jeudi, septembre 9

Pop pop pop music

Ca fait plusieurs jours que je suis très sérieux et ne parle que de sujets culturellement corrects. Ca ne me ressemble guère. Voici donc quelques chansons qui ne risquent pas d'être sur la prochaine play-list de Wire :

* Le nouveau Destiny's child. On ne prend guère de risques ici. La voix de Beyoncé est mise en avant, la production ressemble à s'y méprendre à celle de l'album précédent. Ca reste très efficace même si guère surprenant. On est a priori assez loin des cimes de Crazy in love ou de Independent Women mais, au moins, Beyoncé a eu le courage de retourner dans son groupe après son escapade solo. Certains devraient en prendre de la graine. Suivez mon regard. Ayons d'ailleurs une pensée émue pour Joey Fatone qui s'est marié hier.

* Le nouveau Duran Duran. Une catastrophe qui ne ravira personne (sauf peut-être les fans de Spandau Ballet, tout heureux de voir les rivaux humiliés). Un des meilleurs groupes issus de la nouvelle vague des garçons-coiffeurs à mèches décolorées se reforme à grands fracas avec ses membres originaux et se ridiculise en beauté. Tout dans cette chanson est embarrassant et on a presque honte pour eux, qui n'ont même plus l'air de croire à ce qu'ils font. Réécoutons plutôt Ordinary world, comme souvenir d'une époque où leurs comebacks avaient encore de la gueule.

* Le nouveau Robbie Williams : Robbie 'Fat Dancer' Williams est un personnage étrange. Malgré un répertoire qui ne contient qu'une poignée de bonnes chansons, il a réussi à devenir une star incontournable un peu partout dans le monde (sauf aux Etats-Unis). A l'occasion de la sortie de son best-of et avant, apparemment, de commencer une nouvelle carrière dans l'électronica sombre sous le nom de Pure Francis (??), il sort un nouveau single 'Radio' (coécrit avec Stephen Duffy). Musicalement, il était grand temps que Robbie prenne le train du revival 80s vu que les années 90 sont déjà en train de piaffer d'impatience derrière la porte. On pense un peu à Gary Numan (jusque dans la voix), à The Human League ou à P.I.L. On pense aussi, bizarrement, à David Byrne ou à Peter Gabriel pour la gestuelle. Je dois bien avouer que plus j'entends cette chanson, plus je la trouve irrésistible. Pour ne rien gâcher, le refrain contient une sentence définitive qui montre que ce garçon à tout compris aux médias modernes : "Listen to the radio and you will hear the songs you know."

* Britney Spears est quasiment une mamy. Elle va bientôt se marier et être la maman de deux enfants. Elle a des poches sous les yeux et ses articulations ne supportent plus les pas de danse trop énergiques. Elle a clairement largement dépassé sa date de péremption. Je vous présente donc JoJo, la toute nouvelle Britney, 13 ans et des ambitions plein la tête. Si on écoute la chanson sans l'image, c'est plutôt plaisant, on dirait un mélange entre la pop acoustique de Iva (Où tu veux, quand tu veux), la bonne chanson d'Avril Lavigne et Christina Aguilera. En revanche, avec l'image, je suis pris d'une gêne insurmontable. Sa prestation à Top of the Pops la semaine dernière, pleine d'ambition et d'assurance donnait l'impression que l'on avait greffé l'esprit blasé d'une chanteuse de 45 ans sur le corps d'une gamine.

* Maintenant que les chaînes musicales ne passent plus que des dessins animés ou des émissions de télé-réalité, Internet est un peu la nouvelle MTV. Donc, toujours sur la même page (pour quelques jours seulement), plein d'autres trucs, dont le dernier single de McFly, que j'aime décidément beaucoup dans le genre White-Stripes-meet-Les-Musclés. Ou le dernier Girls Aloud. Malheureusement, le lien vers la kitscherie ultime qu'est Alcazar semble inactif.

* Le nouveau Michael Jackson : Une reprise de 'La mélodie du bonheur'. Ce doit être une blague.

1 commentaire:

Sarah a dit…

Entendu ce matin le Duran Duran, tu as bien raison, c'est effroyable. Le Robbie est pas si mal mais c'est subjectif, j'aime assez quelques gimmicks de la chanson, ça n'en fait pas un grand morceau, mais pour un mois de septembre déjà si chargé, c'est bien suffisant.