mercredi, mai 9

Je me disais bien que c'était pas cher !

J'ai craqué la semaine dernière sur Loose, le dernier album de Nelly Furtado. Après tout, un album qui contient Maneater, Promiscuous et quelques autres mérite bien d'être acheté neuf. A 7€, je n'ai donc pas trop hésité, content d'accueillir au sein de ma collection un des albums pop marquants de 2006.

En voyant la pile d'albums sur le présentoir du MediaMarkt, j'avais certes trouvé le prix un peu bas pour un album de 2006 (la plupart des autres albums sortis à la même époque sont plutôt à 10€ en ce moment) mais, ne voyant pas où pouvait se trouver l'arnaque (le tracklisting à l'arrière de la pochette cartonnée était identique à celui des versions habituelles), je m'étais simplement réjoui de ma bonne fortune. J'avais tort. La prix bas avait une raison d'être.

En effet, il semblerait que cette resortie soit le premier exemple de la nouvelle lubie des majors du disque : le CD allégé. Le disque proprement dit semble être rigoureusement le même que celui de l'édition habituelle mais le "casier" en plastique est plus fragile et, surtout, on n'a pas droit au livret, ce qui est pour moi franchement rédhibitoire... et surtout complètement crétin de la part des maisons de disques. Un des derniers avantages du support matériel sur le téléchargement (principalement illégal) était me semble-t-il justement son visuel, la présence de l'artwork, du livret avec les paroles, les remerciements de l'artiste, les crédits d'enregistrement, etc.. Quel avantage y a-t-il encore à acheter un disque si c'est pour se retrouver uniquement avec la musique, dont on ne cesse de nous répéter qu'elle est disponible gratuitement par ailleurs ? Franchement, ça m'échappe. J'ai personnellement eu l'impression d'avoir été roulé, ce qui ne va pas m'inciter à renouveler l'expérience de l'achat impulsif.

Plus généralement, il semblerait qu'il faille dorénavant être attentif à un nouveau paramètre lorsque l'on achète un disque. Cela risque de ne pas être simple parce que rien ne précise sur la pochette extérieure que'il s'agit d'une version minimale de l'album et que, par exemple, le livret n'est pas inclus.

PS : Quand je pense que 40% de mon impulsion d'achat provenait de mon envie de savoir si c'était bien Chris Martin qui chantait sur All Good Things Come To An End, je suis franchement déçu. En effet, la voix que l'on entend sur le single est absente de la version de l'album.... et eût-elle même été présente, je n'aurais pas pu lire dans les crédits de qui il s'agissait. Dure vie.

EDIT : Ah ben oui, c'est lui.

3 commentaires:

MAGASIN a dit…

il me semble que cette pratique n'est pas récente : je me souviens des "millenium collections". J'avais acheté celle de Colin Blunstone à un prix modique. Pas de livret, juste qques crédits.
Mais ils savaient réédité "London Calling" dans la même collec' - et là, je m'interroge : vu la taille du livret, m'étonnerait qu'ils aient réussi à la glisser...

Pierre a dit…

La différence était peut-être (je suppute vu que je ne vois pas de quoi tu parles) qu'à cette occasion, le caractère particulier de cette resortie était clairement indiqué sur la pochette et que les albums étaient relativement anciens. Ce qui m'a surpris et énervé avec le Nelly Furtado est que, extérieurement, le CD est identique à celui de la version normale et qu'il y a donc tromperie sur la marchandise. Si la maison de disques avait posé un sticker sur la pochette qui indique clairement la nature du produit, je n'aurais rien trouvé à y redire.

arnaud a dit…

oui, c'est bien Chris Martin que l'on entend aux côtés de Nelly Furtado... tu vois, t'as pas tout perdu ;o)