son dernier album mais ce serait tout de même une tragédie mineure.

Apparemment, l'information trouve son origine dans un message posté par Patrick lui-même sur le forum semi-officiel qui lui est consacré. Ce message fait suite à la réaction de ses fans à cette vidéo où, bien éméché, PW parle hors de son cul (comme disent les anglais) et s'en prend à son batteur.



Cela finira peut-être par s'arranger (espérons en tout cas) mais, en attendant, toute cette histoire me laisse une impression de grand gâchis. Qu'est-ce qui lui a pris de signer sur une major ? Il me semblait évident depuis le début que ce serait (pour lui en tout cas) une mauvaise idée.

En attendant d'en savoir plus, les âmes éplorées pourront se consoler avec ce concert enregistré aux Pays-Bas.

dimanche, avril 22

Lisa Gerrard, Cirque Royal, 17 avril 2007 (I)

Préambule : j'ai déjà longuement causé de Dead Can Dance et de Lisa Gerrard ici et là. Si vous voulez avoir une bonne idée de l'importance qu'a eu et a encore Lisa Gerrard dans mon éducation musicale, c'est un bon début.

Depuis 15 ans que le suis la carrière de Lisa Gerrard, ma relation vis-à-vis de sa musique est passée par à peu près tous les états possibles. De l'obsession à l'indifférence et du "Pfff. J'abandonne. Plus jamais je n'achèterai un de ses disques" au "YAHFHJAHZGARGLLL ! Elle sort un nouvel album, ENFIN !!!" Depuis quelques années, mon opinion fluctuante sur Lisa Gerrard est donc le résultat d'une lutte d'influence entre deux sentiments contradictoires : une déception vis-à-vis d'un plan de carrière hasardeux et une envie viscérale de retrouver le paradis perdu, l'euphorie qui m'envahissait en écoutant sa musique à l'époque. Le concert qu'elle a donné mardi dernier au Cirque Royal de Bruxelles en est l'illustration presque parfaite. Chacune des deux parties illustrant jusqu'à la caricature chacun de ces deux sentiments.

La scène semble de premier abord bien vide. Plein centre, une chaise avec un verre d'eau bien en évidence. Sur la gauche, un piano à queue un peu en retrait. Sur la droite, un synthé. Entre les deux, un gong. Rien d'autre. Vers 20h30, Michael Edwards (qui a en partie produit The Silver Tree) prend place derrière le piano et John Bonnar (déjà présent avec Dead Can Dance lors de la tournée Toward The Within) se place à côté du gong, tandis que Lisa vient prendre place sur le devant de la scène. Lorsque les premières notes de Tempest surgissent, l'explication de l'absence d'instruments sur scène apparaît clairement. L'essentiel de l'accompagnement musical est pré-enregistré et j'en viens à craindre un concert-karaoké de province où Lisa Gerrard se contenterait de plaquer sa voix sur les bandes des versions studio. Cette impression désagréable me poursuit durant tout le début du concert, d'autant que sur les six premiers morceaux joués, trois sont des inédits (dont je ne garde guère de souvenirs, ce qui n'est pas forcément bon signe) et un quatrième est un des morceaux les moins intéressants du nouvel album. Il n'y a guère que Sacrifice qui vient me mettre un peu de baume au coeur même si je l'ai toujours trouvé légèrement surestimé par les fans.

Les choses empirent encore un peu lorsque l'intro au synthé de Sanvean survient, non pas que ce soit un mauvais morceau (il s'agit même à mon avis de la chanson la plus terrassante de tout son répertoire) mais parce que l'évolution au fil des ans de la manière dont elle l'interprète est sans doute pour moi le révélateur le plus criant de l'impasse artistique dans laquelle elle s'est longtemps égarée. De la version de Toward the Within à celle-ci, en passant par celles de The Mirror Pool et de la tournée 2005 de DcD, le tempo a sans doute été divisé par deux. Du coup, les harmonies s'étirent, s'étirent jusqu'à perdre tout pouvoir émotionnel. Je me suis d'ailleurs retrouvé à tenter d'ignorer ce qui se passait sur scène, préférant me remémorer l'absolue perfection de la première version, à en regretter le débordement d'énergie jaillissante. Sur scène, Lisa semble chanter le morceau comme une longue mélopée éthérée, comme le souvenir d'une émotion perdue qu'elle tenterait vainement de retrouver en singeant ses inflexions d'autrefois, et la voir me rend triste. A voir la lenteur mortifère de ses mouvements, la componction de son attitude, les yeux souvent fermés, les poses anti-naturelles qu'elle est forcée de prendre pour maintenir son équilibre, j'en suis même venu à me demander si son cas ne relevait pas de plus en plus de la psychiatrie et si, poussée par un entourage avide, elle n'était pas en train de se détruire lentement dans une tournée qu'elle n'était manifestement plus en état d'assumer. J'ai pensé à ces personnages de roman fantastique, à ces riches héritières d'une pâleur cadavérique se laissant mourir de langueur dans des châteaux sombres, s'effaçant progressivement, happée progressivement par un monde intérieur sur lequel les médecins n'ont nulle prise. Ca en est au point d'ailleurs qu'avant la petite interruption pour changement de costume, un assistant vient du fond de la scène pour la soutenir durant les quelques pas qui la mènent dans les coulisses. Même marcher semble être devenu pour elle une épreuve insurmontable. Dans une rare intervention parlée, elle dira d'ailleurs un truc du genre "If sometimes I fall over it's because I have no balance. I used to have someting to hold on to, but I don't anymore", avec un petit sourire triste.

Bien qu'une part de théâtralité entre sans doute en jeu dans la manière dont elle se présente sur scène et qu'il serait dangereux d'en inférer quoi que ce soit sur sur sa manière d'être loin des projecteurs, l'impression générale que j'ai retiré de cette première partie fut cependant celle d'un incroyable gâchis, d'une voix fabuleuse qui s'étiolerait lentement, prisonnière d'une inspiration moribonde. Pourtant, une lueur d'espoir se dessine avec les deux derniers morceaux de cette première partie. Wandering Star est un des meilleurs extraits de The Silver Tree. Le dépouillement de l'accompagnement musical y rappelle notamment Song of the Sibyl ou Wilderness. Encore meilleur fut Meltdown, un extrait de la BO de Révélations (The Insider) dont j'avais oublié jusqu'à l'existence et où Lisa Gerrard expérimentait déjà avec l'atmosphère trip-hop qu'elle a creusée sur The Silver Tree. Du coup, lorsqu'elle a disparu d'un pas mal assuré vers les coulisses, je sentais déjà frémir en moi les prémices de la rédemption. J'y reviens très vite.

jeudi, avril 19

Toutes basses dehors

Dingue, je suis en train d'écouter le nouveau volume de la série Now that's what I call music et on se croirait de retour en 2001-2002. Le sommet du genre étant la reprise techno-cheesy-dance-car-crash du Truly Madly Deeply de Savage Garden (si vous ne savez pas qui c'est, ne vous inquiétez pas, c'est essentiellement de la soupe) par Cascada, qui est tellement mauvaise qu'elle me met le sourire aux lèvres.

Jugez plutôt.



(je n'abandonne pas ma série des albums de 2006. J'attends juste que mon antivirus soit à nouveau opérationnel pour relancer mon logiciel de ripping. Viendra aussi ce week-end mon compte-rendu du concert de Lisa Gerrard à Bruxelles)

dimanche, avril 8

Lol !

Pauvre Peter.

(je peux dorénavant mettre des articles en ligne, mais pour les mp3, il va falloir attendre encore un peu)

mercredi, avril 4

Bon...

...je suis incapable de mettre en ligne mon billet sur les albums de 2006 (rédigé dans le bloc-notes et copié-collé dans l'interface blogger, ce qui me dit-on peut poser des problèmes, même si ça n'avait pas été le cas jusqu'ici). M'est d'avis qu'il va falloir réinstaller la machine, dont le nombre de comportements pathologiques a sensiblement augmenté depuis deux semaines. Je soupçonne les mises à jour automatiques de Windows d'être venues mettre le boxon dans l'équilibre délicat qui s'était installé entre les différents programmes. De toutes façons, deux semaines de plus ou de moins, au point où on en est, ce n'est rien.

En avant-goût, je vous signale quand même que mon billet de la quinzaine sur la Blogothèque est consacrée à un album du top 3, celui de Pierre Lapointe.

mardi, avril 3

Liens divers

- Une preview du deuxième album de Art Brut
- Des reprises de Brian Eno et Bob Dylan (entre autres) par Pascal Comelade.
- Un peu de canto-pop, car on n'en écoute jamais assez, et il y a même du Faye Wong, histoire que les amoureux de Chungking Express rêvent de Californie.

PS : Fichtre.

Le monde est fooooouuuuu !!

dimanche, avril 1

Découverte du jour

Le best-of de Atomic Kitten est vachement bien. La reprise de Eternal Flame est encore mieux que l'originale.

(Plus sérieusement, cela fait deux jours que j'essaye de corriger une faute d'orthographe dans mon précédent billet mais Blogger refuse la publication des corrections. Je suis dont très surpris que ce billet inepte ait été mis en ligne et que je puisse l'éditer. Il semblerait en fait que mon précédent billet soit le seul que je ne puisse pas éditer. Des habitués de Blogger auraient-ils une explication à fournir à ce bug curieux ?)

samedi, mars 24

Arcade soucis hier et Pierre qui tourne....

La fin de la tournée européenne d'Arcade Fire serait annulée, en tout cas si j'en crois ce site, qui semble vaguement officiel. Quand je vois l'attente fébrile avec laquelle certains attendaient le concert de Bruxelles, j'en ai presque de la peine pour eux.

Heureusement, les fanas de Win et Régine pourront se consoler avec le retour d'un autre Canadien, Pierre Lapointe, qui sera au Botanique le 5 mai. Je prends ma place dès lundi.

vendredi, mars 23

Si, si, je vis toujours...

... mais je manque singulièrement d'énergie pour écrire quoi que ce soit. Ca devrait aller mieux dans les prochaines semaines. En attendant :
- ce n'est pas souvent qu'on a l'occasion de découvrir de la pop japonaise orchestrale grandiloquente. Autant en profiter.
- la dernière fois que j'avais entendu parler de Low, c'était il y à peu près deux ans, pour apprendre que Alan Sparhawk, le chanteur, avait annulé la tournée du groupe et renoncé à la musique. Le mot de "dépression" avait même sans doute été prononcé à demi-mot. Heureusement, ils reviennent ces jours-ci avec un nouvel album, pas forcément plus joyeux que les précédents. La vidéo de Breaker semble en tout cas confirmer que le chocolat est un excellent moyen de lutter contre les idées noires.

lundi, mars 12

Les albums de 2006 (XVIII)

J'ai beau être tellement loin de mes objectifs qu'ils ne sont plus qu'un vague point à l'horizon de mes souvenirs, je compte bien terminer ma série sur les albums de 2006. Je ne vais pas bêtement m'arrêter aux trois quarts du chemin. Avec le recul, je me rends compte que j'avais négligé un point essentiel lorsque je m'étais fixé fin décembre une cadence de mise à jour : je ne travaille désormais plus en permanence devant mon ordinateur et n'ai donc plus la possibilité de travailler mes chroniques dès que j'ai cinq minutes de libre. Il me faut désormais une bonne heure devant moi pour avoir la motivation de m'y atteler et, souvent, je préfère consacrer cette heure à d'autres choses. Du coup, peut-être ne terminerai-je que fin avril mais je terminerai. Cela dit, et bien que le principal intérêt de l'exercice soit pour moi de réécouter attentivement tous les albums de l'année et d'ainsi peut-être rattraper des premières écoutes trop distraites, je pense que je me contenterai l'année prochaine d'écrire des chroniques pour les 20 ou 30 albums que je préfère.

Isan - Plans Drawn In Pencil (Morr Music)
Rien de plus difficile pour moi que de rédiger la chronique d'un album d'Isan. Une fois que l'on a écrit les obligatoires "duo anglais formé de Antony Rian et Robin Saville" "label allemand culte Morr Music" et décrit la musique du groupe comme de l'"electronica bucolique", que peut-on bien ajouter ? N'étant pas trop à l'aise pour décrire la musique en mots, je me laisse souvent aller à broder autour de considérations annexes mais quelles considérations annexes pourrait-il y avoir pour un groupe aussi résolument discret et anti-spectaculaire qu'Isan, dont je ne connais que la musique ? Décrire ce que l'écoute de la musique m'évoque est a priori une autre bonne idée (c'est d'ailleurs l'approche que j'ai toujours privilégiée ici). Malheureusement, dans le cas particulier d'Isan, elle n'est pas d'une grande utilité. Le sentiment que m'évoque la musique du groupe est en effet un plaisir diffus, le vague contentement d'une mélodie qui se répète ou d'une rythmique inattendue, rien à partir de quoi on puisse extrapoler des paragraphes entiers. Sans doute est-ce d'ailleurs un peu le problème du groupe qui semble souvent se contenter de joliesse et de séduction sans chercher à atteindre la beauté et l'émotion. Ces limites étant posées (et elles sont sans doute moins sévères que ce que vous pourriez croire : se laisser charmer pendant une heure est loin d'être une expérience déplaisante), ce nouvel opus me semble sensiblement meilleur que le précédent. Le duo s'autorise même à y explorer de nouveaux styles. Un morceau comme Immoral Architecture, par exemple, laisse un peu tomber les rythmiques pop habituelles du groupe (voir Corundum par exemple) pour forger à coup de nappes un paysage ambient à la Brian Eno qui est franchement réussi.
- Liens : Site officiel, MySpace
- A écouter : Immoral Architecture (mp3)
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Hope of the States - Left (Sony-BMG)
J'ai longuement parlé de ce groupe et de cet album ici et n'ai pas grand-chose à ajouter. Sing It Out est ce que l'on appelle en termes techniques une "tuerie sans nom" et est toujours le morceau que je préfère sur l'album, même si avec le temps j'ai aussi appris à apprécier la seconde moitié du disque qui m'avait semblé à première vue sensiblement faible. Je signale également que la plupart des membres du groupe sont à présent réunis dans un autre groupe, Troubles.
- Liens : Site officiel, MySpace
- A écouter : Sing It Out (mp3)
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Belle & Sebastian - The Life Pursuit (Rough Trade)
Je me rappelle avoir écrit dans un précédent billet que Belle and Sebastian n'était plus un groupe "exceptionnel" et avait (comme The Coral plus récemment) fini par "rentrer dans le rang, sans jamais vraiment démériter". Ces quelques mots expriment avec une telle précision et une telle concision ce que je pense que je pourrais sans doute m'arrêter là mais ayant déjà bâclé la chronique précédente, je me sens obligé de broder. The Life Pursuit continue en fait sur la lancée du précédent album (Dear Catastrophe Waitress, le premier sorti en-dehors du giron de leur premier label Jeepster) avec une musique sans doute moins touchante, moins "pop mauviette" (pour reprendre le terme utilisé par le Monde pour décrire le groupe il y a quelques années et qui a depuis fait florès) et plus "pop de premier de la classe". Le groupe semble en fait avoir complètement exorcisé la gaucherie permanente et le sentiment de n'être pas à sa place qui en faisait un symbole de ralliement pour tous les geeks de la Terre. Il est à présent confiant en son talent et enchaîne les albums et les tournées avec la régularité d'une chaîne de montage automobile. Les intégristes de l'orthodoxie indé et les contempteurs de la marchandisation de la musique ne le leur pardonneront sans doute jamais. Les autres devront sans doute reconnaître que ces deux derniers albums sont à tout prendre plutôt meilleurs que Storytelling ou Fold Your Hands Child. Belle and Sebastian est devenu un groupe pop comme un autre mais au moins a-t-il conservé l'essentiel de son talent pour la composition et l'interprétation de chansons. La voix de Stuart Murdoch me procure à vrai dire toujours les mêmes frissons, les choeurs sont toujours aussi ravissamment twee (j'invente des mots si je veux) et des chansons comme Another Sunny Day, Sukie in the Graveyard ou The Blues Are Still Blue sont de vrais tubes. Tout n'est pas parfait cependant. Ainsi, To be myself consistently tombe à plat et la tentative vaguement calypso de Song for Sunshine est franchement embarrassante. On peut aussi regretter que la production se soit alourdie avec le temps. Le riff de synthé (?) qui parcourt White Collar Boy, par exemple, aurait été impensable à l'époque des aériens Seeing Other People ou Dog On Wheels mais bon, tout groupe est amené à évoluer et, à tout prendre, je préfère l'évolution de Belle And Sebastian à celle de Placebo ou des Killers.
- Liens : Site officiel
- A écouter : Another Sunny Day (mp3)
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Lo-Fi-Fnk - Boylife (Moshi Moshi)
2006 fut un peu l'année des duos masculins d'électro-pop : les prometteurs Dangerous Muse ont commencé à faire leur trou, Le Sport a sorti sa chanson parfaite avant de disparaître sans laisser de traces. Les Junior Boys ont confirmé les promesses de leur premier album, les Pet Shop Boys sont revenus au meilleur de leur forme (sans parler d'Erasure ou du retour de la vengance de l'arrière-petit-fils d'Orchestral Manoeuvres in the Dark). La liste est longue (vous pouvez d'ailleurs continuer vos explorations avec ces groupes, et d'autres). Dans cette grande famille, les cousins les plus proches de Lo-Fi-Fnk sont sans doute Le Sport, ne serait-ce que par leur nationalité (suédoise), mais la musique du duo est sans doute plus volontairement cheap, plus rentre-dedans, moins bondissante ou immédiatement séductrice que celle de Le Sport. On n'est plus ici dans le cadre strict de l'electro-synth-pop contemporaine. Le seul but n'est pas de faire danser, sautiller ou chantonner les poppeux. Le disque prend aussi le temps de mettre mal à l'aise et de prendre l'auditeur à rebrousse-poil. Les voix par exemple sont souvent brutes, volontairement déclamatoires et m'évoquent vaguement une forme d'electro-punk underground à la Le Tigre ou à la Mr Quintron. Pourtant, à d'autres moments, on frôle l'italo-disco (Adore). L'auditeur, pris au milieu de stimuli contradictoires, ne sait finalement plus trop quoi penser. C'est un peu la limite du disque. Trop underground pour oser le 100% pop et trop putassièrement pop pour être vraiment crédible en icône underground, il joue sur deux tableaux sans jamais gagner sur aucun. Dommage. Je signale néanmoins que l'ambiance gentiment claustrophobique de chansons comme System ou Change Channel, évoque irrésistiblement le deuxième album de The Knife, Silent Shout. Vu la popularité de ce dernier, ça pourrait sans doute susciter la curiosité de certains d'entre vous.
- Liens : Site officiel, MySpace
- A écouter : Steppin' Out (mp3)
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vendredi, mars 9

Portishead

Le groupe était en show-case à Bristol le mois dernier. Il paraîtrait même qu'ils ont à cette occasion interprété un nouveau morceau. Espérons qu'il soit plus intéressant que le fragment de démo qui était apparu sur leur page Myspace il y a quelques mois. Voici en tout cas Wandering Star :

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(merci à la np)

lundi, mars 5

Déprime du jour

Alors que je devrais sans doute me réjouir de voir qu'un bloggeur francophone tente tant bien que mal de défendre son goût pour la pop (et pas celle bien en cour de Peter, Bjorn & John, Arcade Fire ou Weezer), je trouve ce billet résolument déprimant, peut-être parce qu'il exclut complètement la notion de plaisir pour ressasser des arguments stériles du genre "se pencher sur ce qui est populaire pour comprendre un peu mieux notre société", "recherche sonore d'avant-garde à destination des masses", etc.. A moins que ce ne soit simplement parce qu'il me fait prendre conscience qu'il serait encore aujourd'hui nécessaire de justifier son amour de la musique pop.

Rien que pour vous donc, du lourd, du massif, du transcendant, du transcendental, de l'imposant, de l'imposantal. Trois chansons que j'aime passionnément, garanti 100% sans alibis culturels, rien que pour le plaisir d'un refrain bien troussé et d'une chorégraphie délicieusement grotesque :







J'irai même jusque là :



J'ose tout, c'est dingue ! Je devrais me mettre au parapente !

vendredi, mars 2

Les albums de 2006 (XVII)

Mogwai - Zidane OST (Rock Action/PiaS)
Depuis dix ans que je m'intéresse aux Ecossais de Mogwai, ils m'ont successivement intrigué (les débuts), enchanté (les deuxième et troisième albums), cruellement déçu (Happy Songs For Happy People) et agréablement surpris (avec Mr Beast, l'album de 2006 dont j'ai déjà parlé ici). Cette bande originale du documentaire sur Zidane, censé réconcilier les fans de foot et les amateurs d'art contemporain, enfonce le clou du retour en grâce. Pour ne rien gâcher, le groupe réactualise ici le son et les ambiances de leur deuxième album Come On Die Young, celui que je préfère. Exit donc la voix approximative de Start Braithwaite, exit les murs infranchissables de feedback, exit la vaine course au bruit. Les guitares se font ici plus caressantes que hurlantes, égrenant des notes qui se détachent clairement entre elles et se combinent parfaitement avec celles du piano ou de l'orgue. La batterie est discrète et même souvent absente. N'allez pas croire pour autant que le groupe s'est mis à l'easy-listening (même si une des mélodies de l'album ressemble de manière troublante à la musique du Grand Bleu). Les morceaux sont toujours aussi tendus mais cette tension ne provient plus mécaniquement de la succession du calme et de la fureur. Elle procède de variations plus subtiles, d'harmonies qui se transmutent progressivement, d'un brouillard de guitares qui se densifie au fil des minutes. Sur cet album, Stuart et sa bande redeviennent les orfèvres du post-rock et prennent le pari de la délicatesse et de la suggestion en ciselant leurs morceaux comme des sculptures plutôt qu'en martelant les tympans de l'auditeur à coup de décibels. Même le morceau caché (23 minutes de drone à base d'orgues et de feedback) parvient à être élégant dans son jusqu'au-boutisme. Une des très bonnes surprises de l'année.
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- A écouter : Terrific Speech (mp3)
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Max Richter - Songs from before (Fat Cat)
Si je me souviens bien, on voit beaucoup dans Mondovino un spécialiste français du vin, qui papillonne de vignoble en vignoble pour améliorer la qualité de la fermentation, principalement grâce à un procédé de micro-oxygénation. On y voit également une vieille famille de vignobles traditionnels, pestant contre ces procédés qui donnent des vins courts en bouche, donnant toute leur saveur dans la première impression puis s'effondrant lamentablement, sans arrière-goûts résiduels. Selon eux, un bon vin s'apprécierait dans la longueur, comme une succession d'impressions subtiles, plutôt que comme un coup d'épate, immédiat et bref. Je ne me prononcerais pas sur ces épineuses questions oenologiques mais j'ai comme dans l'idée que la famille de vignerons traditionnels n'aimerait guère la musique de Max Richter qui, elle aussi, fonctionne à l'épate, très séduisante aux quelques premières écoutes mais qui finit assez vite par révéler une certaine vacuité. Le problème en fait est, que même si j'aime beaucoup la musique minimaliste, il existe un seuil de simplisme harmonique en-dessous duquel je commence à trouver le temps long. Autumn Music 1, par exemple ressemble à un Wim Mertens peu inspiré qui ressasserait avec une complaisance sirupeuse les quatre-cinq mêmes accords au piano. From the Rue Vilin passe péniblement à six accords mais reste très frustrant. Philip Glass, sur Solo Piano, avait compris que la répétition n'était un procédé de composition efficace que si elle était accompagnée d'une certaine forme de complexité, notamment harmonique et rythmique. Max Richter semble encore vivre dans l'illusion qu'elle peut être une fin en soi. Dommage parce que, par fragments, le disque séduit. Dans le morceau d'ouverture par exemple (Song), une ligne de violon solo transperce un épais brouillard de sons sourds et quelques arpèges d'orgue et parvient ainsi à créer une atmosphère assez prenante. Malheureusement, malgré la présence de Robert Wyatt en lecteur, le soufflé retombe assez vite. Je ne sais d'ailleurs trop que penser du fait que je ne porte ce type de jugement sur la musique de Max Richter que depuis le concert de lui auquel j'ai assisté au Fat Cat Festival l'année dernière. Il y a quelque chose dans la simplicité de sa musique qui passe très mal l'épreuve de la scène. J'en viens à regretter d'être allé le voir.
- Liens : Site officiel, MySpace
- A écouter : Song (mp3)
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Jonny Cash - American V - A Hundred Highways (Legacy/Columbia)
Depuis dix ans, j'ai lu des pages et des pages de dithyrambes sur les quatre premiers volumes des American Recordings, la série d'albums acoustiques produits par Rick Rubin qui a fait (re)découvrir Johnny Cash à toute une génération. Je me sentais plutôt en accord avec l'enthousiasme généralisé et ce mélange de reprises improbables (Depeche Mode, Nick Cave, Nine Inch Nails,...), de morceaux inédits et de classiques revisités m'avait immédiatement séduit. J'ai donc été un peu surpris en lisant il y a quelques mois un article au vitriol sur la manière dont Rick Rubin aurait vampirisé la vieillesse de Johnny Cash, lui faisant chanter des chansons qui ne lui ressemblaient pas et en le forçant à jouer le rôle du mourant au courage admirable. Selon l'auteur de l'article, ce misérabilisme doloriste serait l'antithèse de l'oeuvre de Johnny Cash. Etant loin d'avoir une vue d'ensemble de son oeuvre, je me garderais bien de donner mon avis sur une question aussi vaste mais, sans renier le plaisir que je prends à écouter les quatre premiers disques de la série, cette opinion m'a fait réfléchir sur ce que pouvait bien être la dynamique créatrice qui existait entre Rick Rubin et Johnny Cash et, par extension, sur les motivations qui poussent la famille Cash à enchaîner les sorties posthumes (même si, en fait, tout est dit dans les deux premiers paragraphes de cette chronique). C'est avec ce début de polémique en tête que j'ai écouté pour la première fois ce cinquième volume, censé regrouper les ultimes sessions d'enregistrement ayant eu lieu quelques semaines seulement avant la mort de Johnny Cash. J'ai d'ailleurs été plus d'une fois gêné par la manière dont il semble par moments ne plus parvenir à contrôler sa voix. Selon l'état d'esprit de chacun, le fait que la voix d'un des plus grands interprètes de chansons du siècle se mette ainsi à vaciller sous les assauts du temps ajoutera une valeur émotionnelle au disque ou, au contraire, le déforcera. C'est l'éternel débat sur la représentation de la vieillesse et de la mort. Quelle image doit-on conserver des artistes que l'on a aimés ? Je me souviens d'empoignades acharnées à propos de la dernière tournée de Barbara, au cours de laquelle on la voyait notamment chanter L'Aigle Noir avec une voix vacillante, assez faux, pas très en rythme mais plus habitée que jamais par sa chanson. Etait-ce admirable ou grotesque, émouvant ou éprouvant ? Je suppose de cela dépend de ce que chacun attend d'un concert ou d'un disque. Personnellement, j'oscille en écoutant cet album entre la joie de découvrir 12 nouvelles chansons, souvent très bonnes, et un vague sentiment de malaise, plus prégnant que pour le précédent opus, sans doute en partie parce que ce volume cinq sort plus de deux ans après la mort de Johnny Cash. Ces réserves étant faites, tous ceux qui ont aimé les premiers volumes ont peu de chances d'être déçus : chants religieux et traditionnels, reprises (notamment de Bruce Springsteen) se succèdent sur un tapis de piano, guitare acoustique et violoncelle (il me semble en entendre, même si aucun violoncelliste n'est crédité dans le livret). God's Gonna Cut You Down, I came to believe, On the Evening Train et Rose Of My Heart sont sans doute les morceaux que je préfère. Par ailleurs, If you could read my mind de Gordon Lightfoot rejoint la longue liste des morceaux qui ressemblent étrangement à Fade to grey.
- Liens : Site officiel
- A écouter : God's Gonna Vut You Down (mp3)
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