samedi, janvier 28

Les albums de 2005 (VIII)

Adam Green - Gemstones (Rough Trade)
J'avais quitté le bonhomme en Robin des Bois de la chanson crade avec les Moldy Peaches et ai donc été surpris de le redécouvrir en crooner pop aux paroles rigolotes lors de son set au Pukkelpop il y a quelques mois. A cette occasion, je m'étais promis de partir à la découverte de sa discographie. Si on en croit la presse, Gemstones est sensiblement moins bon que le précédent album, que je n'ai toujours pas écouté, mais, n'en déplaise à certains, il me semble néanmoins loin d'être honteux. Les chansons de l'album sont assez courtes (deux minutes en moyenne) mais accrochent presque toutes l'oreille grâce à un mélange de limpidité mélodique et une voix qui semble être constamment au second degré implicite et faire des clins d'oeil complices à l'auditeur. Une chanson comme Emily par exemple aurait pu être un tube immense dans les années 60 (sous réserve de quelques ajustements dans les paroles). Je vois mal à quelle époque une chanson intitulée Choke on a cock aurait pu ou pourrait encore être un tube mais elle ferait certainement un malheur dans une revue de cabaret alternatif et, clairement, je n'écoute pas assez de chansons de ce genre.

The Kills - No Wow (Domino)
Le début des des années 2000 a vu le grand retour d'une forme de rock crade teinté de blues primitif. A l'époque, tout le monde pensait sincèrement que les Black Keys allaient changer le monde, que les White Stripes seraient toujours crédibles et que les Strokes ne sortiraient jamais de mauvais albums. Quatre-cinq ans plus tard, que reste-t-il de ces beaux espoirs ? Pas grand-chose. De tous les groupes apparus dans cette veine, les Kills étaient mes préférés (sans doute parce que plutôt moins poseurs que la moyenne) et les seuls qui, au début de 2005, ne m'avaient pas encore déçu. C'est à présent chose faite. Certes, on retrouve sur ce deuxième album la même intensité incandescente, obtenue avec les mêmes moyens minimalistes (guitares et boîte à rythmes essentiellement) mais, en pleine entreprise de dégraissage, Hotel et VV semblent avoir oublié de composer des chansons. Afin sans doute d'extraire de leur musique son essence la plus pure, la plupart des morceaux sont réduits à un squelette de quelques phrases martelées sur des riffs sans cesse répétés. Ce schéma simpliste fonctionne parfaitement en live, où un volume sonore apocalyptique et la contemplation de leur interaction fusionnelle sur scène suffisent à retenir l'attention du spectateur. Pour une écoute à domicile en revanche, cela devient plus problématique et les rares fois où j'écoute cet album, je m'ennuie assez vite. A entendre ou à lire ce qu'on en a dit ailleurs, je suis loin d'être le seul. Le groupe survivra-t-il à ce deuxième album en demi-teinte ? Les modes ont changé et ce type de rock crade n'a plus vraiment la cote. Leurs albums risquent donc à mon avis assez vite de prendre la poussière dans les bacs à soldes. Triste fin pour un groupe si bouillonnant de rage.

Lee Ryan - Lee Ryan (Brightside/Sony BMG)
Il existe une type de disques particulièrement difficile à classer en fin d'année. Ce sont ceux qui se révèlent nettement meilleurs qu'on ne le croyait, sans être à proprement parler bons. Typiquement, ce sont des albums que j'écoute par acquit de consience (et un rien de perversité aussi), me demendant s'ils sont réellement aussi mauvais que ne le veut la rumeur ou le bon sens. Quand ils se révèlent meilleurs que leur réputation, un vague sentiment résiduel de culpabilité judéo-chrétienne me pousse alors souvent à en gonfler les mérites pour expier le fait d'avoir un temps accordé foi à des idées préconçues.... Lee Ryan donc. Pour ceux qui ne voient pas, c'est le crieur de Blue, celui qui faisait des ad-lib Mariah-esques à la fin des chansons en se mettant à genoux et en serrant les poings pour bien monter à quel point il ne faisait qu'un avec sa musique. Il est aussi, paraît-il, complètement stupide. J'ai déjà parlé ici de sa grandiose déclaration sur les attentats du 11 septembre 2001. On peut également porter à son crédit cette perle récente. A quelqu'un qui lui demandait s'il était bon pianiste, il aurait en effet répondu : "Je me débrouille, mais bon, je ne suis pas Picasso non plus."...
Si on résume le dossier, nous sommes donc face à l'album solo d'un membre de boyband (rarement une bonne idée), le boyband en question était assez médiocre et, qui plus est, le type est manifestement con comme un balai. En toute logique, l'album ne pouvait être qu'un désastre, ce que le premier single sorti semblait confirmer. Pourtant, à ma grande surprise, il contient quelques beaux moments de soul blanche, un peu frelatée sans doute mais indéniablement efficace (Turn Your Car Around et Parking par exemple). Je battrai donc ma coulpe en l'insérant dans mon classement de fin d'année, quoique je ne lui promets pas une très bonne place. Faudrait voir à pas déconner non plus.

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Bien ke t otres choix me paraisee justifié et correct je dois dire que pour Lee Ryan je ne suis pas d'accord!!!Je ne suis pas de ces fans qui acquiessent à tout ce que fait un artiste mais je dois dire qu'en ce qui concerne Lee Ryan ton jugement doit surement etre fossé par les rubriques gossip des magazines britanniques!!!Eh oui Lee Ryan en a fait des bavures en ce qui concerne ses opinions!!!Mais dois-je te rapeller que ce jeune homme a commencé sa carriére à l'age de 16ans ce qui implique souvent une désinvolture non controllée???En ce qui concerne sa musique je trouve que ton idée sur l'homme a affecté ton avis.Tu pourrais souligner le fait qu'il a écrit 80% de ses textes et qu'il est autodidacte!!!Certes il viens d'un boysband mais ses qualités vocales et créatives ne sont pas négligeable, donc ce petit plaidoyer émane d'une "fan" dévouée mais pas aveugle!J'espére que je t'aurais au moins fais comprendre les quelques aspect de cet artiste qui le mérite...

L'avocat de diable a dit…

On a du mal à se dire qu’une personne d’une trentaine d’année n’est pas capable de parler dans un français plus ou moins correcte et exit de vulgarité ! Sûrement un manque d’éducation et de savoir vivre empli d’une naïveté à toute épreuve dans sa croyance en la presse et d’un acharnement malsain face à malheureusement pour lui UN ARTISTE.
A ne pas sans dire cela d’écoule d’un résidu d’une grande frustration qu’il est bon d’extériorisé.
Je retrouve dans mes propos une « langue de vipère » ou surtout comment avoir assez de culot pour juger une personne sur quelques lignes pas vraiment digne d’un grand critique (vocation manqué p être est là ta frustration) Cette petite introduction n’était là que pour te renvoyer l’ascenseur de belles paroles inutiles, contente toi d’avoir des critiques constructives à l’avenir.

Je m’intéresse plus au côté artistique du sujet « Ryan » qu’a c’est dernière « sauterie » en date ou allusion a Picasso, fort intéressante d’ailleurs encore faut il avoir eu grès du reportage entier pour comprendre la subtilité du propos.
Voyons le personnage en lui-même auquel tu sembles vouer un grand attachement.
Ex boys band, qui n’ont pas volé la vedette aux Beatles et donc pas leurs noms dans un dico mais on réussi à marqué la music anglo saxonne de ce début de 21eme siècle, enfin je en veux pas trop m’avancé ce n’est que l’avis de 3 tournées complètes, environs un total de 15 millions de ventes en 4 ans, des récompenses divers et varié incluent de prestigieux Brit Award, une reconnaissance du public et de ses pair.
On ne p pas plaire a tt le monde ce n’est pas un drame.
« Con comme un balais le monsieur », il est vrai que les frustrations d’un ado puis adulte à qui pendant 4 ans on a demandé avec qui il avait couché hier et combien de litres de bière il s’était enfilé n’a rien de passionnant ou relevant du brillantissime. Rien de bien intéressant sur le personnage jusqu'à présent. A si on pourrait lui reprocher en dehors de chanter d’avoir profiter un max de sa jeunesse mais bon il passerait encore pour un dépravé donc passons.
Si tu veux un p de positive, c’est un artiste généreux qui s’investit dans plusieurs causes humanitaires, et qui met sa music au service des autres notamment avec l’album Hope qui est une idée de ce si stupide esprit a tes yeux et qui fut une fort belle réussite.

Voyons donc l’artiste, un timbre unique et impressionnant, des couleurs de voix très diverses qui se marie à des débuts prometteur d’auteur compositeur.
A la 1er écoute de aol (army of lovers), rien qui donne envie de tomber de sa chaise. Une belle ballade plutôt là pour montrer que l’ex boys band à de belles nuances dans sa voix et c’est faire autre chose que des aigus surpuissants. J’attendais donc l’album pour me faire un avis comme de nombreuses critiques qui attendent impatiemment de déverser leurs venins.
Oops à l’écoute de l’album, on se retrouve tous dans un dilemme… D’un côté une « fan » qui attend depuis 3 ans de voir le vrai talent éclore et qui se retrouvent désorienté par les choix de cet album.
De l’autre une presse face à ce qu’ils n’attendaient pas, un vrai potentiel, une vraie voix, un style surprenant aller je vais mettre plutôt les commentaires parce que je ne me fais l’avocat que de mes propos les autres justifie les leur :


Timer on line : « Mais parmi toute les frasques de monsieur, l'une des choses qui semble avoir échappé à l'attention est que Ryan pourrait être simplement
l'une des plus grandes voix soul blanches du moment »

‘[Lee Ryan] is a singer possessed of a gritty and distinctive voice, with echoes of Michael McDonald and Luther Vandross’.
The Sunday Times

‘There’s no arguing with Ryan’s voice, which is inescapably good’
The Observer Music Monthly

‘‘All in all, an excellent debut’
Music Week

‘Elegantly Soulful’
The Telegraph

‘One of the greatest white soul voices we have right now’
The Times

Trêve de compliments, ne faudrait pas non plus laisser croire quand un claquement de doigts il sera tout!
Je conclurais que j’ai été surprise dans le bon sens par ce 1er album, une découverte d’un artiste en devenir. L’impression de remonter le temps et de me retrouver dans ce bon vieux old school, de la bonne musique avec une voix en douceur qui swing.
De belles ballades, bcp d’émotions.
J’attend j’attend la suite de tout ceci.

On dira qu’il a eu le culot de ne pas faire de la musique très formaté chart mais un choix bien assumé. Une belle perle, et nous verrons à l’avenir si ça se confirmera.
Alors je conseil à tous cet artiste et son 1er album c’est une belle découverte, mettez donc vos préjugés de côté.

Sur ces performances « live », Lee Ryan est un artiste impressionnant sur scène, on a l’impression qu’il est sur une autre planète, un vrai performer qui vous donne la chair de poule.
La scène est le meilleur endroit pour se faire une idée sur lui, et si vous aimez les acoustiques vous serez servie, de vrais merveilles ;

Un com d’un des Foo Fighters sur le sublime acoustic de « best of u » ?!

« Ça fou la honte un mec qui interprète mieux que vous votre propre chanson. Il y met tellement de passion »

Sur ce, bon vent à tous.

Anonyme a dit…

il est évident que l'etiquette "boys bad" lui colle encore à la peau, mais il ne faudrait pas oublier qu'il n'a commencé sa carriere que depuis à peine un an et se voit deja récompensé d'un disque d'or en italie!!
on peut ne pas adhérer au personnage sans pour autant en oublier le talent de l'artiste! pour mémoire sur l'album "war child hope" au profit de l'association de Sir Elton John, il y écrit et interprete une superbe chanson "stand up as people" alors que tous les autres artistes de renoms présents sur cet album ne font que des reprises, et curieusement il y parle de tolérance!! paradoxal quand l'on voit que les critiques de presses s'atardent plus sur ses faits et gestes qu'a sa musique. les frasques de mister ryan ne devraient pas etre la seule echelle de reference pour juger l'artiste parce que sinon bon nombre de personnage de ce milieu serait pauvres et oubliés de tous (johnny hallyday qui soit dit en passant n'a jamais ecrit la moindre ligne ou composé la moindre melodie). en plus, il s'avere que c'est un jeune homme charmant pas si "cakos" qu'il semblerait au premier abord et qui donne tellement d'energie et de passion a sa musique qu'il en fait oublier le reste. personnage charismatique.... on en reparlera! son album a surpris et grand bien lui fasse d'avoir voulu se detacher de son image de boys band, quoiqu'il est utile de rappeler les excellentes preformances qu'ils ont faites sur scene en 4 ans d'existences. on est pas fan de l'homme, je peut l'admettre, mais que l'on respect son talent et que l'on ouvre les yeux, cela ne serait peut etre pas du luxe dans un pays ou la seule musique appréciée pronne la violence. quant a se comparer a un picasso du piano je trouve la metaphore tout a fait judicieuse, surtout quand on connait un tant soit peut le personnage et que l'on ne fait pas l'impasse sur le fameus humour anglais dont il semble tres bien maitriser les nuances!!!
écoutez ses chansons avant de jugez et demandez l'avis des gens autour de vous vous verrez que vous serez surement surpris de ce qu'ils vous diront.

have a nice continuation....

Pierre a dit…

Arf. Je vois qu'un forum de Blue est tombé sur cette chronique.

Je voulais donc juste préciser que je l'aime bien, en fait le Lee. Il ne m'a pas l'air plus malin qu'il faut mais, quand on creuse un peu, c'est le cas de bon nombre de pop-stars actuelles. Les déclarations de Britney Spears sur la peine de mort ont aussi de quoi faire frémir les bien-pensants.

Dans le fond, j'abonde dans votre sens. Je cite d'abord deux exemples de déclarations intempestives qui permettent d'expliquer sa très mauvaise réputation médiatique.

Ensuite, je dis que l'écoute de son premier album dément en partie cette réputation. Vous devriez me semble-t-il plutôt être d'accord. J'ai même déjà cité ici (pour en dire du bien) sa chanson sur la compile War Child. Franchement, je ne vois pas ce que vous me reprochez. :)

En fait, "con comme un balai" dans ma bouche, c'est presque affectueux mais il faut sans doute me connaître un peu pour s'en rendre compte.

PS spécial pour "L'avocat du diable" : l'Académie Française te confirmerait sans doute que mon usage de la langue française est au moins aussi correct que le tien mais si tu te sens le courage de m'expliquer le contexte de l'anecdote 'Picasso', je serais ravi de l'entendre.

Anonyme a dit…

il ne s'agit en aucun cas d'un forum de blue :-) mais ravie de constater que derriere les critiques de l'homme (nous sommes tous un peu stupides a nos heures!!) il y a la reconnaissance artistique. quant a sa tres mauvaise réputation mediatique, que serait un artiste dont on ne dévoile pas les déboires dans la presse, surtout quand on connait le systeme de presse anglaise!
en tout cas, je suis contente de voir que meme sur le net il est encore possible de trouver ce genre de chronique dans lesquelles il est possible d'échanger des opinions que l'on aime ou non l'artiste. et puis un petit mot a mister ryan, grnadit garcon :-)

jessy

carine a dit…

chui désolé mais pour le commentaire sur lee ryan c'est vraiement un commentaire nul parce que lee ryan il a une voie surper belle et le groupe blue a qen même trop bien fonctionner alor tes commentaires de caca (pour pas etre vulgaire) tu te l'es garde!! et ton blog est completemen je les pas trouver à mon gout toutes tes critiques ne sont pas très recherché

ne di pa o celle la elle sé pa écrire parse que je fé plein de fote car cé fé exprè cé pr tenbéter et en plus j'écris vite donc voila!! et lee ryan est formidable!!