- Après mûre réflexion, les nouvelles modalités de ma cure sont les suivantes. Je ne m'autorise à acheter que des disques nouveaux provenant d'artistes dont je possède déjà au moins un album, avec une tolérance d'un album par mois ne rentrant pas dans cette catégorie (pour le mois d'avril, ce sera sans doute l'album de Le Sport). En contrepartie de ce relâchement des contraintes, la cure est étendue jusqu'à la fin du mois de juin. Ces dispositions devraient me permettre de ne pas trop brimer mon sens de la collection tout en générant une diminution substantielle du volume d'achats total.
- J'ai déjà fait part ici de ma méfiance envers les compilations à prix sacrifié (5€ ou moins par disque) qui se multiplient comme des petits pains depuis quelques années dans les magasins. Elles portent des titres ronflants (The Absolute Greatest of the Magnificent Roy Orbison, The Legend of the Platters, The Essential Anthology of Disco Anthems, j'en passe et des meilleurs), et sortent en général sur des labels complètement obscurs (dont le néerlandais Disky semble être le précurseur). Souvent, acheter ces compilations relève un peu de la loterie car on n'est jamais assuré d'y entendre ce que l'on croyait y trouver. Les notes de pochette nous apprennent en effet parfois que les chansons sont proposées en version live ou bien réenregistrées par le groupe 25 ans après leur création (lorsque les auteurs ont conservé les droits de leurs compositions et le label d'origine les droits d'exploitations des bandes, je suppose) alors que le boîtier extérieur ne laissait rien transparaître de tel.
Un autre cas de figure est celui de l'artiste que l'on voudrait bien découvrir mais dont on ne sait à peu près rien. Ca fait ainsi plusieurs mois que j'ai envie de me pencher sur le cas Dolly Parton, histoire de faire la part des choses entre l'enthousiasme qu'elle suscite chez certains et le mépris hautain qu'elle entraîne chez d'autres. A priori, ceci semble être une bonne affaire. On y retrouve notamment ses deux chansons les plus connues mais est-ce pour autant la meilleure porte d'entrée dans son oeuvre ? Pas sûr. Alors, bonne affaire, ou compilation de fonds de tiroir assemblée à la va-vite ? Si vous avez des conseils à me donner... Cela dit, vu les résolutions que je compte bien tenir pendant les deux prochains mois, la question est surtout théorique.
Toujours est-il que, suite à quelques expériences malheureuses, j'ai sagement pris la décision de ne plus me risquer à acheter de tels disques à très bas prix. Pourtant, dans certains (rares) cas, le caractère gentiment trompeur de la marchandise que l'on nous refourgue est une sorte de bénédiction cachée. C'est le cas par exemple de cette nouvelle compilation des Communards, le deuxième projet (après Bronski Beat) de Jimmy Somerville. Ayant déjà les deux albums sortis au cours de la courte carrière de groupe, je ne voyais pas trop a priori l'intérêt de débourser 5€ pour ce nouveau "best-of". Et pourtant.. Sur les 15 morceaux qu'on y trouve, cinq me sont en effet totalement inconnus (je suppose qu'il s'agit de faces B). Du coup, cette compilation de tubes qui n'en est pas une (on n'y trouve notamment pas le sublime So Cold The Night) devient une jolie compilation de raretés, ce qui est tout bénéfice pour le collectionneur qui sommeille en moi. Je l'ai d'ailleurs achetée pour l'offrir à mon frère (qui aime, à raison, beaucoup La Dolarosa), en attendant que je me convainque qu'il s'agit bel et bien d'un "disque nouveau provenant d'un artiste dont je possède déjà au moins un album" et que je peux donc aussi la prendre pour moi. En jouant un rien sur la signification de "nouveau", je devrais y arriver sans problèmes.
Parce que la musique est une chose trop importante pour être laissée à ceux qui la prennent au sérieux.
lundi, avril 17
vendredi, avril 14
Santé magazine
- Kylie Minogue semble aller mieux.
- Patrick Wolf annule sa tournée d'été à cause d'une "undiagnosed internal illness". Sa manager nous assure néanmoins que ce n'est rien de trop grave.
- Je dois également être un peu malade parce que, depuis deux jours, je n'aime rien de ce que j'écoute. Be Your Own Pet, Ellen Allien + Apparat, My Latest Novel, ARE Weapons, tout m'ennuie. Je dois sûrement couver quelque chose. Cela dit, c'est plutôt encourageant pour ma cure.
EDIT : Finalement, à la deuxième écoute, l'album de My latest novel semble bien meilleur que je ne le pensais. De plus, j'ai la nette impression que le nouvel album de Dominique A, L'horizon, est ce qu'il a fait de mieux depuis très longtemps (Remué peut-être). Je prends à nouveau du plaisir à écouter des disques. La rémission est proche.
Demain, concert de Mogwai, 65daysofstatic, Akron/Family, Wolf Eyes et Grails à l'Ancienne Belgique. Je ne m'étais pas rendu compte en achetant mon ticket que cela tombait le dimanche de Pâques.
- Patrick Wolf annule sa tournée d'été à cause d'une "undiagnosed internal illness". Sa manager nous assure néanmoins que ce n'est rien de trop grave.
- Je dois également être un peu malade parce que, depuis deux jours, je n'aime rien de ce que j'écoute. Be Your Own Pet, Ellen Allien + Apparat, My Latest Novel, ARE Weapons, tout m'ennuie. Je dois sûrement couver quelque chose. Cela dit, c'est plutôt encourageant pour ma cure.
EDIT : Finalement, à la deuxième écoute, l'album de My latest novel semble bien meilleur que je ne le pensais. De plus, j'ai la nette impression que le nouvel album de Dominique A, L'horizon, est ce qu'il a fait de mieux depuis très longtemps (Remué peut-être). Je prends à nouveau du plaisir à écouter des disques. La rémission est proche.
Demain, concert de Mogwai, 65daysofstatic, Akron/Family, Wolf Eyes et Grails à l'Ancienne Belgique. Je ne m'étais pas rendu compte en achetant mon ticket que cela tombait le dimanche de Pâques.
jeudi, avril 13
I'm with stupid
La vidéo du nouveau single des Pet Shop Boys laisse la part belle à David Walliams et Matt Lucas, les deux créateurs de Little Britain, et est visible ici. Ceux qui connaissent bien les vidéos précédentes du groupe (et principalement la période Very) devraient se retrouver en terrain connu.
EDIT : Le lien semble ne plus être valide. Un lien plus "officiel" est disponible ici.
EDIT : Le lien semble ne plus être valide. Un lien plus "officiel" est disponible ici.
mercredi, avril 12
Journal de cure (jour 8)
- Premier week-end, première visite des magasins et premier test grandeur nature. Devant le présentoir des nouveautés, j'étais assez confiant dans mes capacités de résistance. Les sorties de la semaine étaient peu nombreuses et ne m'intéressaient a priori guère (Ben Harper, Venus, ...) et celles qui pourraient a priori m'intéresser semblaient peu attractives. La nouvelle compilation de raretés de Lambchop a plutôt mauvaise presse et, comme leur précédent album m'avait déçu, je n'ai eu aucun scrupule à faire une croix dessus. Le nouveau Flaming Lips semble également faire l'unanimité contre lui donc je prendrai au moins la peine de l'écouter une fois avant de prendre ma décision.
- Malheureusement, la découverte dans les rayons d'un grand supermarché culturel de l'édition limitée du dernier album de Calexico allait se révéler une épreuve bien plus redoutable (d'autant qu'il y avait très peu d'exemplaires disponibles). Pour l'expliquer, je devrais sans doute préciser que l'un des causes de ma boulimie musicale est un sens très aiguisé de la collection, qui peut notamment se manifester dans le besoin de posséder tous les numéros d'une même série de compilations (Now that's what I call music, les anthologies vendues avec de nombreux journaux quotidiens,...) ou bien dans le besoin de rassembler toute l'oeuvre des artistes que j'apprécie. En conséquence, lorsque j'achète mon premier disque de tel ou tel groupe, je me condamne souvent dans la foulée à devoir acheter l'entièreté de son oeuvre. Ce fut notamment le cas des Sparks l'année dernière ou bien des premiers albums de Peter Gabriel cette année. Comment dès lors résister à la sortie d'un album d'un groupe dont je possède déjà presque toute la discographie ?
- Cette question m'a amené à me poser une question plus générale. Qu'est-ce que je cherche à accomplir, réellement, en me forçant ainsi à ne pas acheter un seul disque en avril ? On ne peut pas parler de désintoxication au sens strict puisque j'ai de toutes façons la claire intention de continuer à acheter des disques dans le futur (ne serait-ce que l'album des Pet Shop Boys dans quelques semaines). Dès lors, quels bénéfices pourrais-je tirer d'une abstinence d'un mois, artificiellement imposée et qui m'empêcherait de bénéficier des éditions limitées ou des bas prix proposés la semaine de la sortie ? Je n'en voyais plus aucun. J'ai donc décidé d'acheter l'album de Calexico et de redéfinir les modalités pratiques pour la suite de ma tentative.
- On peut donc dire que cette première tentative de sevrage complet n'aura duré que 8 jours. Pitoyable échec (hypothèse basse) ou occasion de relancer la "cure" sur des bases plus saines (hypothèse haute) ? Je ne sais pas trop.
- J'ai rêvé qu'un incendie ravageait la pièce où sont rangés mes disques. Je sens que mon inconscient essaie de me dire quelque chose... mais quoi ?
- Malheureusement, la découverte dans les rayons d'un grand supermarché culturel de l'édition limitée du dernier album de Calexico allait se révéler une épreuve bien plus redoutable (d'autant qu'il y avait très peu d'exemplaires disponibles). Pour l'expliquer, je devrais sans doute préciser que l'un des causes de ma boulimie musicale est un sens très aiguisé de la collection, qui peut notamment se manifester dans le besoin de posséder tous les numéros d'une même série de compilations (Now that's what I call music, les anthologies vendues avec de nombreux journaux quotidiens,...) ou bien dans le besoin de rassembler toute l'oeuvre des artistes que j'apprécie. En conséquence, lorsque j'achète mon premier disque de tel ou tel groupe, je me condamne souvent dans la foulée à devoir acheter l'entièreté de son oeuvre. Ce fut notamment le cas des Sparks l'année dernière ou bien des premiers albums de Peter Gabriel cette année. Comment dès lors résister à la sortie d'un album d'un groupe dont je possède déjà presque toute la discographie ?
- Cette question m'a amené à me poser une question plus générale. Qu'est-ce que je cherche à accomplir, réellement, en me forçant ainsi à ne pas acheter un seul disque en avril ? On ne peut pas parler de désintoxication au sens strict puisque j'ai de toutes façons la claire intention de continuer à acheter des disques dans le futur (ne serait-ce que l'album des Pet Shop Boys dans quelques semaines). Dès lors, quels bénéfices pourrais-je tirer d'une abstinence d'un mois, artificiellement imposée et qui m'empêcherait de bénéficier des éditions limitées ou des bas prix proposés la semaine de la sortie ? Je n'en voyais plus aucun. J'ai donc décidé d'acheter l'album de Calexico et de redéfinir les modalités pratiques pour la suite de ma tentative.
- On peut donc dire que cette première tentative de sevrage complet n'aura duré que 8 jours. Pitoyable échec (hypothèse basse) ou occasion de relancer la "cure" sur des bases plus saines (hypothèse haute) ? Je ne sais pas trop.
- J'ai rêvé qu'un incendie ravageait la pièce où sont rangés mes disques. Je sens que mon inconscient essaie de me dire quelque chose... mais quoi ?
Journal de cure (jour 7)
- Semaine sans tentations. Pas de visites de magasin de disques et je suis prudemment resté à distance des sites de vente en ligne.
- Ecoute de la moitié des disques achetés la semaine dernière. Tous valaient la dépense. Les titres bonus de My life in the bush of ghosts, en particulier, sont très intéressants (deux extraits ici). De plus, il me semble que le remastering améliore pour une fois sensiblement le confort d'écoute pour l'auditeur moyen (celui qui n'est pas abonné à Hi-Fi Magazine donc et n'écoute pas ses disques au casque pour pouvoir critiquer un mixage trop compressé). Bien que cela soit évidemment une bonne nouvelle en soi, ce n'est pas de nature à renforcer mes résolutions. Dans un sens, il aurait été plus bénéfique que je sois cruellement déçu. C'est un exemple de ces raisonnements inversés que je me surprends parfois à tenir avant, heureusement, que la raison consciente ne vienne y mettre bon ordre (mais pour combien de temps?). Autres exemples : mieux vaut acheter un disque court qu'un disque long, ça s'écoute plus vite. Mieux vaut acheter un disque que l'on a déjà, juste pour la nouvelle pochette ou le nouveau livret qu'un disque que l'on ne connaît pas et que l'on devra prendre le temps d'apprivoiser, etc... ce que l'on pourrait résumer en quelque sorte par la recherche d'un rapport "quantité de contenu sur prix" le plus bas possible.
- Reçu par la poste une commande du mois de mars, ce qui me permet sans enfreindre les règles que je me suis fixées d'assouvir pour un temps la pulsion d'achat (un peu comme un patch de nicotine pour pallier le manque je suppose). D'autant que le disque en question est Chansons des mers froides, de Hector Zazou, qui contient sans doute ma chanson de Björk préférée et que je cherchais désespérément depuis plus de cinq ans.
- Peu de symptômes physiques de manque. Sommeil lourd et profond.
- Ecoute de la moitié des disques achetés la semaine dernière. Tous valaient la dépense. Les titres bonus de My life in the bush of ghosts, en particulier, sont très intéressants (deux extraits ici). De plus, il me semble que le remastering améliore pour une fois sensiblement le confort d'écoute pour l'auditeur moyen (celui qui n'est pas abonné à Hi-Fi Magazine donc et n'écoute pas ses disques au casque pour pouvoir critiquer un mixage trop compressé). Bien que cela soit évidemment une bonne nouvelle en soi, ce n'est pas de nature à renforcer mes résolutions. Dans un sens, il aurait été plus bénéfique que je sois cruellement déçu. C'est un exemple de ces raisonnements inversés que je me surprends parfois à tenir avant, heureusement, que la raison consciente ne vienne y mettre bon ordre (mais pour combien de temps?). Autres exemples : mieux vaut acheter un disque court qu'un disque long, ça s'écoute plus vite. Mieux vaut acheter un disque que l'on a déjà, juste pour la nouvelle pochette ou le nouveau livret qu'un disque que l'on ne connaît pas et que l'on devra prendre le temps d'apprivoiser, etc... ce que l'on pourrait résumer en quelque sorte par la recherche d'un rapport "quantité de contenu sur prix" le plus bas possible.
- Reçu par la poste une commande du mois de mars, ce qui me permet sans enfreindre les règles que je me suis fixées d'assouvir pour un temps la pulsion d'achat (un peu comme un patch de nicotine pour pallier le manque je suppose). D'autant que le disque en question est Chansons des mers froides, de Hector Zazou, qui contient sans doute ma chanson de Björk préférée et que je cherchais désespérément depuis plus de cinq ans.
- Peu de symptômes physiques de manque. Sommeil lourd et profond.
mardi, avril 11
Un peu de tout
- Pauvre Eminem.
- La Madeleine du jour : Hit that Perfect Beat, le seul vague tube de Bronski Beat, post-Jimmy Somerville, et un de mes premiers souvenirs de clip.
- Seven Nation Army des White Stripes à la sauce quatuor à cordes ou Flaming Lips.
- Il y aurait un extrait du prochain album de Smoosh sur leur page Myspace (même si les fenêtres média Myspace refusent de s'ouvrir sur mon ordinateur depuis deux jours)
Sinon, pour ce qui est des multiples sources de Gabriel de Najoua Belyzel, je ne suis pas beaucoup plus avancé. Comme dit ici ou ailleurs, on trouve des ressemblances avec Self Control de Laura Branigan, Bette Davis Eyes de Kim Carnes, The Model de Kraftwerk (notamment dans la basse de l'intro), avec le générique des Mondes Engloutis, et même avec Du Mal de Maurane. Pourtant, il me semble que l'impression de déjà-entendu que me procure cette mélodie a une cause beaucoup plus nette et qu'il existe réellement quelque part dans ma mémoire une ligne mélodique quasiment identique. Cela dit, il est tout à fait possible que j'affabule complètement. Mon esprit aurait-t-il inconsciemment supposé que 5 vagues ressemblances devaient équivaloir à une ressemblance indiscutable ?
- La Madeleine du jour : Hit that Perfect Beat, le seul vague tube de Bronski Beat, post-Jimmy Somerville, et un de mes premiers souvenirs de clip.
- Seven Nation Army des White Stripes à la sauce quatuor à cordes ou Flaming Lips.
- Il y aurait un extrait du prochain album de Smoosh sur leur page Myspace (même si les fenêtres média Myspace refusent de s'ouvrir sur mon ordinateur depuis deux jours)
Sinon, pour ce qui est des multiples sources de Gabriel de Najoua Belyzel, je ne suis pas beaucoup plus avancé. Comme dit ici ou ailleurs, on trouve des ressemblances avec Self Control de Laura Branigan, Bette Davis Eyes de Kim Carnes, The Model de Kraftwerk (notamment dans la basse de l'intro), avec le générique des Mondes Engloutis, et même avec Du Mal de Maurane. Pourtant, il me semble que l'impression de déjà-entendu que me procure cette mélodie a une cause beaucoup plus nette et qu'il existe réellement quelque part dans ma mémoire une ligne mélodique quasiment identique. Cela dit, il est tout à fait possible que j'affabule complètement. Mon esprit aurait-t-il inconsciemment supposé que 5 vagues ressemblances devaient équivaloir à une ressemblance indiscutable ?
vendredi, avril 7
Death's gotten hold of his heart
Je viens d'apprendre que Gene Pitney est mort avant-hier. Pour être tout à fait franc, je ne connaissais de lui que la reprise en duo de Something's gotten hold of my heart enregistré avec Marc Almond en 1989 mais bon... Je voulais d'ailleurs accompagner cette annonce avec un lien vers le clip de cette reprise, un festival de kitscheries scintillantes que même Pierre & Gilles auraient eu du mal à revendiquer, mais je n'ai rien trouvé. A défaut, voici une vidéo de la version originale de Gene Pitney, histoire de se remettre l'air en tête.
All Saints + KLF + Marit Larsen
- Mon billet de la semaine sur la Blogothèque est consacré à All Saints. Comme je vous le dis.
- En rapport à mon court billet de la semaine dernière sur KLF, je viens de me rendre compte (un peu grâce à Fluctuat.net) que j'avais omis d'y donner le lien de l'article de Popjustice à l'origine de mon envie de les mentionner. C'est réparé. Je conseille particulièrement la dernière vidéo, qui reprend leur prestation aux Brit Awards (les Victoires de la Musique britanniques) en 1992. Ils y avaient interprété 3 AM Eternal avec Extreme Noise Terror, un groupe de noise-metal que John Peel aimait beaucoup. Rien que d'imaginer la manière dont Beverley Craven, Lisa Stansfield, Seal ou Wet Wet Wet ont dû recevoir la chose me met le sourire aux lèvres.
- Personnellement, je dois bien avouer ne voir aucune resseblance entre Marit Larsen et la triplette Annie, Girls Aloud ou Rachel Stevens mais si un rédacteur de Stylus veut absolument se servir de l'une pour enfoncer les autres, pourquoi l'en priver ? Les chansons sont mimi tout plein cela dit (voir aussi ici).
- En rapport à mon court billet de la semaine dernière sur KLF, je viens de me rendre compte (un peu grâce à Fluctuat.net) que j'avais omis d'y donner le lien de l'article de Popjustice à l'origine de mon envie de les mentionner. C'est réparé. Je conseille particulièrement la dernière vidéo, qui reprend leur prestation aux Brit Awards (les Victoires de la Musique britanniques) en 1992. Ils y avaient interprété 3 AM Eternal avec Extreme Noise Terror, un groupe de noise-metal que John Peel aimait beaucoup. Rien que d'imaginer la manière dont Beverley Craven, Lisa Stansfield, Seal ou Wet Wet Wet ont dû recevoir la chose me met le sourire aux lèvres.
- Personnellement, je dois bien avouer ne voir aucune resseblance entre Marit Larsen et la triplette Annie, Girls Aloud ou Rachel Stevens mais si un rédacteur de Stylus veut absolument se servir de l'une pour enfoncer les autres, pourquoi l'en priver ? Les chansons sont mimi tout plein cela dit (voir aussi ici).
mercredi, avril 5
A l'aide !
En zappant il y a dix minutes sur MCM, je suis tombé sur la chanson d'une certaine Najoua Belyzel (un nom qui en jette, assurément). Son titre est Gabriel et elle est numéro 1 au top NRJ, ce qui pour une chanson pop synthétique qui n'est pas de Madonna est sans doute une sorte d'exploit. Les deux minutes que j'en ai entendues titillent délicieusement toutes mes zones sensibles (son 80s, voix en avant, mélodie efficace...) mais ces délices superficielles sont assombries par cette angoissante question : "Mais sur quoi donc est-ce copié?". N'ayant pas tout à fait trouvé ma réponse, je fais appel à l'équipe.
Vous pouvez regarder un extrait de la vidéo ici et écouter un échantillon de 30 secondes en mp3 là.
Toute la mélodie du début (de 0 à 7 secondes dans l'extrait mp3 mentionné ci-dessus) est une copie conforme d'un truc que je connais, et les "toum toutoum" des percussions (clairs dans les 10 dernières secondes) m'évoquent aussi furieusement un vieux tube des années 80. Il est clair que l'on trouve des emprunts manifestes au Self Control de Laura Branigan (je ne suis pas le seul à le penser) mais il me semble qu'il y en a d'autres. Si vous avez des idées sur ce qu'ils pourraient être, n'hésitez pas. C'est typiquement le genre de questions qui me rend fou.
EDIT : Pour les percussions "toum toutoum", j'ai déjà ma réponse : Bette Davis Eyes de Kim Carnes. Pour la mélodie, on me parle de Easy Love de Lady mais pas moyen de trouver un mp3 ou un streaming du morceau. Je continue à chercher. Enfin...disons plutôt que je continuerai demain parce que là, je m'en vais lire les 20 dernières pages de ceci.
Vous pouvez regarder un extrait de la vidéo ici et écouter un échantillon de 30 secondes en mp3 là.
Toute la mélodie du début (de 0 à 7 secondes dans l'extrait mp3 mentionné ci-dessus) est une copie conforme d'un truc que je connais, et les "toum toutoum" des percussions (clairs dans les 10 dernières secondes) m'évoquent aussi furieusement un vieux tube des années 80. Il est clair que l'on trouve des emprunts manifestes au Self Control de Laura Branigan (je ne suis pas le seul à le penser) mais il me semble qu'il y en a d'autres. Si vous avez des idées sur ce qu'ils pourraient être, n'hésitez pas. C'est typiquement le genre de questions qui me rend fou.
EDIT : Pour les percussions "toum toutoum", j'ai déjà ma réponse : Bette Davis Eyes de Kim Carnes. Pour la mélodie, on me parle de Easy Love de Lady mais pas moyen de trouver un mp3 ou un streaming du morceau. Je continue à chercher. Enfin...disons plutôt que je continuerai demain parce que là, je m'en vais lire les 20 dernières pages de ceci.
Changement de style
Refur, une des faces B du prochain EP de Sigur Ros est disponible via le site officiel du groupe. Vu l'impasse artistique dans laquelle Takk semblait avoir placé Jonsi et sa bande, on ne peut que se réjouir.
(plus d'informations peuvent être obtenues ici).
(plus d'informations peuvent être obtenues ici).
mardi, avril 4
Journal de cure (jour 3)
N'ayant pas grand-chose à raconter d'un point de vue purement musical (à part peut-être "Neko Case ? Miam." ou "Dingue, j'ai vu Martin Degville hier à la télévision. Il ressemble à Pete Burns."), j'envisage de faire un compte-rendu cironstancié de ma thérapie "Pas un seul disque au mois d'avril.". Il est plus que probable que je me lasserai avant Pâques mais bon, en attendant, faisons comme si je menais toujours mes projets à leur terme.
Parce qu'un diagnostic précis et objectif est le prélude obligatoire à toute thérapie efficace, je devrais sans doute commencer par raconter comment j'ai fait face (ou plutôt comment je n'ai pas fait face) à l'afflux de nouveautés du weekend dernier. Vous allez voir, le tableau n'est guère encourageant. En effet, j'ai acheté presque tous les disques mentionnés dans mon précédent billet. En particulier :
- J'ai lamentablement craqué sur l'album de The Vines, le seul pour lequel j'avais vaguement espéré pouvoir me retenir. En effet, une écoute en ligne m'a confirmé qu'il était nettement meilleur que le précédent et j'ai même eu l'impression fugace qu'il contenait deux ou trois morceaux fabuleux. Et puis, j'ai toujours eu un énorme faible pour la voix de Craig Nicholls. J'en reparlerai peut-être bientôt.
- Je n'ai pas acheté l'album de Calexico (dont vous pouvez d'ailleurs écouter une belle session acoustique ici), mais c'est uniquement parce que j'ai découvert qu'il existait une version limitée avec DVD, dont je n'ai pas encore vu la trace en magasin. Si jamais elle apparaît dans les bacs, elle me fournira sans doute une bonne occasion de tester la solidité de mes résolutions.
Sinon, pour répondre aux commentaires générés par mon précédent billet, j'ajouterai que l'album de The Knife est plutôt bon et contient quelques perles mais qu'il m'apparaît a priori moins riche et varié que Deep Cuts et que je n'ai pas encore vu la moindre trace de l'album des Flaming Lips dans les rayons. Enfin, à ceux qui trouvent inconvenant que je me plaigne d'acheter trop de disques, je dirais juste que mon budget musique vit largement au-dessus de ses moyens (ce qui est sans doute le propre de toutes les "dépendances") et que c'est justement ce qui me donne envie de le restreindre quelque peu.
"Bonjour, je m'appelle Pierre et je suis discolique."
Parce qu'un diagnostic précis et objectif est le prélude obligatoire à toute thérapie efficace, je devrais sans doute commencer par raconter comment j'ai fait face (ou plutôt comment je n'ai pas fait face) à l'afflux de nouveautés du weekend dernier. Vous allez voir, le tableau n'est guère encourageant. En effet, j'ai acheté presque tous les disques mentionnés dans mon précédent billet. En particulier :
- J'ai lamentablement craqué sur l'album de The Vines, le seul pour lequel j'avais vaguement espéré pouvoir me retenir. En effet, une écoute en ligne m'a confirmé qu'il était nettement meilleur que le précédent et j'ai même eu l'impression fugace qu'il contenait deux ou trois morceaux fabuleux. Et puis, j'ai toujours eu un énorme faible pour la voix de Craig Nicholls. J'en reparlerai peut-être bientôt.
- Je n'ai pas acheté l'album de Calexico (dont vous pouvez d'ailleurs écouter une belle session acoustique ici), mais c'est uniquement parce que j'ai découvert qu'il existait une version limitée avec DVD, dont je n'ai pas encore vu la trace en magasin. Si jamais elle apparaît dans les bacs, elle me fournira sans doute une bonne occasion de tester la solidité de mes résolutions.
Sinon, pour répondre aux commentaires générés par mon précédent billet, j'ajouterai que l'album de The Knife est plutôt bon et contient quelques perles mais qu'il m'apparaît a priori moins riche et varié que Deep Cuts et que je n'ai pas encore vu la moindre trace de l'album des Flaming Lips dans les rayons. Enfin, à ceux qui trouvent inconvenant que je me plaigne d'acheter trop de disques, je dirais juste que mon budget musique vit largement au-dessus de ses moyens (ce qui est sans doute le propre de toutes les "dépendances") et que c'est justement ce qui me donne envie de le restreindre quelque peu.
"Bonjour, je m'appelle Pierre et je suis discolique."
vendredi, mars 31
Résolutions intenables
Sur mon étagère à CD se trouve une pile de disques non encore écoutés (certains ne sont même pas décellophanés). Depuis un an ou deux, malgré tous mes efforts, cette pile n'arrête pas de grandir (je devrais d'ailleurs dire ces piles, car il y en a plusieurs). Hier, dans un éclair de lucidité, je me suis dit qu'il était idiot dans ces conditions de continuer à acheter des disques, que c'était la marque d'un consumérisme pathologique, malsain et antipathique. J'avais donc pris la résolution de ne plus acheter dans les prochaines semaines que les albums indispensables (ceux provenant d'artistes dont je suis le parcours depuis longtemps et dont j'achète de toutes façons les albums sans me poser de questions) et de me restreindre dans tous les autres achats (vieux machins, découvertes,...). J'espérais ainsi me donner un peu de temps pour faire repasser la quantité disques non-écoutés en-dessous d'un nombre raisonnable (que j'oserais à peine mentionner ici de peur que vous n'appeliez directement SOS Psychiatrie).
C'est empli de cette saine volonté de tempérance que je suis allé faire les magasins cet après-midi, bien résolu à rester intransigeant et à contempler les sorties de la semaine avec détachement. Las... Pas moins de sept artistes dont j'achète a priori tout sans me poser de questions ont sorti un album ces derniers jours : une réédition avec inédits de l'indispensable My Life in the bush of ghosts de Brian Eno et David Byrne, les nouveaux albums de Calexico, Morrissey et The Knife (jusque là je vois mal sur quoi transiger), le best-of CD+DVD de Massive Attack (cher mais bon, esprit de collection, envie de revoir le clip de Risingson, présence d'inédits, ça va être dur de résister). J'espère en revanche pouvoir me contenir pour les deux derniers, non encore écoutés : le nouvel album de The Vines (qui est, paraît-il, bien meilleur que le précédent) et celui des Yeah Yeah Yeahs (qui est, paraît-il, tout à fait formidable). Cela dit, ça en fait de toutes façons déjà cinq.
Ce n'était décidément pas la bonne semaine pour prendre des résolutions à la légère.
C'est empli de cette saine volonté de tempérance que je suis allé faire les magasins cet après-midi, bien résolu à rester intransigeant et à contempler les sorties de la semaine avec détachement. Las... Pas moins de sept artistes dont j'achète a priori tout sans me poser de questions ont sorti un album ces derniers jours : une réédition avec inédits de l'indispensable My Life in the bush of ghosts de Brian Eno et David Byrne, les nouveaux albums de Calexico, Morrissey et The Knife (jusque là je vois mal sur quoi transiger), le best-of CD+DVD de Massive Attack (cher mais bon, esprit de collection, envie de revoir le clip de Risingson, présence d'inédits, ça va être dur de résister). J'espère en revanche pouvoir me contenir pour les deux derniers, non encore écoutés : le nouvel album de The Vines (qui est, paraît-il, bien meilleur que le précédent) et celui des Yeah Yeah Yeahs (qui est, paraît-il, tout à fait formidable). Cela dit, ça en fait de toutes façons déjà cinq.
Ce n'était décidément pas la bonne semaine pour prendre des résolutions à la légère.
mercredi, mars 29
11.47 PM Eternal
Etant donné qu'il est difficile d'imaginer groupe plus doué pour le marketing, je ne m'avancerai pas à extrapoler de ce site un come-back en bonne et due forme mais il semblerait néanmoins que KLF prépare quelque chose pour 2006 (la bande originale d'un documentaire apparemment). Pour les fans, je signale que, au bout de trois ou quatre clicks, on peut télécharger un mp3 d'une trentaine de minutes, que je n'ai pas encore écouté.
mardi, mars 28
Je transmets ...
...car ça pourrait intéresser certains d'entre vous
Bonsoir Pierre,
Je voudrais vous signaler qu'Henk Hofstede expose actuellement et jusqu'au 22 avril 2006 à la Maison de l'Art et de la Communication de Sallaumines (Pas-de-Calais). Il s'agit d'une création vidéo, intitulée 1,2,3, accompagnée de Portable House (création pour la biennale de Lyon en 2000), et de 2002, a diary. Le vernissage, en présence de l'artiste aura lieu le 31 mars 2006 à 18h00.
Sébastien NAERT
auteur-illustrateur
Fat Cat Festival, Hasselt, 11 février 2006
(le compte-rendu du premier jour est ici)
20h00 : Our brother the native
Je ne crois pas m'avancer en disant que les trois membres d'Our Brother the Native sont les benjamins du festival. Leur set donne d'ailleurs parfois une impression d'amateurisme, comme s'ils n'avaient pas encore formellement décidé comment devait sonner leur musique. Ils amorcent certains gestes puis se ravisent, se lançant souvent des regards perplexes, comme s'ils cherchaient à établir en direct une stratégie commune pour la suite de leur set. Bien que la musique de la plupart des groupes du festival semble laisser une large place à l'improvisation, c'est le seul concert au cours duquel cela semble se traduire par des hésitations, des interrogations. Certains y verront peut-être un défaut mais je crois que cette impression de recherche en direct explique au contraire que, de tous les concerts du festival, ce soit celui auquel je repense le plus souvent. A moins que ce ne soit à cause des vocalises effarouchées dont l'un des membres du groupe (Josh je suppose) parsème les morceaux, précieux fragments d'humanité qui évoque vaguement Cocorosie. Durant tout le concert, leur musique refuse soigneusement de choisir son camp entre l'electro-noise et une forme de post-rock à la guitare acoustique (post-folk ?). Sur le CD-r en vente après le concert, c'est pourtant clairement cette dernière tendance qui l'emporte. Je serais très curieux d'entendre à quoi ressemblera leur album, qui sortira dans les prochains mois sur Fat Cat. (images du concert et morceaux à écouter sur leur page Myspace)
20h50 : Max Richter
De même que je n'achète pour ainsi dire jamais un disque dont je ne sais rien sur la simple foi d'une pochette attractive ou d'un conseil amical, je n'ai pas pour habitude d'aller voir un festival dont l'affiche ne m'évoque absolument rien. J'ai besoin d'au moins un nom connu, comme appât. Ce concert de Max Richter était donc la principale raison de ma présence au festival. J'ai déjà parlé ici de son album The Blue Notebooks et je ne devrais a priori pas avoir grand-chose à ajouter vu que le concert m'a semblé n'être qu'une reconstitution consciencieuse de l'album. Le set durant 50 minutes et l'album à peine 40, on aurait légitimement pu espérer l'un ou l'autre inédit mais non, Max Richter a préféré consacrer les 10 minutes supplémentaires à la répétition de quelques thèmes clés. Ce ne serait pas gênant si ces redites, ainsi que le sérieux papal avec lequel les musiciens (une violoniste, un violoncelliste et MR au piano, synthés et laptop) jouent, n'avaient fini par ternir mon souvenir du disque. La musique de Max Richter, qui m'avait sur disque semblé ambitieuse et parfaitement maîtrisée, m'est ici apparue un peu simpliste, incorporant notamment des plagiats manifestes à Philip Glass (les passages au piano et à l'orgue évoquent respectivement Piano Solo et Koyaanisqatsi) et n'invoquant que des émotions superficielles. La violoniste abuse des longs coups d'archet pleins de pathos, qui ne mènent à rien, sinon au plaisir de voir une phrase musicale se déployer dans l'espace avant d'aussitôt se dissiper dans le silence, émotion éphémère qui finit, après une petite demi-heure de concert, par révéler son intrinsèque vacuité. (ndlr : fichtre !)
21h45 : Radian
Cela fait plusieurs années que je croise régulièrement le nom de Radian et l'idée que je me faisais de leur musique (une forme d'electro minimaliste aux accents post-rock) n'était finalement pas très éloignée de la réalité. Sur scène, le groupe comprend un bassiste, dont le jeu essentiellement rythmique se contente le plus souvent de donner la pulsation, avec quelques rares éléments syncopés, un batteur dont le jeu au fouet donne au set un petit côté vaguement jazzy, et un bidouilleur derrière ses machines. Le set correspondant parfaitement à ce que j'imaginerais en lisant "forme d'electro minimaliste aux accents post-rock", je ne sais pas trop quoi ajouter, si ce n'est peut-être que j'ai plutôt bien aimé et que le dernier morceau était même franchement enthousiasmant, les cellules rythmiques de la batterie et de la basse se combinant parfaitement. Je vais tenter de trouver l'un ou l'autre de leurs albums.
22h35 : AMM
Si Our Brother The Native étaient les benjamins du festival, les deux musiciens de présentant sous le nom de AMM sont clairement les aînés (la soixantaine à vue de nez). Un ami bien informé (toujours le même) m'a dit qu'ils se produisaient souvent en trio et que le troisième larron, absent aujourd'hui, était le plus connu. Ils sont les seuls au cours du festival à oser un set entièrement acoustique (le seul objet sur scène nécessitant de l'électricité est un ventilateur, j'y reviens dans un instant). Le côté gauche de la scène est occupé par un imposant piano à queue, le droit par un grand gong, une caisse claire, une cymbale et un instrument à cordes pincées indéfinissable dont l'imposante caisse de résonance ressemble à un tambour oriental. Selon les moments, le pianiste improvise quelques notes éparses, accords ou arpèges dissonants entrecoupés par de longues plages de silence, ou enfonce violemment les touches de ses deux bras dans des clusters bruitistes. Parfois aussi, il va pincer directement les cordes dans la table de résonance. Tous les clichés du piano contemporain sont ainsi égrénés avec application mais sans génie particulier. Ayant appris adolescent le piano dans un milieu ouvert à la musique contemporaine, j'ai pratiqué à l'envi toutes ces techniques et je me suis à plusieurs reprises dit que je pourrais sans problèmes prendre la place du pianiste. Je n'en dirais pas autant du percussionniste qui parvient à tirer de son gong et de sa cymbale des miaulements déchirants qui pourraient rappeler le crissement des ongles sur un tableau noir (essentiellement en faisant vibrer la cymbale avec un archet puis en mettant sa tranche en contact avec le gong). Dans ma mémoire, aucun des sons produits ne relève stricto sensu de la percussion, au sens mécanique du terme : pas de grands coups de gong à la "MB présente", pas de roulements de tambour, etc.... A dire vrai, je ne suis même pas sûr qu'il ait des mailloches à portée de main. Il emploie en revanche un petit ventilateur aux pales duquel il a sans doute accroché de courtes lamelles de caoutchouc qui, en tournant, vont heurter la périphérie du gong et ainsi produire un rapide martèlement métallique. Après l'ambiance enfumée et le volume sonore déraisonnable des précédents concerts, cet intermède acoustique aux ambiances constantes, est un répit bienvenu (d'autant que les sièges sont confortables), et je suis donc resté jusqu'au bout. Je regrette un peu cependant que les deux musiciens aient chacun fait leur truc dans leur coin, sans jamais (apparemment) chercher à interagir. Lorsque après trois quarts d'heure, les instruments se sont tus, le public n'a pas osé applaudir et une bonne minute de silence total a envahi la salle. Etait-ce la fin ou bien seulement une pause plus longue que les autres ? La peur d'apparaître aux yeux et aux oreilles de toute l'assemblée comme le philistin qui ne comprend rien à la démarche de AMM était palpable et il a fallu que les deux musiciens se lèvent de leur siège pour que le public soit enfin convaincu que le concert était fini et qu'il pouvait sans risque applaudir et aller écouter le set de Vibracathedral déjà commencé depuis 20 minutes dans une autre salle.
23h10 : Vibracathedral Orchestra
Outre un hypothétique trompettiste dont je n'ai aucun souuvenir, le groupe se compose d'un guitariste (déroule un tapis de notes rapides sans repères harmoniques assez déroutant pour l'oreille), d'une violoniste (scie son violon sur une note unique pour créer de la résonance), d'un claviériste-guitariste et d'un batteur-chanteur, exhibant fièrement sa panse de buveur de bière (pratique un jeu destructuré, rapide et virtuose et laisse échapper quelques onomatopées étranges qui rappellent les cris que pousserait un lapin apeuré si les lapins apeurés poussaient des cris). Le tout, accompagné de quelques effets électr(on)iques de bon aloi, évoque une sorte de doom-drone cérébral qui n'a nulle peine à maintenir l'attention des spectateurs, pour la plupart assis ou couchés, dans des états d'épuisement plus ou moins avancés. Si je n'avais peur qu'une telle comparaison ne soit compréhensible que par moi-même, je dirais volontiers que Vibracathedral Orchestra est un peu à Sunn O))) ce que Do Make Say Think est à Godspeed You Black Emperor. Pour me faire mieux comprendre, je pourrais peut-être dire que, pour moi, leur musique est le fruit d'une démarche assez semblable mais se présente sous une forme plus complexe (surtout rythmiquement) et se révèle donc moins prenante, sans doute parce qu'elle ne peut plus être ressentie de manière élémentaire.
(à partir d'ici, plus de notes prises en direct, donc mes souvenirs se font plus vagues)
23h30 : Com.A
Com.A est japonais et fait ce qu'on pourrait appeler de la drum'n'bass. Il porte un tee-shirt noir de hardeur et une casquette Suicidal Tendencies assortie. Le premier morceau (que j'ai vu) est très noisy mais le set devient au fil du temps de plus en plus dansant. Les gesticulations incessantes de Com.A derrière ses deux laptops sont épuisantes à regarder, surtout au regard de ma propre fatigue. Toujours à sautiller, à se balancer d'avant en arrière et à remuer la tête, les deux mains toujours en mouvement. J'ai d'ailleurs eu la curiosité de monter sur la balcon qui surplombe la salle, car j'y avais une vue plongeante sur ses deux laptops. Le but était double, d'abord voir à quoi ressemblent les claviers de laptops japonais (échec cuisant, il faisait trop sombre pour lire ce qui était écrit sur les touches), ensuite juger de ce qui est pré-enregistré et de ce qui est effectivement joué en direct (semi-réussite, le plus gros semble être pré-enregistré et seuls des points de détails -distorsion, modulation, etc..- sont gérés en direct). En définitive, j'ai plutôt bien aimé ce que j'ai entendu, mais nettement moins que deux des membres de Our Brother The Native qui, au premier rang ont dansé sans s'arrêter pendant quarante minutes, possiblement sous l'emprise de substances ecstasiantes.
23h55 : Vibracathedral Orchestra+Antenna Farm+Tujiko Noriko
00h15 : Yellow Swans + Food for Animals + Com. A
01h00 : Mum + Kemialliset Ystävät
La soirée se termine par des collaborations entre les divers artistes du festival. La première m'a été décrite comme du Vibracathedral Orchestra sur lequel Tujiko Nuriko fait 'Ooh Aaah Aaah', la deuxième comme un grand n'importe quoi insupportable. J'ai bien dû me résoudre à prendre ces descriptions comme argent comptant vu que j'étais entré en mode "zombie" et n'ai donc aucun souvenir de ces deux sets. Du set de la dream-team scandinave, je ne peux juste dire que l'apport de Mum n'avait pas l'air énorme.
Finalement, si on excepte ces collaborations, la deuxième journée était plutôt moins dépaysante que la première pour mon âme de poppeux. J'y ai même découvert un groupe dont je pourrais un jour acheter l'album. Une réussite totale donc.
(un autre compte-rendu, assez différent, se trouve ici)
20h00 : Our brother the native
Je ne crois pas m'avancer en disant que les trois membres d'Our Brother the Native sont les benjamins du festival. Leur set donne d'ailleurs parfois une impression d'amateurisme, comme s'ils n'avaient pas encore formellement décidé comment devait sonner leur musique. Ils amorcent certains gestes puis se ravisent, se lançant souvent des regards perplexes, comme s'ils cherchaient à établir en direct une stratégie commune pour la suite de leur set. Bien que la musique de la plupart des groupes du festival semble laisser une large place à l'improvisation, c'est le seul concert au cours duquel cela semble se traduire par des hésitations, des interrogations. Certains y verront peut-être un défaut mais je crois que cette impression de recherche en direct explique au contraire que, de tous les concerts du festival, ce soit celui auquel je repense le plus souvent. A moins que ce ne soit à cause des vocalises effarouchées dont l'un des membres du groupe (Josh je suppose) parsème les morceaux, précieux fragments d'humanité qui évoque vaguement Cocorosie. Durant tout le concert, leur musique refuse soigneusement de choisir son camp entre l'electro-noise et une forme de post-rock à la guitare acoustique (post-folk ?). Sur le CD-r en vente après le concert, c'est pourtant clairement cette dernière tendance qui l'emporte. Je serais très curieux d'entendre à quoi ressemblera leur album, qui sortira dans les prochains mois sur Fat Cat. (images du concert et morceaux à écouter sur leur page Myspace)
20h50 : Max Richter
De même que je n'achète pour ainsi dire jamais un disque dont je ne sais rien sur la simple foi d'une pochette attractive ou d'un conseil amical, je n'ai pas pour habitude d'aller voir un festival dont l'affiche ne m'évoque absolument rien. J'ai besoin d'au moins un nom connu, comme appât. Ce concert de Max Richter était donc la principale raison de ma présence au festival. J'ai déjà parlé ici de son album The Blue Notebooks et je ne devrais a priori pas avoir grand-chose à ajouter vu que le concert m'a semblé n'être qu'une reconstitution consciencieuse de l'album. Le set durant 50 minutes et l'album à peine 40, on aurait légitimement pu espérer l'un ou l'autre inédit mais non, Max Richter a préféré consacrer les 10 minutes supplémentaires à la répétition de quelques thèmes clés. Ce ne serait pas gênant si ces redites, ainsi que le sérieux papal avec lequel les musiciens (une violoniste, un violoncelliste et MR au piano, synthés et laptop) jouent, n'avaient fini par ternir mon souvenir du disque. La musique de Max Richter, qui m'avait sur disque semblé ambitieuse et parfaitement maîtrisée, m'est ici apparue un peu simpliste, incorporant notamment des plagiats manifestes à Philip Glass (les passages au piano et à l'orgue évoquent respectivement Piano Solo et Koyaanisqatsi) et n'invoquant que des émotions superficielles. La violoniste abuse des longs coups d'archet pleins de pathos, qui ne mènent à rien, sinon au plaisir de voir une phrase musicale se déployer dans l'espace avant d'aussitôt se dissiper dans le silence, émotion éphémère qui finit, après une petite demi-heure de concert, par révéler son intrinsèque vacuité. (ndlr : fichtre !)
21h45 : Radian
Cela fait plusieurs années que je croise régulièrement le nom de Radian et l'idée que je me faisais de leur musique (une forme d'electro minimaliste aux accents post-rock) n'était finalement pas très éloignée de la réalité. Sur scène, le groupe comprend un bassiste, dont le jeu essentiellement rythmique se contente le plus souvent de donner la pulsation, avec quelques rares éléments syncopés, un batteur dont le jeu au fouet donne au set un petit côté vaguement jazzy, et un bidouilleur derrière ses machines. Le set correspondant parfaitement à ce que j'imaginerais en lisant "forme d'electro minimaliste aux accents post-rock", je ne sais pas trop quoi ajouter, si ce n'est peut-être que j'ai plutôt bien aimé et que le dernier morceau était même franchement enthousiasmant, les cellules rythmiques de la batterie et de la basse se combinant parfaitement. Je vais tenter de trouver l'un ou l'autre de leurs albums.
22h35 : AMM
Si Our Brother The Native étaient les benjamins du festival, les deux musiciens de présentant sous le nom de AMM sont clairement les aînés (la soixantaine à vue de nez). Un ami bien informé (toujours le même) m'a dit qu'ils se produisaient souvent en trio et que le troisième larron, absent aujourd'hui, était le plus connu. Ils sont les seuls au cours du festival à oser un set entièrement acoustique (le seul objet sur scène nécessitant de l'électricité est un ventilateur, j'y reviens dans un instant). Le côté gauche de la scène est occupé par un imposant piano à queue, le droit par un grand gong, une caisse claire, une cymbale et un instrument à cordes pincées indéfinissable dont l'imposante caisse de résonance ressemble à un tambour oriental. Selon les moments, le pianiste improvise quelques notes éparses, accords ou arpèges dissonants entrecoupés par de longues plages de silence, ou enfonce violemment les touches de ses deux bras dans des clusters bruitistes. Parfois aussi, il va pincer directement les cordes dans la table de résonance. Tous les clichés du piano contemporain sont ainsi égrénés avec application mais sans génie particulier. Ayant appris adolescent le piano dans un milieu ouvert à la musique contemporaine, j'ai pratiqué à l'envi toutes ces techniques et je me suis à plusieurs reprises dit que je pourrais sans problèmes prendre la place du pianiste. Je n'en dirais pas autant du percussionniste qui parvient à tirer de son gong et de sa cymbale des miaulements déchirants qui pourraient rappeler le crissement des ongles sur un tableau noir (essentiellement en faisant vibrer la cymbale avec un archet puis en mettant sa tranche en contact avec le gong). Dans ma mémoire, aucun des sons produits ne relève stricto sensu de la percussion, au sens mécanique du terme : pas de grands coups de gong à la "MB présente", pas de roulements de tambour, etc.... A dire vrai, je ne suis même pas sûr qu'il ait des mailloches à portée de main. Il emploie en revanche un petit ventilateur aux pales duquel il a sans doute accroché de courtes lamelles de caoutchouc qui, en tournant, vont heurter la périphérie du gong et ainsi produire un rapide martèlement métallique. Après l'ambiance enfumée et le volume sonore déraisonnable des précédents concerts, cet intermède acoustique aux ambiances constantes, est un répit bienvenu (d'autant que les sièges sont confortables), et je suis donc resté jusqu'au bout. Je regrette un peu cependant que les deux musiciens aient chacun fait leur truc dans leur coin, sans jamais (apparemment) chercher à interagir. Lorsque après trois quarts d'heure, les instruments se sont tus, le public n'a pas osé applaudir et une bonne minute de silence total a envahi la salle. Etait-ce la fin ou bien seulement une pause plus longue que les autres ? La peur d'apparaître aux yeux et aux oreilles de toute l'assemblée comme le philistin qui ne comprend rien à la démarche de AMM était palpable et il a fallu que les deux musiciens se lèvent de leur siège pour que le public soit enfin convaincu que le concert était fini et qu'il pouvait sans risque applaudir et aller écouter le set de Vibracathedral déjà commencé depuis 20 minutes dans une autre salle.
23h10 : Vibracathedral Orchestra
Outre un hypothétique trompettiste dont je n'ai aucun souuvenir, le groupe se compose d'un guitariste (déroule un tapis de notes rapides sans repères harmoniques assez déroutant pour l'oreille), d'une violoniste (scie son violon sur une note unique pour créer de la résonance), d'un claviériste-guitariste et d'un batteur-chanteur, exhibant fièrement sa panse de buveur de bière (pratique un jeu destructuré, rapide et virtuose et laisse échapper quelques onomatopées étranges qui rappellent les cris que pousserait un lapin apeuré si les lapins apeurés poussaient des cris). Le tout, accompagné de quelques effets électr(on)iques de bon aloi, évoque une sorte de doom-drone cérébral qui n'a nulle peine à maintenir l'attention des spectateurs, pour la plupart assis ou couchés, dans des états d'épuisement plus ou moins avancés. Si je n'avais peur qu'une telle comparaison ne soit compréhensible que par moi-même, je dirais volontiers que Vibracathedral Orchestra est un peu à Sunn O))) ce que Do Make Say Think est à Godspeed You Black Emperor. Pour me faire mieux comprendre, je pourrais peut-être dire que, pour moi, leur musique est le fruit d'une démarche assez semblable mais se présente sous une forme plus complexe (surtout rythmiquement) et se révèle donc moins prenante, sans doute parce qu'elle ne peut plus être ressentie de manière élémentaire.
(à partir d'ici, plus de notes prises en direct, donc mes souvenirs se font plus vagues)
23h30 : Com.A
Com.A est japonais et fait ce qu'on pourrait appeler de la drum'n'bass. Il porte un tee-shirt noir de hardeur et une casquette Suicidal Tendencies assortie. Le premier morceau (que j'ai vu) est très noisy mais le set devient au fil du temps de plus en plus dansant. Les gesticulations incessantes de Com.A derrière ses deux laptops sont épuisantes à regarder, surtout au regard de ma propre fatigue. Toujours à sautiller, à se balancer d'avant en arrière et à remuer la tête, les deux mains toujours en mouvement. J'ai d'ailleurs eu la curiosité de monter sur la balcon qui surplombe la salle, car j'y avais une vue plongeante sur ses deux laptops. Le but était double, d'abord voir à quoi ressemblent les claviers de laptops japonais (échec cuisant, il faisait trop sombre pour lire ce qui était écrit sur les touches), ensuite juger de ce qui est pré-enregistré et de ce qui est effectivement joué en direct (semi-réussite, le plus gros semble être pré-enregistré et seuls des points de détails -distorsion, modulation, etc..- sont gérés en direct). En définitive, j'ai plutôt bien aimé ce que j'ai entendu, mais nettement moins que deux des membres de Our Brother The Native qui, au premier rang ont dansé sans s'arrêter pendant quarante minutes, possiblement sous l'emprise de substances ecstasiantes.
23h55 : Vibracathedral Orchestra+Antenna Farm+Tujiko Noriko
00h15 : Yellow Swans + Food for Animals + Com. A
01h00 : Mum + Kemialliset Ystävät
La soirée se termine par des collaborations entre les divers artistes du festival. La première m'a été décrite comme du Vibracathedral Orchestra sur lequel Tujiko Nuriko fait 'Ooh Aaah Aaah', la deuxième comme un grand n'importe quoi insupportable. J'ai bien dû me résoudre à prendre ces descriptions comme argent comptant vu que j'étais entré en mode "zombie" et n'ai donc aucun souvenir de ces deux sets. Du set de la dream-team scandinave, je ne peux juste dire que l'apport de Mum n'avait pas l'air énorme.
Finalement, si on excepte ces collaborations, la deuxième journée était plutôt moins dépaysante que la première pour mon âme de poppeux. J'y ai même découvert un groupe dont je pourrais un jour acheter l'album. Une réussite totale donc.
(un autre compte-rendu, assez différent, se trouve ici)
dimanche, mars 26
Blogueur, occupation à haut risque ?
J'ai eu la faiblesse d'écrire ceci il y a quelques semaines. Les conséquences sont terribles :
C'est le troisième forum consacré à Lee Ryan ou à Blue qui me tombe dessus à cause de cette chronique. Je comprends mal une telle haine car, encore maintenant, j'ai l'impression que ma chronique est plutôt bienveillante.
En tout cas, par mesure de précaution, je viens d'acheter un berger allemand et j'envisage de prendre des cours intensifs de karaté dès la semaine prochaine.
PS : Refaites-moi le portrait si vous voulez, mais je vous interdis de dire du mal de l'album de Rachel Stevens.... et qu'il ait fait un flop en Angleterre n'est en aucun cas un argument recevable.
HAHAHA oukiii a trois contr' ce Pierre, on lui r'fait l'portrait
C clair.;en plus il a jamais vu des fans de Mr ryan en colére...il va pas être deçu de notre visite!!
i s'ra tel'ment amoché qu'il ne saura mêm' plus critiquer de jeunes artist' on va lui fair' bouffer ses parol'! mdr
on te fix' une dat' LiLi et tu viens ouki?
je me renseign' sur son adress' et on y va!
biensur qu'on va lui refair' son portrait!
franch'ment celui ci i s'prend pr qui? grrrrr en plus il descend Lee puis ça vient dir' que l'album de rachel Stevens [flop en UK] est super bien!
moi jdis que c lui le con !!!
kel gros niais ce mec dan dék!!! [...] mé skil di grrrrrrr allééééé fight!!!!! tu veu t'battre peti??? vien di encor un truc pareil sr lee é tu va soufrir niark niark
ahah il va en baver le povre av nous ttes
ouais, après il va pas être beau à voir le pauvre....
j'suis d'acc' qu'on aim' pas Lee mais de là a se permettr' de le descendr' sur un bêt' blog, j'dis no!
sa va wé!!!
kil fassse gaff le peti la pq ac ns, fo pa critiké lee de tro pré
C'est le troisième forum consacré à Lee Ryan ou à Blue qui me tombe dessus à cause de cette chronique. Je comprends mal une telle haine car, encore maintenant, j'ai l'impression que ma chronique est plutôt bienveillante.
En tout cas, par mesure de précaution, je viens d'acheter un berger allemand et j'envisage de prendre des cours intensifs de karaté dès la semaine prochaine.
PS : Refaites-moi le portrait si vous voulez, mais je vous interdis de dire du mal de l'album de Rachel Stevens.... et qu'il ait fait un flop en Angleterre n'est en aucun cas un argument recevable.
Il ne faut pas poéter plus haut que son ...
La Blogothèque ayant rejailli de ses cendres tel un phoenix de sons et d'images, je signale que mon billet de la semaine dernière sur Susumu Yokota est en ligne.
samedi, mars 25
La Madeleine du week-end
Pour vous faire patienter jusqu'à la fin de mon compte-rendu du Fat Cat (mardi au plus tôt), allez redécouvrir Your Woman par White Town. Une preuve de plus que le potentiel du "hautbois" (voir commentaires), réel ou virtuel, dans la pop est honteusement sous-exploité.
jeudi, mars 23
Mon espace
Pour trouver des photos du concert de Our Brother The Native au festival Fat Cat, j'ai été obligé de m'enregistrer sur Myspace. Comme toujours quand je me retrouve face à un nouveau jouet, je viens de passer deux heures à fouiller dans les recoins du site et à chercher ce que je pourrais bien faire de ce nouvel espace virtuel. Je sèche.
En attendant, un peu de musique que je comprends.
- Les fans de Bloc Party seraient bien inspirés d'aller voir cette page où ils trouveront une anthologie des remixes et des b-sides du groupe.
- Sur le même blog, des extraits de sessions enregistrées par The Go! Team pour des radios américaines, dont l'inusable The Ice Storm, que tous les fans de Yann Tiersen devraient a priori adorer.
- The Young Knives est un de ces innombrables groupes indie-post-pop-punk anglais tentant de se faire une place en attendant les retours de Bloc Party, Art Brut et tous les autres. Weekends & Bleak Days me rappelle les meilleures chansons de Black Wire, ce qui est un compliment. Pour le reste, je suis plus circonspect.
- Michelsardou va m'en vouloir mais cette reprise de Bohemian Rhapsody par The Flaming Lips est en tous points monstrueuse. Il devrait être interdit de chanter faux à ce point.
Pour finir, j'ai une bonne et mauvaise nouvelle. La mauvaise est ici et la bonne est que j'ai enfin réussi à convaincre mon firewall de me laisser écouter les morceaux proposés sur Myspace.com. Tout fou de cette liberté nouvelle, j'ai suivi un lien au hasard et suis tombé sur ceci, qui ressemble à du mauvais Erasure. Mon premier contact avec Myspace n'est donc pas franchement positif mais je vais persévérer.
- Sur le même blog, des extraits de sessions enregistrées par The Go! Team pour des radios américaines, dont l'inusable The Ice Storm, que tous les fans de Yann Tiersen devraient a priori adorer.
- The Young Knives est un de ces innombrables groupes indie-post-pop-punk anglais tentant de se faire une place en attendant les retours de Bloc Party, Art Brut et tous les autres. Weekends & Bleak Days me rappelle les meilleures chansons de Black Wire, ce qui est un compliment. Pour le reste, je suis plus circonspect.
- Michelsardou va m'en vouloir mais cette reprise de Bohemian Rhapsody par The Flaming Lips est en tous points monstrueuse. Il devrait être interdit de chanter faux à ce point.
Pour finir, j'ai une bonne et mauvaise nouvelle. La mauvaise est ici et la bonne est que j'ai enfin réussi à convaincre mon firewall de me laisser écouter les morceaux proposés sur Myspace.com. Tout fou de cette liberté nouvelle, j'ai suivi un lien au hasard et suis tombé sur ceci, qui ressemble à du mauvais Erasure. Mon premier contact avec Myspace n'est donc pas franchement positif mais je vais persévérer.
mercredi, mars 22
Fat Cat Festival, Hasselt, 10 février 2006
Je ne sais pas trop quel est le degré d'implication des responsables du label Fat Cat dans le festival du même nom. Choisissent-ils les groupes présents ? Ont-ils simplement accepté de prêter leur nom et leur image de marque au festival ? Mystère (quoique), je peux juste verser au dossier le fait qu'une poignée seulement des groupes présents sont signés sur le label et que pas un seul CD Fat Cat n'était en vente dans l'enceinte du festival. Cela étant dit, le nom n'a guère d'importance puisque ce festival ressemble à s'y méprendre au festival K-Raa-K qui a lieu chaque année au même endroit. Mêmes éclairages minimalistes, même brouhaha perpétuel, même faune faite de barbus aux cheveux longs, de lecteurs de Wire BCBG et de curieux qui se demandent avec des regards hagards dans quoi ils sont tombés.
J'aime bien me confronter à des genres musicaux ne correspondant a priori pas à ce que j'écoute à la maison et le festival Fat Cat est l'occasion rêvée d'effectuer de telles excursions vers l'inconnu. Sur les deux jours, j'ai vu cinq artistes que je connaissais vaguement de nom et un seul dont j'avais déjà écouté (et acheté) un album. Tous les autres étaient de parfaits inconnus.
Pour les néophytes dans ce genre de musique (dont je suis), un des slogans du festival pourrait être : "Oubliez tout ce que vous avez toujours cru savoir sur la musique." En effet, si on excepte les concerts se déroulant au Parquet Hall (Vashti Bunyan, Max Richter,...), les groupes présents peuvent être divisés en trois catégories : bruyants, très bruyants et très très bruyants. Les musiciens se moquent des notions de mélodie ou d'harmonie comme de leur premiers acouphènes et leur musique se crée essentiellement avec des instruments improbables (ventilateurs,...) ou tellement obscurs que seuls les lecteurs assidus de alt.music.gear pourraient les nommer : boîtiers couverts de boutons et de lumières clignotantes, pédales d'effets, etc... Tout ce fatras est en général relié par une inextricable pelote de fils électriques emmêlés autour de laquelle les musiciens, accroupis et indifférents au monde, s'affairent sans jamais lever la tête ou, au contraire, se contentent, le regard vague, de laisser les sons vivre d'eux-mêmes. Pour le poppeux que je suis, tout cela a un côté passablement aventureux et ce compte-rendu peut donc se lire comme un long aveu d'ignorance, avec notamment une fâcheuse tendance à trouver que tout se ressemble un peu (allez voir ici pour des avis plus autorisés). Pourtant, si je n'ai sans doute pas découvert durant ces deux jours mon nouveau groupe de chevet, j'en suis ressorti agréablement abasourdi (au sens figuré uniquement, grâce à une indispensable paire de bouchons).
20h00 : Antenna Farm
Les deux membres du groupe (pardon, du "projet") sont situés de part et d'autre d'une table couverte d'instruments portant sans doute des noms aussi poétiques que Digital Equalizer CV-FG535A et Analogic Sound Effects Multi-functional Toolbox HG45571-DV (Asemt pour les intimes) et, bizarrement, d'un chien en peluche. Ils fument comme des pompiers et arborent tous les deux une barbe négligée et de très seyants bonnets de laine. Ils se font régulièrement passer des petits mots sur papier (qui doivent, j'imagine, comporter des stratégies obliques du genre "Plus de basses", "Fais péter les larsens" ou "Dans trente secondes, on fait un court silence avant le bouquet final.") mais semblent pourtant le plus souvent se contenter de suivre un canevas pré-programmé. Nous n'arrivons qu'en cours de set mais le deuxième tiers contient de nombreux sons inattendus qui maintiennent mon attention. La fin en revanche m'a semblé revenir à une forme plus classique de terror-drone fschwouaaaaaarrrrresque. Imaginez John Wiese (ma référence unique, et donc absolue, dans le genre) après un bon pétard.
21h45 : Food for Animals
Je n'y connais pas grand-chose en hip-hop mais son versant mainstream m'a toujours semblé souffrir d'être toujours basé sur les mêmes types de sons (samples de soul, percussions ou électronique gentillette). En marge pourtant, toute une nouvelle génération d'expérimentateurs tentent de marier le rap avec les fonds sonores les plus improbables. J'avais déjà été épaté par l'électro destructurée utilisés par TTC lors de leur formidable set au Pukkelpop. Food For Animals va encore un cran plus loin en utilisant un fond sonore d'extreme-noise, d'electronic-terror ou de doom-drone (ou toute autre combinaison de ces six termes). Le rappeur est imposant et porte une barbe très fournie (photos via ce site), mais son "flow" est assez quelconque, typique du rap américain contemporain. Derrière lui, un guitariste s'escrime comme un beau diable (encore une expression idiote) sur son instrument sans qu'à aucun moment, on ne puisse lui attribuer la moindre parcelle du son qui se déverse des enceintes. Tout semble en fait régi par le troisième homme, préposé tout-puissant aux machines. La présence d'une voix humaine fournit indéniablement un repére pour l'auditeur, d'autant que l'arrière-plan sonore doit également contenir un semblant de beat sur lequel le rappeur puisse se baser. Il s'agit donc une musique nettement plus accessible que celle d'Antenna Farm par exemple même si, parfois, le rappeur se tait, laisse sa voix se fondre dans des échos et permet aux deux musiciens de se lâcher pour une ou deux minutes de bruit pur qui les rapprochent de la moitié des groupes du festival.
21h40 : Vashti Bunyan
Difficile de trouver contraste plus grand que celui existant entre les deux groupes qui précèdent et l'anglaise Vashti Bunyan (61 ans), folkeuse mythique des années 60-70 qui a connu récemment une renaissance grâce au patronage de gens tels que Animal Collective ou Devendra Banhart. Elle a sorti l'année dernière sur Fat Cat son deuxième album (36 ans après le premier), avec l'aide de Four Tet, Devendra Banhart ou Adem (entre autres). En fait, Vashti Bunyan semble être la première surprise de cette seconde carrière qui lui tombe dessus sans prévenir. Elle en parle d'ailleurs comme d'un "happening in her life", manière sans doute d'en souligner le caractère fortuit. En opposition totale avec les deux concerts précédents, je peux donner un nom à tous les instruments présents sur scène. Assise sur une chaise, Vashti Bunyan est entourée d'un pianiste (Max Richter), deux guitaristes, une violoniste et un violoncelliste. Elle chante avec un filet de voix très ténu (on pense à Jane Birkin ou à Nick Drake) des comptines pop légères qui peuvent rappeler le précité ou, plus près de nous, les Kings of Convenience. Un oasis de douceur dans un monde de brutes et une pause acoustique bienvenue dans le torrent électro-bruitiste qui traverse tout le festival.
22h20 : Aoki Takamasa+Tujiko Nuriko
Tujiko Nuriko est un nom que j'ai déjà croisé plusieurs fois au fil de mes lectures. J'ai même sans doute dû écouter distraitement l'enregistrement d'un de ses concerts. Forcément, j'en avais déduit que Tujiko Nuriko était une star du genre. En conséquence, lorsqu'une chanteuse et un laptoppeur sont montés sur scène et que je me suis rendu compte que les sons produits par le second couvrait entièrement la voix de la première, j'ai naturellement imaginé que Nuriko c'était lui et que Takamasa, c'était elle. J'avais tout faux et heureusement, un ami mieux informé m'a vite fait comprendre mon erreur. Apparemment, Aoki Takamasa a sorti deux bons albums solo et collabore ici avec Tujiko Nuriko, qui se contente de chanter. Durant la première moitié du concert, on se demande un peu la raison de cette configuration. Bien que la musique soit assez minimaliste (pas très éloignée du premier album de Magnetophone par exemple), sa voix est la plupart du temps couverte et, durant les rares moments où elle surnage, elle semble tout à fait incompatible avec ce que fait son collègue, comme si Tujiko Nuriko avait comme seule ligne directrice une volonté de ne tenir aucun compte d'Aoki Takamasa. Heureusement, soit que le set ait lentement évolué, soit que j'aie fini par intérioriser leur démarche, les déconstructions rythmiques m'ont progressivement semblé plus rares et la pulsation plus régulière jusqu'à créer une sorte de drone-pop qui m'a beaucoup plu. On a même eu droit pendant quelques secondes à des samples vocaux du type "Choeurs de l'Armée Rouge", petit résidu d'humanité dans une musique par ailleurs totalement désincarnée.
23h00 : Yellow Swans
C'est sur une table au pied de la scène du Café, en plein milieu du public que Yellow Swans a installé son matériel, un assemblage hallucinant de fils et de boîtiers de toutes dimensions (voir photo ici, admirez en passant le casque de chantier du spectateur au premier rang). De part et d'autre de cette table se trouvent un "guitariste" et un "chanteur", sorte de Jésus à casquette. Je ne sais pas si le groupe est connu mais le public semblait en tout cas particulièrement impatient de les entendre et, dès les premières secondes (une lente pulsation en infra-basses), les barbus à cheveux longs qui forment une proportion non négligeable du public se lâchent complètement et la fosse se transforme en un repaire de pogoteurs et de head-bangers hors de contrôle. Avec une gestuelle épileptique, le "guitariste" tire de son instrument quelques accords qui après avoir été trituré au-delà du reconnaissable par les multiples trucs, machins et bidules situés sur la table sont vomis à toute puissance par les enceintes au milieu d'une avalanche de bruits. Le "chanteur" quant à lui, pousse de temps en temps dans son micro un hurlement qui semble n'avoir aucune répercussion sur les sons produits. Je pense que le terme Extreme Noise Terror n'est pas exagéré pour qualifier le premier morceau du groupe (même si "grand n'importe quoi assourdissant" est peut-être plus parlant). Je l'ai stoïquement subi pendant cinq minutes au milieu de la mêlée avant de monter sur le balcon qui entoure la salle pour admirer d'en haut la frénésie ambiante. Le second morceau est (marginalement) plus calme, plus construit et évoque vaguement Sunn O))). Je l'ai donc forcément préféré au premier. Mon âme de sociologue s'est demandé pendant tout le set pourquoi la musique de Yellow Swans est si propice au pogo alors que celles d'Antenna Farm ou de John Wiese s'écoutent dans une immobilité recueillie. Il me manque manifestement encore quelques clés pour comprendre cet étrange milieu.
23h45 : Kemialliset Ystavat
Ces cinq Finlandais représentent une sorte de juste milieu entre les mélodies de Vashti Bunyan et le grand n'importe quoi sonique de Yellow Swans. Ils sont nombreux sur scène (cinq, de mémoire), pour la plupart accroupis ou assis autour d'une pelote de fils reliant des micros (pour les tambours, maracas, voix,...), des instruments traditionnels (guitare, basse,...), des boîtiers et des pédales d'effets et des générateurs de boum-boum-tak-tak, couverts de jolis boutons multicolores et d'écrans qui clignotent. M'étant placé au bord de la scène, accoudé à un des baffles de retour, j'ai une belle vue d'ensemble sur le fourbi invraisemblable qui jonche la scène et j'ai donc pu constater qu'une moitié seulement des trucs dont ils avaient cru bon de s'entourer ont effectivement servi (le walk-man couvert de Tipp-Ex que j'avais juste sous les yeux, par exemple, n'était manifestement là que pour faire joli). Cet éhonté gaspillage de matériel ne les a pas pourtant pas empêchés de créer une musique faite de petites touches sonores, où cellules rythmiques répétitives (j'ai parfois pensé au Dead Can Dance de Song of the Nile) et mélodiques s'imbriquent et se répondent. Ce fut pour moi un véritable réconfort de pouvoir ici relier les sons que j'entendais avec les gestes effectués par les musiciens sur la scène. Pour quelques minutes, j'ai eu à nouveau l'impression de comprendre ce qu'était la musique.
(suite ici).
J'aime bien me confronter à des genres musicaux ne correspondant a priori pas à ce que j'écoute à la maison et le festival Fat Cat est l'occasion rêvée d'effectuer de telles excursions vers l'inconnu. Sur les deux jours, j'ai vu cinq artistes que je connaissais vaguement de nom et un seul dont j'avais déjà écouté (et acheté) un album. Tous les autres étaient de parfaits inconnus.
Pour les néophytes dans ce genre de musique (dont je suis), un des slogans du festival pourrait être : "Oubliez tout ce que vous avez toujours cru savoir sur la musique." En effet, si on excepte les concerts se déroulant au Parquet Hall (Vashti Bunyan, Max Richter,...), les groupes présents peuvent être divisés en trois catégories : bruyants, très bruyants et très très bruyants. Les musiciens se moquent des notions de mélodie ou d'harmonie comme de leur premiers acouphènes et leur musique se crée essentiellement avec des instruments improbables (ventilateurs,...) ou tellement obscurs que seuls les lecteurs assidus de alt.music.gear pourraient les nommer : boîtiers couverts de boutons et de lumières clignotantes, pédales d'effets, etc... Tout ce fatras est en général relié par une inextricable pelote de fils électriques emmêlés autour de laquelle les musiciens, accroupis et indifférents au monde, s'affairent sans jamais lever la tête ou, au contraire, se contentent, le regard vague, de laisser les sons vivre d'eux-mêmes. Pour le poppeux que je suis, tout cela a un côté passablement aventureux et ce compte-rendu peut donc se lire comme un long aveu d'ignorance, avec notamment une fâcheuse tendance à trouver que tout se ressemble un peu (allez voir ici pour des avis plus autorisés). Pourtant, si je n'ai sans doute pas découvert durant ces deux jours mon nouveau groupe de chevet, j'en suis ressorti agréablement abasourdi (au sens figuré uniquement, grâce à une indispensable paire de bouchons).
20h00 : Antenna Farm
Les deux membres du groupe (pardon, du "projet") sont situés de part et d'autre d'une table couverte d'instruments portant sans doute des noms aussi poétiques que Digital Equalizer CV-FG535A et Analogic Sound Effects Multi-functional Toolbox HG45571-DV (Asemt pour les intimes) et, bizarrement, d'un chien en peluche. Ils fument comme des pompiers et arborent tous les deux une barbe négligée et de très seyants bonnets de laine. Ils se font régulièrement passer des petits mots sur papier (qui doivent, j'imagine, comporter des stratégies obliques du genre "Plus de basses", "Fais péter les larsens" ou "Dans trente secondes, on fait un court silence avant le bouquet final.") mais semblent pourtant le plus souvent se contenter de suivre un canevas pré-programmé. Nous n'arrivons qu'en cours de set mais le deuxième tiers contient de nombreux sons inattendus qui maintiennent mon attention. La fin en revanche m'a semblé revenir à une forme plus classique de terror-drone fschwouaaaaaarrrrresque. Imaginez John Wiese (ma référence unique, et donc absolue, dans le genre) après un bon pétard.
21h45 : Food for Animals
Je n'y connais pas grand-chose en hip-hop mais son versant mainstream m'a toujours semblé souffrir d'être toujours basé sur les mêmes types de sons (samples de soul, percussions ou électronique gentillette). En marge pourtant, toute une nouvelle génération d'expérimentateurs tentent de marier le rap avec les fonds sonores les plus improbables. J'avais déjà été épaté par l'électro destructurée utilisés par TTC lors de leur formidable set au Pukkelpop. Food For Animals va encore un cran plus loin en utilisant un fond sonore d'extreme-noise, d'electronic-terror ou de doom-drone (ou toute autre combinaison de ces six termes). Le rappeur est imposant et porte une barbe très fournie (photos via ce site), mais son "flow" est assez quelconque, typique du rap américain contemporain. Derrière lui, un guitariste s'escrime comme un beau diable (encore une expression idiote) sur son instrument sans qu'à aucun moment, on ne puisse lui attribuer la moindre parcelle du son qui se déverse des enceintes. Tout semble en fait régi par le troisième homme, préposé tout-puissant aux machines. La présence d'une voix humaine fournit indéniablement un repére pour l'auditeur, d'autant que l'arrière-plan sonore doit également contenir un semblant de beat sur lequel le rappeur puisse se baser. Il s'agit donc une musique nettement plus accessible que celle d'Antenna Farm par exemple même si, parfois, le rappeur se tait, laisse sa voix se fondre dans des échos et permet aux deux musiciens de se lâcher pour une ou deux minutes de bruit pur qui les rapprochent de la moitié des groupes du festival.
21h40 : Vashti Bunyan
Difficile de trouver contraste plus grand que celui existant entre les deux groupes qui précèdent et l'anglaise Vashti Bunyan (61 ans), folkeuse mythique des années 60-70 qui a connu récemment une renaissance grâce au patronage de gens tels que Animal Collective ou Devendra Banhart. Elle a sorti l'année dernière sur Fat Cat son deuxième album (36 ans après le premier), avec l'aide de Four Tet, Devendra Banhart ou Adem (entre autres). En fait, Vashti Bunyan semble être la première surprise de cette seconde carrière qui lui tombe dessus sans prévenir. Elle en parle d'ailleurs comme d'un "happening in her life", manière sans doute d'en souligner le caractère fortuit. En opposition totale avec les deux concerts précédents, je peux donner un nom à tous les instruments présents sur scène. Assise sur une chaise, Vashti Bunyan est entourée d'un pianiste (Max Richter), deux guitaristes, une violoniste et un violoncelliste. Elle chante avec un filet de voix très ténu (on pense à Jane Birkin ou à Nick Drake) des comptines pop légères qui peuvent rappeler le précité ou, plus près de nous, les Kings of Convenience. Un oasis de douceur dans un monde de brutes et une pause acoustique bienvenue dans le torrent électro-bruitiste qui traverse tout le festival.
22h20 : Aoki Takamasa+Tujiko Nuriko
Tujiko Nuriko est un nom que j'ai déjà croisé plusieurs fois au fil de mes lectures. J'ai même sans doute dû écouter distraitement l'enregistrement d'un de ses concerts. Forcément, j'en avais déduit que Tujiko Nuriko était une star du genre. En conséquence, lorsqu'une chanteuse et un laptoppeur sont montés sur scène et que je me suis rendu compte que les sons produits par le second couvrait entièrement la voix de la première, j'ai naturellement imaginé que Nuriko c'était lui et que Takamasa, c'était elle. J'avais tout faux et heureusement, un ami mieux informé m'a vite fait comprendre mon erreur. Apparemment, Aoki Takamasa a sorti deux bons albums solo et collabore ici avec Tujiko Nuriko, qui se contente de chanter. Durant la première moitié du concert, on se demande un peu la raison de cette configuration. Bien que la musique soit assez minimaliste (pas très éloignée du premier album de Magnetophone par exemple), sa voix est la plupart du temps couverte et, durant les rares moments où elle surnage, elle semble tout à fait incompatible avec ce que fait son collègue, comme si Tujiko Nuriko avait comme seule ligne directrice une volonté de ne tenir aucun compte d'Aoki Takamasa. Heureusement, soit que le set ait lentement évolué, soit que j'aie fini par intérioriser leur démarche, les déconstructions rythmiques m'ont progressivement semblé plus rares et la pulsation plus régulière jusqu'à créer une sorte de drone-pop qui m'a beaucoup plu. On a même eu droit pendant quelques secondes à des samples vocaux du type "Choeurs de l'Armée Rouge", petit résidu d'humanité dans une musique par ailleurs totalement désincarnée.
23h00 : Yellow Swans
C'est sur une table au pied de la scène du Café, en plein milieu du public que Yellow Swans a installé son matériel, un assemblage hallucinant de fils et de boîtiers de toutes dimensions (voir photo ici, admirez en passant le casque de chantier du spectateur au premier rang). De part et d'autre de cette table se trouvent un "guitariste" et un "chanteur", sorte de Jésus à casquette. Je ne sais pas si le groupe est connu mais le public semblait en tout cas particulièrement impatient de les entendre et, dès les premières secondes (une lente pulsation en infra-basses), les barbus à cheveux longs qui forment une proportion non négligeable du public se lâchent complètement et la fosse se transforme en un repaire de pogoteurs et de head-bangers hors de contrôle. Avec une gestuelle épileptique, le "guitariste" tire de son instrument quelques accords qui après avoir été trituré au-delà du reconnaissable par les multiples trucs, machins et bidules situés sur la table sont vomis à toute puissance par les enceintes au milieu d'une avalanche de bruits. Le "chanteur" quant à lui, pousse de temps en temps dans son micro un hurlement qui semble n'avoir aucune répercussion sur les sons produits. Je pense que le terme Extreme Noise Terror n'est pas exagéré pour qualifier le premier morceau du groupe (même si "grand n'importe quoi assourdissant" est peut-être plus parlant). Je l'ai stoïquement subi pendant cinq minutes au milieu de la mêlée avant de monter sur le balcon qui entoure la salle pour admirer d'en haut la frénésie ambiante. Le second morceau est (marginalement) plus calme, plus construit et évoque vaguement Sunn O))). Je l'ai donc forcément préféré au premier. Mon âme de sociologue s'est demandé pendant tout le set pourquoi la musique de Yellow Swans est si propice au pogo alors que celles d'Antenna Farm ou de John Wiese s'écoutent dans une immobilité recueillie. Il me manque manifestement encore quelques clés pour comprendre cet étrange milieu.
23h45 : Kemialliset Ystavat
Ces cinq Finlandais représentent une sorte de juste milieu entre les mélodies de Vashti Bunyan et le grand n'importe quoi sonique de Yellow Swans. Ils sont nombreux sur scène (cinq, de mémoire), pour la plupart accroupis ou assis autour d'une pelote de fils reliant des micros (pour les tambours, maracas, voix,...), des instruments traditionnels (guitare, basse,...), des boîtiers et des pédales d'effets et des générateurs de boum-boum-tak-tak, couverts de jolis boutons multicolores et d'écrans qui clignotent. M'étant placé au bord de la scène, accoudé à un des baffles de retour, j'ai une belle vue d'ensemble sur le fourbi invraisemblable qui jonche la scène et j'ai donc pu constater qu'une moitié seulement des trucs dont ils avaient cru bon de s'entourer ont effectivement servi (le walk-man couvert de Tipp-Ex que j'avais juste sous les yeux, par exemple, n'était manifestement là que pour faire joli). Cet éhonté gaspillage de matériel ne les a pas pourtant pas empêchés de créer une musique faite de petites touches sonores, où cellules rythmiques répétitives (j'ai parfois pensé au Dead Can Dance de Song of the Nile) et mélodiques s'imbriquent et se répondent. Ce fut pour moi un véritable réconfort de pouvoir ici relier les sons que j'entendais avec les gestes effectués par les musiciens sur la scène. Pour quelques minutes, j'ai eu à nouveau l'impression de comprendre ce qu'était la musique.
(suite ici).
mardi, mars 21
Et non, no Eno.
Malgré ce qu'on peut lire ici ou là, le nouvel album de Roxy Music se fera sans Brian Eno. Enoweb a coupé court aux rumeurs avec une joie mauvaise.
PS : Conseils de lecture et bande-annonce du film de Matthew Barney dont Björk a fait la musique (il faudra quand même que je pense à installer Quicktime).
PS : Conseils de lecture et bande-annonce du film de Matthew Barney dont Björk a fait la musique (il faudra quand même que je pense à installer Quicktime).
lundi, mars 20
Arf...
Je me demande si Courtney Love a dû donner son autorisation. Je n'ai en fait jamais bien compris à qui ces jouets étaient destinés. J'aurais naïvement cru que les fans de Nirvana ont depuis longtemps passé l'âge de jouer avec des figurines.
Sinon, je trouve que l'attitude et le regard de la figurine ne sont pas très Cobainiens, trop conquérants arrogants. On dirait presque une figurine de Fred Durst qu'on aurait recyclée avec un nouveau visage et des nouveaux vêtements.
dimanche, mars 19
Avant d'aller dormir...
- Il n'a fallu que quelques jours pour que le nouveau single des Pet Shop Boys soit proposé au téléchargement sur un mp3-blog. Personnellement, après une dizaine d'écoutes, je suis assez content. Le sous-texte politique des paroles (pensez à la "special relationship" qui unit la Grande-Bretagne et les Etats-Unis) est assez savoureux.
- Après les Arctic Monkeys, les Sugababes s'attaquent à Hard-Fi.
- La vidéo du nouveau single de Massive Attack fait beaucoup parler d'elle, la chanson beaucoup moins. C'est sans doute dommage.
- Pour finir, une madeleine pour trentenaires en goguette : Maniac de Michael Sembello, extrait de la bande originale d'un film que je n'ai jamais vu. Je n'avais jamais remarqué à quel point l'intro était pompée sur Enola Gay d'OMD.
Tout cela est décidément très pop. Il va falloir que j'y remédie.
- Après les Arctic Monkeys, les Sugababes s'attaquent à Hard-Fi.
- La vidéo du nouveau single de Massive Attack fait beaucoup parler d'elle, la chanson beaucoup moins. C'est sans doute dommage.
- Pour finir, une madeleine pour trentenaires en goguette : Maniac de Michael Sembello, extrait de la bande originale d'un film que je n'ai jamais vu. Je n'avais jamais remarqué à quel point l'intro était pompée sur Enola Gay d'OMD.
Tout cela est décidément très pop. Il va falloir que j'y remédie.
Vox
Je viens de voir que Jérôme Colin a mis en ligne la séquence (lien direct) que j'ai eu le plaisir (et la surprise) d'enregistrer pour son podcast Vox la semaine dernière. Bonjour donc à ceux qui atterrissent ici via la page de Vox. Pour les autres, et principalement les français qui me lisent, ça peut être l'occasion de vérifier si j'ai, oui ou non, un fort accent belge. Pour les sonorités nasales, je blâme mon rhume. Je devrais aussi sans doute remercier la technicienne du son qui, en coupant la plupart des hésitations, parvient presque à donner l'impression que je sais vaguement de quoi je parle. Dans la même émission, on peut entendre une (forcément très belle) session acoustique de Elbow.
PS : Le top albums dont parle Jérôme se trouve ici. J'en profite pour mentionner le classement des 100 meilleurs albums de 2005 qu'Arnaud a mis en ligne il y a quelques jours. On y trouve peu de passerelles avec le mien (tant mieux diront certains) mais ces 100 chroniques sont clairement l'oeuvre d'un passionné dont les goûts sont devenus au fil du temps un des points de référence par rapport auxquels je me situe.
PS : Le top albums dont parle Jérôme se trouve ici. J'en profite pour mentionner le classement des 100 meilleurs albums de 2005 qu'Arnaud a mis en ligne il y a quelques jours. On y trouve peu de passerelles avec le mien (tant mieux diront certains) mais ces 100 chroniques sont clairement l'oeuvre d'un passionné dont les goûts sont devenus au fil du temps un des points de référence par rapport auxquels je me situe.
samedi, mars 18
Fichtre...
Sans m'en rendre compte, je viens de passer le cap du 500ème billet, c'est dingue comme le temps passe quand on s'amuse.... Sinon, je suis toujours incapable d'écrire quoi que ce soit de valable en ce moment (sur Fat Cat ou autre chose) donc encore deux-trois liens (mais je promets de faire un effort demain).
- Fluxblog est colonisé par Abby de Poptext. Du coup on y trouve aujourd'hui deux morceaux d'anciennes Spice Girls. Qui aurait pu imaginer que ce serait Baby Blonde Spice Emma Bunton qui sortirait finalement les meilleures chansons solo ? Maybe, dans toute sa flamboyance 60s, est une de mes chansons pop préférées des cinq dernières années. Mel C, qui a longtemps semblé la plus crédible, tend quant à elle à tourner un peu en rond depuis deux-trois ans. Cela dit, Going Down appartient encore à sa période Nine Inch Nails et mérite donc également une écoute.
- Ouuuh, du Kraftwerk disco et, sur le même site, une chanson des cultissimes Au revoir Simone (et non pas En voiture Simone).
- Pour rester dans le culte, la Blogothèque a consacré un billet à L’enfant assassin des mouches de Jean-Claude Vannier, un album dont beaucoup de gens ont déjà entendu parler mais que peu ont entendu.
- Enfin, Clor propose ses coups de coeur.
- Fluxblog est colonisé par Abby de Poptext. Du coup on y trouve aujourd'hui deux morceaux d'anciennes Spice Girls. Qui aurait pu imaginer que ce serait Baby Blonde Spice Emma Bunton qui sortirait finalement les meilleures chansons solo ? Maybe, dans toute sa flamboyance 60s, est une de mes chansons pop préférées des cinq dernières années. Mel C, qui a longtemps semblé la plus crédible, tend quant à elle à tourner un peu en rond depuis deux-trois ans. Cela dit, Going Down appartient encore à sa période Nine Inch Nails et mérite donc également une écoute.
- Ouuuh, du Kraftwerk disco et, sur le même site, une chanson des cultissimes Au revoir Simone (et non pas En voiture Simone).
- Pour rester dans le culte, la Blogothèque a consacré un billet à L’enfant assassin des mouches de Jean-Claude Vannier, un album dont beaucoup de gens ont déjà entendu parler mais que peu ont entendu.
- Enfin, Clor propose ses coups de coeur.
jeudi, mars 16
Frotte en bas au soleil couchant.
Cinq morceaux de Sunset Rubdown dont disponibles ici ici. J'avais déjà brièvement parlé il y a quelques semaines de ce projet parallèle d'un des deux chanteurs de Wolf Parade.
Pour le reste, je suis totalement incapable d'écrire quoi que ce soit pour le moment. Blocage complet. Toutes les phrases qui me viennent en tête me semblent creuses... peut-être parce que je suis en train de lire ceci.
Pour le reste, je suis totalement incapable d'écrire quoi que ce soit pour le moment. Blocage complet. Toutes les phrases qui me viennent en tête me semblent creuses... peut-être parce que je suis en train de lire ceci.
mercredi, mars 15
I bet this sounds good on the dancefloor
(vous venez de la Blogothèque et débarquez sur ce billet sans trop comprendre pourquoi ? Rassurez-vous, vous n'êtes pas les seuls. Je n'ai pas la moindre idée de ce que Manur voulait vous faire lire ici et les liens proposés dans ce billet sont morts depuis longtemps. Pour que vous ne soyez pas venus pour rien, voici néanmoins un petit poème de ma composition :
La nuit, la mer
me rend amer
Ouais, ouais, la lère
...Et ta mère ?
Merci de votre visite.)
- Après presque deux semaines de recherches infructueuses, j'ai eu la joie de voir la reprise du premier single des Arctic Monkeys par les Sugababes apparaître à la fois ici et là. Pour un emprunt inverse, je vous conseille vivement de chercher la reprise de Love Machine de Girls Aloud par les mêmes Arctic Monkeys (un jour, moi aussi j'aurai un mp3-blog).
EDIT : En fait, je ne vois vraiment pas pourquoi je prendrais le temps de créer un mp3-blog alors que tout est déjà disponible par ailleurs.
- Perfume, le premier single extrait du nouvel album des Sparks est disponible là.
La nuit, la mer
me rend amer
Ouais, ouais, la lère
...Et ta mère ?
Merci de votre visite.)
- Après presque deux semaines de recherches infructueuses, j'ai eu la joie de voir la reprise du premier single des Arctic Monkeys par les Sugababes apparaître à la fois ici et là. Pour un emprunt inverse, je vous conseille vivement de chercher la reprise de Love Machine de Girls Aloud par les mêmes Arctic Monkeys (un jour, moi aussi j'aurai un mp3-blog).
EDIT : En fait, je ne vois vraiment pas pourquoi je prendrais le temps de créer un mp3-blog alors que tout est déjà disponible par ailleurs.
- Perfume, le premier single extrait du nouvel album des Sparks est disponible là.
lundi, mars 13
La joie des premiers jours...
Le nouveau single des Pet Shop Boys, I'm with stupid, a été diffusé pour la première fois aujourd'hui à la radio espagnole et suédoise. L'événement a évidemment provoqué l'hystérie des fans. Tout un réseau de communication souterrain avait été mis sur pied il y a quelques semaines en prévision de cet événement : messages persos sur les forums, comptes webmail servant d'espace de stockage public, etc... Le jour J étant arrivé, on peut dire que l'opération fut un succès complet. Les fichiers mp3 se sont répandus comme une traînée de poudre.
Pour ce qui est de la chanson elle-même, je vous en reparlerai plus tard. Pour l'instant, je la trouve sans surprises et un peu surproduite mais j'ai depuis longtemps appris à me méfier de mes premières impressions.
Pour ce qui est de la chanson elle-même, je vous en reparlerai plus tard. Pour l'instant, je la trouve sans surprises et un peu surproduite mais j'ai depuis longtemps appris à me méfier de mes premières impressions.
dimanche, mars 12
Bon, OK...
Vous serez ravis d'apprendre que je me sens obligé de vous toucher un mot du Fat Cat Festival après tout mais soyez prévenus que mes souvenirs de l'événement sont un peu flous. En attendant,
- Une de mes chansons préférées de ces derniers jours est Your Brother Is My Only Hope par Le Sport. Je préfère ne pas trop savoir ce que les paroles racontent mais c'est ce que j'ai entendu de mieux en indie-electropop depuis longtemps. Je vais tenter d'écouter d'autres morceaux du groupe. Il y en a déjà quelques-uns sur Absolut Noise (un blog décidément formidable, mais trop prolifique pour que je puisse tout y écouter).
EDIT : 6 chansons de Le Sport, dont Your Brother Is My Only Hope, sont à écouter sur leur site officiel (en haut de la page d'accueil).
- Vous trouvez que You Touch My Tralala n'a pas rencontré le succès qu'il méritait ? Vous serez donc ravis d'apprendre que Gunther revient avec Tutti Frutti Summer Love et un clip dans lequel tout le monde devrait trouver à picorer.
- J'ai déjà expliqué vingt fois que défendre un groupe pop en leur associant le mot 'talent' est contre-productif mais certains s'entêtent.... comme si c'était leur capacité à reprendre les Bee Gees en version karaoké qui faisait de Nsync un des meilleurs groupes pop de ces dernières années.
- Je me surprends à aimer le nouvel album de Casiotone For The Painfully Alone et, aussi sec, le monsieur se révèle fan des Pet Shop Boys. Décidément, il n'y a pas de hasard.....quoiqu'il aime aussi Mariah Carey.
- Le nouvel album de Mogwai est bien meilleur que le précédent, une raison comme une autre pour ceux qui ne connaissent pas les tréfonds de l'oeuvre des pré-Gremlins d'aller voir de quoi il en retourne ici.
- Pour finir, il doit bien encore exister trois internautes qui n'ont pas entendu le nouveau single de Prince.
- Une de mes chansons préférées de ces derniers jours est Your Brother Is My Only Hope par Le Sport. Je préfère ne pas trop savoir ce que les paroles racontent mais c'est ce que j'ai entendu de mieux en indie-electropop depuis longtemps. Je vais tenter d'écouter d'autres morceaux du groupe. Il y en a déjà quelques-uns sur Absolut Noise (un blog décidément formidable, mais trop prolifique pour que je puisse tout y écouter).
EDIT : 6 chansons de Le Sport, dont Your Brother Is My Only Hope, sont à écouter sur leur site officiel (en haut de la page d'accueil).
- Vous trouvez que You Touch My Tralala n'a pas rencontré le succès qu'il méritait ? Vous serez donc ravis d'apprendre que Gunther revient avec Tutti Frutti Summer Love et un clip dans lequel tout le monde devrait trouver à picorer.
- J'ai déjà expliqué vingt fois que défendre un groupe pop en leur associant le mot 'talent' est contre-productif mais certains s'entêtent.... comme si c'était leur capacité à reprendre les Bee Gees en version karaoké qui faisait de Nsync un des meilleurs groupes pop de ces dernières années.
- Je me surprends à aimer le nouvel album de Casiotone For The Painfully Alone et, aussi sec, le monsieur se révèle fan des Pet Shop Boys. Décidément, il n'y a pas de hasard.....quoiqu'il aime aussi Mariah Carey.
- Le nouvel album de Mogwai est bien meilleur que le précédent, une raison comme une autre pour ceux qui ne connaissent pas les tréfonds de l'oeuvre des pré-Gremlins d'aller voir de quoi il en retourne ici.
- Pour finir, il doit bien encore exister trois internautes qui n'ont pas entendu le nouveau single de Prince.
jeudi, mars 9
Liens du jour
- Une session et une interview de Dominique A dans Vox (lien direct là).
- Toujours dans Vox, j'ai entendu un fabuleux morceau de Junip, un des groupes de Jose Gonzalez. C'est presque aussi beau que du Red House Painters, ce qui n'est pas peu dire. Le morceau est téléchargeable ici.
- Mon billet de la semaine sur la Blogothèque est consacré aux cassettes audio... encore une pitoyable concession à la nostalgie régressive, avec des vrais morceaux de Cornershop, Paula Frazer et Pressure Drop dedans.
Sinon, si je n'ai pas posté demain soir mon compte-rendu du Fat Cat Festival d'il y a une quinzaine de jours, je ne l'écrirai sans doute jamais. Dommage car au cours de ce festival, j'ai vu un homme de Néanderthal pousser des cris de lapins effrayés, une interminable descente d'ecsta, un vieillard jouer du gong avec un ventilateur, un Jésus épileptique et un Japonais hyperkinétique fan de Suicidal Tendencies.
- Toujours dans Vox, j'ai entendu un fabuleux morceau de Junip, un des groupes de Jose Gonzalez. C'est presque aussi beau que du Red House Painters, ce qui n'est pas peu dire. Le morceau est téléchargeable ici.
- Mon billet de la semaine sur la Blogothèque est consacré aux cassettes audio... encore une pitoyable concession à la nostalgie régressive, avec des vrais morceaux de Cornershop, Paula Frazer et Pressure Drop dedans.
Sinon, si je n'ai pas posté demain soir mon compte-rendu du Fat Cat Festival d'il y a une quinzaine de jours, je ne l'écrirai sans doute jamais. Dommage car au cours de ce festival, j'ai vu un homme de Néanderthal pousser des cris de lapins effrayés, une interminable descente d'ecsta, un vieillard jouer du gong avec un ventilateur, un Jésus épileptique et un Japonais hyperkinétique fan de Suicidal Tendencies.
mardi, mars 7
Scott et Rufus
- Interprétations diverses présentent un tour d'horizon de la carrière de Scott Walker. Je dois bien avouer que ça ne m'arrange guère car c'était une de mes idées pour un prochain billet mp3 sur la Blogothèque. Il va à présent falloir que j'attende les trois mois réglementaires pour en reparler.
- Rufus Wainwright reprend He ain't heavy he's my brother des Hollies ici (via xolondon).
- Rufus Wainwright reprend He ain't heavy he's my brother des Hollies ici (via xolondon).
dimanche, mars 5
Liens du jour
- La mode des reprises pop-rock par des quatuors à cordes ne semblent pas prête à passer. Aujourd'hui, The Killers et il faut bien reconnaître que les chansons tiennent parfaitement la route (mais bon, ce sont sans doute les trois seules très bonnes chansons du groupe).
- Quand les anglais s'enflamment pour la pop française (ou belgo-portugaise, c'est selon), ça donne ce beau billet sur Lio.
- Liza a tendance à se faire rare ces temps-ci, raison de plus pour foncer voir les dernières reprises improbables qu'elle propose sur Copy, Right? La reprise des Smiths à la sauce electro-trance vaut son pesant de stroboscopes.
- Quand les anglais s'enflamment pour la pop française (ou belgo-portugaise, c'est selon), ça donne ce beau billet sur Lio.
- Liza a tendance à se faire rare ces temps-ci, raison de plus pour foncer voir les dernières reprises improbables qu'elle propose sur Copy, Right? La reprise des Smiths à la sauce electro-trance vaut son pesant de stroboscopes.
vendredi, mars 3
C'est loin d'être neuf...
...mais ce n'est pas une raison pour ne pas en parler. Half Asleep est le nom de scène de Valérie Leclercq (parfois accompagnée de sa soeur). Je viens enfin d'écouter leur dernier album (We are now) Seated in profile et c'est une excellente surprise dans le genre folk hanté au piano (surtout comparé aux deux albums précédents, qui ne m'avaient pas entièrement convaincu). L'album complet est téléchargeable sur le site du label, où on trouve aussi une bio détaillée du groupe. Je vous en reparlerai peut-être plus longuement quand j'aurai reçu le CD.
PS : Le nombre de choses dont j'ai dit ces derniers jours que je reparlerai plus tard s'allonge dangereusement.
PS : Le nombre de choses dont j'ai dit ces derniers jours que je reparlerai plus tard s'allonge dangereusement.
jeudi, mars 2
Jeu du jour
Vous avez aimé le fond d'écran où vous deviez retrouver le nom de 75 groupes ? Vous adorerez la version avec des images qui bougent.
mercredi, mars 1
Lien du jour
lundi, février 27
Ouh la vilaine copieuse !!!
Un tribunal belge a condamné en novembre 2005 Madonna pour plagiat. Sa chanson Frozen (un de ses cinq meilleurs singles, toutes époques confondues) ressemblerait apparemment beaucoup à Ma vie fout le camp d'un certain Salvatore Acquaviva.
Je vous en parle aujourd'hui parce que la RTBF a consacré ce soir un reportage à l'affaire. Il fallait voir l'air gourmand que prenait l'éditeur d'Acquaviva lorsqu'il évoquait la centaine de millions d'euros de compensation auxquels il estimait avoir droit. Victoire de David contre Goliath ou cupidité maladive ? Je ne sais trop que penser. D'autant que je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi une seule ligne mélodique pourrait donner droit à la moitié ou la totalité des royalties d'une chanson qui fait plus de 4 minutes.
Vous pouvez aller écouter un extrait représentatif des deux morceaux ici. La ressemblance est indéniable mais je me demande si une ligne mélodique aussi pauvre est suffisamment originale pour justifier l'accusation de plagiat. Un beau cas d'école pour juristes en tout cas. De manière amusante, malgré le jugement du tribunal, les disques de Madonna contenant Frozen sont toujours en vente aujourd'hui en Belgique, malgré une astreinte de 150 000€.
Les avocats de Madonna auraient fait appel du jugement et les débats porteront sans doute sur sa présence en Belgique au début des années 80, à l'époque où les plaignants prétendent qu'un producteur lui aurait fait écouter Ma vie fout le camp.
Je vous en parle aujourd'hui parce que la RTBF a consacré ce soir un reportage à l'affaire. Il fallait voir l'air gourmand que prenait l'éditeur d'Acquaviva lorsqu'il évoquait la centaine de millions d'euros de compensation auxquels il estimait avoir droit. Victoire de David contre Goliath ou cupidité maladive ? Je ne sais trop que penser. D'autant que je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi une seule ligne mélodique pourrait donner droit à la moitié ou la totalité des royalties d'une chanson qui fait plus de 4 minutes.
Vous pouvez aller écouter un extrait représentatif des deux morceaux ici. La ressemblance est indéniable mais je me demande si une ligne mélodique aussi pauvre est suffisamment originale pour justifier l'accusation de plagiat. Un beau cas d'école pour juristes en tout cas. De manière amusante, malgré le jugement du tribunal, les disques de Madonna contenant Frozen sont toujours en vente aujourd'hui en Belgique, malgré une astreinte de 150 000€.
Les avocats de Madonna auraient fait appel du jugement et les débats porteront sans doute sur sa présence en Belgique au début des années 80, à l'époque où les plaignants prétendent qu'un producteur lui aurait fait écouter Ma vie fout le camp.
Si c'est sur Internet, c'est forcément vrai.
vendredi, février 24
Deaf Center
Quand je découvre un nouvel artiste dans un billet qui mentionne à la fois Ryan Teague et Khonnor (extraits ici et là), je ne peux a priori qu'être intéressé et les mp3 proposés semblent à première vue justifier cet intérêt.
EDIT : En zappant ces derniers jours, je me suis rendu compte que le sport présent aux Jeux Olympiques d'hiver qui m'intéresse le plus est le curling. Ayant vu la fin de la finale dames hier, ce billet m'a évidemment sauté aux yeux... La chanson est franchement médiocre mais, dans le fond, c'est l'intention qui compte. Et puis, ce n'est pas comme si Zinedine était un chef-d'oeuvre.
EDIT : En zappant ces derniers jours, je me suis rendu compte que le sport présent aux Jeux Olympiques d'hiver qui m'intéresse le plus est le curling. Ayant vu la fin de la finale dames hier, ce billet m'a évidemment sauté aux yeux... La chanson est franchement médiocre mais, dans le fond, c'est l'intention qui compte. Et puis, ce n'est pas comme si Zinedine était un chef-d'oeuvre.
Dessy de là
Mon billet de la semaine sur la Blogothèque est consacré à Jean-Paul Dessy, un compositeur belge que j'ai vu interpréter deux de ses oeuvres à Liège il y a quelques semaines.
Sinon, et ça n'a rien à voir, j'ai décidé après quatre écoutes que le nouvel album des Sparks était à 85% formidable et donc bien meilleur que le très médiocre morceau diffusé en avant-première à la radio anglaise (Dick Around). Je vous en reparlerai sans doute plus longuement dans les prochaines semaines.
Sinon, et ça n'a rien à voir, j'ai décidé après quatre écoutes que le nouvel album des Sparks était à 85% formidable et donc bien meilleur que le très médiocre morceau diffusé en avant-première à la radio anglaise (Dick Around). Je vous en reparlerai sans doute plus longuement dans les prochaines semaines.
mercredi, février 22
Ma mission de la semaine...
...est de comprendre pourquoi j'écris toujours Susumo Yokota et pas Susumu Yokota comme le font tous les autres (et si vous cliquez, profitez-en pour écouter les extraits).
Il n'y a pourtant guère de doutes à avoir. Sans doute est-ce l'influence d'Akebono ou de Takanohana.
Il n'y a pourtant guère de doutes à avoir. Sans doute est-ce l'influence d'Akebono ou de Takanohana.
mardi, février 21
Top albums 2005
Comme quoi, il est possible de venir à bout de toutes les entreprises, même les plus absurdes. Je ne suis à vrai dire pas sûr de recommencer cette aventure l'année prochaine. Cela fait plus d'un mois que je n'écoute quasiment plus que des albums de 2005. C'est presque devenu un boulot à plein temps et j'en ai un peu marre. Cela dit, j'éprouve une réelle satisfaction à être arrivé au bout.
En tout état de cause, cela donne :
01. Rachel Stevens - Come and get it (Polydor)
02. Nits - Les Nuits (Werf/Sony-BMG)
03. Patrick Wolf - Wind in the wires (Tomlab)
04. Elbow - Leaders of the free world (V2)
05. Hard-Fi - Stars of CCTV (Necessary Records/Warner)
06. Brian Eno - Another Day On Earth (Opal/Rykodisc)
07. Paula Frazer - Leave the sad things behind (Birdman)
08. Super Furry Animals - Love Kraft (Rough Trade)
09. Ladytron - Witching Hour (Island)
10. Ryan Teague - Six preludes (Type)
11. Art Brut - Bang Bang Rock&Roll (Fierce Panda)
12. Wolf Parade - Apologies to the Queen Mary (Sub Pop)
13. Sunn O))) - Black One (Southern Lord)
14. The Coral - The Invisible Invasion (Deltasonic)
15. Tuco - The Shrinking Process (Robot!)
16. Low - The Great Destroyer (Rough Trade)
17. Sigur Ros - Takk (EMI)
18. Depeche Mode - Playing the angel (Mute)
19. Henrik Johansen - Vacker Utsikt (WERF)
20. Kate Bush - Aerial (EMI)
21. Madonna - Confessions On A Dance Floor (Warner)
22. Devendra Banhart - Cripple Crow (XL Recordings)
23. Bloc Party - Silent Alarm (Wichita/V2)
24. Missy Elliott - The Cookbook (Atlantic)
25. Amusement Parks On Fire - Amusement Parks On Fire (V2)
26. Juliet - Random Order (Virgin)
27. Arcade Fire - Funeral (Rough Trade)
28. McFly - Wonderland (Island/Universal)
29. War Against Sleep - Invitation To The Feast (Fire)
30. Magnolia Electric Co - What Comes After The Blues (Secretly Canadian)
31. Stuart A. Staples - Lucky Dog Recordings 03-04 (Beggars Banquet)
32. Cass McCombs - Prefection (4AD)
33. Tennant/Lowe - Battleship Potemkin (EMI Classics/Parlophone)
34. The Dead 60s - The Dead 60s (Delasonic)
35. Smog - A River Ain't Too Much To Love (Domino)
36. Rufus Wainwright - Want Two (Geffen)
37. ...And You Will Know Us By The Trail Of Dead - Worlds Apart (Interscope/Universal)
38. Will Young - Keep On (Sony BMG)
39. Adam Green - Gemstones (Rough Trade)
40. Bodies Without Organs (BWO) - Prototype (EMI Suède)
41. Kaiser Chiefs - Employment (B Unique/Polydor)
42. t.A.T.u - Dangerous and moving (Interscope/Universal)
43. Black Wire - Black Wire (48 Crash)
44. Antony and the Johnsons - I am a bird now (Secretly Canadian)
45. Richard Gotainer - La goutte au Pépère (Gatkess)
46. Silver Mt. Zion - Horses in the sky (Constellation)
47. Arab Strap - The Last Romance (Chemikal Underground)
48. Jay-Jay Johanson - Rush (Virgin/EMI)
49. Minotaur Shock - Maritime (4AD)
50. Rammstein - Rosenrot (Universal)
51. Björk - The Music from Matthew Barney's Drawing Restraint 9 (Wellhart/One Little Indian)
52. Boom Bip - Blue Eyed In The Red Room (Lex)
53. A-Ha - Analogue (Universal)
54. Daniel Lanois - Belladonna (Anti)
55. Lee Ryan - Lee Ryan (Brightside/Sony BMG)
56. Hanson - Underneath (Cooking Vinyl)
57. The Kills - No Wow (Domino)
58. Doves - Some Cities (Heavenly)
59. The Subways - Young for Eternity (Infectious Records)
60. Backstreet Boys - Never Gone (Jive)
Pour être complet, voici une liste des albums non classés (parce que non achetés) mais qui auraient mérité de l'être. L'ordre est approximatif :
Fifths of Seven - Spry From Bitter Anise Folds (Disques du Soleil et de l'Acier)
Gravenhurst - Fires in distant buildings (Warp)
Susum o u Yokota - Symbol (Lo Recordings)
Matt Elliott - Drinking Songs (Ici D'ailleurs)
Tarwater - The Needle was Travelling (Morr Music)
Sons and daughters - The Repulsion Box (Domino)
Ellen Allien - Thrills (Bpitch Control)
M.I.A. - Arular (XL Recordings)
En tout état de cause, cela donne :
01. Rachel Stevens - Come and get it (Polydor)
02. Nits - Les Nuits (Werf/Sony-BMG)
03. Patrick Wolf - Wind in the wires (Tomlab)
04. Elbow - Leaders of the free world (V2)
05. Hard-Fi - Stars of CCTV (Necessary Records/Warner)
06. Brian Eno - Another Day On Earth (Opal/Rykodisc)
07. Paula Frazer - Leave the sad things behind (Birdman)
08. Super Furry Animals - Love Kraft (Rough Trade)
09. Ladytron - Witching Hour (Island)
10. Ryan Teague - Six preludes (Type)
11. Art Brut - Bang Bang Rock&Roll (Fierce Panda)
12. Wolf Parade - Apologies to the Queen Mary (Sub Pop)
13. Sunn O))) - Black One (Southern Lord)
14. The Coral - The Invisible Invasion (Deltasonic)
15. Tuco - The Shrinking Process (Robot!)
16. Low - The Great Destroyer (Rough Trade)
17. Sigur Ros - Takk (EMI)
18. Depeche Mode - Playing the angel (Mute)
19. Henrik Johansen - Vacker Utsikt (WERF)
20. Kate Bush - Aerial (EMI)
21. Madonna - Confessions On A Dance Floor (Warner)
22. Devendra Banhart - Cripple Crow (XL Recordings)
23. Bloc Party - Silent Alarm (Wichita/V2)
24. Missy Elliott - The Cookbook (Atlantic)
25. Amusement Parks On Fire - Amusement Parks On Fire (V2)
26. Juliet - Random Order (Virgin)
27. Arcade Fire - Funeral (Rough Trade)
28. McFly - Wonderland (Island/Universal)
29. War Against Sleep - Invitation To The Feast (Fire)
30. Magnolia Electric Co - What Comes After The Blues (Secretly Canadian)
31. Stuart A. Staples - Lucky Dog Recordings 03-04 (Beggars Banquet)
32. Cass McCombs - Prefection (4AD)
33. Tennant/Lowe - Battleship Potemkin (EMI Classics/Parlophone)
34. The Dead 60s - The Dead 60s (Delasonic)
35. Smog - A River Ain't Too Much To Love (Domino)
36. Rufus Wainwright - Want Two (Geffen)
37. ...And You Will Know Us By The Trail Of Dead - Worlds Apart (Interscope/Universal)
38. Will Young - Keep On (Sony BMG)
39. Adam Green - Gemstones (Rough Trade)
40. Bodies Without Organs (BWO) - Prototype (EMI Suède)
41. Kaiser Chiefs - Employment (B Unique/Polydor)
42. t.A.T.u - Dangerous and moving (Interscope/Universal)
43. Black Wire - Black Wire (48 Crash)
44. Antony and the Johnsons - I am a bird now (Secretly Canadian)
45. Richard Gotainer - La goutte au Pépère (Gatkess)
46. Silver Mt. Zion - Horses in the sky (Constellation)
47. Arab Strap - The Last Romance (Chemikal Underground)
48. Jay-Jay Johanson - Rush (Virgin/EMI)
49. Minotaur Shock - Maritime (4AD)
50. Rammstein - Rosenrot (Universal)
51. Björk - The Music from Matthew Barney's Drawing Restraint 9 (Wellhart/One Little Indian)
52. Boom Bip - Blue Eyed In The Red Room (Lex)
53. A-Ha - Analogue (Universal)
54. Daniel Lanois - Belladonna (Anti)
55. Lee Ryan - Lee Ryan (Brightside/Sony BMG)
56. Hanson - Underneath (Cooking Vinyl)
57. The Kills - No Wow (Domino)
58. Doves - Some Cities (Heavenly)
59. The Subways - Young for Eternity (Infectious Records)
60. Backstreet Boys - Never Gone (Jive)
Pour être complet, voici une liste des albums non classés (parce que non achetés) mais qui auraient mérité de l'être. L'ordre est approximatif :
Fifths of Seven - Spry From Bitter Anise Folds (Disques du Soleil et de l'Acier)
Gravenhurst - Fires in distant buildings (Warp)
Susum
Matt Elliott - Drinking Songs (Ici D'ailleurs)
Tarwater - The Needle was Travelling (Morr Music)
Sons and daughters - The Repulsion Box (Domino)
Ellen Allien - Thrills (Bpitch Control)
M.I.A. - Arular (XL Recordings)
lundi, février 20
Les albums de 2005 (XIX)
Amusement Parks On Fire - Amusement Parks On Fire (V2)
Rares sont les albums qui peuvent se vanter d'avoir connu trois sorties différentes. Il a paru pour la première fois en 2004, a été réédité en 2005 et connaîtrait, si j'en crois Amazon, une nouvelle sortie ces jours-ci. Un tel acharnement dans la promotion signifie en général que la maison de disques pense que le disque n'a pas encore "réalisé son plein potentiel" commercial et espère qu'une nouvelle sortie (et donc nouvelles chroniques presse et nouvelle visibilité dans les rayons des disquaires) pourrait arranger les choses. En général, c'est peine perdue, comme le prouvent par exemple le premier album de Rachel Stevens et l'album des Stills. Cela dit, je comprends bien la frustration du label. Le nom du groupe est formidable, le leader a un look qui évoque à la fois Kurt Cobain et Patrick Wolf. De plus, leur album respecte scrupuleusement le cahier des charges du parfait petit succès indé : mélodies efficaces, influences évidentes et prestigieuses (ici My Bloody Valentine, pour aller vite) et un imposant mur de guitares. Franchement, si de nous jours tous ces efforts ne suffisent plus à garantir la une du NME, c'est à désespérer de tout. Etait-il possible de faire chanson plus resserrée que Venus in Cancer (tellement formidable qu'elle me fait penser à One Great Summer d'Amplifier) ? Les mouvements de convection à l'intérieur du magma de guitares qui sert de toile de fond à Venosa pouvaient-ils être encore plus fascinants ? Un interlude pour piano peut-il être encore plus trognon et annonciateur de tempête que ne l'est Asphalt ? Et un final peut-il être plus Mogwaïment noisy que ne l'est Local Boy Makes God ? La réponse à ces questions est sans doute non et pourtant, on ne peut pas dire que cet album ait connu un succès triomphal. Nous vivons décidément dans un monde plein d'incertitudes.
Kate Bush - Aerial (EMI)
Ce nouvel album est sans doute le disque que j'ai attendu avec le plus d'impatience en 2005. Bien que j'aie une connaissance au fond assez superficielle de l'oeuvre de Kate Bush (je connais à vrai dire surtout la compilation The Whole Story), je l'ai toujours tenue en haute estime, en partie par atavisme familial. Du coup, j'ai un peu de mal à me faire une opinion neutre sur Aerial et à dépasser le simple sentiment de sidération ("Waow ! Un nouvel album de Kate Bush ! 12 ans après le précédent ! Dingue !") et j'éprouve une étrange répugnance à me forger une opinion dans un sens ou dans l'autre. Je ne peux pas dire que je sois déçu car la pop lyrique et légèrement barrée de Kate Bush semble toujours aussi extra-terrestre eb 2005 et je prends un réel plaisir à écouter Aerial. Pourtant, je ne dirais pas non plus que ce disque m'enthousiasme, sans doute parce qu'il ne surprend jamais. Fallait-il vraiment 12 ans à Kate Bush pour faire exactement l'album que l'on attendait d'elle ? Comme sur The Hounds of Love, la première moitié de l'album est une collection de chansons et la deuxième une longe pièce divisée en mouvements, avec cris d'oiseaux, paroles d'enfants et rires hystériques. Le léger grain de folie que ses fans considèrent en général comme la marque de son "génie" parcourt également tout l'album, par exemple lorsqu'elle utilise des instruments de la Renaissance sur Bertie, chante les 100 premières décimales du nombre Pi dans, euh..., Pi ou consacre une ode à sa machine à laver (Mrs Bartolozzi). Je suppose que si cet album était l'oeuvre d'une chanteuse débutante, il aurait évidemment été une des très bonnes surprises de l'année. Venant de Kate Bush, il finit bizarrement par être une sorte de non-événement, un non-événement plein de qualités mais un non-événement quand même.
Bloc Party - Silent Alarm (Wichita/V2)
Dans la grande famille des nouveaux groupes indés britanniques en deux mots de cinq lettres ou moins, je demande l'aîné. A l'instar de ses petits frères Hard-Fi et Art Brut, Bloc Party a plutôt connu une bonne année 2005, sans doute en partie parce que leur premier album abrite une impressionnante collection de singles (réels ou en puissance) : Helicopter, Banquet, Positive Tension, So Here We Are, pour ne citer que les meilleurs. Les membres de Bloc Party osent prendre un peu plus de libertés avec les recettes éprouvées que la moyenne de leurs contemporains(Kaiser Chiefs ou Hard-Fi en tête), comme par exemple sur l'intro de Price of Gasoline ou la partie centrale de She's Hearing Voices, et cela se révèle souvent payant. On trouve ici une attention aux "atmosphères" qui vient compléter et parfois pervertir la quête du tube qui semble l'obsession unique (et légitime) de la plupart des groupes du genre. La voix de Kele Okereke apporte également des inflexions inédites, une forme de swing vaguement chaloupé qui vient légèrement gauchir la mécanique bien huilée du rock indé briton et évoque parfois John Lydon (période P.I.L.). Pourtant, c'est un disque que j'admire plus que je ne l'aime. Il m'impressionne mais ne me parle pas aux tripes et je n'ai à vrai dire pas très souvent envie de le réécouter. Je ne sais pas trop à quoi c'est dû mais bon leur avenir est assuré et ce n'est pas comme si ils avaient absolument besoin de ma dévotion pour continuer leur carrière. A lire les interviews récentes du groupe, je suis en tout cas curieux de voir à quoi ressemblera leur second album.
War Against Sleep - Invitation To The Feast (Fire)
Lorsque j'avais mentionné (ici) le formidable EP Borderline Personality, je m'étais réjoui à l'idée d'écouter l'album entier et une bonne moitié de Invitation to the Feast justifie a posteriori cette impatience. Changing of the Seasons est une ballade folk maniériste (en grande partie à cause de la voix) dont la simplicité est assez irrésistible. Song of songs est le genre de chansons que Scott Walker serait bien inspiré de mettre sur son prochain album et Bedminster Parade est une ballade au piano (tout est dit). Tout n'est malheureusement pas du même niveau. Je cherche toujours une raison d'être à Damaged Woman et une chanson comme Puppies and Kittens (ce titre !) tombe du mauvais côté de la frontière séparant le 'délicieusement twee' du 'péniblement niais'. Cela dit, plus encore que ces deux-trois chansons moins intéressantes, le problème de cet album est peut-être que le charme indéniable de la musique de War Against Sleep fonctionne surtout à petites doses (pour moi en tout cas) et perd de sa potence quand il se retrouve dilué sur 11 morceaux. Les fans de notes de pochette seront ravis d'apprendre qu'on retrouve sur cet album Nick Talbot (Gravenhurst, dont l'album est une des très bonnes surprises de 2005) et Roisin Murphy. Pour finir, je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi on entend un public applaudir sur un titre en plein milieu du disque. Ca me donne l'impression d'entendre un album téléchargé en avant-première sur eMule.
That's all, folks!
Rares sont les albums qui peuvent se vanter d'avoir connu trois sorties différentes. Il a paru pour la première fois en 2004, a été réédité en 2005 et connaîtrait, si j'en crois Amazon, une nouvelle sortie ces jours-ci. Un tel acharnement dans la promotion signifie en général que la maison de disques pense que le disque n'a pas encore "réalisé son plein potentiel" commercial et espère qu'une nouvelle sortie (et donc nouvelles chroniques presse et nouvelle visibilité dans les rayons des disquaires) pourrait arranger les choses. En général, c'est peine perdue, comme le prouvent par exemple le premier album de Rachel Stevens et l'album des Stills. Cela dit, je comprends bien la frustration du label. Le nom du groupe est formidable, le leader a un look qui évoque à la fois Kurt Cobain et Patrick Wolf. De plus, leur album respecte scrupuleusement le cahier des charges du parfait petit succès indé : mélodies efficaces, influences évidentes et prestigieuses (ici My Bloody Valentine, pour aller vite) et un imposant mur de guitares. Franchement, si de nous jours tous ces efforts ne suffisent plus à garantir la une du NME, c'est à désespérer de tout. Etait-il possible de faire chanson plus resserrée que Venus in Cancer (tellement formidable qu'elle me fait penser à One Great Summer d'Amplifier) ? Les mouvements de convection à l'intérieur du magma de guitares qui sert de toile de fond à Venosa pouvaient-ils être encore plus fascinants ? Un interlude pour piano peut-il être encore plus trognon et annonciateur de tempête que ne l'est Asphalt ? Et un final peut-il être plus Mogwaïment noisy que ne l'est Local Boy Makes God ? La réponse à ces questions est sans doute non et pourtant, on ne peut pas dire que cet album ait connu un succès triomphal. Nous vivons décidément dans un monde plein d'incertitudes.
Kate Bush - Aerial (EMI)
Ce nouvel album est sans doute le disque que j'ai attendu avec le plus d'impatience en 2005. Bien que j'aie une connaissance au fond assez superficielle de l'oeuvre de Kate Bush (je connais à vrai dire surtout la compilation The Whole Story), je l'ai toujours tenue en haute estime, en partie par atavisme familial. Du coup, j'ai un peu de mal à me faire une opinion neutre sur Aerial et à dépasser le simple sentiment de sidération ("Waow ! Un nouvel album de Kate Bush ! 12 ans après le précédent ! Dingue !") et j'éprouve une étrange répugnance à me forger une opinion dans un sens ou dans l'autre. Je ne peux pas dire que je sois déçu car la pop lyrique et légèrement barrée de Kate Bush semble toujours aussi extra-terrestre eb 2005 et je prends un réel plaisir à écouter Aerial. Pourtant, je ne dirais pas non plus que ce disque m'enthousiasme, sans doute parce qu'il ne surprend jamais. Fallait-il vraiment 12 ans à Kate Bush pour faire exactement l'album que l'on attendait d'elle ? Comme sur The Hounds of Love, la première moitié de l'album est une collection de chansons et la deuxième une longe pièce divisée en mouvements, avec cris d'oiseaux, paroles d'enfants et rires hystériques. Le léger grain de folie que ses fans considèrent en général comme la marque de son "génie" parcourt également tout l'album, par exemple lorsqu'elle utilise des instruments de la Renaissance sur Bertie, chante les 100 premières décimales du nombre Pi dans, euh..., Pi ou consacre une ode à sa machine à laver (Mrs Bartolozzi). Je suppose que si cet album était l'oeuvre d'une chanteuse débutante, il aurait évidemment été une des très bonnes surprises de l'année. Venant de Kate Bush, il finit bizarrement par être une sorte de non-événement, un non-événement plein de qualités mais un non-événement quand même.
Bloc Party - Silent Alarm (Wichita/V2)
Dans la grande famille des nouveaux groupes indés britanniques en deux mots de cinq lettres ou moins, je demande l'aîné. A l'instar de ses petits frères Hard-Fi et Art Brut, Bloc Party a plutôt connu une bonne année 2005, sans doute en partie parce que leur premier album abrite une impressionnante collection de singles (réels ou en puissance) : Helicopter, Banquet, Positive Tension, So Here We Are, pour ne citer que les meilleurs. Les membres de Bloc Party osent prendre un peu plus de libertés avec les recettes éprouvées que la moyenne de leurs contemporains(Kaiser Chiefs ou Hard-Fi en tête), comme par exemple sur l'intro de Price of Gasoline ou la partie centrale de She's Hearing Voices, et cela se révèle souvent payant. On trouve ici une attention aux "atmosphères" qui vient compléter et parfois pervertir la quête du tube qui semble l'obsession unique (et légitime) de la plupart des groupes du genre. La voix de Kele Okereke apporte également des inflexions inédites, une forme de swing vaguement chaloupé qui vient légèrement gauchir la mécanique bien huilée du rock indé briton et évoque parfois John Lydon (période P.I.L.). Pourtant, c'est un disque que j'admire plus que je ne l'aime. Il m'impressionne mais ne me parle pas aux tripes et je n'ai à vrai dire pas très souvent envie de le réécouter. Je ne sais pas trop à quoi c'est dû mais bon leur avenir est assuré et ce n'est pas comme si ils avaient absolument besoin de ma dévotion pour continuer leur carrière. A lire les interviews récentes du groupe, je suis en tout cas curieux de voir à quoi ressemblera leur second album.
War Against Sleep - Invitation To The Feast (Fire)
Lorsque j'avais mentionné (ici) le formidable EP Borderline Personality, je m'étais réjoui à l'idée d'écouter l'album entier et une bonne moitié de Invitation to the Feast justifie a posteriori cette impatience. Changing of the Seasons est une ballade folk maniériste (en grande partie à cause de la voix) dont la simplicité est assez irrésistible. Song of songs est le genre de chansons que Scott Walker serait bien inspiré de mettre sur son prochain album et Bedminster Parade est une ballade au piano (tout est dit). Tout n'est malheureusement pas du même niveau. Je cherche toujours une raison d'être à Damaged Woman et une chanson comme Puppies and Kittens (ce titre !) tombe du mauvais côté de la frontière séparant le 'délicieusement twee' du 'péniblement niais'. Cela dit, plus encore que ces deux-trois chansons moins intéressantes, le problème de cet album est peut-être que le charme indéniable de la musique de War Against Sleep fonctionne surtout à petites doses (pour moi en tout cas) et perd de sa potence quand il se retrouve dilué sur 11 morceaux. Les fans de notes de pochette seront ravis d'apprendre qu'on retrouve sur cet album Nick Talbot (Gravenhurst, dont l'album est une des très bonnes surprises de 2005) et Roisin Murphy. Pour finir, je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi on entend un public applaudir sur un titre en plein milieu du disque. Ca me donne l'impression d'entendre un album téléchargé en avant-première sur eMule.
That's all, folks!
vendredi, février 17
Les albums de 2005 (XVIII)
Will Young - Keep On (Sony BMG)
On va encore m'accuser d'être un dangereux anglopathe mais, pour prendre conscience du fossé qualitatif séparant les cultures pop française et anglaise, il suffit de regarder ces emblèmes de la culture de masse que sont les chanteurs et groupes issus de la téléréalité. D'un côté, Girls Aloud. Et de l'autre L5. D'un côté, Grégory Lemarchal. Et de l'autre Will Young qui, après un inécoutable premier album de karaoké dégoulinant, s'est fixé le louable objectif de devenir la première "solo star" issue de la télé-réalité a acquérir une certaine crédibilité artistique. Son deuxième album avait déjà surpris grâce à deux-trois épatantes chansons pop (Leave Right Now et Your Game principalement), celui-ci est encore un peu meilleur. Le premier single Switch it on est le fils bâtard du Faith de George Michael et du Suicide Blonde d'INXS mais parvient malgré cette hérédité chargée à être rigoureusement formidable. Happiness est une reprise de la chanson homonyme de Shawn Lee (top crédibilité) et All Time Love est le nouveau Leave Right Now, c'est-à-dire une ballade au piano (je suis foutu) pour faire pleurer les ménagères de moins de 50 ans dans les chaumières. Le reste de l'album se compose de chansons mid-tempo dont l'instrumentation vaguement jazzy et les tapis de cordes élégants ont été conçus en laboratoire pour plaire au plus grand nombre. Certes, il n'y a donc sur cet album que trois ou quatre très bonnes chansons mais si Will Young continue à progresser au même rythme, il est bien parti pour jouer les premières places dans mon top albums 2019. Je me réjouis d'avance. Par ailleurs, les fondus de ressemblance (et les avocats de Richard Gotainer), écouteront avec intérêt Madness qui présente une parenté troublante avec Le dindon du susnommé.
Magnolia Electric Co - What Comes After The Blues (Secretly Canadian)
Songs:Ohia ayant apparemment fait son temps (?), Jason Molina a décidé de former un nouveau groupe pour enregistrer ses chansons. Cependant, comme il ne veut pas froisser ses musiciens ni s'aliéner son public, il a décidé de donner à ce nouveau projet le nom du (avant-?)dernier album de Songs:Ohia et d'y employer en gros les mêmes musiciens. Quel que soit l'angle sous lequel on examine ce changement de nom, il faut donc bien y voir une grande part de foutage de gueule, mais après tout pourquoi pas ? Le changement de nom est un peu ici l'équivalent du changement d'entraîneur pour un club de football : l'occasion de faire croire que tout va être différent quand bien même l'essentiel restera rigoureusement inchangé. Ici, cet immobilisme de fait me convient plutôt bien puisque j'étais en fait assez content de la manière dont le RC Songs:Ohia avait géré ses précédentes saisons (Ghost Tropic est un petit bijou par exemple). On retrouve sur cet album une country alternative plutôt plus nerveuse que celle de Paula Frazer (à laquelle on pense en entendant la voix de Jennie Benford) mais infiniment moins pénible que l'album live foireux de Bonnie 'prince' Billy dont j'ai parlé il y a quelques semaines. Je n'ai à vrai dire pas grand-chose d'autre à dire de cet album et comme ces chroniques systématiques des albums de 2005 commencent à me courir tout doucement sur le haricot, je ne vais pas me forcer. Les fanatiques des notes de pochette noteront avec plaisir que l'album a été produit par Steve Albini, ce qui impressionne toujours.
Tuco - The Shrinking Process (Robot!)
La commande de disques sur Internet est une invention merveilleuse mais elle mène parfois à quelques étranges surprises, comme par exemple de recevoir un jour dans sa boîte aux lettres un disque inconnu sorti sur un label inconu et arborant fièrement un nom de groupe qui n'éveille pas le moindre souvenir. Je suppose que lorsque j'ai commandé ce disque, j'avais de bonnes raisons de le faire. Sans doute avais-je lu une chronique dithyrambique ou simplement intrigante dans le NME ou les Inrocks. Sans doute m'étais-je aussi dit que, à ce prix-là, il valait mieux acheter directement le CD que de passer des heures à le pister sur les réseaux p2p. Sans doute aussi, de reports en retards, la commande fut-elle envoyée plusieurs semaines après la lecture de cette chronique, alors que le souvenir s'en était depuis longtemps estompé. Mais qu'importe, quelles qu'aient été les circonstances, le résultat est là : je tiens entre les mains un CD que j'ai acheté mais dont je ne sais rien. Première constatation, l'objet est très beau avec sa pochette en carton bleue entouré d'un gros élastique blanc marqué des lettres TUCO. Deuxième constatation, avec ses 24 minutes et ses 6 morceaux, le disque n'est pas bien long (ce qui explique sans doute le prix très bas). Troisième constatation, le groupe est britannique et possède un site web ici. Quatrième constatation, c'est franchement pas mal du tout. Ce son très clair, cette forme d'indie-pop légère et sophistiquée me rappellent vaguement la double compilation Rocket Girl sortie en 2001 (à moins que ce ne soit simplement à cause de la couleur de la pochette, je ne suis pas à l'abri des analogies foireuses). Les influences semblent multiples, et parfois contradictoires : l'alt-country pour les deux premiers tiers de Can't tell et le shoegazing pour le dernier tiers ou I don't mind (qui rappelle Folly de Engineers), Blur ou Pulp pour All transition. Je serais très curieux de retrouver la chronique qui m'a donné envie d'écouter ce disque. Elle vous aurait sans doute donné plus envie que celle-ci. Plusieurs morceaux sont en écoute sur leur site.
PS : RHAAAAAAA ! Plus qu'un. (excusez-moi, c'est l'émotion)
On va encore m'accuser d'être un dangereux anglopathe mais, pour prendre conscience du fossé qualitatif séparant les cultures pop française et anglaise, il suffit de regarder ces emblèmes de la culture de masse que sont les chanteurs et groupes issus de la téléréalité. D'un côté, Girls Aloud. Et de l'autre L5. D'un côté, Grégory Lemarchal. Et de l'autre Will Young qui, après un inécoutable premier album de karaoké dégoulinant, s'est fixé le louable objectif de devenir la première "solo star" issue de la télé-réalité a acquérir une certaine crédibilité artistique. Son deuxième album avait déjà surpris grâce à deux-trois épatantes chansons pop (Leave Right Now et Your Game principalement), celui-ci est encore un peu meilleur. Le premier single Switch it on est le fils bâtard du Faith de George Michael et du Suicide Blonde d'INXS mais parvient malgré cette hérédité chargée à être rigoureusement formidable. Happiness est une reprise de la chanson homonyme de Shawn Lee (top crédibilité) et All Time Love est le nouveau Leave Right Now, c'est-à-dire une ballade au piano (je suis foutu) pour faire pleurer les ménagères de moins de 50 ans dans les chaumières. Le reste de l'album se compose de chansons mid-tempo dont l'instrumentation vaguement jazzy et les tapis de cordes élégants ont été conçus en laboratoire pour plaire au plus grand nombre. Certes, il n'y a donc sur cet album que trois ou quatre très bonnes chansons mais si Will Young continue à progresser au même rythme, il est bien parti pour jouer les premières places dans mon top albums 2019. Je me réjouis d'avance. Par ailleurs, les fondus de ressemblance (et les avocats de Richard Gotainer), écouteront avec intérêt Madness qui présente une parenté troublante avec Le dindon du susnommé.
Magnolia Electric Co - What Comes After The Blues (Secretly Canadian)
Songs:Ohia ayant apparemment fait son temps (?), Jason Molina a décidé de former un nouveau groupe pour enregistrer ses chansons. Cependant, comme il ne veut pas froisser ses musiciens ni s'aliéner son public, il a décidé de donner à ce nouveau projet le nom du (avant-?)dernier album de Songs:Ohia et d'y employer en gros les mêmes musiciens. Quel que soit l'angle sous lequel on examine ce changement de nom, il faut donc bien y voir une grande part de foutage de gueule, mais après tout pourquoi pas ? Le changement de nom est un peu ici l'équivalent du changement d'entraîneur pour un club de football : l'occasion de faire croire que tout va être différent quand bien même l'essentiel restera rigoureusement inchangé. Ici, cet immobilisme de fait me convient plutôt bien puisque j'étais en fait assez content de la manière dont le RC Songs:Ohia avait géré ses précédentes saisons (Ghost Tropic est un petit bijou par exemple). On retrouve sur cet album une country alternative plutôt plus nerveuse que celle de Paula Frazer (à laquelle on pense en entendant la voix de Jennie Benford) mais infiniment moins pénible que l'album live foireux de Bonnie 'prince' Billy dont j'ai parlé il y a quelques semaines. Je n'ai à vrai dire pas grand-chose d'autre à dire de cet album et comme ces chroniques systématiques des albums de 2005 commencent à me courir tout doucement sur le haricot, je ne vais pas me forcer. Les fanatiques des notes de pochette noteront avec plaisir que l'album a été produit par Steve Albini, ce qui impressionne toujours.
Tuco - The Shrinking Process (Robot!)
La commande de disques sur Internet est une invention merveilleuse mais elle mène parfois à quelques étranges surprises, comme par exemple de recevoir un jour dans sa boîte aux lettres un disque inconnu sorti sur un label inconu et arborant fièrement un nom de groupe qui n'éveille pas le moindre souvenir. Je suppose que lorsque j'ai commandé ce disque, j'avais de bonnes raisons de le faire. Sans doute avais-je lu une chronique dithyrambique ou simplement intrigante dans le NME ou les Inrocks. Sans doute m'étais-je aussi dit que, à ce prix-là, il valait mieux acheter directement le CD que de passer des heures à le pister sur les réseaux p2p. Sans doute aussi, de reports en retards, la commande fut-elle envoyée plusieurs semaines après la lecture de cette chronique, alors que le souvenir s'en était depuis longtemps estompé. Mais qu'importe, quelles qu'aient été les circonstances, le résultat est là : je tiens entre les mains un CD que j'ai acheté mais dont je ne sais rien. Première constatation, l'objet est très beau avec sa pochette en carton bleue entouré d'un gros élastique blanc marqué des lettres TUCO. Deuxième constatation, avec ses 24 minutes et ses 6 morceaux, le disque n'est pas bien long (ce qui explique sans doute le prix très bas). Troisième constatation, le groupe est britannique et possède un site web ici. Quatrième constatation, c'est franchement pas mal du tout. Ce son très clair, cette forme d'indie-pop légère et sophistiquée me rappellent vaguement la double compilation Rocket Girl sortie en 2001 (à moins que ce ne soit simplement à cause de la couleur de la pochette, je ne suis pas à l'abri des analogies foireuses). Les influences semblent multiples, et parfois contradictoires : l'alt-country pour les deux premiers tiers de Can't tell et le shoegazing pour le dernier tiers ou I don't mind (qui rappelle Folly de Engineers), Blur ou Pulp pour All transition. Je serais très curieux de retrouver la chronique qui m'a donné envie d'écouter ce disque. Elle vous aurait sans doute donné plus envie que celle-ci. Plusieurs morceaux sont en écoute sur leur site.
PS : RHAAAAAAA ! Plus qu'un. (excusez-moi, c'est l'émotion)
Tiens, ça faisait longtemps
Mon billet de la semaine sur la Blogothèque est consacré à Pearls Before Swine, que certains d'entre vous connaissent peut-être comme les auteurs de The Jeweller, excellemment repris sur le deuxième album de This Mortal Coil.
jeudi, février 16
Pendant ce temps,
- on découvre que des jeunes acteurs peuvent faire de la musique intéressante, comme le prouve Reeve Carney ici.
- L'Anonyme de Chateau Rouge continue à se fâcher avec tous ceux qui aiment les années 80 là.
- Stylusmagazine se réjouit que Kate Bush soit devenue 'cool'
- copy-right propose des chansons de Christina Aguilera (à la sauce Bon Jovi) et des Men Without Hats (à la sauce épileptique)
- L'Anonyme de Chateau Rouge continue à se fâcher avec tous ceux qui aiment les années 80 là.
- Stylusmagazine se réjouit que Kate Bush soit devenue 'cool'
- copy-right propose des chansons de Christina Aguilera (à la sauce Bon Jovi) et des Men Without Hats (à la sauce épileptique)
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